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18/05/2010

Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès

Zucco-h.jpg

Théâtre de la Tempête

Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ-de-Manoeuvre

75012 PARIS

M° Château de Vincennes

+ navette de la Cartoucherie.

loc. 01 43 28 36 36

mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h.30

jeudi à 19h.30 & dimanche à 16 heures.

jusqu'au : 6 juin 2010.


texte paru aux Editions de Minuit

dramaturgie : Benoîte Bureau

mise en scène : Pauline Bureau

avec Yann Burlot, Mikaël Chirinian, Nicolas Chupin, Sonia Floire, Régis Laroche, Marie-Christine Letort, Géraldine Martineau, Lionel Nakache, Marie Nicolle, Aurore Paris, Jean-Claude Sachot, Catherine Vinatier, Alexandre Zeff.


La première image offerte est surprenante, mettant le spectateur en condition de réceptivité maximale.
Deux gardiens philosophent à leur manière tandis que Roberto Zucco s'évade sous leur nez. A partir de ce moment précis, nous comprenons que le serial-killer vient de prendre son envol.
Tel un moderne Oedipe, le jeune homme a déjà tué son père et se rend d'urgence au domicile familial afin d'y récupérer son treillis. (entendez sa tenue de combat) Plus rien ne l'arrêtera pas même son ancienne tendresse pour sa mère ...
L'implacable destin mettra ensuite cette gamine sur son chemin, qu'il violera bien entendu car Roberto Zucco abîme tout ce qu'il touche et ce, sans état d'âme.
Une première famille détruite, nous allons découvrir la seconde, au grand complet.
Une soeur protectrice dont les sentiments frisent l'inceste, un frère qui, bien qu'il adore celle qu'il considère comme une gamine, n'hésitera pas à la vendre et enfin la mère qui cache les bouteilles du père lequel enrage à les chercher ...
Il ne reste plus à la très jeune femme qu'à plonger dans les nuits du Petit Chicago car ici, l'amour n'est pas rédempteur, bien au contraire puisqu'il favorise la descente aux enfers. Durant ce temps, Roberto poursuit sa cavale avec prise d'otages et nouvel assassinat.  Celle qui l'aime le trahira bien entendu car c'était écrit, les dieux modernes n'étant pas plus cléments que les anciens.
La mise en scène de Pauline Bureau illustre parfaitement la dimension cinématographique de l'oeuvre. Grâce à elle et au texte bien entendu, nous passons d'une scène à l'autre, d'un lieu à l'autre avec un rythme soutenu.
Certes, la direction d'acteurs n'a peut-être pas encore acquis toute l'exigence souhaitable et si les cris sont parfois trop nombreux, en revanche, nous n'oublierons pas certaines images ici créées.
Jean Claude Sachot est parfait comme d'habitude et Marie-Christine Letort nous offre une composition de personnage très amusante.
Sans oublier, bien sûr, Alexandre Zeff qui prête ses traits et sa présence active au personnage-titre.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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(photos : Antonia Bozzi)

 

 

15:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/05/2010

OXU, d'après Le Baleinié, dictionnaire des tracas.

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La Pépinière théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. de 25 à 35 €

le mercredi : 25€

- de 26 ans : 11€

du mardi au samedi à 20h.30

matinée le samedi à 17h.30


Un spectacle de et avec Jean Claude Leguay, Christine Murillo et Grégoire Oestermann

d'après leurs livres Le Baleinié, dictionnaire des tracas, tomes 1, 2, 3 publiés au Seuil

et l'intégrale publiée chez Points.

Scénographie : Jean-Pierre Larroche.


Aucun doute, quand Christine Murillo pose des questions, juchée sur une chaise-à-trois-pattes qui la maintient en l'air par l'opération du St-Esprit, elle (je ne sais pas) mais les spectateurs (c'est certain) sont au 7ème ciel !


OXU ( prononcer : o-gzu ) est un mot qui signifie : " objet qu'on vient de retrouver et qu'on reperd aussitôt " - un peu comme les illusions en quelques sortes ?

Qu'est-ce que vous croyez, il n'y a pas que les académiciens qui cherchent des définitions, ces trois là, aussi. Il font mieux du reste puisqu'ils inventent des mots alors que nos vieilles barbes ne font que les valider.
Car la recherche commune de Jean-Claude Leguay, Grégoire Oestermann et la géniale comédienne sus-nommée est de trouver ce qui n'a jamais été dit.
Par exemple, vous aviez remarqué que les lettres de l'alphabet sont invariables au pluriel ? Il suffisait d'y penser pourtant mais jamais aucun professeur ne vous en a fait la remarque, bien entendu.

Autre sujet de réflexion,

- que pensent les poissons quand il pleut ? ...

Et les interrogations de ce genre tombent comme à Gravelotte.
Le public se remet à peine d'un fou rire qu'un autre lui tombe dessus ( aussi sec ! )Courbatures des zygomatiques assurées. La scénographie s'avère aussi décalée que la recherche de nos trois compères et comme apparemment les mots ne sauraient leur suffire, ils ont ajouté une partie musicale, à la fin très réussie, histoire que l'on parte avec le regret que ce soit déjà fini. Ce spectacle est idéal pour chasser la morosité. Courez-y vite !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/04/2010

Rififi à Central-Park de Woody Allen.

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THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du Fbg Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

tél. 01 47 70 32 75

Places 20 & 13€

pour plus d'informations consulter,

www.TheatreDuNordOuest.com

Cycle : DES PRISONS ET DES HOMMES

Adaptation et mise en scène : Martine DELOR -

Lumières : Jean-Luc Jeener -

avec Yagyu Chan (Juliet) - Patricia Couvillers (Phyllis) - Karine Kadi (Carol) - Antonio Labati (Sam) - Claude Rochet (Howard) -

Une femme pas très vieille mais plus très jeune, fait laborieusement son apparition en fond de scène ... La musique qui accompagne sa marche pour le moins instable aurait pu être empruntée à Offenbach avec son joyeux " Je suis un peu ivre " mais comme ce dernier n'est pas contemporain de Woody Allen, qu'en plus elle ne l'est pas qu'un peu (ivre) c'est " It's my man " qui illustrera la situation avec une longueur d'avance ... Ironie du sort, Phyllis (c'est son nom) est psy mais elle a préféré confier ses états d'âme à une bouteille de whisky ou de bourbon, peu importe la marque si le résultat est garanti. Totale immersion !
Arrivée de Carol sa meilleure amie. Enfin ... elle le croyait jusqu'à ce que son sens des déductions aidant, elle ne commence à comprendre, disons ... un certain nombre de choses, ce qui fait beaucoup en même temps. Comme chacun sait, l'alcool délie les langues et le langage employé aura parfois une verdeur toute printanière ... C'est même ainsi que Carol (la visiteuse) se verra qualifiée de " pétasse en solde " Sam le mari de Phyllis vient tout à fait à propos, faire sa valise et la vraie-fausse-amie découvrira alors que l'époux de sa copine ne quitte absolument pas cette dernière pour elle mais pour une autre. Quel choc !
Dans l'intervalle, Howard mari de Carol a lui aussi fait son apparition et pourrait presque engager un concours avec la maîtresse des lieux pour compter les objets en double ... On se croirait dans un aquarium peuplé de piranhas !
Woody Allen quant à lui se meut dans cette histoire emberlificotée au possible comme un poisson dans l'eau au moyen de l'un de ses thèmes favori à savoir, la vie des couples et leurs petites névroses quotidiennes.
La bouffée d'air frais bien qu'illicite est pour la fin à l'arrivée de Juliet, dernière conquête de Sam et ancienne patiente de Phyllis. La fraîcheur mutine de Yahui Chan ainsi que sa beauté font merveille. C'est donc par conséquent et en dépit des apparences, une sorte de happy end, provisoire (l'action de cette adaptation se situant le 10 septembre 2001 à 18 heures ) alors que l'auteur avait jugé bon de préciser que " le mariage est la mort de l'espoir."


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent