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04/09/2008

CONNECTIC de Cécile Rist.

Café de la Danse

5, passage Louis-Philippe 75011 PARIS

Métro : Bastille.

Loc. 0 892 68 36 22 (0,34€ /min)

Places : 20€ TR : 15€

Du mercredi au samedi à 20h.12 : jusqu'au : 13 septembre 2008

Ecriture et mise en scène : Cécile Rist.

avec Bastien d'Asnières (Patrick) - Félicie Baille (Zoé) - Caroline Pietrucha (Mélanie) - Dounia Sichov (Laetitia) - Guilaume Tobo (Georges)

connectic-A.jpg

Le propre même des jeunes compagnies est de se lancer dans des essais, de se risquer dans des techniques nouvelles car si eux ne le font pas, qui le fera allez-vous dire ? ... La compagnie BordCadre sur une conception (texte et mise en scène) signés Cécile Rist nous propose ce spectacle tout à la fois " branché " et critique de l'époque actuelle, que l'on nomme : la société de consommation.
Investir l'immense plateau du Café de la Danse n'est pas une mince affaire ...
Pour cela, ce groupe de trentenaires a tout mis à contribution, la pub, la télé, les connections internet, tout y passe par le biais de la vidéo qui vient s'afficher sur le mur d'en face. Ensuite, en bas (entendez sur l'espace scènique) 5 comédiens n'ont plus qu'à s'activer au moyen de scènes évocatrices, sorte de patchwork de l'existence ... Laissons donc Elise Lucet à ses commentaires improbables et penchons nous sur les comédiens puisqu'au théâtre on est censé retrouver des personnages en chair et en os.
Nous découvrons Georges (Guillaume Tobo) producteur tyrannique qui par le biais d'internet va un jour, par accident, embaucher Mélanie, cette fille timide mais pleine de bonne volonté, à l'élocution cahotique, dont les lunettes servent de boucliers inefficaces, Caroline Pietrucha nous propose ici une composition intéressante. Il y a également Patrick - peintre sur pneu de son état mais que l'on soupçonne d'être un glandeur professionnel; Bastien d'Asnières s'est composé un look un peu gitan qui tranche complètement avec celui de son frère. Il vit plus ou moins avec Zoé (Félicie Baille) rebelle elle aussi mais pas à la coke ... et va rencontrer Laetitia, cadre bancaire, vaguement nymphomane mais indéniablement enceinte jusqu'aux cheveux.
Tous ces gens se croisent, se mélangent mais ne se rencontrent jamais réellement. Tout à fait à l'image de notre société où les gens vont, viennent, surfent sur tout et n'importe quoi, sans but réellement précis sinon celui de s'en sortir avec les moyens du bord. Les spectateurs apprécieront ... ou pas selon ce qu'ils cherchent en allant au théâtre. Oublier la vie de chaque jour ou bien la retrouver à peine caricaturée ? Problème d'actualité ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

27/08/2008

Entre 15H et 15H.30 de Jean-Claude ISLERT

entre 15h.jpgTHEATRE MICHEL

38 rue des Mathurins 75008 PARIS

(Havre-Caumartin)

T. 01 42 65 35 02

Pl. 36€ & 28€

Du mardi au samedi à 20h.45

Matinées le samedi à 16h.30

& dimanche à 15h.

Mise en scène : Jean-Luc MOREAU

 

 

avec Arnaud GIDOIN,

Patrick ZARD, Elisa MAILLOT,

Audrey HAMM, Antoinette MOYA.

Pour évoquer le genre de situation que nous allons découvrir, il existe un terme adéquat qui se nomme le cinq à sept mais comme notre époque est trépidante, ce sera plus rapide encore. D'évidence, l'amant est garé en double file à moins que sa vieille mère ne patiente dans la voiture en bas !
Patrick Zard aurait plutôt le physique d'un mari tandis que Arnaud Gidoin a tout du jeune amant or sachez que c'est l'inverse ...
Sans en avoir l'air, Jacques (Arnaud Gidoin) et Sylvie (Elisa Maillot) sont mariés depuis 15 ans et apparemment, les braises ont quelque peu refroidi.
N'oublions pas que ce qui maintient la stabilité d'un mariage, c'est la confiance (réciproque si faire se peut) sorte de ciment indispensable à la pérennité de l'union. C'est là précisément que le bât blesse car Jacques est un fieffé menteur, pire : un menteur professionnel dont l'activisme confine au grand art !
Lasse de ses tromperies, Sylvie a un jour pris un amant et celui qui lui tomba sous la main était bien entendu le plus proche collaborateur de son époux.
Imaginez les complications à venir ...
Quiconque serait persuadé que le vaudeville n'est plus du goût du jour devra réviser son jugement après avoir vu cette pièce, à la teneur ô combien contemporaine !
C'est drôle, enlevé et on passe un moment délicieux face à cet imbroglio aux ressources inépuisables.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

11:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : comédie, théâtre michel, vaudeville

16/08/2008

Big Shoot de Koffi Kwahulé

LAVOIR MODERNE PARISIEN

35, rue Léon 75018 PARIS

(M° Château Rouge)

Loc. 01 42 52 09 14

Pl.15€, TR.10€, abonnés : 5€

www.rueleon.net

A partir du 21 août 2008

du jeudi au samedi à 21h.

dimanche à 16h.

Mise en jeu : Michèle Guigon.

Denis Lavant fait son entrée, la démarche lourde, saccadée, fredonnant de façon lancinante; sa tenue vestimentaire est bizarre, un chapeau aux rebords étroits vissé sur la tête, l'imper de Colombo qui sortirait du pressing faisant contraste avec le gilet noir et la cravate en ficelle, à même la peau. Tout intrigue dans le personnage ... Entrée en deux temps, petite facétie dans l'intervalle puis il revient en sifflant pour enchaîner sur une bordée d'injures. Il invective alors un personnage invisible qui se fera de plus en plus présent. Nous constatons que le bourreau et la victime sont face à face, l'un retors, brutal et pervers, l'autre aussi naïf qu'accommodant ... Le mythe de Sisyphe s'invite et passe tel l'ange de Cocteau. Qui est donc cet insignifiant Stan, qu'a t-il fait pour mériter un tel sort ? Apparemment, l'homme est lisse, discret comme un tricot et son attitude d'oiseau peureux tranche avec la volubilité féroce de l' Autre. Et puis, il y a l'énigme à découvrir symbolisée par cette femme à la fenêtre, derrière la palissade fleurie d' hibiscus rouges ... Stan va t-il finalement avouer ?
Tout à la fois, enquêteur, juge et bourreau comme au temps de l' Inquisition, le vibrionnant Denis Lavant encercle sa victime, lui interdit toute issue, la piège comme une araignée dans sa toile. Le spectateur n'est pas loin de se prendre lui-même pour la victime tant il est fasciné. Porté par le talent aux mille facettes du comédien, ce texte pour le moins effroyable devient ludique et nous arrache des rires qui après coup nous surprennent. Nous venons en réalité de vivre un grand moment de théâtre.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo, Laurent Lafuma)

Denis-Lavant-1.jpg

08:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent