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04/11/2007

Laisse flotter les rubans de Jacqueline de Romilly.

THEATRE DES MATHURINS
Petite Salle,
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre-Caumartin)
Location : 01 42 65 90 00

Mercredi à 16h.60
Dimanche à 18 h.

TU : 23 €

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Mise en scène : Philippe Rondest
avec Bérengère Dautun.

Tour à tour impérieuse, suave ou tranchante mais toujours déterminée, Bérangère Dautun illustre ici grâce au texte de Jacqueline de Romilly le sort de ces femmes jusqu'alors hyper-protégées qui ne commencent à s'assumer qu'au moment du veuvage. Personnage puisant sa force dans la fragilité initiale et se découvrant comme en un univers inexploré.
Toutes les petites sensations parfois presque inavouées vont ici voir le jour afin d'être surmontées. C'est en quelque sorte à la naissance tardive d'un être à laquelle nous allons assister. La femme dans toute son intégralité verra le jour, réglant subtilement ses comptes vis-à-vis du passé, sans rancune mais de façon inéluctable car ce qui fut ne peut-être effacé.
Plus d'une spectatrice se reconnaîtra au passage ... mais n'était-ce pas le but ?
Posément, cette grande bourgeoise fait le point sans passion superflue, dignement avec cette infime pointe de supériorité qui est l'apanage de ceux qui ont traversé les épreuves en évitant les remous.
La comédienne est à la hauteur de sa réputation et la mise en scène à la fois discrète et présente de Philippe Rondest aide à ne plus percevoir le texte comme un monologue mais tout simplement comme une tranche de vie.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/11/2007

Ecoute, c'est la vie ! de Robert Poudérou.

TREMPLIN THEATRE
39, rue des Trois Frères
75018 PARIS
(M° Abbesses)
Tél. 01 42 54 91 00

Chaque mardi à 20h.30
Du : 16 octobre au 18 décembre 2007 -

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Texte et mise en scène de l'auteur.

Par le choix du titre, l'auteur semble vouloir nous dire,
- " c'est ainsi, on ne peut pas juger. "
Qui est donc cette Marie, bonne mère, épouse aimante, trop aimante presque, puisque à force de s'occuper des autres, son
" homme " n'est jamais là ...
Plus camériste que boniche, elle s'occupe d'une ancienne gloire de la chanson dont elle promène aussi le chien. Ce qui lui permet de faire des rencontres ...
Elle appartient à cette catégorie d'êtres que rien ne salit, où qu'ils aillent, quoiqu'ils fassent. Peut-être est-ce l'apanage de l'amoralité ?
Son coeur appartient à Joseph mais elle prête son corps moyennant quelques billets qu'elle enfouira prestement dans son décolleté sans que son esprit se pose de questions ... Le terme de tromperie semble lui être étranger.
En un subtil phénomène de compensation, elle abandonnera un temps, Joseph à Madame dont l'époque des conquêtes est révolue pour s'apercevoir ensuite que la jalousie n'est pas seulement faite pour les autres. N'est pas Merteuil qui veut !
Etrange personnage à la complexité réputée féminine, qui se laisse porter par la vague. On pourrait expliquer semblable comportement par un trop plein d'énergie, une insatiabilité physique or quand son corps en tutoie provisoirement un autre, parier qu'elle ne compte pas les motifs de la tapisserie serait risqué. En dehors de Joseph, ce n'est visiblement pas pour le plaisir. Alors quoi ?
- " Dieu, que la femme me reste obscure ! " comme dirait ...

Martine Coste qui travaille sous les directives de son auteur-metteur en scène joue ici non pas les ingénues libertines mais les énigmes agréables à regarder. L'éternelle Sphinge ne cesse de faire école.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/11/2007

THEATRE MARIGNY, Salle Popesco.

Pour un mot - un seul - que je me garderai bien de reprendre ... ma chronique fut victime d'une censure robotique. Je ne jette pas la pierre, il convient d'encadrer certains abus mais ce n'était ici nullement le cas; or peut-on demander à un robot de percevoir certaines nuances ?
Comme je désire que ce spectacle ne tombe pas dans l'oubli, force est de recommencer une fois de plus et en croisant les doigts. Que de temps perdu !
L'auteur a - de toute évidence - misé sur l'impact dérangeant du titre et le voilà pris à son propre piège. " Celui qui utilisera le glaive, périra par le glaive " ah ! ah !
Jadis Félix Faure amusait la France entière, hier Bill Clinton indignait l' Amérique et comme nous sommes devenus des singes ... c.q.f.d.
"Radada" n'est plus une plaisanterie mais une expression en passe de devenir une monstruosité face à laquelle les âmes bien pensantes devront se signer. Sciemment, je n'utilise plus le terme que des robots détecteurs de stupre ne tarderont pas à éternuer. L'angoisse au ventre, je vais donc effectuer cet X ième copier-coller. Puisse Dieu ou le Diable sauvegarder cet écrit !
L'auteur de la pièce est Philippe Blasband et la mise en scène est signée : Steve Suissa.
Espérons cette fois que la colonne " Notes récentes " ne m'offrira pas une feuille blanche face à cette pièce sans titre (du moins, ici) -

Judith Magre et Jean-Claude Jay nous invitent à assister à une pornographie très pudique car nous ne saurons jamais à quelle particularité sexuelle, leurs rendez-vous hebdomadaires correspondaient. L' intérêt du spectateur est donc stimulé par la suggestion et sa conséquence logique, à savoir ... l' imagination!
L'espace scénique est volontairement dépouillé - un peu froid - pour souligner sans doute l'ambiguïté de la situation qui se voudrait torride alors qu'elle est - au départ du moins - froidement déterminée.
Il ne faut pas mourir idiote semble s'être dit un jour le personnage féminin qui dans la foulée a décidé d'assouvir un fantasme bien à elle et que nous nous épuiserons à imaginer jusqu'à la fin. Secret bien tenu mais visiblement assouvi. Pour cela, il ne suffisait que d'une petite annonce et le partenaire consentant s'est présenté. Mieux, a fait l'affaire au point de revenir chaque semaine durant 6 mois.
Dans l' esprit, le contexte était clair : du sexe et rien d'autre, le seul problème étant de savoir si cela allait se faire avec ou sans commentaires à l'appui ?
Peut-on rester éternellement lucide et l'amour sans l'amour est il un pari que l'on puisse tenir sans risquer - un jour - de s'y brûler les ailes ? Mais nous sommes entre adultes et à ce titre savons en la circonstance ce qu'il convient de faire ...
La mise en scène se résume à la présence scénique des interprètes dont l'aisance naturelle et l'expérience sauvent du statique.
Judith Magre dose à merveille un érotisme félin et le jeu mesuré de Jean-Claude Jay convient tout à fait à son personnage complice et discret.

Cela se passe au Théâtre MARIGNY - Carré Marigny dans le 8ème arrondissement (M° Champs Elysées) du mardi au samedi à 19h. Prix des places : 37/27/20 € - Loc. 01 53 96 71 20 - quant au titre, force est de vous laisser le dénicher. A l'envers, ça fait ça : euqihpargonrop nosiail enu. Non, mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire !!! ...

Simone Alexandre

10:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent