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20/06/2007

La Lamentable tragédie du Cimetière des Elephants

CINE 13 THEATRE
1, avenue Junot
75018 PARIS
(M° Lamarck-Caulaincourt)
Loc. 01 42 54 15 12
Pl. 17€ - TR. 12€

Du mercredi au samedi à 21h.
Du 14 au 30 Juin 2007


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- De Romain Cottard et Paul Jeanson

Mise en scène : Igor Mendjisky

avec Clément Aubert (Le Cow-boy) - Romain Cottard (Le Shérif) - Fanny Deblock (Mademoiselle Z) - Arnaud Pfeiffer (Le Pied Tendre) - Franck Michaux (Le Croque Mort) - Paul Jeanson (Macbeth)

Ils viennent presque tous du Studio Théâtre d' Asnières où Jean-Louis Martin Barbaz fournit à ses jeunes comédiens une formation hyper-valable.
Cette jeune troupe s'intitule les Sans Cou étant précisément constituée de casse-cou et surtout pas de casse ... (censuré) car on ne risque pas de s'ennuyer en leur compagnie.
Certes, le jeu est excessif et les situations plus que rocambolesques. Lorsqu'ils sont lancés, rien ne les arrête, ils pousseront donc la loufoquerie à son point extrème. Le texte concocté par Romain Cottard et Paul Jeanson sera perçu de diverses façons. On y trouve de charmantes formules comme " j'ai des fourmis dans le coeur " ou bien réplique destinée à un infirme : " que Dieu vous prothèse ! " ce qui peut sembler d'un goût douteux mais déclenche un maelström de rires immédiat. Ils feront pire en évoquant les morts vivants ...
Une foule de clins d'oeil sillonne le spectacle en direction du western, en direction de Shakespeare et de ces mélos de la fin du 19ème siècle où un mystérieux frère venait quasi obligatoirement faire son apparition après des années de péripéties pour déclencher une happy end.
L' immense shérif nous fait penser à Salvador Dali, les amoureux un court instant évoquent Roméo et Juliette cette dernière ayant vu son père assassiné non par le poison comme Hamlet mais de trois coups de révolver et dans le noir, c'est peut-être Macbeth qui a fait le coup ?
La plus grande qualité de ces six comédiens est de ne pas se prendre au sérieux et si ce registre a surtout le mérite d'être occasionnel cela ne nous empêche pas de leur souhaiter une belle et longue vie professionnelle car certains accents ne trompent pas.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/06/2007

Le rêve d'un homme ridicule de Fédor Dostoïevski

Théâtre de l'Aquarium
CARTOUCHERIE
Rte du Champ de Manoeuvre
75012 PARIS
(M° Château de Vincennes puis autobus 112
ou navette Cartoucherie)
Loc. 01 43 74 99 61
Pl. 20€ - TR : 14/10€

Du mardi au samedi : 20h.30
dimanche à 16h.
jusqu'au 1er juillet 2007.


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photo : F. Beloncle.

traduction : André Markowicz
adaptation : Régis Royer
mise en scène : Victor Gauthier-Martin

Porter à la scène un texte qui - à l'origine - était simplement destiné à être lu, constitue une gageure qui semble inspirer beaucoup de nos metteurs en scène actuels. Le résultat prend des formes diverses ...
L'espace scénique restera nu ou presque si l'on excepte les accessoires sonores.
Face à nous, un comédien (Régis Royer) et un musicien (Dayan Korolic) lequel a également composé cette musique originale intervenant en contrepoint et non sans ironie.
Après une brillantissime présentation en langue russe, l'interprète nous conte (en français cette fois) l'histoire de cet homme qui ayant décidé de se suicider parce que décidément vivre devenait pour lui complètement ridicule, va s'endormir et rêver. Nous allons assister à cette forme d'autopsychanalyse, de rêve salvateur dans lequel nous retrouverons bien sûr la pensée tourmentée de ce Raskolnikov autodestructeur.
André Markowicz a apporté tous ses soins à la traduction et Régis Royer à l'adaptation et à l'interprétation. (sans faille)
Dayan Korolic fait preuve d'un talent indéniable et un écran en fond de scène illustre à sa façon le propos. Alors pourquoi faut-il que le spectateur (dont l'attention est sans doute dispersée ?) peine à suivre ? ... Chaque élément du spectacle pris individuellement reste irréprochable. S' agirait-il d'une confusion des genres ? Mais toutes ces questions n'engagent que moi.
Aussi vous inviterai-je à aller sur place vérifier par vous-même d'autant que le lieu met à la disposition des spectateurs un bon nombre d' ouvrages qui ont le mérite de nous laisser libres d'inventer nos propres images ce qui restera à jamais l'inaliénable privilège de la lecture.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

06:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/06/2007

LES SOEURS JACQUES, folles des Frères.

LUCERNAIRE
53, rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS
(M° N.D.des Champs)
Loc. 01 42 22 26 50
Pl. 20€ - Etud. 15€ - 12 ans : 10€

Théâtre Rouge
Du mardi au samedi à 18h.30 jusqu'au 22 sept. 2007

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photo : Jean Tholance/CRAPULE.

Sur une idée originale d' Anne Cadilhac,
Mise en scène : Philippe Person
avec Anne Cadilhac : chant, piano, arrangements,
Laetitia Planté : chant,
Corinne Van Gysel : chant.

Aux Frères Jacques, elles ont emprunté les gants et le répertoire féminisé pour la circonstance. Dès leur entrée en scène, elles vont feindre de se " tirer la bourre " chacune escamotant l'autre aux yeux du public en une présentation compétitive ce qui débouchera sur une cacophonie purement verbale, rassurez-vous. Du reste, la blonde et vive Anne Cadilhac se mettra rapidement au clavier et l'ambiance ne tardera pas à swinguer.
La longue dame brune qu'est Laétitia Planté ne tardera pas à nous gratifier d'un numéro de claquettes quand elle ne se fera pas " zipper " par un (non finalement, deux) spectateurs puisqu' elle n'est pas unijambiste ...
Corinne Van Gysel nous fera oublier son retard programmé en se drapant dans un long châle rouge ajouré qui évoquera Suzy Solidor en plus habillée.
Monsieur William succèdera au plous grand zénéral dou Mexique avant que nos pronostics s'exercent en faveur de l'équipe de Montauban ou de celle de Perpignan. Florence Foster Jenkins lasse de s'offrir le Carnegie Hall passera par le Lucernaire avant qu'il ne pleuve, tandis que les spectateurs trembleront dans l'attente d' un " contre-fa-mortel "
Vous l'avez compris, ce spectacle est placé sous le signe de la bonne humeur et si nos trois soeurs ne nous font pas oublier les quatre frères, (ce n'était pas le but) du moins savent elles leur rendre un estimable hommage.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent