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18/05/2007

LES OUVERTURES SONT de Jacques Rebotier

MAISON de la POESIE
Passage Molière
157, rue St-Martin 75003 PARIS
(M° Rambuteau)
Loc. 01 44 54 53 00

Mercredi & samedi à 19h.
Jeudi & vendredi à 20h.30
Dimanche à 17h.
Relâche lundi et mardi.


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Photo : Bertrand Couderc.

Texte et mise en scène : Jacques Rebotier
Lumière : Bertrand Couderc. Son : Bernard Valléry

avec : Eric Frey et Océane Mozas.

Le paradoxe d'une ouverture est qu'elle incite à l'évasion alors que son périmètre est déterminé. Sur scène, deux comédiens : Eric Frey et Océane Mozas dont on ne verra que les bustes, un peu comme à la télé ... (sommes nous condamnés à cette éternelle référence ?) Nous tendons l'oreille pour capter la parole de ces deux êtres tronqués, le parti-pris de l' auteur-metteur en scène étant de nous aspirer vers eux. Ici les rôles sont inversés, le spectateur doit faire l'effort de canaliser son attention car les comédiens n' utiliseront pas les moyens classiques habituels pour s' imposer. L' humour utilise la demi-teinte mais la critique du monde dans lequel nous sommes contraints de vivre est évidente puisque ces murs physiques ou virtuels qui s'érigent çà et là en sont la parfaite illustration.
- Peut-on évaluer la vitesse de la honte ? ...
- Quelqu'un qui effectue un retour sur soi-même est il un derviche ou un revenant ?
- Est-ce que ce pays est à toi, ou est-ce que tu es à ton pays ?
Or, les questions qui, par définition sont des ouvertures, ne débouchent pas toujours sur des réponses ...
Par exemple : ce texte est il fait pour être dit ou pour être lu ? Personnellement, je pencherais vers la seconde hypothèse et ce, en dépit du talent incontestable des comédiens.
- " Théâtre de chambre, concert-parole " précise Jacques Rebotier. Ce faisant, il nous invite à assister à un décorticage de la pensée, à une exploration de ce qui préexiste à l'action.
C'est en quelque sorte à une double introspection visible à laquelle nous sommes conviés. Théâtre expérimental ?
La fragilité de la démarche est connue depuis longtemps.
Il y aura par conséquent et comme toujours, les pour et les contre, ceux qui veulent que le théâtre change et les partisans des règles établies. A vous de choisir votre camp car je ne voudrais nullement vous priver de cette ouverture ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

09:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/05/2007

AMOUR & CONTUSIONS de René-Marc GUEDJ

THEATRE LE TEMPLE
19 rue du fbg. du Temple
75011 PARIS
(M° République)
Tél. 01 43 38 23 26

Tarifs : 18,50€ & 14€

Dimanche à 17h. Lundi à 20h.

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Mise en scène : Gilles RAMADE
avec René-Marc GUEDJ & Lila VALENTINE.

Sa coiffure (sans doute) nous fait penser à Rosy Varte, trente ans plus tôt. Face à cette mégère pas encore apprivoisée, René est une sorte de Petrucchio inversé mais sans doute faut-il en accuser sa légère surcharge pondérale ? Eh ! oui, ça ralentit le mouvement ...
Notre homme a en réserve quelques théories macho qu'il met en application en balayant et faisant la vaisselle. C'est un mode d'expression comme un autre, allez vous dire ? Et puis au moins, comme cela il alimente son discours ...
Sa dompteuse est une belle panthère au sourire carnassier, à la crinière somptueuse et il faut bien reconnaître que si son compagnon a le sens de la répartie, son amour lui fait tout admettre (ou presque).
N' importe, nous assistons à quelques beaux règlements de compte (tirelire à l'appui) à un numéro de cirque et même à une séance de strip-tease car le spectacle est complet.
René-Marc Guedj n'est certes pas Shakespeare mais est-ce son objectif ? Non, alors ? - Si l'auteur flirte parfois avec les paquerettes le comédien quant à lui est excellent. Son rapport avec le public est fusionnel et la variété de son jeu, un pur régal. De plus, il est sympa en diable !
Sa partenaire Lila Valentine est une excellente danseuse et plus d'une spectatrice va se mettre au régime à peine rentrée chez elle dans le vain espoir de lui ressembler. A moins que ... histoire de brûler les étapes (à défaut des calories) certaines ne décident de jouer les discoboles ce qui leur permettrait de prendre de l'exercice tout en dispensant l' époux de la corvée de vaisselle en dehors du ramassage, bien sûr.
Vous l'avez compris, le spectacle est joyeux (comme une scène de ménage) et vous ne risquez certes pas de vous ennuyer.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LE DINDON de GEORGES FEYDEAU

THEATRE TRISTAN BERNARD
64, rue du Rocher
75008 PARIS
(M° Villiers)
Tel. 01 45 22 08 40

Places : 32/26/20€
Etudiants, - de 26 ans : 10€

Du mardi au samedi à 21h. + samedi à 17h.30

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Adaptation et mise en scène : THOMAS LE DOUAREC

avec : Hugues BOUCHER - Nathalie CORRE - Bénédicte DESSOMBZ - Christian MULOT - Stéphanie PAPANIAN - Elise ROCHE - Michel SCOTTO DI CARLO - Christof VEILLON.

Comme on disait sur France-Inter : " passé les bornes, y' a plus d' limites ! " et Thomas Le Douarec est un pléthorique qui poursuit sa course en avant en mettant la barre toujours plus haut. Vous pourriez assister à l'un de ses spectacles après deux nuits blanches sans courir le risque de vous endormir. Les portes claquent, elles sont nombreuses et servent très souvent.
Bien sûr, le texte est remis au goût du jour puisque les bourgeois du XIXème siècle sont remplacés par ces bobos très, très smart. Les costumes sont élégants (merci, Claire Djemah) et les dessous de Nathalie Corré valent leur pesant de ... dentelles - tout simplement. Qu'espériez vous d'autre ?
La comédienne a certes tendance à en faire des tonnes mais peut-être est-ce pour compenser la légèreté de sa tenue ?
Les clins d'oeil (plus qu'appuyés) à l'actualité sont légion allant de personnages du show-biz aux interventions musclées de commandos menés par UNE commissaire, sans oublier le cow-boy friqué qui passe sans transition de l'accent de Las Vegas à celui de Marseille. Heureusement que l'on connaît la trame initiale sinon on s'y perdrait. Les puristes de dépit en avaleront leur programme mais quand on connaît le metteur en scène il est impossible de s'étonner. En tous cas les comédiens s'en donnent à coeur joie et leur plaisir est communicatif.
Cela dit, je me pose une question depuis quelques temps, le petit Thomas n'aurait il pas eu jadis à subir trop d'ennuyeuses matinées scolaires pour s'éclater de la sorte par le biais de textes considérés comme des classiques ? Seul l' intéressé pourrait le dire ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent