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13/06/2007

Chants d'adieu de Oriza Hirata

Théâtre de l' Est Parisien
159, avenue Gambetta
75020 PARIS
(M° Gambetta)
Loc. 01 43 64 80 80
Pl. 22€ TR : 15,50/11/8€

Mercredi, vendredi : 20h.30
Jeudi & samedi : 19h.
Dimanche à 15h.
jusqu'au 17 Juin 2007

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photo : Pierre Grobois.

Création du mercredi 23 mai au dimanche 17 juin 2007

Traduction : Yutaka Makino
Mise en scène : Laurent Gutmann

avec : Adrien Cauchetier, Bruno Forget, Reine Kakudate, Annie Mercier, Hiroshi Ota, Yves Pignot, Catherine Vinatier, Kenji Yamauchi.

L' immense espace scénique prend l'aspect d'un triptyque, lequel restera ouvert, bien sûr. On serait presque tentés de l'assimiler au schéma de la vie en une évocation du passé, présent et futur, ce dernier restant imaginaire avec (pourquoi pas ?) une ouverture sur la réincarnation.
Une jeune femme japonaise, Yukiko (subtile Reina Kakudate) tout de noir vêtue en une délicate intention, range, ramasse les bouteilles vides avec des gestes aussi élégants que précautionneux.
Surgit Michel, frère de la défunte (Adrien Cauchetier) européen au look un peu punk, à la conversation pour le moins schématique. Anne (Catherine Vinatier) une amie européenne elle aussi mais installée au Japon depuis 6 ans ne tardera pas à les rejoindre et voulant détendre l'atmosphère meublera la conversation en parlant de bains collectifs, de singes ... L'anachronisme du propos aura pour conséquence un involontaire comique de situation.
Car c'est aux préparatifs de funérailles que nous allons assister, lesquels mettront en confrontation deux civilisations complètement différentes. L' épouse du jeune maître des lieux (Marie) la fille de ce couple et l'ex-femme de celui que nous allons découvrir (Bruno Forget : François) vient de décéder. Anne qui est la seule à connaître les deux civilisations tentera d'établir le lien entre ces êtres si différents.
L' exquise politesse des japonais est proverbiale, elle paraîtrait même un tantinet ridicule car incompréhensible à notre rusticité européenne ...
Dans cet univers policé, les parents occidentaux interprétés remarquablement par Annie Mercier et Yves Pignot feront souvent (en dépit de leur extrême bonne volonté) figure d'éléphants dans un magasin de porcelaine car tout les prend au dépourvu.
- l'absence habituelle de sièges à l'occidentale (l' hôte en apportera un pour la mère de la disparue)
- l'obligation de se déchausser dès que l'on pénètre dans un appartement,
- ce pudique non affichage de la douleur, tout les déconcerte à commencer par cette manie des excuses qui au pays du Soleil Levant n'a que valeur de politesse mais peut revêtir une redoutable signification à notre entendement européen.
Hiroshi Ota ( Takéo, le veuf ) symbolise l'archétype de délicatesse issue d'une civilisation bien plus ancienne que la nôtre.
L' humour sera à son comble véhiculé par Kenji Yamauchi (Monsieur Shibata, employé des pompes funèbres) dont les indéniables qualités comiques feront merveille.
La subtilité du texte, de la mise en scène et des interprètes créent un spectacle d'une qualité rare, comme on aimerait en rencontrer plus souvent !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les 7 possibilités du train 713

Maison de la Poésie
Passage Molière,
157 rue St-Martin
75003 PARIS
(M° Rambuteau)

Loc. 01 44 54 53 00
www.maisondelapoesieparis.com

Mercredi 13 juin 2007 à 19h.

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Traversée de la pièce d'Armand Gatti
par Catherine Boskowitz

Une pluie diluvienne m' ayant empêchée de sortir du métro à temps pour être présente au démarrage du spectacle ... j'ai été contrainte de rebrousser chemin. Je vais donc contrairement à tous mes principes, jouer les Shadok en pompant dans le dossier de presse puisqu'il s'agissait d'une représentation unique. (avant 2008) -

(je cite) " Au coeur de l' Europe, un train avance. A l'intérieur des wagons, voyagent libres, quinze personnages, sans plus d'identité ni de patrie et dont aucun pays ne veut. Chacun porte en soi une possibilité de société. Est-il possible d'inventer un langage commun ? ... La musique traverse l' histoire, entrecoupée à chaque arrêt par des annonces contradictoires diffusées par des haut-parleurs dans les gares. Après un dernier tour autour de Vienne, le train finira par disparaître.

Armand Gatti s'est emparé du récit de Primo Lévi, LA TREVE, du train et de l'histoire. Il a usé de la liberté du poète pour raconter au théâtre les 7 Possibilités du train 713.

J'ai donc raté ce train mais rendez-vous est pris pour la création finale prévue en 2008.

16:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/06/2007

DES SOURIS ET DES HOMMES d'après John Steinbeck

LUCERNAIRE (Centre National d' Art & d' Essai)
53, rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS
(M° N.D.des Champs, Vavin, St-Placide
Loc. 01 45 44 57 34
Places : 30€ TR: 15€

du mercredi 6 juin au samedi 27 octobre 2007
du mardi au samedi : 20h. relâche les dimanche & lundi
représentations supplémentaires les dimanche 10 & 17 juin à 17h.

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Adaptation théâtrale et mise en scène : Ismaïl Safwan et Patrick Chevalier.
Musique originale : Ismaïl Safwan
avec : Patrice Bornand et Patrick Chevalier.

Il y eut quelques versions théâtrales du célèbre texte de John Steinbeck et des représentations pour le moins réussies durant ces dernières années.
Cette histoire - porteuse, ô combien ! - est donc connue de (presque) tous, soit par le biais du roman ou de sa transposition au théâtre.
Ici, la compagnie de l' Ange d' Or créée par Patrick Chevalier nous fournit cette adaptation recentrée par le biais des deux personnages principaux dont la lourde tâche consiste à nous faire voir ce qui est raconté. La lecture ne fait rien d'autre finalement. A nous d'imaginer tout ce que nous ne voyons pas ...
Les seuls frustrés pourraient à la rigueur être ceux qui ne connaissant au préalable ni le livre, ni la pièce et qui conditionnés par des habitudes télévisuelles, veulent absolument voir ce qui est dit.
Le décor est sobre, transformable et parlant, bruitages et musique de scène mettent le spectateur en condition.
Certes, la pièce n' a démarré que depuis quelques jours et mérite de trouver sa vitesse de croisière. Le shérif pourra ainsi se débarrasser de ses papiers que nous peinons à assimiler au dossier accusant George, le parti-pris étant de nous montrer ce qui s'est passé par une succession de flash-back.
Ayant personnellement collectionné les diverses adaptations de cette histoire, je ne voudrais influencer personne (comparaison n'est pas raison) par conséquent, je ne saurais trop vous conseiller d' y aller afin de forger sur place votre propre opinion.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent