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01/03/2008

Je m'appelle Marilyn de Yonnick Flot

THEATRE des VARIETES
7, bd Montmartre 75002 PARIS
(M° Gds Boulevards)
Tél. 01 42 33 09 92
Pl. 22, 16 & 10€

Du mercredi au samedi à 21h.30
Matinée, dimanche à 16h.

Mise en scène : Smaïn
(assisté de Charlotte Soutrelle)
avec Virginie Stevenoot.

Durée du spectacle : 1h.15

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Marilyn, éternel fantasme des hommes : la poupée au corps parfait, à la chevelure platine, femme-enfant et vamp tout à la fois ! Même les gays en sont fous ...
Nous allons découvrir un lit blanc d'hôpital au pied duquel une poupée conforme à l'original est posée, dérisoire réplique muette en réduction.
Dans l'intervalle Radio Luxembourg a annoncé la mort de Kennedy nous sommes par conséquent en 1963.
Le personnage au physique reconnaissable confirme qu'elle est bien Marilyn mais ici, personne ne veut la croire. Alors elle se raconte en une interview imaginaire, à la fois nerveuse et fragile, tour-à-tour confiante ou désespérée, rageuse aussi même, parfois. Elle a dissimulé dans un tiroir les pilules qu'elle est censée prendre car elle s'y refuse encore en un sursaut d'indépendance, et puis quand elle se shoote c'est à l'amour, non aux médicaments enfin ... plus maintenant !
Pour calmer sa paranoïa galopante, elle se raconte, avance des preuves, évoque ses anciens amants qui furent nombreux, mais comment aurait-il pu en être autrement ?
Les ombres de Clark Gable qu'elle surnommait : Daddy, celle de Marlon Brando, de Sinatra, de ? ... vous savez bien, l'acteur-chanteur français, ... d' Arthur Miller, sans oublier les frères non pas Karamazov mais Kennedy passent en une ronde que même Schnitzler n'aurait osé imaginer.
Pour réaliser son rêve : égaler Garbo, elle était prête à tout et puis quand on y pense, " le sexe, quel merveilleux moyen d'expression ! " Tant pis pour ceux qui croient avoir de l'esprit en évoquant sa marche horizontale. D'ailleurs, jouir ou jouer, il n'y a finalement qu'une petite lettre de différence ...
Seulement, voilà, plus on grandit et plus les rêves rapetissent.
Grâce à son talent, Virginie Stevenoot entretient l'illusion.
Qui est réellement son personnage ? Marilyn est là sous nos yeux évoquant son existence pour devenir de plus en plus réelle et quand la comédienne précisera : " Marie, c'est l'autre, moi je m'appelle Marilyn " elle nous a tellement touchés que sans hésiter, on décide de la croire.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com



16:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/02/2008

Le Journal d'une femme de chambre d' Octave Mirbeau

GUICHET-MONTPARNASSE
15, rue du Maine 75014 PARIS
(M° Gaité)
Loc. 01 43 27 88 61
Pl.18€ - TR. 13€
2 spectacles dans la même soirée : 26€

chaque samedi à 19h.
du : 16 février au 3 mai 2008

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Mise en scène : William Malatrat.
avec Karine Ventalon
ou Virginie Mopin.

Le Théâtre du Guichet Montparnasse nous propose chaque samedi à 19h." Le Journal d'une femme de chambre " roman illustre du non moins illustre Octave Mirbeau.
Luis Bunel en tira un film que tout le monde a vu et revu avec Jeanne Moreau dans le rôle titre. Pourquoi effectivement, ne pas en tirer un monologue puisque le rôle est d'évidence porteur ? William Malatrat en signe ici la mise en scène avec deux comédiennes jouant en alternance.
Je vis Karine Ventalon grande et blonde silhouette, peut-être un peu trop clean pour ce personnage de soubrette canaille à l'évidente sensualité.
Une voix off fredonne une rengaine très connue mais les escaliers de la Butte se réduisent ici à ceux de la trappe d'où surgit notre interprète, telle la domestique à qui l'on aurait demandé de remonter une bonne bouteille poudreuse enfouie à la cave. Une valise sera le seul accessoire symbolisant l'ameublement. Un journal en sortira et nous découvrirons alors les vicissitudes de l'emploi.
Douze places en deux ans, cela vous forge le caractère ! Plus rien ne peut surprendre en cette société qui a pensé à protéger les animaux mais pas le personnel. Maître et domestiques entretenaient parfois de bien étranges relations et peu à peu, ceux qui exercent cette profession n'ont rien à leur envier sur le plan des complications mentales.
Quelle sourde attirance Joseph exerce t' il sur cette jeune femme venue de la ville qui ne nourrit pourtant aucune illusion le concernant ? Pire, elle est convaincue qu'il a violé puis tué la petite Claire et cependant envisage de lier son sort au sien. Méandres de l'âme humaine : attraction-répulsion, qui des deux aura le dernier mot ? Allez découvrir ou vous remémorer ce texte dit avec intelligence et dans la plus grande sobriété bien qu' une once de canaillerie supplémentaire eut selon moi, été souhaitable. Peut-être la seconde interprète, Virginie Mopin l'apporte t'elle ? A vérifier.

Simone Alexandre

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15:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LE PLAN B de Andrew Payne

STUDIO des CHAMPS ELYSEES
15 avenue Montaigne 75008 PARIS
(M° Alma-Marceau)
Loc. 01 53 23 99 19
www.comediedeschampselysees.com
Pl. 36/30 & 10€ pr les -26ans.

Du mardi au samedi à 21h.
matinée les samedi & dimanche à 16h.30


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Adaptation : Vanessa Chouraqui et Robert Plagnol

Mise en scène : Michel Fagadau assisté de Juliette Moltes
avec Aura Atika, Robert Plagnol, Natacha Régnier, Thomas Chabrol.

Rapports ambigus, conflictuels entre deux couples ...
Craig (Thomas Chabrol) est un mari violent, nettement alcoolique qui passe son temps à humilier Sarah (Aure Atika) laquelle supporte la situation grâce à l'emprise qu'elle exerce sur Tom (Robert Plagnol) ami d'enfance de son époux, en un évident phénomène de compensation.
Annie (Natacha Régnier) est l'actuelle petite amie de Tom, fille naïve à l'admiration maladive et que bien entendu Sarah ne pense qu'à évincer.
Nous allons passer d'un appartement à l'autre afin de les voir vivre ensemble ou par couples, les drogues en vigueur étant le vin qui coule à flot et la coke qui peu à peu rend Tom complètement fou. Jalousie, domination incluant une forme de sadisme sont au rendez-vous.
Le climat est bien évidemment intense et le jeu des comédiens va crescendo.
La mise en scène de Michel Fagadau est calquée sur l'affiche, mosaïque de personnages qui vont et viennent au rythme d'un rock déjanté.
Car les comédiens jouent les déménageurs entre chaque tableau afin d'éviter bien sûr ces noirs qui n'auraient pas manqué de ralentir l'action mais ces déplacements ont pour fâcheuse conséquence de nous rappeler que nous sommes spectateurs alors même que l'histoire de ces personnages nous impliquait de plus en plus. Dommage ...
A une exception près (je ne dirai pas laquelle), les comédiens sont parfaits dans leur rôle respectif. La pièce est bien évidemment à voir et apprécier à plus d'un titre.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent