Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/02/2008

ARCHIPEL, comédie noire futuriste.

le TARMAC de la Villette
Parc de la Villette
211, av. Jean Jaurès
75019 PARIS
(M° Pte de Pantin)
Loc.01 40 03 93 95
www.letarmac.fr contact@letarmac.fr
Pl. 16€ TR : 12€

Du mardi au vendredi à 20h.
sam. 23/2 & 8 mars à 16h.
sam.1er & 15 mars à 20h.

Du 19 février au 15 mars 2008
Création en langue française au TARMAC.

Texte & mise en scène : Issam Bou Khaled

aacec3c559eb146cf1d754412d685a0f.jpg

avec : Roger Assaf, Béchara Atallah, Sawsan Bou Khaled, Bernadette Houdeib. (Collectif SHAMS de Beyrouth)

Avant que le spectacle commence, le metteur en scène vient nous présenter la pièce et jamais l'expression " l'humour est la politesse des désespérés" n'a autant justifié son emploi.
En résumé, il nous signale que le Liban avance sur la mer de guerre en guerre et qu'à force d'y jeter les décombres successifs de ses habitations. on pourra un jour traverser à pied sec et rejoindre ainsi l'île de Chypre ...
En attendant, courageusement les libanais reconstruisent, encore et encore sans oser imaginer quand cela prendra fin.
Il fut une époque pourtant où le pays pouvait être comparé au paradis sur terre, où tous les mouvements de pensée cohabitaient de façon pacifique. Ceux qui ont connu ces temps disparaissent peu à peu ... il y a déjà si longtemps !


a776432be743e28824a7d92f1835d309.jpgNous voilà en 2100 et nous découvrons un décor apocalyptique : la mousse recouvre le sol, un vieil homme dans les yeux duquel des herbes ont poussé est immergé dans une conduite d'eau, une femme enceinte émet des borborygmes, la bouche pleine d'herbe aussi, un troisième personnage a les oreilles envahies de verdure.
Croyant traverser le Styx, dans quel cul de basse fosse sont ils tombés ? ...
Au dessus d'eux, on entend toujours la guerre qui gronde.
Un moustique femelle, sorte d'enfant éprouvette jeté suite à un défaut de fabrication va les rejoindre et leur racontera ensuite, après sa mort, les scènes d'horreur vécues là-haut.
Les fantômes conjugués de Goya et de Brueghel semblent avoir brossé cette toile apocalyptique. La danse macabre à laquelle nous assistons prend parfois des allures de comédie musicale. L'espoir perdurerait-il dans le coeur des hommes après leur mort ? Passé l'instant de surprise, cette pièce fantasmagorique nous scotche à notre siège, nous fascine nous permettant de mesurer le privilège immérité de ceux qui visitent les Enfers en touristes.
Par solidarité avec nos amis libanais, il faut absolument aller voir ce spectacle mais pas seulement car le talent d' Issam Bou Khaled mérite que lui rendent hommage d'innombrables spectateurs.
Bravi émus et reconnaissants ...

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
82fd9335dd37ea99ae947429bbed1895.jpg

14:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/02/2008

ASHES TO ASHES de HAROLD PINTER

THEATRE ESSAION
6, rue Pierre au Lard 75004 PARIS
(M° Rambuteau - Hôtel de Ville)
Loc. 01 42 78 46 42

Les jeudi, vendredi & samedi à 21h.30
jusqu'au : 19 Avril 2008

221fff34f727e85b56fe1de5d18a5d07.jpg


Mise en scène : Claude BAZIN
avec Karine ADROVER & Eric FRANQUELIN

C'est la mode ! Depuis quelques temps, l'écran de projection s'invite dans les théâtres, comme si la présence de comédiens ne nous suffisait plus, comme si nous avions besoin de cette distance pour comprendre ce qui nous est dit.
Le Nouvel Ordre Mondial est une métaphore (au demeurant, assez concrète) de l'actuelle barbarie. C'est par le bas que nous allons découvrir les personnages, entendez par leurs pieds : deux pieds sont nus et quatre autres chaussés. Devinez où sont les tortionnaires ? ... Car un homme dépourvu de tout vêtement est ligoté sur une chaise, la tête enfouie dans un sac en papier tandis que les deux autres font durer le plaisir en activant l'angoisse de la victime. Nous ne saurons jamais pourquoi ils sont là, pourquoi la femme enceinte fut elle aussi capturée et qui sont ces deux affreux.
La vidéo dure 7 mn mais a parfaitement réussi la mise en condition prévue.


Distribution : Richard Perret, Elrik Thomas, William Astre,
Julie Biereye.


Ashes to ashes peut commencer sur les cendres chaudes de l'introduction évoquée. Nous découvrons alors une chambre-salon et un couple exhibant sa parade amoureuse en une danse improvisée. Il n'est pas rare que certains évoquent leur expérience en faisant allusion à celui ou celle qui a précédé. Petit jeu pervers des comparaisons ...
On remue les braises afin de mieux attiser le feu qui couve. Voyons si les flammes seront plus belles que par le passé ? -
Exercice dangereux auquel s'adonnent un certain nombre d'entre nous. Rebecca place t'elle cet homme sur le terrain de la compétition ou bien invente t'elle pour mieux l'exciter ?
Devlin voudra en savoir plus et derrière son calme apparent, brûle de savoir à quoi ressemblait celui qui l'a précédé ?
Au fait, était-ce avant ou en même temps ? ...
Le poison est instillé, il envahit l'esprit de celui qui écoute ces amorces de confidences.
Pinter excelle à décrire les rapports tordus entre deux êtres mais l'imagination a ses limites et le sujet se révèle ici trop mince pour satisfaire tout à fait un public dont on perçoit çà et là, les bâillements étouffés.
En une politique du chat qui se mord la queue, une annonce faite avant que le spectacle commence, indiquait que pour ceux qui voudraient rester, un psy' animerait le débat en fin de représentation.
(histoire de sodomiser un peu plus les mouches ? ...)
Etrange tout de même, d'être obligé d'expliquer le thème d'une pièce à laquelle on vient d'assister. Mais celle ci en est-elle réellement une ?

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LE BAL DE KAFKA de Timothy Daly

Théâtre de l'Opprimé
80, rue du Charolais 75012 Paris
(M° Dugommier, Gare de Lyon, Reuilly Diderot)
Tél. 01 43 40 44 44
Pl. 15 & 10€

Du mercredi au samedi à 20h.30
Dimanche à 17h.

jusqu'au : 15 Mars 2008

aec7585cee8a01c6c93574d9ffb843b5.jpg

Traduction : Michel Lederer
Mise en scène : Isabelle Starkier.
avec : Sébastien Desjours, Anne Le Guernec, Anne Mauberret, Pierre-Stefan Montagnier, Erika Vandelet.

Nul n'est besoin de se cantonner à ce que l'on a coutume de désigner par le terme " grandes salles " pour trouver d'excellentes réalisations et celle ci en est une, sans contestation possible. Scénographie minimale, réduite à une sorte de plateau qui sera tour à tour, table sur laquelle Kafka écrit, (table familiale également) espace scénique puisque nous allons assister au phénomène du théâtre dans le théâtre ...
Lorsque Franz s'endort sur ses écrits, nous passerons subtilement du rêve à la réalité étant alors dans l'esprit de l'auteur pour découvrir un peu plus tard sa vraie vie.
Il est impossible de nommer ici un ou une comédienne plus qu'un(e) autre tant ils se révèlent tous excellents.
Ceux qui n'auraient pas lu la vie de Kafka narrée par Max Brod vont découvrir ici l'auteur sans risque d'être égarés car Timothy Daly va constamment " au coeur des choses " ...
L'humour est omniprésent et le charme de ce spectacle indéniable. Le rythme est rapide et quand on se retrouve dehors avec les mains en feu, c'est pour se dire qu'on y retournerait bien. Sciemment, je ne vous donnerai pas plus de détails car il faut absolument que vous alliez les découvrir et il serait criminel d'émousser ce que, grâce à eux, vous allez vivre.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent