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27/10/2008

Le Pacte, création de Caroline Gaudfrin

THEATRE CLAVEL 3 rue Clavel 75019 PARIS

Le-Pacte.jpg

Métro : Pyrénées. Loc. 01 42 38 22 58

Pl. 18 & 12€

Mardi et Mercredi à 21h.30

Jusqu'au : 17 décembre 2008.

Pièce librement inspirée de Dark of the Moon

de Howard Richardson

& William Berney.

 

Ecriture et mise en scène : Caroline Gaudfrin

avec Robert Aburbe, Clotilde Albert, Sarah Boinaud, Guillaume Carrier, Eléa Lienne, Marie-Laure Girard, Jean-Marie Godonier, Yves Rocamora, Anne-Claire Veysse et en alternance, Magali d'Authier, Camille Favre-Bulle, Audrey Goulay, Géraldine Brandao, Xavier Irigoin, Stéphanie Zwicky.


Nuit étoilée hantée seulement par le vent ...
Brusquement une statue s'anime, un personnage bizarre surgit, apparemment mi-homme, mi-oiseau. Nous ne tarderons pas à apprendre qu'il (ou elle) descend d'un busard et d'une harpie et naïf avec cela ! Romantique en diable ... Le drôle est tombé amoureux et ne supporte plus son état actuel. Il veut changer, partir pour retrouver celle qu'il aime. Aussi sollicite t-il le vénérable enchanteur des lieux. Vous l'avez compris, nous venons de mettre le pied en territoire fantastique.
Or la pièce étant programmée à 21h.30, cela ne peut être un simple spectacle pour enfants. Elle s'adresse donc aux grands enfants que nous sommes ... mieux ! que nous voulons rester.
En réalité, nous sommes dans le Midwest des Etats Unis en l'an de grâce (ou de disgrâce, on ne sait pas encore ...) 1900.
Après avoir contracté un pacte avec ces créatures bizarres que nous venons de découvrir, John descend au village afin d'y retrouver celle qu'il aime ... Les médisances font rage dans la communauté et Barbara n'a pas très bonne réputation. Il paraît même qu'elle est enceinte ? La fille est jolie, plaît à beaucoup mais aucun n'en veut pour femme. Sauf ... John, précisément. Lui qui vient d'on ne sait où ? Mais je ne vais certes pas continuer à vous raconter l'histoire d'autant qu'elle recèle quelques imprévus. Sachez seulement, de vous à moi que John est une sorcière ... qui l'aurait cru ?
D'évidence, l'esprit de troupe les anime tous. Certains jouent plusieurs personnages puisqu'ils sont 11 (quand même ! ) pour interpréter 15 personnages.
Derrière ce conte à dormir debout, se cache (à peine) une critique acerbe de la société et une ironie vaguement anti-cléricale. Le comédien qui interprète le rôle du Révérend Haeggler fait preuve d'une présence indéniable. Il en est de même pour Robert Aburbe qui est Monsieur Allen, ce malheureux père d'autant plus dépassé par les évêments qu'il voit venir la catastrophe.
L'adaptatrice, metteur en scène (Caroline Gaudfrin) est Barbara. On comprend aisément que John (Guillaume Carrier ou Xavier Irigoin) et Marvin (Jean-Marie Godonier) se la disputent. Vous aimeriez savoir comment tout cela finit ? Pour cela, c'est simple, prenez le chemin qui mène au Clavel, je vous promets que vous ne vous y ennuierez pas.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/10/2008

Un auteur, deux pièces : Gustave Akakpo

THEATRE - TOGO du 7 Octobre au 1er Novembre 2008

Du mardi au samedi, spectacles en alternance à 14h.30, 16h, 20h ou 22h.

(se reporter au calendrier sur www.letarmac.fr

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J'ai vu Habbat Alep avant A petites pierres aussi vais-je suivre cet ordre chronologique.

Pour le premier, il s'agit d'un road-movie, où les comédiens commenceront par nous présenter leurs personnages en une sorte de mise en lumière préalable des discalies.
Un jeune écrivain (métis nous dit-on) vient en ces lieux afin d'effectuer des recherches destinées à sauvegarder une langue déclarée morte.
Après les formalités d'usages et quelques péripéties, il retrouvera sa cousine secrètement enceinte, dont le père manigance l'union afin de préserver l'honneur de la famille. Pour cela, il convient de les laisser seuls, tant pis si celui qui se présente est " maigre et sans religion " ! Elle va donc l'accompagner dans ses recherches et lui, trouvera ce qu'il n'avait pas prévu ...
Gustave Akakpo nous narre cette histoire au moyen d'un langage imagé, et les interprètes s'activent à nous montrer l'invisible, le décor étant constitué de paravents noirs dont la mise en espace variera au gré des déplacements de tous ces personnages beaucoup plus nombreux qu'il n'y paraît.
C'est en quelque sorte un conte philosophique que Voltaire s'il avait vécu à notre époque, n'aurait sans doute pas renié.

Atmosphère tout autre pour A petites pierres ...
L'idée de départ ayant déclenché l'écriture de cette pièce fut cette lapidation prévue au Nigéria qui en avait bouleversé plus d'un, mobilisant les internautes en vue d'une pétition.
Afin de déterminer le lieu où l'action va se dérouler, un cercle sera symboliquement tracé autour de la jeune comédienne puis tous s'enduiront le visage de blanc afin de créer la distanciation voulue.
Un père s'apprête à destiner sa fille à un homme de son choix, tout est arrangé d'avance avec l'autre géniteur. Seulement, un galant va passer par là, auréolé du prestige d'avoir vécu en Occident et la demoiselle va succomber, ce qui en fonction des lois du pays, la condamne à être lapidée.
Ce drame sera évoqué par le biais d'une comédie moliéresque, l'insupportable ne l'étant plus, véhiculé par le biais d'une joyeuse farce où les quiproquos feront notre bonheur au gré d'un travestissement inattendu.
Les comédiens s'en donnent à coeur joie et par voie de conséquences, le public aussi. On ne mesure à quel point ces deux pièces sont complémentaires qu'après en avoir fait l'expérience, ce dont vous ne vous priverez pas, j'espère.
Cette double programmation perdure jusqu'au 1er novembre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

" A petites pierres " mise en scène : Thomas Matalou avec Christophe Garcia, Ludovic Lamaux, Mariana Lézin, Franck Micque, Caroline Stella, Paul Tilmont.

" Habbat Alep " mise en scène : Balazs Gera, avec François Clavier, Valérie de Dietrich, Guillaume Gilliet, Christophe Vandevelde

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16:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/10/2008

Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman

Théâtre MOUFFETARD

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73, rue Mouffetard 75005 PARIS

Réserv. 01 43 31 11 99

Pl. 22 & 15€

Du mercredi au vendredi à 20h.30

Samedi à 17 & 21h.

Dimanche à 15h.

Jusqu'au : 26 octobre 2008.

Traduction : Jacques FIESCHI

Mise en scène : Michel KACENELENBOGEN

 

avec : Muriel JACOBS et Alain LEEMPOEL.


Aïe ! ça commence avec des vidéos, quelle manie ils ont tous ... Il est vrai que les comédiens sont hyper-photogéniques et que nous nous prenons vite à leur jeu car quelque chose nous dit que bien entendu, ils mentent. Ce couple parfait qu'ils nous présentent n'existe pas surtout après 13 ans de mariage ... Malheur !
Nous allons les récupérer " en vrai " pénétrer dans leur home, sweet home et constater que peut-être, ils ne font que se jouer la comédie du grand amour ?
Ah ! la famille ... et les obligations de fin de semaine. Tout le monde connaît, a connu ou connaîtra. Ces deux là ont déjà deux filles et s'il arrivait un troisième enfant ? Madame interroge son époux trois mois plus tard. Bizarre qu'il n'ait rien remarqué ! C'est que peut-être, Monsieur a la tête ailleurs ? ... Nous n'allons pas tarder à le savoir.
Muriel Jacobs est Marianne et nous la suivrons tout au long de ses états d'âme (nombreux) C'est à la fois une femme accommodante (quand il convient) - rebelle (quand il le faut) et désespérément amoureuse ce qu'elle parvient parfois à surmonter.
Alain Leempoel (Johan) est le mari idéal. Beau, intelligent, subtil et volage comme tous les hommes. Que vont devenir ces deux là ?
Ingmar Bergman est comme chacun sait le maître à penser de tous les coupeurs de cheveux en quatre (voire plus, si affinités) pourtant, ce qu'il nous montre ici pourrait être d''une banalité consternante s'il n'abordait le sujet avec son talent habituel. Beaucoup de spectateurs dans la salle risquent de se reconnaître alors si vous voulez parfaire votre éducation ou tout simplement vous sentir moins seul, allez voir cette pièce, je vous promets que vous ne serez pas déçus.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

20:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent