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08/03/2008

La Mouette de Anton Tchekhov

THEATRE de la TEMPETE
Cartoucherie de Vincennes
Route du Champ de Manoeuvre
75012 PARIS.
(M° Château de Vincennes + navette Cartoucherie)
Tél. 01 43 28 36 36
www.la-tempete.fr
Pl. 18€ TR.13/10€ mercredi : 10€

du mardi au samedi à 20h.
mat. le dimanche à 16h
vendredi 28 mars à 14h.
du 4 au 28 mars 2008

texte français : Philippe Adrien & Vladimir Ant (L'Arche éditeur)
mise en scène : Philippe Adrien.

avec Margarete Biereye (Arkadina) - Pascal Rénéric (Treplev) - David Johnston (Sorine) - Julie Biereye (Nina) -
Arno Chevrier (Chamraiev) - Anne de Broca (Paulina) -
Larissa Cholomova (Macha) - Georges Bigot (Trigorine) - Stéphane Dausse (Dorn) Christophe Kourotchkine (Medvedenko) Vladimir Ant (Iakov)

 

Encore une nouvelle traduction de Tchekhov diront certains. Or, si quelques unes n'étaient pas indispensables, celle ci n'est pas inutile, bien au contraire car nous n'avons jamais autant aimé ses personnages ...
L'univers de Tchekhov nous fut très souvent présenté comme un lieu un peu brumeux peuplé de caractères étranges glissant sur la vie sans vraiment y adhérer, comme si le sort de l'homme était de s'ennuyer beaucoup avant de disparaître ... La formule avait autant de charme que d'inconsistance. Un ton général englobe habituellement la pièce alors qu'ici chacun (comme dans la vie) possède son expression bien particulière. Il en résulte une impression de relief inusitée. Margarete Biereye et son subtil accent nous campe une Arkadina d'une indéniable élégance tandis que Treplev (Pascal Rénéric) nous émeut plus qu'aucun comédien interprétant ce rôle n' était parvenu à le faire avant lui. Son amour malheureux pour Nina est aggravé par celui qu'il a toujours voué à cette mère égoïste, trop imbue d'elle même et qui bien entendu ne peut qu'être attirée par l'indifférence d'un Trigorine.
Le dépouillement de la scénographie réalisée par Yves Collet déroute tout d'abord un peu mais la raison se justifie d'elle même lorsque nous découvrons la qualité de jeu des interprètes.
La drôlerie se révèle portée notamment par le jeu inventif de David Johnston (Sorine) à la savante fantaisie. Cet amour impossible car non réciproque que se vouent les personnages est à la fois sublime et dérisoire, la meilleure illustration étant cette scène de récupération active lorsque Arkadina repoussée par le volage Trigorine finit par triompher de ce dernier.
On sort de la salle avec l'impression d'avoir enfin vécu Tchekhov.

Simone Alexandre

theatrauteurs.com

14:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/03/2008

MESSAGE DESTINE AUX LECTEURS & ATTACHES DE PRESSE.

Désolée mais par suite de problèmes indépendants de ma volonté, j'ai durant une semaine été privée de l'accès à l'administration du blog Hautetfort relookant son support; j'ai donc pris quelque retard dans la parution de mes chroniques et suis encore actuellement dans l'impossibilité d'ajouter des photos. Veuillez m'en excuser.

09:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/03/2008

Ma colocataire est encore une garce !

PALAIS DES GLACES
37, rue du faubourg du Temple
75010 PARIS
(M° République)
Tél. 01 42 02 27 17
Pl. 28 & 25€ - C.E 20€ -
ET. 18€ -26ans. 10€ : du mardi au jeudi

Comédie écrite par : Fabrice Blind, Michel Delgado
& Nelly Marre.
Mise en scène : Anne Roumanoff
avec Fabrice Blind, Marie Pape et Sir John
en alternance avec Virginie Franck ou Cécile Batailler,
Fabrice Schwingrouber et Foudil Kaibou.

Que peut donc faire un télescope dans un salon, surtout s'il n'est pas braqué en direction du ciel ? Etrange ...
Il semble pourtant que la belle Sasha soit une experte en utilisation télescopique. Elle a le coup de main, l'oeil et le bon !
Arrivée inopinée d'un beauf qui déclare être le propriétaire des lieux pour en revendiquer la restitution puisque le bail arrive pile-poil à expiration.
Confusion de dates (en apparence du moins).
Pas folle la guêpe, Sasha voyant bien que le visiteur est sensible à son charme va essayer de récupérer la situation en faisant notamment passer Luigi (son petit ami) pour son frère et parviendra même a éloigner l'importun pour une durée qui s'avérera plus courte que prévu.
Tous les ressorts de la comédie boulevardière fonctionnent au quart de tour.
Répliques destinées à déclencher l'hilarité du public, retournement de situations, bref chacun joue son numéro avec bonheur mettant les spectateurs en joie.
C'est sympathique et même si on ne risque pas une hernie au cerveau, on passe sur place un moment agréable. A voir pour le simple plaisir, ce qui en ces temps moroses constitue une perspective à ne pas négliger.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com



08:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent