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10/12/2007

FURIE de et avec Jérôme ROUGER

LUCERNAIRE
53, Rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS
(M° N.D. des Champs)
Tél. 01 45 44 57 34
Pl. 20€ TR (sauf samedi) 15 & 10€

jusqu'au : 18 janvier 2008

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Photo : Damien Bossis.

Mise en scène : Jean-Pierre Mesnard.

Une voix off avertit : " toute personne âgée oubliée dans la salle sera immédiatement détruite " ... Vous imaginez la panique, un dimanche après-midi ? Une chance que FURIE ne soit programmée que du mardi au samedi et qu'entre 19 heures et 20 heures, il ne soit pas encore l'heure de dormir. Quoique ...
Les autres commentaires d'attente seront du même cru mais je vous les laisse découvrir. Au bout de quelques instants, le comédien décide de s'aventurer sur scène, s'exprimant d'une petite voix timide bien que parfaitement audible (c'est ça, le métier ! ) et une expression touchante de chien battu.
Il ne tardera pas à exécuter rien que pour nous, un petit numéro de danse et croyez moi, si - un samedi soir - vous le lancez sur une piste encombrée, il vous la dégagera mieux et plus vite qu'un sergent de ville en plein carrefour !
Comme notre homme est philosophe, il a forcément remarqué que la catastrophe du monde moderne provient du fait que les gens savent ... Aussi pour compenser, a t' il décidé d'éliminer le texte. De ce qui aurait dû être écrit, ils n'en sauront rien ! Inutile d'insister et du reste le comédien est un spectateur comme les autres, venu simplement là, pour voir ce qui va se passer.
Finie l'ère du spectateur-consommateur, ici il n'y a rien à consommer, circulez, puisqu'on vous dit qu' il n'y a rien à voir ! Bien qu'un peu déroutés, ceux qui sont présents ne sont pas d'accord.
Partir ? ... pas question ! Ce qui, soit dit en passant, arrange bien notre acteur car s'ils l'avaient pris au mot, il les aurait rattrapés, c'est certain.
En réalité Jérome Rouger possède l'art et la manière de capter son public, tout à fait naturellement, presque sans avoir avoir l'air d'y toucher.
Mieux, il paraît qu'il n'y a pas de texte ? ... Et bien, on en redemande !
C'est inédit, original et tenez pour un peu, on crierait : BIS.

Simone Alexandre

theatrauteurs. hautetfort.com

22:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/12/2007

La veuve, la couturière et la commère de Charlotte Escamez

THEATRE de L' ATALANTE
10, Place Charles Dullin
75018 PARIS
(M° Anvers)
Loc. 01 46 11 90
Tarifs : 18€, 13€ & 8€

Du mercredi 14 novembre au samedi 22 décembre 2007
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h.30
Dimanche à 17h. (relâche le mardi)

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Photo : BM Palazon.

Farce onirique et meurtrière,
Mise en scène et lumières : William Mesguich

avec : Agathe Alexis (Maria) - Anne de Broca (Lola) - Michèle Simonnet (Antonia) - Philippe Fenwick (L'hidalgo) - Zbigniew Horoks (Le fou).

Texte publié aux éditions : " L'oeil du Prince "

Trois Erinnyes, trois sorcières de Macbeth, distillent leur venin sur une île. Elles font penser à des naufrageuses auprès desquelles il est plus qu' imprudent d'accoster.
Agathe Alexis, Anne de Broca et Michèle Simonnet seront ces trois fossoyeuses vengeresses, rivalisant de talent. Hydre tricéphale auprès de qui s'abîmeront l'hidalgo (Philippe Fenwick) et le fou (Zhigniew Horoks) dont la fantaisie respective sera confrontée à ces mégères apocalyptiques.
William Mesguich anime l'action grâce à une mise en scène active, inventive ...
Charlotte Escamez (l'auteur) tricote la métaphore, entrelaçant les fils de cette farce " onirique et meurtrière" où effectivement, la mort et la folie jouent les équilibristes sur le fil du rasoir.
Ces trois femmes s'activent sous nos yeux, l'une rafistole, l'autre embaume tandis que la troisième reste à l'écoute de ce qui se passe ou de son imagination, ce qui revient au même.
Le spectateur s'interroge tout au long de la pièce essayant de décrypter ce qu'il voit et entend, se surprenant à imaginer la fin ignorant si ce à quoi il assiste se déroule sur terre ou en enfer?
Submergé d'hypothèses toutes plus aléatoires les unes que les autres, on se laisse finalement porter par le jeu des interprètes car le climat est onirique, surréaliste et ... pardonnez du peu, fantastico-macabre !
Les partenaires masculins bien que victimes expiatoires ne sont pas en reste ...
Aucun fou ne saurait égaler celui-là quant à l' hidalgo ou hidalgotte si vous préférez, le personnage semble sorti tout droit d'un film d' Almodovar.
Bref, une pièce qui interroge, tout spécialement destinée à ceux qui aiment se poser des questions et qui parvient ensuite à nous hanter de bien étrange façon ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

19:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

L' EDUCATION DE RITA de WILLY RUSSELL

THEATRE MOUFFETARD
73 Rue Mouffetard
75005 PARIS
(M° Place Monge)
Loc. 01 43 31 11 99
Prix des places : 22€
TR : 15€

du 22 novembre au : 5 janvier 2008
du mercredi au vendredi à 20h.30
samedi à 17h & 21h.
dimanche à 15h.
ATTENTION : du 19 au 31 décembre, du mercredi au samedi à 21h.
samedi à 17h. dimanche à 15h. lundi à 21h.
matinée supplémentaire mardi 18 décembre à 18h.

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Adaptation : Adriana SANTINI
Mise en scène : Christophe LIDON

avec Pierre SANTINI & Adriana SANTINI.

J'ai - en son temps et comme beaucoup - vu le film mais comme cela ne date pas d'hier et ne l'ayant pas revu depuis, me voilà du même coup à l'abri de toute comparaison.
Du reste, peut-on mettre en parallèle cinéma et théâtre, j'aime à croire que cela est impossible, même si parfois les deux disciplines se confondent au mépris de toute imagination.
Ah ! cet abus de vidéos sur scène ... Ici, il n'en est rien, fort heureusement et la bibliothèque aura même certains aspects ludiques ...
Pierre Santini sera Frank, ce vieux professeur alcoolique et sa fille Adriana jouera les tornades sous le nom de Rita. Nous ne sommes pas loin du Pygmalion de Shaw et la jeune femme a (presque) tout à découvrir ... Ce faisant, elle va peu à peu inciter son mentor à reprendre goût à la vie. Ce ne sera pas sans heurts ni sans difficultés car ces deux personnalités d'âge différent vont nécessairement s'affronter. Les milieux sociaux diffèrent aussi ce qui est un obstacle de plus pour cette coiffeuse de 26 ans sorte de petit canard sur le point de devenir cygne, qui n'appartient plus à l'univers qui est encore le sien et pas encore à celui auquel elle aspire. Il n'est pas rare que stimulé, l'élève dépasse le maître ou du moins le suppose ce qui peut déboucher sur un conflit. Ces deux là vont vivre sous nos yeux toutes les phases de leur évolution jusqu'à ce qu'ils prennent conscience de leur complémentarité.
Adriana Santini apporte sa fougue volontiers iconoclaste au personnage de Rita tandis que son parental homonyme lui oppose sa proverbiale solidité. Le fait que père et fille jouent ensemble ces deux personnages leur enlève peut-être un peu d'ambiguïté mais les spectateurs pourront bien sûr, imaginer la suite de l'histoire selon leur gré et ce avec d'autant plus de facilité qu'il m'a semblé que la fin restait ouverte.
A voir, bien sûr !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

18:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent