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05/09/2008

LE VOL DE KITTY HAWK comédie de Georges Dupuis (Création)

THEATRE 13

103A, bd Auguste Blanqui 75013 PARIS

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Métro : Glacière.

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 22€ - TR : 15€ (le 13 de chaque mois 13€, tarif unique)

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi & samedi à 19h.30

dimanche à 15h.30

DU 2 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE 2008.

(Texte paru aux Ed. Les Cygnes, collect. Les Inédits du Théâtre 13)

Mise en scène : Yves Pignot.

avec : Laurent Benoît, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti, Firmine Richard, Rosalie Symon.

La vie serait - nous dit-on - apparue dans les océans, puis l'homme a investi la terre, il était fatalement logique qu'il rêvât un jour de s'élever dans les airs et si possible de son vivant. Le pionnier fut Icare et beaucoup voulurent suivre son exemple mais foin de mythologie, conservons les pieds sur terre !
Atterrissons dans cet atelier de vente, fabrication et réparations de cycles où en cette fin de 19ème siècle,  les hommes n'avaient pas encore désappris à rêver.
Deux frères inséparables, travaillent ensemble à Dayton (Ohio, USA) et dès qu'ils ont un moment, ils étudient, calculent avec un but précis : faire voler " un plus lourd que l'air " ce que personne n'a encore réussi à obtenir  en dépit de multiples tentatives ...
Tous les ouvrages traitant du sujet ont été lus par eux, à commencer par les écrits du grand théoricien de l'aéronautique, Octave Chanute qui en inspira plus d'un.
Voici que survient une voyageuse qui, précisément se plaint des moyens de transports. Or la dame est une photographe professionnelle ce qui va inspirer nos deux chercheurs. Les seuls maîtres des airs sont les oiseaux, en les examinant en captant, en décomposant les différentes phases de leur vol au moyen de la photographie, la clé de l'énigme devrait être découverte ?
La dame est belle, intelligente, efficace et une idylle ne tardera pas à s'installer entre elle et Wilbur, celui des deux frères qui passait pour un ours mal léché.
Il faut beaucoup d'argent pour mettre au point un projet aussi ambitieux et Milton Wright, le père sera sollicité. C'est un pasteur aux principes rigides mais qui finira par céder à la conviction de ses deux fils.
La soeur nous commente cela en ouvrant et refermant un rideau symbolisant ainsi le temps qui passe lequel se trouve ralenti d'autant.
Un personnage par des entrées ponctuelles vient relancer l'action, c'est la très drôle et très sympathique Madame Brighton patronne du restaurant d'en face, impénitente et joyeuse commère devant l'Eternel.
Les comédiens sont excellents, les costumes choisis avec un soin irréprochable, les lumières réalisées par Jacques Rouveyrollis, superbes !
Comme il s'agissait d'une première représentation, les comédiens n'avaient pas encore trouvé le rythme mais faisons leur confiance, d'autant que certains ont fait leurs preuves de façon exceptionnelle dans d'autres spectacles ...
Si l' histoire de l'aéronautique vous passionne, cette pièce est pour vous et si vous n'y connaissez rien, raison de plus pour aller vous documenter sur place.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo : Hugues Marcouyau)

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19:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/09/2008

CONNECTIC de Cécile Rist.

Café de la Danse

5, passage Louis-Philippe 75011 PARIS

Métro : Bastille.

Loc. 0 892 68 36 22 (0,34€ /min)

Places : 20€ TR : 15€

Du mercredi au samedi à 20h.12 : jusqu'au : 13 septembre 2008

Ecriture et mise en scène : Cécile Rist.

avec Bastien d'Asnières (Patrick) - Félicie Baille (Zoé) - Caroline Pietrucha (Mélanie) - Dounia Sichov (Laetitia) - Guilaume Tobo (Georges)

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Le propre même des jeunes compagnies est de se lancer dans des essais, de se risquer dans des techniques nouvelles car si eux ne le font pas, qui le fera allez-vous dire ? ... La compagnie BordCadre sur une conception (texte et mise en scène) signés Cécile Rist nous propose ce spectacle tout à la fois " branché " et critique de l'époque actuelle, que l'on nomme : la société de consommation.
Investir l'immense plateau du Café de la Danse n'est pas une mince affaire ...
Pour cela, ce groupe de trentenaires a tout mis à contribution, la pub, la télé, les connections internet, tout y passe par le biais de la vidéo qui vient s'afficher sur le mur d'en face. Ensuite, en bas (entendez sur l'espace scènique) 5 comédiens n'ont plus qu'à s'activer au moyen de scènes évocatrices, sorte de patchwork de l'existence ... Laissons donc Elise Lucet à ses commentaires improbables et penchons nous sur les comédiens puisqu'au théâtre on est censé retrouver des personnages en chair et en os.
Nous découvrons Georges (Guillaume Tobo) producteur tyrannique qui par le biais d'internet va un jour, par accident, embaucher Mélanie, cette fille timide mais pleine de bonne volonté, à l'élocution cahotique, dont les lunettes servent de boucliers inefficaces, Caroline Pietrucha nous propose ici une composition intéressante. Il y a également Patrick - peintre sur pneu de son état mais que l'on soupçonne d'être un glandeur professionnel; Bastien d'Asnières s'est composé un look un peu gitan qui tranche complètement avec celui de son frère. Il vit plus ou moins avec Zoé (Félicie Baille) rebelle elle aussi mais pas à la coke ... et va rencontrer Laetitia, cadre bancaire, vaguement nymphomane mais indéniablement enceinte jusqu'aux cheveux.
Tous ces gens se croisent, se mélangent mais ne se rencontrent jamais réellement. Tout à fait à l'image de notre société où les gens vont, viennent, surfent sur tout et n'importe quoi, sans but réellement précis sinon celui de s'en sortir avec les moyens du bord. Les spectateurs apprécieront ... ou pas selon ce qu'ils cherchent en allant au théâtre. Oublier la vie de chaque jour ou bien la retrouver à peine caricaturée ? Problème d'actualité ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

27/08/2008

Entre 15H et 15H.30 de Jean-Claude ISLERT

entre 15h.jpgTHEATRE MICHEL

38 rue des Mathurins 75008 PARIS

(Havre-Caumartin)

T. 01 42 65 35 02

Pl. 36€ & 28€

Du mardi au samedi à 20h.45

Matinées le samedi à 16h.30

& dimanche à 15h.

Mise en scène : Jean-Luc MOREAU

 

 

avec Arnaud GIDOIN,

Patrick ZARD, Elisa MAILLOT,

Audrey HAMM, Antoinette MOYA.

Pour évoquer le genre de situation que nous allons découvrir, il existe un terme adéquat qui se nomme le cinq à sept mais comme notre époque est trépidante, ce sera plus rapide encore. D'évidence, l'amant est garé en double file à moins que sa vieille mère ne patiente dans la voiture en bas !
Patrick Zard aurait plutôt le physique d'un mari tandis que Arnaud Gidoin a tout du jeune amant or sachez que c'est l'inverse ...
Sans en avoir l'air, Jacques (Arnaud Gidoin) et Sylvie (Elisa Maillot) sont mariés depuis 15 ans et apparemment, les braises ont quelque peu refroidi.
N'oublions pas que ce qui maintient la stabilité d'un mariage, c'est la confiance (réciproque si faire se peut) sorte de ciment indispensable à la pérennité de l'union. C'est là précisément que le bât blesse car Jacques est un fieffé menteur, pire : un menteur professionnel dont l'activisme confine au grand art !
Lasse de ses tromperies, Sylvie a un jour pris un amant et celui qui lui tomba sous la main était bien entendu le plus proche collaborateur de son époux.
Imaginez les complications à venir ...
Quiconque serait persuadé que le vaudeville n'est plus du goût du jour devra réviser son jugement après avoir vu cette pièce, à la teneur ô combien contemporaine !
C'est drôle, enlevé et on passe un moment délicieux face à cet imbroglio aux ressources inépuisables.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

11:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : comédie, théâtre michel, vaudeville