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13/03/2011

Le truc de Vanessa Mikowski et Natacha Achor

THEATRE du MARAIS

37, rue Volta

75003 PARIS

(M° Arts et Métiers)

loc. 01 45 44 88 42

Pl. 18€ - T.R. 12€

Jeudi, vendredi, samedi à 21h.15

jusqu'au : 22 avril 2011

Mise en scène : Vanessa Mikowski
assistée de Joanna Espinosa

avec Aurélia Crebessegues (Amanda)

et Emilie Glémet (Victoire)

 

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Rythme de boîte à musique. Une fille est assise par terre, bras enserrant ses genoux, un réveil posé devant elle, à ses pieds. Tricherie avec l'heure ...
Arrivée intempestive d'une voisine (du moins se présente t-elle ainsi) venue emprunter un tire-bouchon.
Victoire -  c'est le nom de l'occupante des lieux - n'a pas envie de répondre et " la fourmi n'est pas prêteuse " mais finalement, cédera à la sollicitation.
Deux ans qu'elle se terre là, deux ans qu'elle imagine ce qu'elle pourrait faire de ses soirées et ... ne sort pas. Alors quelqu'un qui s'incruste et vient mettre la pagaille, c'est toujours bon à prendre !  Ces deux là se ressemblent comme le jour et la nuit. La nouvelle arrivée raconte une histoire à dormir debout avec de toute évidence, la ferme intention de faire sa pelote ici : un peu à la façon d'un chat qui se faufile dans une maison qui n'est pas la sienne mais va le devenir.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Mystère. Elle prétendra habiter l'immeuble et fuir un dénommé Francky mais c'est visiblement faux. Juste un prétexte destiné à se procurer un endroit pour la nuit, un lit où dormir et pourquoi pas, quelques billets à dénicher au fond de l'une de ces multiples boîtes qui se trouvent sur l'étagère ... Ange ou démon ? Va savoir ! Cette pièce écrite par deux filles, jouée par deux filles contient on le devine, une part autobiographique mais également aussi un tas de non-dits. Bref, le résultat est un peu brouillon. Moins sulfureuse que Les Bonnes de Jean Genet, la filiation en est cependant revendiquée.
Le caractère de Victoire est brossé avec soin mais celui de la pseudo Amanda, reste flou en dépit d'une extraversion affichée. Quand la pièce se termine, la spectatrice que je suis cherche toujours " le truc. " ... Il faut juste espérer que certains plus finauds que moi l'auront trouvé.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

 

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22:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Frères du bled de Christophe Botti

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

loc. 01 43 66 01 13

Pl. 24€ - séniors : 19€
Etud. 12€

Du mercredi au samedi à 21h.30

Dimanche à 17h.30

jusqu'au : 24 avril 2011


Mise en scène : Thierry HARCOURT

avec : Gabrielle LAZURE, Manuel BLANC,

Robin CAUSSE, Déborah GRALL, Issame CHAYLE.

 

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L' Algérie, cette plaie ouverte dans la mémoire des hommes ...
La métropole avait tellement bonne conscience qu'elle refusait de prononcer le mot : guerre, lui substituant celui d'événements. 
Les opinions furent à l'époque divisées que l'on ait ou non des liens là-bas.
Au sein d'une même famille certains se déclaraient en faveur de l'Algérie française tandis que d'autres dénonçaient (enfin) la colonisation.
De plus impliqués, constataient douloureusement la dualité de leurs attaches ... Thierry Harcourt qui signe tout à la fois la mise en scène et la scénographie a fait choix de sobriété. En place, quelques caisses comme si tous venaient récemment de s'installer ou bien se trouvaient en partance ... Nous ne tarderons pas à comprendre pourquoi en découvrant tout d'abord les jumeaux, Jasmine et François, choix hybride de prénoms, lourd de signification.
La jeune fille est nerveuse, combative et le jeune homme un tantinet amer.
Très rapidement nous comprendrons qu'il est jaloux de l'autre frère absent avec lequel sa jumelle partage des secrets auxquels il n'a pas accès.
C'est le jour des morts et un grand portrait du père disparu figure en bonne place, quasi omniprésent. La mère va les rejoindre, personnage raide et froid puis celui qui manquait à l'appel arrive enfin : Djalil qui pour la circonstance, a revêtu l'uniforme du défunt ... Il n'est pas arrivé les mains vides car il rapporte de l'autre côté de la Méditerranée, un document destiné à révéler tous les non-dits qui vont grâce à lui se libérer. En un cercle magique tracé sur le sol, le passé va resurgir, livrer ses secrets. Les comédiens interpréteront tour à tour et de façon plus ou moins évidente, tous ces absents afin de leur donner vie jusqu'à ce que la vérité soit faite. L'auteur nous gratifiera d'une petite facétie de dernière minute mais je vous laisse (entre autres) découvrir cette ironie du sort.
Quant au jeu, le trio de jeunes comédiens Robin Causse, Déborah Grall et Issame Chayle m'a semblé faire preuve d'une implication plus grande que leurs aînés. En effet, si Manuel Blanc est égal à lui-même, Gabrielle Lazure fait ici figure de silhouette statique et son personnage manque quelque peu de consistance.  D'évidence, ce rôle n'était pas fait pour elle ou peut-être est elle plus à l'aise face aux caméras que sur un plateau de théâtre ?
Le texte en revanche est à découvrir.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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(photos : Bruno Perroud)

19:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/03/2011

BRITA BAUMANN (Les Cadouin # 2)

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THEATRE 13

103A, bd. Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 24€ - T.R. 16€

le 13 de chq mois, tarif unique : 13€

Mardi, mercr.vendr. 20h.30

Jeudi : 19h.30

Dimanche à 15h.30 et à l'issue de la représentation (sauf le 20 mars)

Reprise de la première partie du Cycle Les Cadouin (tarif unique : 11€)
MONSIEUR MARTINEZ (Les Cadouin # 1) à 17h.15 -

CREATION : Documentaire théâtral et musical de Gaëtan Peau et Quentin Defalt.

Mise en scène : Quentin Defalt.

avec : Juliette Coulon (Laurence Cadouin) - Valentine Erlich (Brita Baumann) - Olivier Faliez (Jean-Jacques) - Charlotte Laemmel (Violaine) - Emmanuelle Marquis (Virginie Cadouin) - Gaëtan Peau (Roland Cadouin)

Durée du spectacle : 1h.20 sans entracte.

 

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D'emblée, situation outrancière mais justesse de ton, le public confronté à la première image hésite entre rires et compassion. Le moins que l'on puisse dire est que ça commence fort !  Nous sommes en Bretagne et le décor est aussi rustique que les gens, ce qui n"entrave nullement l'existence des problèmes qui se posent, bien au contraire. Le père, Roland caresse quelques rêves de gloire et tyrannise sa petite famille dans ce but. Concert. Je vous laisse découvrir les instruments dont la vue m'a arraché un éclat de rire. Le but est d'animer des bals populaires tout en ayant l'air dans le vent mais en utilisant des références d'un autre âge ... Durant ce temps, Bécaud juché sur un petit nuage compte les pois de sa cravate. C'était ça ou se pendre avec !  Les deux filles, Laurence et Virtginie sont en pleine crise d'adolescence. La nouvelle femme de Roland, Violaine joue par intermittence d'un instrument un peu particulier ... (force est de reconnaître que cet effet comique fait toujours recette à notre époque.) Jean-Jacques, ex beau frère de Roland est le pianiste du groupe, c'est aussi le moins braque. Et puis il y a Brita, la jeune correspondante allemande, muette comme une carpe mais qui déploie des torrents de romantisme en direction de son frère quand elle lui écrit.
Leur maquillage à tous est tout à la fois singulier et porteur de message. Les maladresses sont feintes car tout est merveilleusement réglé. Enfin du théâtre qui n'a pas honte d'être ce qu'il est, sans singer le cinéma. Du reste, là où ils sont, il n'y a pas même la télé, alors !
On dîne en famille, on se couche tôt et on repart le lendemain vers une autre série de concerts scabreux ou de répétitions houleuses. Ce genre de spectacle ne peut laisser indifférent, c'est l'un ou l'autre, on aime ou on déteste. Personnellement, j'ai adoré au point de regretter de ne pouvoir rester au delà de cette représentation puisque chaque dimanche la première partie du cycle est proposée dans la foulée à partir de 17h.15. Les histoires étant distinctes, cela permet de les jouer dans le désordre. Sachant que la perception humoristique est vraiment personnelle et varie d'un individu à l'autre, que ce qui a l'heur de plaire à Paul, déplaira à Pierre, je ne saurais trop cependant vous conseiller de tenter l'aventure qui pour moi fut belle. Allez y, et si l'humour décalé vous enchante, vous allez vous régaler !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com  

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Photos : Quentin Defalt.

 

15:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent