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13/07/2011

Molière sur le Divan d'après Molière et Freud

visuel-Moliere.jpgLUCERNAIRE

53, rue N.Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D.des Champs)

Réserv.01 45 44 57 34

du mardi au samedi à 18h.30

jusqu'au : 27 AOUT 2011

 

Ecriture et mise en scène : Michelle Brûlé

avec Claire Chérel, Bruno La Brasca, Diana Laszlo, Edith Monteil, Paul Spera, Anaïs Tobelem.

 

Il fallait oser le faire ! soumettre Molière à la psychanalyse et commencer le spectacle en demandant au spectateur de s'endormir ... ces deux démarches là, sont pour le moins atypiques.

Masques blancs, incursions dans la salle, Alceste sur le divan (de vous à moi, il le méritait bien) certain personnage féminin fera même plus que friser la crise d'épilepsie ... bref, le spectacle se veut déjanté et cependant porte joyeusement à réfléchir. Car enfin, l'hystérie des vierges n'est elle pas tout simplement due à la perversion du père ? ... Je vous vois déjà vous insurger, aussi gardons nous de généraliser.

Dérapages verbaux, pour tout dire, propos assez verts, lapsus révélateurs (comme chacun sait) et tenez, tant qu'on y est, Gilles de la Tourette sera même mis à contribution. Pas lui, bien sûr mais ses symptômes. 

Dans la foulée, nous apprenons que " le mélancolique aime contre lui-même, ce qui le pousse à la passion " Fichtre ! Voilà qui explique tout (ou presque) surtout quand l'auteur affirme que pour le névrosé,  " la réalité psychique a plus d'importance que la réalité matérielle. " Vous m'en direz tant ! J'ai l'air de railler comme cela mais pour tout vous avouer, je me suis amusée comme une petite folle et tous les spectateurs présents ont fait de même. Les comédiens sont formidables faisant preuve d'une énergie et d'un rythme dynamisant. On prend un plaisir iconoclaste à les voir et entendre, bref - ne laissez surtout pas passer ce moment de pur bonheur en allant bien vite les applaudir. C'est simple, quand j'y repense,  j'en ris encore ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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17:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Par la fenêtre, ou pas de Pierre Notte

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Réserv. 01 42 33 42 03

les jeudi, vendredi, samedi à 21h.

dimanche à 17h

jusqu'au : 31 Juillet 2011

Mise en scène de Antoine HUMBERT

avec Hélène Bélivier, Virginie Hallot, Antoine Humbert, Jérome Laborde, Maud Martinez, Laurent Narjot, Raphaëlle Spagnoli.

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Là, il faut que je prenne garde car avec un titre pareil et un prénom comme le mien votre servante pourrait passer par la fenêtre et comme c'est celle d'un train, gare à l'atterrissage !  Or, on en rencontre du monde dans ce train là.   

L'une est voleuse professionnelle et l'autre s'est fait chaparder son mari de façon définitive ...  " 33 ans et un kilo par an " constate l'une d'elles à une époque où l'on vit de plus en plus vieux, il va d'évidence falloir élargir les portes et pas seulement celles des transports en commun  ... Ce qui explique peut-être que l'apôtre Jean ait écrit l'Apocalypse à 70 ans ? Au delà, il n'eut plus été capable d'écrire, tant ses bras eussent été lourds. Mais d'où vient cette Vénitienne ainsi vêtue ?  Pour ne pas quitter la Bible, de Sodome ou de Gomorrhe ? Heureusement que deux jeunes gens sont là pour nous rassurer par leur seule présence et l'avenir se trouve  du même coup assuré car le spectateur a déjà moult inquiétudes à cause des lapsus morbides qu'il enregistre. Ici, chacun raconte son histoire sans écouter l'autre, exactement comme dans la vie. Pas étonnant après cela que le contrôleur s'évanouisse à tout bout de champ. Et la veuve qui veut  " se foutre en l'air " maintenant ! 

Voyage très agité mais six dans un compartiment la nuit, comment pourrait-il en être autrement ? Horreur !  voilà qu'il neige au mois de mai ! ... 

Vous l'avez compris, cette pièce est complètement déjantée. Nous nageons en plein surréalisme, ça s'agite, ça fait du bruit en ce Landerneau roulant, bref le délire est au rendez-vous et face à ces situations "abracadabrantesques", le spectateur glousse allègrement. C'est joyeux, rapide d'un esthétisme ébouriffant, bref, allez-y, vous ne serez pas déçus puisque Simone et compagnie vous le garantissent ... Absolument. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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15:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/06/2011

La femme silencieuse de Monique Esther Rotenberg

THEATRE du PETIT HEBERTOT

78 bis, bd. des Batignolles

75O17 PARIS

(M° Rome et Villiers)

T. 01 42 93 13 04

Tarif unique : 15€

Du mardi au samedi à 21h.

Dimanche à 15h.

jusqu'au : 10 Juillet 2011

Mise en scène : Pascal ELSO

avec : Pierre-Arnaud JUIN - Corinne JABER - Olivia ALGAZI.

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1934 - Pluie d'orage. Stefan Zweig est dans son bureau londonien.
Arrivée de Lotte Altmann, nouvelle secrétaire choisie par son épouse, Friderike, laquelle a coutume de le soulager de tout ce qui ne constitue pas son travail d'écriture ...
L'homme frise le désagréable et ne se ravisera que lorsqu'il verra que confrontée à cet accueil, la jeune femme s'apprête à prendre la porte.
Nous découvrirons assez vite que la secrétaire en question, bénéficie d'une intelligence incisive, qu'elle connaît parfaitement l'oeuvre de l'écrivain pour lequel elle s'apprête à travailler, sans parler de sa connaissance non moins approfondie du Talmud. Bref, une assistante peu banale et dont le sort restera lié à celui de Zweig pour l'éternité mais l'un et l'autre ne le savent pas encore ...
Pour l'heure, il s'agit de s'atteler à l'écriture de cette biographie de Marie Stuart, vaste programme, l'auteur ayant provisoirement mis de côté, Erasme avec lequel il avait décidément par trop d'affinités, ce qui rendait l'approche quasi insupportable. Il y reviendra plus tard.
Monique Esther Rotenberg s'est imprégnée de ces Souvenirs d'un européen rédigés sous le titre " Le monde d'hier " ouvrage incontournable à tout fervent lecteur de Stefan Zweig et il faut bien reconnaître qu'elle réussit  à mettre dans la bouche du personnage principal, des mots incontestables.
Pierre-Arnaud JUIN qui s'est appliqué à ressembler le plus étroitement possible à celui qu'il est censé incarner, martelle un peu le texte (m'a t-il semblé) ce qui contraint Olivia Algazi à faire souvent de même mais peut-être n'était-ce que la conséquence d'une représentation jouée en matinée ? En revanche, Corinne Jaber qui est l'épouse du grand homme est absolument remarquable ! La mise en scène de Pascal Elso présente la fluidité qui convient et le décor est fort beau notamment sous ces effets d'orage. Tous les amoureux de Zweig sont invités à aller voir cette pièce, brillant hommage rendu à sa mémoire et rappel (concernant le titre) du livret que cet auteur écrivit pour Richard Strauss, opéra censuré par les nazis du fait de la judaïté involontaire mais réelle, du librettiste choisi.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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(Photos : Xavier LAHACHE)

15:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent