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06/06/2017

Le cercle des illusionnistes d'Alexis Michalik

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La Pépinière Théâtre

 

7, rue Louis le Grand

 

 

75002 PARIS

 

 

 

(M° Opéra)

 

Loc. 01 42 61 44 16

 

http://www.theatrelapepiniere.com/

 

Pl. de 35 à 20€

 

- de 26 ans : 12€

 

 

du mardi au samedi à 20h30

 

matinée le samedi à 16h

 

 

jusqu'au : 9 SEPTEMBRE 2017

 

 

Texte et mise en scène : Alexis Michalik

 

avec : Jeanne Arènes, Clotilde Daniault, Maud Baeker, Constance Labbe, Arnaud Dupont, Guillaume Riant,

Vincent Joncquez, Alexandre Blazy, Mathieu Métral,

Adrien Cauchetier, Michel Derville.

 

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Qui n'a rêvé, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, d'accomplir des tours de magie, de faire partie du petit groupe de ceux qui savent … de connaître les secrets qui allument des petites étoiles dans les yeux des enfants de tous âges ?

Un simple foulard agité, puis escamoté déclenche en notre esprit une foule de questions qui se bousculent au fil des hypothèses ...

Saviez-vous qu'en 1776, un automate gagnait toutes les parties d'échecs à la Cour de Russie ? Alors que depuis peu, certains s'enorgueillissent d'appartenir à l'industrie des robots, faisant fi des conséquences car jouer aux échecs n'était qu'un aimable passe-temps et ne condamnait personne au chômage !

 

 

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Mais passons, nous sommes ici pour nous changer les idées, ce qui est la mission sacrée du théâtre et là, par les soins inspirés d'Alexis Michalik nous allons sauter d'une époque à l'autre, la machine à remonter le temps est en marche et fonctionne à la vitesse de l'éclair …

Nous avons tous entendu parler du prestigieux Robert Houdin

( à ne pas confondre avec Harry Houdini, son pâle imitateur ) mais commençons par aborder une époque plus proche de nous en faisant la connaissance de Décembre - quel drôle de nom, allez-vous dire ? - qui trouvera son digne pendant en la personne d'Avril cette jeune personne pas aussi victime qu'elle en a l'air …

Le premier est ce que l'on nomme " un voleur à la tire " lequel après avoir fait main basse sur le sac de la dame, craquera littéralement au vu de sa photo ; il cherchera donc à la rencontrer puis après avoir fait connaissance, le couple se rendra sur l'emplacement de l'ancien théâtre de Robert Houdin où la dame ouvrira un coffre avec l'aisance d'une magicienne sous le regard éberlué de son compagnon.

 

 

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( photos : Alejandro Guerrero )

 



Georges Mélies avait alors fait l'acquisition des lieux où grâce à son kinétographe, il allait rapidement se lancer dans les trucages cinématographiques et devenir sans le savoir l'ancêtre des effets spéciaux.

Mais je ne vais peut-être pas vous en dire plus afin de ne pas déflorer la magie du spectacle. Allez-y et gageons qu'en sortant vous conclurez que - comme la rime l'indique - avec Michalik, c'est magique !



Simone Alexandre

 

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11:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/06/2017

En attendant Godot de Samuel Beckett

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THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

Jeudi à 19h

 

Dimanche à 18h

 

Samedi 10 Juin (dernière) à 21h30

 

 

Mise en scène et lumières : Jean-Claude SACHOT

 

avec Dominique RATONNAT (Vladimir) 

Philippe CATOIRE (Estragon) 

Jean-Jacques NERVEST (Pozzo) 

Guillaume VAN' T HOFF ou Vincent VIOLETTE (Lucky)

 

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On a tout dit, tout écrit sur Beckett et pourtant l'attraction que son oeuvre déclenche est toujours là. Beaucoup s'y réfèrent en dépit du temps écoulé, ce temps que l'auteur évoque de façon obsessionnelle, qui paraît à certains une mystérieuse punition, inexplicable et pérenne.

Qui est Godot ? … On pense immédiatement à Dieu, à la délivrance qui se fait attendre, annoncée puis reportée sans cesse. Disons que c'est le miracle que chaque homme - croyant ou non - espère, souhaite, attend, en vain le plus souvent.

En un lieu imprécis qui fait penser à l'Eden après qu'un dieu jupitérien ait - en représailles ( ? ) lancé sa foudre, subsiste un arbre mort, celui de la connaissance ( ? ) qui ne dit rien. Deux égarés qui ont perdu la mémoire attendent Celui qui est annoncé. ( Désolée pour la tentation d'exégèse que Roger Blin lors de la création de la pièce voulait précisément éviter mais elle s'impose presque malgré nous.)

 

 

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Estragon ( Philippe Catoire ) flanqué de son inséparable Vladimir ( Dominique Ratonnet ) sont ces deux clochards - à l'époque où le texte fut écrit, le langage moins hypocrite que maintenant, n'utilisait pas le terme : SDF - bref, deux clodos qui vraisemblablement ont connu des jours meilleurs si l'on en juge par le port du chapeau melon, signe d'une bourgeoisie affirmée, traînent leurs guenilles en ces lieux.

D'où viennent-ils, on ne le saura jamais - où vont ils ?...

Nulle part, puisqu'ils stationnent en attendant jour après jour Celui qui ne vient pas. Alors pour patienter, ils inventent des jeux, parlent beaucoup, décident de se séparer puis reviennent. Il faut bien meubler le temps !

Un couple encore plus hétéroclite que le leur ne tardera pas à faire son apparition, le tyrannique Pozzo ( Jean-Jacques Nervest ) qui tient en laisse Lucky ( Vincent Violette ) énigmatique homme-chien. A l'amitié ambiguë des deux premiers vient se greffer ce couple aux moeurs sado-maso. La rencontre sera surprenante.

 

 

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Nos deux affamés ( Estragon et Vladimir ) lesquels se contentent pour survivre d'une carotte, d'un navet ou quelque radis noir … verront " le Maître " s'empiffrer sous leurs yeux, boire un vin auquel ils n'ont plus droit, eux dont les poches percées de leur costume usé jusqu'à la trame, ne contiennent plus rien.

Le metteur en scène, Jean-Claude Sachot a utilisé le comique de cirque pour mettre en valeur ses personnages. Le merveilleux sera symbolisé par cette marionnette annonciatrice conçue par Nadine Delannoy. La désespérance n'a plus cours en la présence de ce petit être, sorte de pierrot tombé de la lune, porteur de soudaine poésie.

Que vous connaissiez ou non la pièce, allez-y car les comédiens sont excellents et vous devriez passer en leur compagnie un agréable moment. Dont acte.




Simone Alexandre

 

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10:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/06/2017

Des hommes en devenir d'après Bruce Machart

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PARIS VILLETTE

 

211, avenue Jean Jaurès

 

Parc de la Villette

 

75019 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Pantin)

 

Loc. 01 40 03 72 23

 

Pl. de 8 à 20€

 

http://www.theatre-paris-villette.fr/

 

Mardi, mercredi, jeudi, samedi à 2Oh

 

Vendredi à 19h

 

Dimanche à 16h

 

jusqu'au : 10 JUIN 2017

 

 

Mise en scène : Emmanuel MEIRIEU

 

 

avec : Stéphane BALMINO, Jérome DERRE, Xavier GALLAIS, Jérôme KIRCHER, Loïc VERRAUT

 

Musique originale : Raphaël CHAMBOUVET

 

Lumière, décor et vidéo  Seymour LAVAL et Emmanuel MEIRIEU

 

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( photo : Emmanuel MEIRIEU )

 

 

A l'origine de ce spectacle, un recueil de nouvelles écrit par l'américain Bruce Machart, textes réunis sous le titre : " Des hommes en devenir " racontant l'histoire de grands blessés de la vie.

Ils sont cinq : Tom, Dean, Ray, Sean et Vincent et cette chienne d'existence ne les a pas ménagés.

Ils arrivent un à un, tout sanglants, face à nous.
Chacun a connu une perte irrémédiable, vécu un cauchemar dont on se remet difficilement.

Imaginez une autoroute prise puis suivie à toute allure, la provision de bière à portée de main, le bottin placé sur la pédale d'accélération : une atmosphère à la Bukowski et puis le choc, prévisible, bien sûr. Ce chien innocent écrasé et les pleurs de son propriétaire qui n'avait peut-être connu que cette tendresse là, que cette fidélité brusquement arrachée  à lui par ce fou alcoolique voulant se prouver, Dieu sait quoi ?

Parlons en de Dieu, l'éternel absent, lui qui permet qu'un enfant naisse avec un pied sans doigts. Comment de telles choses peuvent-elles advenir ? … Un innocent qui paie pour des fautes qu'il n'a pas commises. Le monde dans toute sa laideur est alors silencieux et ne peut que constater le désastre comme chaque fois qu'un bébé meurt dans le ventre de sa mère ...

Il est vrai que ce petit être là a peut-être échappé au désastre que constitue le fait d'être broyé quelques années plus tard dans une scierie. Le Reader's Digest relate parfois ces drames de la vie réelle et pour écrire ces textes courts mais percutants, un homme qui négligeait par trop sa compagne sera largué. C'est la vie, comme dirait l'autre !

Les spectateurs sont suspendus au souffle de chaque interprète. Chaque monologue exprime l'incompréhension qui nous tombe dessus quand un malheur arrive, quand le destin ressemble à une impasse, pire à une malédiction.

Chaque comédien a tellement fait corps avec son personnage que portés par la puissance du texte, nous oublions parfois que nous sommes au théâtre en dépit de ces visages géants projetés en superposition : gros plan surgissant à l'avant-scène, destiné à créer encore plus d'impact.

 

Musique et lumières transcendent le tout.

Précision indispensable : comme l'espace scénique est ponctuellement surtitré ne vous installez pas trop près afin de confortablement lire les précisions apportées. C'est âpre, vous l'avez compris mais mérite le détour.




Simone Alexandre

 

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13:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent