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08/10/2008

" SUZANNE TAKES YOU DOWN "

Flash-Back Poétique 39-45

Nadège.jpg

Du 14 au 18 octobre 2008

LAVOIR MODERNE PARISIEN
35, rue Léon 75018 Paris

Métro : Château rouge
Loc. 01 42 52 09 14
resa@rueleon.net

Tarif plein : 15€ - T.R. 10€ abonnés : 5€

Mardi et vendredi à 21h.
Jeudi et samedi à 19h.


en première partie de BIG SHOOT de Koffi Kwahulé avec Denis LAVANT

de et par : Nadège PRUGNARD

Accompagnement artistique : Bruno BOUSSAGOL.

" Suzanne, nom de code " Takes you down " Actrice fusillée sur scène le 16 novembre 1943 à Vichy, hante le théâtre pour dire son histoire, pour redire l'endroit de sa propre mort et à travers elle convoquer cette période noire qu'à été la guerre de 39-45."

20:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/10/2008

Une valise à la mer de Marc Delaruelle

Espace La Comédia

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Salle des Pavés, 6 Impasse Lamier (angle 8, rue Mont Louis)

75011 PARIS (M° Philippe Auguste)

Loc. 01 43 67 20 47 ou resa@la-comedia.com

Tarifs : 15 & 12€

Texte et mise en scène,

Marc Delaruelle

Décor et costumes : Geneviève Dudret.

avec : Claude Mailhon et Patrice Ricci.

Tous les vendredi et samedi à 21h. Dimanche à 17h.

Nous sommes à l'approche de l'aube, ce moment quotidien de renaissance, celui aussi où nous dit la légende, la petite chèvre de Mr Seguin après avoir tant lutté, rendit l'âme, l'heure à laquelle bien souvent, les vieillards replient bagage ... Un homme juché sur ce que nous imaginons être un rocher, regarde l'eau en bas.
Survient une femme, une valise à la main, coiffée d'un ridicule petit chapeau surmonté d'une voilette blanche, posée là en un geste symbolique, serrée dans un tailleur aux dimensions de sa vie, elle découvre brusquement l'homme, comme un obstacle posé au travers de son chemin. Lui a tout perdu " au jeu " dira t-il, et elle - cherche désespérément à se débarrasser de souvenirs encombrants - symbolisés, personnifiés par ce chat mort dont la valise est le cercueil. Elle aurait pu le faire incinérer certes, mais la démarche était impossible, au dessus de ses forces alors elle vient là, depuis quelques nuits et repousse chaque fois l'instant fatal.
" C'est mort que l'amour est un poids " et décidément celui là est trop lourd pour s'envoler aussi brusquement.
Présentée ainsi la pièce pourrait ressembler à un drame alors que sa forme est tout autre. C'est dirons nous, un conte pour adultes. Ces deux là vont se mesurer, croiser le fer ensemble, jouer au jeu de la séduction.

Flatteuse, elle constatera,
-  " vous miaulez comme un chat parle " ...

Et tenez, précisément, nous le verrons ce grand matou ou plutôt son âme qui continue à rôder autour du couple puisque décidément on peine à l'expédier au Paradis des chats ...
Claude Mailhon va se transformer sous nos yeux au gré de l'évolution de son personnage. La dame un peu surannée du début va peu à peu faire preuve d'autorité puis rajeunissant en recouvrant l'espoir, devenir séductrice.
La comédienne nous fait bénéficier de toute la palette de ses expressions par une succession de situations en décrochage.
L'excellent Patrice Ricci est tour à tour désabusé, violent, rusé comme un félin bien sûr et séducteur au point de remplacer (et plus car affinités) le compagnon disparu.
Il était une fois, un chat qui après sa mort se transforma en homme. Vous n'y croyez pas ? ... Il suffira que vous entendiez le texte de Marc Delaruelle pour être convaincus. Brillantes, poétiques et rapides, ses répliques font tendrement mouche, "apprivoise-moi " disait le renard, cette fois, c'est le chat réincarné qui est vainqueur. Quel beau conte de fées !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/10/2008

" La Véranda " de Cyril GELY et Eric ROUQUETTE

Théâtre La Bruyère

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5, rue La Bruyère 75009 PARIS

(M° St-Georges)

Loc. 01 48 74 76 99

Pl. 36 / 28 / 21 euros

Du mardi au samedi à 21h.

Mat. samedi à 17h.30

& dimanche à 15h.

Mise en scène de Francis PERRIN

avec Isabelle de BOTTON,

Marc FAYET, Gérard LOUSSINE,

Marie PITON et Lisa SCHUSTER.

 

Le thème du voisinage en a inspiré plus d'un, Gérald Aubert, Jean Larriagua, pour ne citer personne ... Cette fois, Cyril Gely et Eric Rouquette se sont penchés sur le problème avec sans nul doute une part de vécu personnel ou de visu, ce qui revient pratiquement au même, certains accents ne trompant pas.
La pièce commence par un farniente traversé de survols vibrionnants émanant d'un insecte du genre bourdon, si l'on en juge par le témoignage sonore ...
Faut-il préciser que Gilles est un adepte notoire du transat ? Sa sieste sera de nouveau perturbée par Gisèle, joyeuse commère dont la langue bien pendue ne dédaigne pas de se revigorer en explorant bouteilles ou verres qui lui tombent incidemment sous la main.
A part ce léger vice, la dame ne se fait pas prier pour aider son prochain ce qui lui permet de garder un oeil sur la vie des uns et des autres ...
Arrivée d'Isabelle, épouse de notre " athlète du transat " enceinte jusqu'aux yeux et les commentaires iront bon train du fait de l'arrivée (programmée) d'un couple mitoyen c'est du moins ainsi que la situation sera perçue par l'un des deux ménages.
D'une condition sociale complètement différente, Bruno arbore un look de parisien aisé,  un snobisme aussi élégant que discret, partagé par son épouse, grand reporter télévisuel en dépendance téléphonique absolue, la dame ne quittant jamais son portable : profession oblige !
On ne fait pas plus dissemblable que ces deux couples là et par conséquent, les suites s'avéreront inéluctables. N'importe, pour autant prévisibles qu'elles soient, les péripéties mettent le spectateur en joie grâce à l'illusoire raisonnement qui veut que " cela n'arrive qu'aux autres." ...
Promiscuité aidant les deux couples ne tarderont pas à se gratifier de charmants noms d'oiseaux, ils en viendront même aux mains en dépit d'une haie censée freiner leurs ardeurs belliqueuses. Les personnages vont donc se déchirer allègrement puis la pièce aura une brusque conclusion qui nous laissera un peu pantois. Certes, mieux vaut un spectateur sur sa faim que risquer de le lasser mais là, on aurait souhaité un petit supplément. A force de les voir vivre, on commençait à s'attacher à eux, sans doute ? ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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23:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent