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27/11/2008

Baroufe à Chioggia de Carlo Goldoni

Théâtre Clavel

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3, rue Clavel 75019 Paris

Métro : Pyrénées.

Réserv. 01 46 22 68 08

www.theatre-clavel.com

Places : 18 & 12€

Les jeudi, vendredi & samedi à 20h.

jusqu'au : 27 décembre 2008.

Mise en scène : Antoine HERBEZ

avec : Stéphanie BARGUES, Anaïs BERARD-MASSON, Pierre-Edouard BELLANCA, Fabienne BILLOT, Jean BOISSINOT, Olivier CHARCOSSET, Joanna FORLEN, Benoît de GAULEJAC, Caroline GEORGES, Ivan HERBEZ, Olivier HO HIO HEN, Sébastien LE REST.

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Quel joyeux tintamarre, quel superbe barouf(e) ! La pièce de Goldoni explose littéralement en un feu d'artifices vivant et coloré portée par le talent de Antoine Herbez et de sa splendide équipe. Ils sont jeunes, beaux, vifs, acrobatiques et cette réalisation pétille comme une coupe de champagne.
La pièce nous dit-on fut créée un soir de Carnaval et en adopte le rythme trépident.
Imaginez l'explosion de joie dont témoignent les femmes de Chioggia après le long carême constitué par l'absence de leurs hommes ou promis revenus d'une équipée en mer ... Après le calme, la tempête mais joyeuse celle là, dévastatrice dans le sens lyrique du terme puisque c'est la vie qui bouillonne dans les veines de tous ceux là. Les femmes débordent de sensualité et les hommes de convoitise le goût de vivre est omniprésent. Vous qui connaissez la pièce, vous allez la redécouvrir mais menée à un rythme d'enfer. Je me garderai bien de raconter l'action aux autres qui doivent absolument aller sur place la découvrir car c'est le plus joyeux spectacle qui soit. Aussi n'ajouterai-je qu'une chose : allez y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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09:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/11/2008

DIAGNOSTIC de Daniel Pennac

Théâtre Daniel-Sorano

16, rue Charles Pathé (94) VINCENNES

M° Château de Vincennes

Réserv. 01 43 74 73 74

www.espacesorano.com

Pl. 22 & 18€

Du mercredi au samedi à 20h.45

dimanche à 16h. jusqu'au : 21 décembre 2008.

Mise en scène : Alan BOONE & Jean-Claude COTILLARD

avec : André ANTEBI, Paul BOUFFARTIGUE, Jean-Claude COTILLARD & Nicole GENOVESE.

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Sorte de one-man-show soigneusement encadré.
Il devient très rapidement indéniable que le personnage principal sinon unique est cet homme étrange au look décalé par rapport à la profession qu'il avoue avoir été la sienne ... un temps !
Le spectateur pénètre dans l'espace en T d'un quelconque hôpital.
Un couloir mène de cour à jardin que notre homme traverse rapidement et à plusieurs reprises, faisant rouler devant lui un pneu. Que vient faire cet accessoire en pareil lieu ?
Un timide monsieur-tout-le-monde, flanqué de la banale serviette d'homme d'affaires, est son interlocuteur privilégié ou plutôt non, sa victime puisqu'il ne peut se soustraire à ces confidences envahissantes ...
C'est que l'homme en question a bien failli devenir un grand ponte, l'un de ces médecins dont on s'enorgueillit de posséder la carte de visite.
Seulement voilà, certaines péripéties ont dévié le cours du Destin.
Jean-Claude Cotillard, omniprésent évoque cette curieuse aventure avec force détails. Son récit à lui seul envahit le temps et l'espace. Nous sommes suspendus à son évocation tandis que par un étrange paradoxe son interlocuteur - lui - est anéanti par elle. Les personnages surgissent de cette évocation adoptant un comportement et un rythme surréalistes. Tout une existence s'est déroulée en une seule nuit dont c'est précisément la date anniversaire.
Le texte de Daniel Pennac est savoureux, le personnage porté par Jean-Claude Cotillard tellement volubile que nous restons suspendus à son récit où l'humour le dispute à l'inattendu. Ses partenaires sont d'une drôlerie savamment dosée, intervenant à point nommé. Bref, tout cela est d'une efficacité incroyable et tout à fait hors normes. A voir pour le plaisir de se sentir dépaysés par cet humour en décalage.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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22:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/11/2008

GIACOMO sur les planches de et par Gilbert Ponté

LA COMEDIA

6 Impasse Lamier 75011 PARIS

M° Philippe Auguste. (ligne 2)

Loc. 01 43 67 20 47

resa@la-comedia.com

www.lacomedia.com

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Chaque mercredi à 19 heures.

Mise en scène : Stéphane AUCANTE.

Une génération entière fut marquée par les images télévisuelles du premier alunissage ... Dans les années qui ont suivi - invariablement - à l'éternelle question : " qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? " les enfants répondaient : " je serai cosmonaute " Eh oui ! le légendaire Pierrot rêveur ne serait désormais plus seul sur la Lune. Giacomo fut de ceux-là !
Avant le catalogue des 3 Suisses, il y eut Manufrance et on y trouvait tout, combien de rêves inassouvis sont venus s'abîmer entre ses pages ... Ici, (avec le premier cité) les garçons reluquent les sous-vêtements féminins ou fantasment sur les filles chics, celles qu'ils ne fréquenteront sans doute jamais.
Certes, il y a bien Cendrine qui se risque à porter mini-jupes et rouge à lèvres mais les parents veillent car une fille qui tourne mal, ça suffit !  Chat échaudé ...
Difficile à un italien d'échapper au catholicisme et à Monsieur le Curé, à la messe, à ses rites préparés longuement d'avance, ce qui a donné à plus d'un des idées de théâtre. Eh ! le fonctionnement est le même ...
Giacomo répète Scapin dans le seul endroit où il est tranquille ... ce qui fait qu'il y reste assez longtemps.  Quand ils découvriront la vérité, les parents vont manifester leur désaccord bien sûr, mais avec l'oncle, c'est différent.
D'ailleurs chez ce dernier, il y a tellement de livres ! ...
Le rêve de tout travailleur (émigré ou non) est d'avoir une maison, quelque chose qui puisse témoigner de l'effort accompli tout en améliorant le sort de la génération suivante ...
Gilbert Ponté nous raconte tout cela, passant constamment d'un personnage à un autre, caracolant de la cour au jardin et pour nous, il est évident que tout ce qu'il évoque est la stricte vérité. Tous ces gens qu'il nous fait voir ont bel et bien existé. Sans doute a t-il voulu leur rendre hommage par le biais de ce spectacle tout en jetant un regard derrière lui ?


Cet épisode fait suite à " GIACOMO L'enfant de la cité " (*) qui se joue dans le même lieu à la même heure, chaque mardi.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(*) voir chronique du 4 octobre 2007 (archives)

16:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent