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20/04/2010

Le libre-penseur d'August Strindberg

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THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du faubourg Montmartre

75009 PARIS

Loc. 01 47 70 32 75

Tarif : 20 & 13€


dans le cadre du cycle,

DES PRISONS ET DES HOMMES

www.TheatreDuNordOuest.com

Mise en scène : Cyril le Grix

avec Alexandre Mousset : Karl Larsson (le libre penseur) - Franz Debrébant : Gustav, le pasteur - Christine Melcer : Madame Larsson - Alexia Papineschi : Agda - Djahiz Gil : Otto Larsson - Antoinette Guedy : Kersti - Philippe Fossé : Monsieur Larsson - Pierre Sourdive : le père Anders.

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Il s'agit ici de la première pièce écrite par Strindberg lequel s'est de façon évidente tout au long de sa vie, investi totalement dans son oeuvre, ce qui ne le mettait pas à l'abri d'un certain manichéisme. 
Sur le plan spirituel, l'auteur se posa en permanence des questions, penchant successivement d'un côté ou de l'autre et presque toujours de façon paroxystique avec pour seule constante sa répugnance du matérialisme.
Grand admirateur de Kierkegaard et de Nietzsche, son approche de la religion se révéla tumultueuse.
Ici, un jeune homme, Karl revient chez les siens poussé on le devine par le désir de revoir celle qu'il aime à savoir Agda dont le frère en tant que responsable de la paroisse ne va pas tarder à s'opposer à lui.
Qu'y a t-il de pire en effet, aux yeux d'un croyant pur et dur que celui qui pense différemment ? Or il est évident que Karl n'est absolument pas athée mais selon lui, seul existe le Créateur et tout le reste n'est que littérature ...
Strindberg nous décrit avec précision la façon de vivre et de penser de cette société de province vivant en vase clos, uniquement préoccupée de l'image qu'elle donne d'elle même.
Ce n'est certes pas la meilleure pièce que l'auteur suédois ait écrite mais on y trouve déjà ce qui deviendra sa caractéristique principale, à savoir la vigueur et le relief des dialogues ... Ici, les hommes ont indéniablement la dominante.  Revanche sera prise plus tard grâce à des personnages tels que Mademoiselle Julie ou la redoutable Alice de La Danse de Mort mais ces femmes n'ont pas encore surgi sous sa plume ... N'importe, le caractère percutant des répliques, la profondeur des réflexions laisse déjà présager le génie incontestable de ce tourmenté perpétuel. 
Cyril le Grix et ses interprètes, portés par la force des mots, nous convient à participer à cette belle et sombre aventure.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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16:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/04/2010

DIEU de Woody Allen

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesse ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€ & 13€

Tous les jours à 19h.

(sauf dimanche et lundi)

Relâche le 26 mai 2010

Traduction : Michel Lebrun

Mise en scène : Nicolas Morvan.

avec : Jacques Bernet, Antoine Brin, Diane Delmont, Yvan Lambert, Leïla Moguez, Sylvain Quimene, Grégory Sauvion, Jacques Trin.

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Rien de pire qu'un auteur, un metteur en scène ou un critique se prenant au sérieux. Ici pas de danger. Woddy Allen s'amuse, traducteur et metteur-en-scène en font autant sans oublier les comédiens, bien entendu.
C'est donc à une (trop courte) soirée festive que nous sommes conviés puisque la tragédie ici devient farce en parodiant allègrement les personnages antiques.
Empruntons la machine à remonter le temps et arrêtons nous en 500 avant J.C.  pour y découvrir un auteur (Hépatitis) cherchant désespérément à trouver une fin de pièce dont il veut confier le soin à un interprète au chômage qui répond au doux nom de Diabétès, ce dans l'espoir de décrocher le premier prix à ce festival d'Art dramatique d'Athènes et avoir ainsi une chance de passer à la postérité !
Evidence suprême, si les romains sont fous, les grecs sont malades et comme ceux qui dansent ne le sont jamais :  place au sirtaki ! Afin d'éloigner les mauvais coups du sort, trois personnages masqués vont danser les bras en croix, car ils sont aussi un peu devins à leurs heures ...
Auteur et interprète assis en fond de scène philosophent de concert confrontés à cette évidence : " tout a un début, un milieu et une fin ... sauf un cercle ! " ce qui ne constitue pas réellement un obstacle puisque les théâtres antiques étaient volontiers circulaires. Alors forcément en cet espace clos, tout va partir dans tous les sens. Les spectateurs (certains du moins) monteront sur scène. C'est ainsi que Hépatitis fera les yeux doux à une jeune kamikaze prénommée Doris, petite juive blonde de la Courneuve ... tandis que le comédien initialement choisi excédé d'être mis au rancart lancera un S.O.S. téléphonique à Woody Allen himself dont la conclusion sera " désolé, Dieu est mort, démerdez vous. " Confusion totale, nos héros n'étant peut-être pas ce qu'on nous enseigne depuis toujours mais " humains, trop humains " ces derniers vont afficher les défauts de tout un chacun, à commencer par l'orgueil et l'envie. Qualités bien théâtrales diront les mauvaises langues. Ils ne seront pas moins de huit pour participer à cette mini pièce qu'ils traverseront tels les éclairs de Zeus avec pour objectif : faire des étincelles !  On rit beaucoup et de façon spontanée; qu'ajouter de plus sinon qu'en ces temps moroses, cela fait un immense bien.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/04/2010

Mignon, Mignonne, allons voir si la chose ... de Robert Poudérou.

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THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du Fbg. Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc. 01 47 70 32 75

Pl. 20 & 13€

pour plus d'informations,

consulter La Gazette du Nord-Ouest sur,

www.TheatreDuNordOuest.com

Mise en scène : Vincent Messager et Robert Poudérou

avec : Xavier Devichi (Aurélien) - Vincent Messager (Olivier)

Gaëlle Redon (Olivia) - Valérie Trémolière (Aurélia)

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Peut-on parler de chassé-croisé amoureux ? ... L'histoire est à la fois plus subtile et plus compliquée que cela. Aurélien et Aurélia deux trentenaires - célibataires l'un et l'autre - ont décidé de s'offrir une soirée exceptionnelle et ... unique !
De prime abord cette résolution prise d'un commun accord peut sembler plus amusante que hardie en une époque où la libération sexuelle est un fait acquis.
Seulement voilà, Aurélia va éprouver des sentiments pour Aurélien alors que ce dernier a depuis longtemps placé ses voeux ailleurs ...
L'ami qui l'héberge est absent et ce couple d'un soir termine le repas en essayant de faire un peu plus connaissance mais préserve ostensiblement le " vous " censé maintenir entre les êtres une certaine distance.
Cela pourrait paraître complètement suranné si nous ne savions que la relation se veut par avance définie. Quelques appels téléphoniques vont interrompre le dialogue tout en permettant au spectateur de mieux cerner la situation avant que ce qui devait arriver ait lieu, bien entendu.
Car Aurélia collabore avec une amie qui a ouvert une agence de son invention. L'objectif ressemble à une gageure puisqu'il s'agit de ramener ne serait-ce que le temps d'une soirée, un homme égaré en direction des ses semblables à cet état que le commun des mortels désigne par " normalité. "
Or comme chacun sait,  " le coeur a ses raisons que la raison ... " et caetera.
Aurélia quittera Aurélien à regret après une nuit exceptionnelle. (Il aurait certes pu en être autrement mais l'auteur est avant tout un optimiste.)
Retour d'Olivier, maître des lieux et nonobstant, amoureux transi d'Aurélien.
Le digne pendant existe dans le clan d'en face puisque Olivia ne voit pas d'un très bon oeil cette aventure dont elle fut pourtant l'instigatrice.
Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la suite et du reste, de son côté, très habilement l'auteur a opté pour une fin ouverte.
La mise en scène de Vincent Messager est intelligente et les comédiens se glissent dans la peau de leur personnage avec subtilité. Le public savoure le texte et ses réactions en témoignent. A consommer comme une friandise.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent