Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/05/2007

LA DERNIERE NUIT de Hadrien RACCAH

LA MANUFACTURE DES ABBESSES
7, rue Véron 75018 PARIS
(M° Blanche)
T. 01 42 33 42 03

Places : 20 & 12€

les jeudi, vendredi, samedi à 21h.
dimanche à 16h. jusqu'au : 29 juillet 2007 -

medium_derniere-nuit.jpg

photo : Pierre Grobois

Mise en scène : Anne BOUVIER
avec Jean-Pierre BOUVIER (le père), Anne BOUVIER (Anna), Vinciane MILLEREAU (Sarah), et Hadrien RACCAH (Sacha).

Annonce en boucle d'une info : une bombe a explosé dans une pizzeria, faisant 12 morts et plusieurs dizaines de blessés, l' hypothèse d'un attentat terroriste n'est pas écartée. Quand le plateau s'allume, nous découvrons une jeune femme dans une chaise roulante ... Une logique sans doute un peu élémentaire, nous incite à déduire alors qu'il s'agit de l' une des victimes mais la chronologie n'existe pas dans cette pièce, le facteur temps y étant délibérément éclaté. Nous venons de découvrir Anna, l'ainée d'une fratrie composée de deux filles et d'un garçon. Il s'ensuit une chamaillerie entre les deux soeurs au sujet d'une robe introuvable.
N' importe quel autre prétexte aurait fait l'affaire !
Sarah, la cadette vient de revenir après une absence de 6 mois. Revient elle pour le mariage de son frère ou parce que le père n'en a plus pour très longtemps en dépit de cette incroyable et incohérente énergie dont il fait preuve ?
Inexplicablement, Sacha à la veille du mariage annoncé est taciturne, ombrageux et parfois - brusquement - tout aussi agressif que ses deux soeurs.
Cette pièce écrite par Hadrien Raccah comporte une, que dis-je, de multiples explosions et nous spectateurs essayons de reconstruire le puzzle en ajustant les morceaux un à un.
La tâche n'est pas aisée, du moins sur l'instant.
Comme d'évidence, c'est à vous spectateurs de faire le travail, me garderai-je bien d' entrer plus avant dans les détails ...
Vous ne serez pas surpris d'apprendre que Jean-Pierre Bouvier est excellent dans ce rôle de père qui fait preuve aux yeux de ses enfants d'un équilibre incertain alors qu'il avait tout prévu, tout imaginé pour eux (surtout le meilleur) et que la réalité le dépasse comme bien souvent ...
En fonction du vécu de chacun divers degrés de lecture s'imposeront allant parfois jusqu'à l' irritation face à ce choix délibéré de passer ab abrupto du réel à l'imaginaire à moins qu'une émotion où la notion d'appartenance ou de simple solidarité s'impose à vous.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

20:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/05/2007

LE MANDAT de Nicolaï Erdman.

THEATRE 13
103A, boulevard Auguste Blanqui
75013 PARIS
(M° Glacière)
Tél. 01 45 88 62 22

Pl. 22€ - TR. 15€
& le 13 de chaque mois : TU : 13€

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30
jeudi & samedi à 19h.30
dimanche à 15h.30
jusqu'au : 3 juin 2007

medium_mandat3.jpg

photo : Virgile Biechy.

Mise en scène : Stéphane Douret
avec : Claire Nadeau, Gwendal Anglade, Romain Cottard, Olivia Dalric, Julie Jacovella, Paul Jeanson, Yves Jégo, Françoise Lépine, Agnès Ramy, Antoine Rosenfeld et les musiciens du groupe : Pad Brapad Moujika.

Peut-on être un grand auteur d'art dramatique et n'avoir écrit que deux pièces ?
En voici la preuve. Nicolaï Erdman n'avait que 24 ans quand il écrivit Le Mandat.
Meyerhold monte alors la pièce en 1925 et son impact est tel qu'elle sera reprise à Berlin deux ans plus tard. Or l'auteur y fait preuve d'une lucidité dérangeante en cette période de totalitarisme et il paiera très cher cette hardiesse.
Jamais ce texte ne sera publié de son vivant et le fait d' avoir écrit Le Mandat et Le Suicidé lui vaudront trois années de déportation suivies d' une assignation à résidence. On ne badinait pas avec Staline !
Les personnages de la pièce n'appartiennent déjà plus à la période écoulée, (ce tsarisme déchu) et peinent à s'intégrer dans l'ère nouvelle. Ils vont donc être à la recherche de ce que l'on nommerait maintenant une intégration et ce, dans leur propre pays ... Ils n'existent tous que par leur paranoïa qui n'est en réalité qu'une forme de prémonition car l'auteur avait vu juste.
La mère ne pense qu'à marier sa fille tout en incitant le fils à s' engager politiquement afin d'assurer leurs arrières, tout en se lamentant " Mais c'est quoi cette vie, c'est quoi ? " Magnifique Claire Nadeau !
Le père de celui que l'on destine à la fille à marier était il y a peu un opulent propriétaire. Resté secrètement fidèle au souvenir de Nicolas II, il recherche la garantie de quelqu'un affilié à l'actuel pouvoir car il s'agit pour tous d'afficher des opinions conformes à l'idéologie en vigueur.
A l'ex-commerçante, une malle sera confiée avec son précieux contenu, un secret mal gardé et une supercherie engendreront des situations où comique et tragique jongleront pour se transformer en farce par le seul pouvoir d'un Mandat, petit papier symboliquement rouge qui de surcroit s'avèrera faux.
Afin d'encadrer et de ponctuer cet imbroglio, cette cavalcade de situations aussi délirantes qu'enchevêtrées, les musiciens du Groupe Pad Brapad Moujika s'intègrent au spectacle et les rythmes tziganes nous entraînent dans leur tourbillon.
Le spectacle dure 2 heures, durant lesquelles l'attention du spectateur est sans cesse sollicitée, il en ressort quelque peu bousculé mais ravi.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

DIABLESSES comédie d' Ida Gordon & Aurélien Berda.

TAMBOUR ROYAL
94 rue du Fbg du Temple
75011 PARIS
(M° Goncourt ou Belleville)
T. 01 48 06 72 34

Pl. 21€, TR.16€

mercredi, jeudi, vendredi à 21h.
samedi à 17 & 21h.

medium_Diablesses-2.jpg


Mise en scène : David Rozen.
avec Caroline Anglade, Céline Hilbich, Carine Ribert, Antoine Schoumsky.

Ces jeunes comédiens nous offrent une désopilante comédie à l'allure farcesque dont les personnages directement inspirés de séries B vont nous entraîner à leur suite au rythme des dessins animés d'un Tex Avery.
Cette nounou indigne que fut pour beaucoup la télé est ici brocardée allègrement.
Le trait avec lequel chaque personnage est tracé fait plus que friser la caricature et les clichés abondent délibérément.
Imaginez une grosse, très, très grosse ménagère : visage de madone et arrière-train volumineux, naïve à un degré à peine concevable, dont l'avocat d'époux se prend à l'extérieur pour une mitraillette sexuelle.
Clara est folle de son Maxime et croit vivre avec lui en un Paradis Terrestre comparativement à cette foule de complications rencontrées par ses héros d' Adultère et Compassion, le feuilleton que non seulement elle suit quotidiennement mais enregistre ...
En un temps record et sans bouger de son home-sweet-home, elle fera la connaissance d' Alice, la star du petit écran et de Windy la secrétaire gaffeuse de son époux qui lui ouvrira les yeux.
Solidarité féminine aidant (mais oui, parfois cela existe ! ) nos trois dames joueront les Sorcières d' Eastwick histoire de donner une bonne leçon à l' époux volage. Tout cela à un rythme effréné dans la plus pure tradition burlesque.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

13:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent