Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/11/2008

DIAGNOSTIC de Daniel Pennac

Théâtre Daniel-Sorano

16, rue Charles Pathé (94) VINCENNES

M° Château de Vincennes

Réserv. 01 43 74 73 74

www.espacesorano.com

Pl. 22 & 18€

Du mercredi au samedi à 20h.45

dimanche à 16h. jusqu'au : 21 décembre 2008.

Mise en scène : Alan BOONE & Jean-Claude COTILLARD

avec : André ANTEBI, Paul BOUFFARTIGUE, Jean-Claude COTILLARD & Nicole GENOVESE.

Diagnostic-2.jpg

Sorte de one-man-show soigneusement encadré.
Il devient très rapidement indéniable que le personnage principal sinon unique est cet homme étrange au look décalé par rapport à la profession qu'il avoue avoir été la sienne ... un temps !
Le spectateur pénètre dans l'espace en T d'un quelconque hôpital.
Un couloir mène de cour à jardin que notre homme traverse rapidement et à plusieurs reprises, faisant rouler devant lui un pneu. Que vient faire cet accessoire en pareil lieu ?
Un timide monsieur-tout-le-monde, flanqué de la banale serviette d'homme d'affaires, est son interlocuteur privilégié ou plutôt non, sa victime puisqu'il ne peut se soustraire à ces confidences envahissantes ...
C'est que l'homme en question a bien failli devenir un grand ponte, l'un de ces médecins dont on s'enorgueillit de posséder la carte de visite.
Seulement voilà, certaines péripéties ont dévié le cours du Destin.
Jean-Claude Cotillard, omniprésent évoque cette curieuse aventure avec force détails. Son récit à lui seul envahit le temps et l'espace. Nous sommes suspendus à son évocation tandis que par un étrange paradoxe son interlocuteur - lui - est anéanti par elle. Les personnages surgissent de cette évocation adoptant un comportement et un rythme surréalistes. Tout une existence s'est déroulée en une seule nuit dont c'est précisément la date anniversaire.
Le texte de Daniel Pennac est savoureux, le personnage porté par Jean-Claude Cotillard tellement volubile que nous restons suspendus à son récit où l'humour le dispute à l'inattendu. Ses partenaires sont d'une drôlerie savamment dosée, intervenant à point nommé. Bref, tout cela est d'une efficacité incroyable et tout à fait hors normes. A voir pour le plaisir de se sentir dépaysés par cet humour en décalage.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Diagnostic-1.jpg

22:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/11/2008

GIACOMO sur les planches de et par Gilbert Ponté

LA COMEDIA

6 Impasse Lamier 75011 PARIS

M° Philippe Auguste. (ligne 2)

Loc. 01 43 67 20 47

resa@la-comedia.com

www.lacomedia.com

Giacomo.jpg

Chaque mercredi à 19 heures.

Mise en scène : Stéphane AUCANTE.

Une génération entière fut marquée par les images télévisuelles du premier alunissage ... Dans les années qui ont suivi - invariablement - à l'éternelle question : " qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? " les enfants répondaient : " je serai cosmonaute " Eh oui ! le légendaire Pierrot rêveur ne serait désormais plus seul sur la Lune. Giacomo fut de ceux-là !
Avant le catalogue des 3 Suisses, il y eut Manufrance et on y trouvait tout, combien de rêves inassouvis sont venus s'abîmer entre ses pages ... Ici, (avec le premier cité) les garçons reluquent les sous-vêtements féminins ou fantasment sur les filles chics, celles qu'ils ne fréquenteront sans doute jamais.
Certes, il y a bien Cendrine qui se risque à porter mini-jupes et rouge à lèvres mais les parents veillent car une fille qui tourne mal, ça suffit !  Chat échaudé ...
Difficile à un italien d'échapper au catholicisme et à Monsieur le Curé, à la messe, à ses rites préparés longuement d'avance, ce qui a donné à plus d'un des idées de théâtre. Eh ! le fonctionnement est le même ...
Giacomo répète Scapin dans le seul endroit où il est tranquille ... ce qui fait qu'il y reste assez longtemps.  Quand ils découvriront la vérité, les parents vont manifester leur désaccord bien sûr, mais avec l'oncle, c'est différent.
D'ailleurs chez ce dernier, il y a tellement de livres ! ...
Le rêve de tout travailleur (émigré ou non) est d'avoir une maison, quelque chose qui puisse témoigner de l'effort accompli tout en améliorant le sort de la génération suivante ...
Gilbert Ponté nous raconte tout cela, passant constamment d'un personnage à un autre, caracolant de la cour au jardin et pour nous, il est évident que tout ce qu'il évoque est la stricte vérité. Tous ces gens qu'il nous fait voir ont bel et bien existé. Sans doute a t-il voulu leur rendre hommage par le biais de ce spectacle tout en jetant un regard derrière lui ?


Cet épisode fait suite à " GIACOMO L'enfant de la cité " (*) qui se joue dans le même lieu à la même heure, chaque mardi.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(*) voir chronique du 4 octobre 2007 (archives)

16:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/11/2008

Bastringue de : Alexis Ragougneau

Théâtre de l'Etoile du Nord

E.N.bastringue.jpg

 

 

 

16, rue Georgette Agutte 75018 PARIS

Métro : Guy Moquet

Loc. 01 42 26 47 47

contact@etoiledunord-theatre.com

Pl. : 19, 14, 10 & 8€

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi à 19h.30

samedi à 16h & 19h.30

jusqu'au 6 décembre 2008.

Mise en scène : Frédéric Ozier.

avec : Emilie Patry, Antoine Cholet, Benoît Costa, Frédéric Jessua, Aurélien Osinski, Alexis Ragougneau, Sébastien Rajon, Grégory Veux.

 

Le premier que l'on découvre est le pianiste mais la pièce, elle, commencera dans le noir. Mise en condition irritante car un peu trop longue, penseront certains, avant de découvrir la tranchée dans laquelle se trouvent trois soldats affamés, la peur au ventre.
Nous sommes en 1917, l'année des mutineries, celle où nos poilus commençaient à se poser de bien dangereuses questions ...
Un colonel aussi ridicule que tyrannique ne tardera pas à apparaître, à la recherche de sa mascotte et trouvant que ces trois là ne sentent vraiment pas bon, va cruellement précipiter les événements.
Scènes burlesques or que peut-on opposer à la guerre sinon un humour meurtrier ? ...
Un seul des trois restera en vie, un beau blond que l'on avait surnommé " Gueule d'Amour " et que l'on peut nommer désormais : Gueule d' Horreur.
Un chirurgien aussi immodeste que criminel va parachever l'oeuvre du Destin.
Une fraulein-infirmière chante une berceuse à la victime ...
Deux autres cobayes sont là pour témoigner de l'acharnement du sort. 
Le climat est toujours à l'horreur et à la dérision.
Menée tambour battant, la pièce commence avec un maximum d'efficacité puis peu à peu, les situations s'ajoutant les unes aux autres, le spectateur finit par avoir le tournis. C'est un effréné zapping ! De même que les comédiens changent constamment de peau, (sauf la malheureuse victime), les spectateurs sont ballottés de situation en situation toutes plus excessives les unes que les autres.
A trop vouloir prouver, auteur et metteur en scène jouent les scorpions, Il eut suffi d'un peu plus de sobriété et de rigueur pour que cela soit très bien. On a beau se répéter que " qui peut le plus, peut le moins " le spectacle se révèle assez foutraque. Pourtant, les idées foisonnent et la pièce est une mine d'or pour les comédiens, seulement, voilà ! ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Bastringue-1.jpg

14:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent