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14/10/2008

Alouette de Dezsö Kosztolànyi

Théâtre Daniel-Sorano

alouette.jpg

16, rue Charles Pathé à VINCENNES (94)

(M° Château de Vincennes)

01 43 74 73 74

www.espacesorano.com

jeudi, vendredi, samedi à 20h.45

jusqu'au : 25 octobre 2008.

Traduction : Maurice Regnaut & Péter Adam (Ed. Viviane Hamy)

Adaptation et interprétation : Danièle Douet

accompagnée de Alphonse Cemin au piano.

Mise en scène : Sylvia Folgoas.

 

Adapter un roman ou une nouvelle pour le théâtre n'est pas tâche aisée, surtout par le biais d'un monologue.

Pourtant c'est dans l'air du temps, comme on dit.
Afin d' évoquer cette histoire qui se déroula à une autre époque, la scénographie se veut sobre et classique. Un paravent, un fauteuil, une lampe posée sur un petit meuble et côté jardin, un immense piano à queue sur lequel un blond pianiste se chargera des intermèdes, avec beaucoup de talent. Il revient donc à la comédienne-adaptatrice de nous faire voir ce qu'elle évoque ...
Elégante silhouette, jeune femme brune qui nous conte l'histoire de son absolu contraire, celle d'un personnage féminin disgracieux qui de surcroit s'alourdira à l'issue d'un voyage. Cette Alouette (aussi peu tchekhovienne que possible), était ce que l'on nommait à l'époque une vieille fille, une laissée pour compte dont les parents désespèrent de la voir casée un jour.
Un voyage semble devoir un temps, bouleverser l'équilibre de cette famille.
Alouette part donc et son père, (lui, surtout !) va durant son absence mener une vie de patachon.  Et oui, il en est parfois ainsi lorsque quelqu'un de proche s'éloigne et que l'on veut se donner l'impression que l'on est complètement libre. Ce genre de réaction survient à tout âge. Comme ce n'était qu'une parenthèse, Alouette va revenir et la vie reprendra son cours. Afin d'amener le public à s'intéresser à cette histoire qui lui est complètement étrangère, la comédienne quittera parfois l'espace scénique viendra planter son regard dans les yeux de spectateurs du premier rang, la lumière inondera alors la salle, sa complice metteur en scène Sylvia Folgoas ayant tout prévu. Bien que ne la connaissant pas, il m'a semblé que la comédienne était sur scène exactement comme elle est dans la vie. Il y a comme chacun sait deux façons de procéder, la première consiste à s'immerger dans le texte et creuser profond ce dernier, ( ne l'avait-elle pas déjà fait par le biais de l'écriture ? ...) la seconde à ramener le texte à soi. Les deux méthodes ont leurs partisans, seul compte le résultat qui n'est finalement que la conséquence de la façon dont on perçoit les choses ...

Je me garderai donc de vous influencer en un sens ou un autre, vous laissant le soin de vous forger sur place votre propre opinion.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

17:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/10/2008

" SUZANNE TAKES YOU DOWN "

Flash-Back Poétique 39-45

Nadège.jpg

Du 14 au 18 octobre 2008

LAVOIR MODERNE PARISIEN
35, rue Léon 75018 Paris

Métro : Château rouge
Loc. 01 42 52 09 14
resa@rueleon.net

Tarif plein : 15€ - T.R. 10€ abonnés : 5€

Mardi et vendredi à 21h.
Jeudi et samedi à 19h.


en première partie de BIG SHOOT de Koffi Kwahulé avec Denis LAVANT

de et par : Nadège PRUGNARD

Accompagnement artistique : Bruno BOUSSAGOL.

" Suzanne, nom de code " Takes you down " Actrice fusillée sur scène le 16 novembre 1943 à Vichy, hante le théâtre pour dire son histoire, pour redire l'endroit de sa propre mort et à travers elle convoquer cette période noire qu'à été la guerre de 39-45."

20:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/10/2008

Une valise à la mer de Marc Delaruelle

Espace La Comédia

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Salle des Pavés, 6 Impasse Lamier (angle 8, rue Mont Louis)

75011 PARIS (M° Philippe Auguste)

Loc. 01 43 67 20 47 ou resa@la-comedia.com

Tarifs : 15 & 12€

Texte et mise en scène,

Marc Delaruelle

Décor et costumes : Geneviève Dudret.

avec : Claude Mailhon et Patrice Ricci.

Tous les vendredi et samedi à 21h. Dimanche à 17h.

Nous sommes à l'approche de l'aube, ce moment quotidien de renaissance, celui aussi où nous dit la légende, la petite chèvre de Mr Seguin après avoir tant lutté, rendit l'âme, l'heure à laquelle bien souvent, les vieillards replient bagage ... Un homme juché sur ce que nous imaginons être un rocher, regarde l'eau en bas.
Survient une femme, une valise à la main, coiffée d'un ridicule petit chapeau surmonté d'une voilette blanche, posée là en un geste symbolique, serrée dans un tailleur aux dimensions de sa vie, elle découvre brusquement l'homme, comme un obstacle posé au travers de son chemin. Lui a tout perdu " au jeu " dira t-il, et elle - cherche désespérément à se débarrasser de souvenirs encombrants - symbolisés, personnifiés par ce chat mort dont la valise est le cercueil. Elle aurait pu le faire incinérer certes, mais la démarche était impossible, au dessus de ses forces alors elle vient là, depuis quelques nuits et repousse chaque fois l'instant fatal.
" C'est mort que l'amour est un poids " et décidément celui là est trop lourd pour s'envoler aussi brusquement.
Présentée ainsi la pièce pourrait ressembler à un drame alors que sa forme est tout autre. C'est dirons nous, un conte pour adultes. Ces deux là vont se mesurer, croiser le fer ensemble, jouer au jeu de la séduction.

Flatteuse, elle constatera,
-  " vous miaulez comme un chat parle " ...

Et tenez, précisément, nous le verrons ce grand matou ou plutôt son âme qui continue à rôder autour du couple puisque décidément on peine à l'expédier au Paradis des chats ...
Claude Mailhon va se transformer sous nos yeux au gré de l'évolution de son personnage. La dame un peu surannée du début va peu à peu faire preuve d'autorité puis rajeunissant en recouvrant l'espoir, devenir séductrice.
La comédienne nous fait bénéficier de toute la palette de ses expressions par une succession de situations en décrochage.
L'excellent Patrice Ricci est tour à tour désabusé, violent, rusé comme un félin bien sûr et séducteur au point de remplacer (et plus car affinités) le compagnon disparu.
Il était une fois, un chat qui après sa mort se transforma en homme. Vous n'y croyez pas ? ... Il suffira que vous entendiez le texte de Marc Delaruelle pour être convaincus. Brillantes, poétiques et rapides, ses répliques font tendrement mouche, "apprivoise-moi " disait le renard, cette fois, c'est le chat réincarné qui est vainqueur. Quel beau conte de fées !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent