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22/04/2008

Camille Claudel 1864 - 1943, de Christine Farré

CINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS

Tél. 01 42 54 15 12

Pl. 22€ - Tarif réduit : 13€ 

M° Lamarck-Caulaincourt - Abbesses

www.cine13-theatre.com 

Du mercredi au samedi à 19h.

Dimanche à 17h.30

Du 23 AVRIL au 24 MAI 2008.

Durée du spectacle : 1h.30 

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Spectacle adapté et mis en scène par Christine Farré d'après la correspondance de Camille Claudel, les textes de Paul Claudel, Auguste Rodin, Mathias Morhardt, Octave Mirbeau, Henri Asselin.

avec Camille Claudel : Ivana Coppola - Auguste Rodin : Enrico Di Giovanni - Octave Mirbeau : Pierre Carrive

Henri Asselin : Bernard Montini, Paul Claudel : Pierre Remund.

Créations lumières : Jean-Luc Chanonat -

Création son : Christophe Chouet. 

Camille Claudel en a déjà inspiré plus d'un au théâtre comme si une obscure attirance venait en quelque sorte compenser son génie contrarié mais évident. Deux grands hommes, deux proches en qualité de frère et d'amant ont masqué le soleil qui ne demandait qu'à resplendir. Elle paiera cette contrariété par trente deux ans d'asile ... Il fallait pour incarner le personnage, une comédienne à l'expression intense et il est évident qu' Ivana Coppola est bien l'artiste idéale.
Sous nos yeux, elle incarne Camille avec fougue, douleur et surpassement de soi.
En amont, Christine Farré a collecté les correspondances, s'imprégnant de cette existence pour la faire revivre, nous immergeant dans le monde de celle dont certains n'ont pas hésité à déclarer qu'elle avait encore plus de talent que Rodin !
Cet univers est reconstitué par la présence scénique des personnages qui ont gravité autour d'elle mais pas seulement hélas, Auguste Rodin bien sûr, son frère Paul, Octave Mirbeau et Henri Asselin que notre époque connaît peut-être un peu moins. J'ai assisté à la première représentation dans ce lieu et si le jeu de chacun était remarquable, en revanche, il m'a semblé que chaque interprète jouait encore sa partition. Au fil des représentations, la symbiose ne va pas tarder à s'installer d'elle même et c'est alors à un grand moment de théâtre auquel les spectateurs pourront assister, toutes les conditions étant pour cela requises.
La pièce n'étant programmée que pour une courte durée (un mois) allez y vite car le thème et ce qui en est fait méritent le déplacement.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

09:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/04/2008

Deux petites dames vers le Nord de Pierre Notte

PEPINIERE OPERA

7, rue Louis le Grand 75002 PARIS

(Métro : Opéra)

Loc. 01 42 61 44 16


Du mardi au samedi à 21h.

Matinées samedi : 18h. dimanche : 16h.

Jusqu'au : 13 juillet 2008 

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Mise en scène : Patrice Kerbrat

avec Catherine Salviat et Christine Murillo.

L'une est aussi plantureuse que l'autre est fluette et pourtant elles sont soeurs. Cela arrive ... (la preuve ! ) Il perdure malgré tout, en dépit des chamailleries une indestructible complicité. Nous faisons connaissance d'Annette (Catherine Salviat) et de Bernadette (Christine Murillo) au théâtre (ça tombe bien) où malicieusement l'auteur a fait d'elles des spectatrices pour le moins turbulentes ce qui à l'écoute de Pinter est pour le moins inattendu. Nous ne tarderons pas à apprendre que leur mère est gravement malade et qu'elles se relaient à l'hôpital pour lui rendre visite.
Aujourd'hui, elles font relâche en allant au théâtre et c'est le moment précis que leur génitrice à toutes deux va choisir pour traverser le miroir ...
Où qu'elles soient, quoiqu'il puisse leur arriver, elles ont le don de nous faire rire.
Les deux comédiennes ont un talent fou, (cela tout le monde le sait) et elles s'amusent de concert comme des petites folles et nous avec.
Pourtant le thème mis à plat peut difficilement prêter à sourire, puisque deux (petites) dames, plus très jeunes enterrent leur mère après l'avoir fait incinérer selon sa volonté. On pourrait s'attendre à sortir les mouchoirs ? En ce cas, ce serait parce que nous avons pleuré de rire. Rien n'est funèbre en cette histoire, bien au contraire et nos deux nouvelles amies débordent de vie.
Tandis que l'une ne pense qu'à griller des cigarettes, l'autre expérimente la bière non pas celle dans laquelle on se couche mais l'autre en boîte qui finit par rendre la démarche hésitante. Elles iront même dans un bal où l'on ne peut pas dire qu'elles fassent tapisserie très longtemps. Mais je ne voudrais surtout pas vous raconter leurs aventures car il ne resterait plus rien à découvrir et ce serait dommage. Allez-y ! Je vous promets de passer en leur compagnie une soirée désopilante au possible.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

10:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/04/2008

Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ? de Carole Thibaut

Théâtre de l'Est Parisien

159 avenue Gambetta 75020 Paris

Tél. 01 43 64 80 80 - www.theatre-estparisien.net

Pl. 22€, TR de 7 à 15,50€ 

M° Gambetta, Pelleport, St-Fargeau.

du lundi 7 au vendredi 25 avril 2008

mercredi, vendredi à 20h.30

mardi, jeudi & samedi à 19h.30

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Photo : Hervé Bellamy 

Texte et mise en scène : Carole Thibaut

avec Catherine Anne (la fille) - Jean-Pol Dubois (le père)

Hocine Choutri (l'ami)

Texte publié aux Editions Lansman 

Puisque cette histoire nous est (en quelque sorte) donnée en pâture, il est difficile de ne pas s'interroger sur sa part autobiographique ...
Un vieil homme, atteint vraisemblablement d'un cancer incurable revient auprès de sa fille afin de solliciter d'elle l'ultime service. L'euthanasie compassionnelle est très à la mode depuis quelques temps ... Le père responsable (en principe) de la vie de sa fille, lui demande de prendre en charge sa mort. Etrange abus de pouvoir signifiant : " je ne t'ai pas consultée et là encore, tu ne peux faire autrement "
On comprend la crispation de la dame ! Or, crispée, Catherine Anne l'est beaucoup. Elle nous crie son désarroi d'une voix blanche tandis que le talentueux Jean-Pol Dubois nous plonge dans un océan de contradictions. Humain, trop humain dirait ... vous savez qui !
On apprend que ce père fut odieux, brutal avec les siens et boit plus que de raison.
Mais pour Carole Thibaut, les liens du sang restent indéfectibles.
Comment refuser la mort à quelqu'un qui vous a donné la vie et vous supplie pour que vienne cette délivrance ? Afin de mettre en scène cette ultime tranche de vie âpre au possible, il fallait que la scénographie ait la pureté du diamant. Le sol est clair et le décor de la dernière scène d'une beauté à couper le souffle.
Hocine Choutri avec mesure, pudeur et la dose nécessaire de chaleur humaine représente tous les autres, tous ces hommes qui n'ont pas été retenus parce que l'image du père faisait écran. Nous avions craint un temps, de nous métamorphoser en voyeurs face à ces trois là, puis sommes peu à peu entrés dans l'histoire pour constater qu'elle était presque à notre insu devenue nôtre, émotionnellement.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

21:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent