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19/03/2008

Le coeur n'est pas moderne (comédie-tango)

L' ATALANTE

10, Place Charles Dullin 75018 PARIS

(Métro : Anvers)

Loc. 01 46 06 11 90

Du lundi au samedi (sauf mardi) à 20h.30

Dimanche à 17h.

Du : 12 Mars au 7 Avril 2008

Texte et mise en scène de Martine Drai -  (Création 2008)

avec Catherine Davenier, Hervé Falloux, Dominique Léandri, Jean-Sébastien Rampazzi.

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" On ne naît pas femme, on le devient " affirmait à juste titre, Simone de Beauvoir.
Découvrir que l'on est femme en dansant le tango (cette danse pratiquée initialement par les hommes) peut être la solution.
Parfaite illustration du couple où l'un conduit tandis que l'autre se soumet délibérément à sa volonté mais aussi parfois, anticipe, devine ...
Si " Le coeur n'est pas moderne " comme le prétend Martine Drai au moyen de ce titre où l'humour n'est pas absent, d'autres vous diront que le coeur ne vieillit jamais.

Les diverses formes de danses se succèdent au fil du temps et des modes mais le tango, lui est éternel.
Par ce spectacle incluant les diverses formes d'expression : parole, musique et danse, nous allons effectuer un tour d'horizon des multiples situations rencontrées en pareille circonstance.
Les couples se croisent, s'enlacent, permutent, se racontent ...
Celui-ci est timide et cet autre expérimenté. Grâce au tango, une femme peut se révéler farouche ou provocante, sensuelle ou ... complètement coincée.
Aller danser correspond à un rendez-vous que l'on aurait avec plusieurs mais sans les conséquences habituelles.

Corps à corps, coeur à coeur pour une durée déterminée. C'est en quelque sorte une parenthèse que l'on ouvre et referme à loisir. On peut discuter entre chaque danse, se livrer à toutes les contradictions possibles et imaginables, puisqu'en revanche sur la piste, l'accord doit être parfait.
Ce spectacle est composé de séquences évocatrices, explicatives même car chaque personnage se livre, se raconte, nous dit ce qu'est sa vie en des temps de pose situés en bordure de piste avant que le rythme entraîne tout car rien ne résiste au tango. Tenez, pas même un aspirateur ! (allez voir, vous comprendrez). C'est un spectacle original dont on ressort avec une furieuse envie de danser.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

  

16:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/03/2008

Les Combustibles de Amélie Nothomb

Théâtre Daniel Sorano

16, rue Charles Pathé

94 VINCENNES

(métro : Château de Vincennes - RER : Vincennes.)

Du : 12 Mars au 20 Avril 2008 

du mercredi au samedi à 20h.45, dimanche à 16h.

Mise en scène : Stéphane Cottin

avec : Julie Turin, Michel Boy & Grégory Gerreboo

Scénographie : Sophie Jacob.

 

Nous fûmes nombreux à avoir lu " Les Combustibles " d' Amélie Nothomb et certains ont même assisté à ce que fut la création de la pièce il y a quelques années, à l' Essaïon de Paris avec Arlette Théphany dans le rôle du professeur, ce qui n'avait pas manqué d'en surprendre plus d'un ...

Ici, le rôle sera confié de façon plus logique à Michel Boy grand gaillard à la voix tonitruante qui résiste au froid tout en refusant d'enfiler un pardessus uniquement par principe.

L'action se déroule donc dans cet appartement envahi de livres (logique puisque nous sommes au domicile de ce professeur d'Université). Des bruits de guerre parviennent jusqu'à nous et s'aventurer à l'extérieur équivaut à un acte de suicide. Pour compagnons cet homme a un ancien élève devenu à son tour enseignant et la dernière conquête de ce dernier à qui le vieil homme offrira une hospitalité pas tout à fait désintéressée. En période de guerre quand la faim et le froid se font pressants la seule chose qui distingue encore l'homme de l'animal est sans nul doute la faculté de lire afin que passe ce " temps libre obligatoire "
Le froid hivernal (nous sommes d'évidence dans un pays de l' Est et l'on pense immédiatement à l'ex-Yougoslavie) a consumé tous les meubles que les flammes ont dévorés un à un puis, au risque d'y laisser sa vie, on a commencé par ramasser des planches que les bombardements fournissaient en détruisant les maisons.
Maintenant, que sortir est devenu quasi impossible, il ne reste rien ou presque sinon les livres, ces chers compagnons dont on a dit jadis que l'on ne s'en séparerait pas pour un Empire !
Inactivité et froid aidant, Daniel se recroqueville de plus en plus tandis que Marina insiste avec véhémence pour que ces ouvrages reliés fournissent le combustible indispensable à leur survie à tous trois. C'est alors que l'évaluation des oeuvres va commencer puisqu'il s'agit maintenant de " mesurer le poids des mots à la valeur d'une flamme ".
Apparemment, celle du professeur n'est pas encore éteinte mais va se révéler bien insuffisante à réchauffer la jeune femme qui oppose à ce cynique un évident esprit pratique. La vivacité de Julie Turin fait merveille dans ce rôle de victime qui n'en est pas une tandis que Grégory Gerreboo semble en comparaison un peu statique tant son personnage au fort penchant idéaliste est emprisonné par son admiration pour " le Maître " qui se transformera en agressivité après avoir surpris ce qu'il était censé ignorer ...
Une parenthèse musicale et chorégraphique (à découvrir) tombe à point nommé pour réchauffer l'atmosphère de cette pièce dont le cynisme s'il ne nous faisait tant rire aurait suffi à nous glacer.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Marie Stuart de Friedrich Schiller

THEATRE 13

103A, bd. Auguste Blanqui 75013 Paris

(métro : Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

Jeudi & samedi à 19h.30

Dimanche à 15h.30

Mise en scène : Fabian Chappuis

avec Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Stéphanie Labbé, Jean-Christophe Laurier, Aurélien Osinski, Benjamin Penamaria, Sébastien Rajon, Isabelle Siou, Jean Tom, Marie-Céline Tuvache.

Du 11 Mars au 20 Avril 2008 

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Problèmes financiers aidant, les productions théâtrales sont souvent contraintes d'adapter certaines oeuvres dites classiques en réduisant le nombre de personnages. On en profite alors pour réactualiser le discours avec, pourquoi pas, quelques clins d'oeil à l'actualité. Ici, c'était plus difficile car le conflit qui opposa Elisabeth 1ere (la grande !) à Marie-Stuart est archi-connu. En plus des pièces inspirées du thème, maints films ont été tournés et par conséquent notre esprit critique s'en trouve obligatoirement aiguisé.
Une évidence s'impose, il convient de soigneusement choisir les deux piliers de la pièce (entendez ces deux femmes avides de pouvoir) et si je fus surprise de découvrir une Elisabeh brune et une Marie blonde, vous allez peut-être dire que je chipote ? Or, nous possédons des portraits de l'une et de l'autre et si l'on veut être crédible mieux vaut se rapprocher le plus possible des originaux. Il est vrai que certains ont déjà eu l'idée de confier le rôle d' Hamlet à un africain et pourquoi pas Othello à un nordique ? Bref, passons ...
Marie-Céline Tuvache possède un style de jeu évident et a juste un peu trop tendance à le mettre en avant mais qui peut le plus peut le moins ... Je n'ai rien à redire concernant cette Marie-Stuart  (bien que blonde) à l'expression intelligente (sans doute plus que son modèle) sinon que l'une et l'autre m'ont semblé ne pas s'être suffisamment imprégnées de la distance que leur personnage respectif devait maintenir vis à vis des autres mortels. Les moeurs en vigueur à l'époque de la royauté ne datent pas d' hier certes mais nous savons toutefois que le protocole empêche toujours que l'on touche l'actuelle reine d' Angleterre. Là encore, c'est un détail mais qui a son importance.
La rencontre entre les deux femmes n'a eu lieu que dans l'imagination de l'auteur et en réalité Elisabeth n'a accepté de condamner sa soeur (pris dans le sens large du terme) que contrainte et forcée.
L'espace scénique symbolisant tous les endroits où se déroule l'action est recouvert d'une matière fine et scintillante qui fait penser à du mâchefer que l'on serait parvenu à rendre silencieux. Afin que les costumes des deux reines attirent notre attention peut-être, les comédiens seront vêtus de façon identique, le noir étant la couleur symboliquement choisie. Entre chaque scène, ils iront tous se ranger en haut du plateau, côté jardin pouvant figurer ainsi des gens de cour silencieux et présents.
La pièce dure 2 heures sans entracte et il est évident qu'il conviendrait de revenir la voir courant avril quand l'esprit du texte aura imprégné chacun et que le rythme de croisière aura eu tout loisir de s'installer.

Simone Alexandre

Theatrauteurs.com

  

11:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent