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26/02/2007

JEFFREY de Paul RUDNICK

Comédie adaptée et mise en scène par Christian BORDELEAU
Chrorégraphies : Joseph FOWLER

THEATRE CLAVEL : 3, rue Clavel 75019 PARIS (Métro : Pyrénées) T. 01 42 38 22 68
Du lundi au jeudi à 21h.30 jusqu'au 29 mars
puis du mardi au samedi à 21h.30 du 3 au 28 avril 2007 -
Durée : 1h.40

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avec : Julien BAPTIST, Loïc BLANCO, Emilie COITEAUX, Samuel GANES, Jean LELOUP, Cyril MONTERO, Renato RIBEIRO, Edouard THIEBAUT.

Musique disco, le LA est donné en ce qui concerne l' époque à laquelle l'action se situe mais aussi l'ambiance dans laquelle les personnages vont évoluer ...
Un lit occupe le milieu de l'espace scènique dans lequel les partenaires ne feront que passer très, très rapidement en un défilé érotico-humoristique.
Jeffrey est un jeune gay qui multiplie les aventures d'un moment pour une simple et bonne raison : le sexe, il aime, c'est sa drogue à lui !
Comédien au chômage comme beaucoup, il gagne sa vie en tant que barman aussi a t' il besoin de s'offrir du bon temps pour compenser, tout simplement.
La catastrophe planétaire va se produire, ce que d'aucuns assimileront à un remake du Concile d' Amour d'autant que la communauté gay va un temps, jouer les boucs émissaires à cause de sa liberté affichée.
En un réflexe qu' aurait approuvé Jean-Paul II, Jeff va prendre une décision drastique : no sex, never ! C'était compter sans l' énergie de la jeunesse.
Il aura l' idée de se dépenser autrement et ira grossir le flot de tous ceux qui passent leurs loisirs en salle de sports et là, patatras ! Le Hasard lui fera rencontrer Stéphane. On peut résister à des pulsions mais certes pas au Sentiment.
Or, il s'avère que l'objet de ce coup de foudre partagé (eh ! oui, ça arrive ...) est séropositif. Panique de Jeffrey.
Christian Bordeleau a choisi de traiter ce thème en utilisant les rouages d' une comédie musicale. Le résultat est enlevé, gai dans tous les sens du terme et l'on gagne en plaisir ce que l'on perd en intensité dramatique.
Certes, du temps s'est écoulé depuis l'écriture de la pièce et les mentalités ont changé surtout, pas toujours dans le sens espéré ...
En dépit de la volonté affichée d'actualiser le propos, quelques scènes paraissent un peu kitch mais le tout se laisse voir agréablement.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/02/2007

Munich-Athènes de Lars Norén

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PHOTO : Depagne/Palazon.

KIRON ESPACE : 10, rue de la Vacquerie 75011 PARIS (Métro : Voltaire)
Réserv. 01 44 64 11 50 - resa@kiron-espace.com
18 euros plein tarif - 12 euros tarif réduit.

Du mardi 30 janvier au samedi 24 mars 2007

Une pièce sur l'amour - Traduction : Pascale Balcon
Mise en scène & Scénographie : Charlène Lyczba.

avec Sophie Carrier, Nicolas Malocco, Jan Olszewski.

7 ans : durée fatidique à beaucoup de couples - chiffre symbolisant une période de crise," ça passe ou ça craque " disent certains ...
Précisément, dans la perspective de passer ce cap réputé difficile, Sarah et David ont décidé de s'offrir un voyage en direction d' Athènes.
Jusqu' alors, Lui - consacrait son temps à l'écriture d' un roman au titre évocateur ... " La fuite inaccomplie " tandis qu' Elle - réservait le sien aux enfants d'un hôpital psychiatrique.
Nous sommes en gare et le couple se chamaille, le rythme de l'un ne correspondant pas exactement à celui de l'autre. Sarah est survoltée, impatiente de partir tandis que David joue les prolongations, échange quelques mots avec un personnage féminin bizarre ... comme s'il voulait s'offrir un sursis.
Le voyage va s'avérer très cahotique et servira de prétexte au bilan que chacun établira vis à vis de l'autre, ponctué par les interventions quelque peu intempestives de ce contrôleur symbolisant le Destin.
Munich-Athènes, ultime parcours de ce couple qui se demande s'il va ou non quitter les rails ou bien poursuivre la route ensemble.
L'ombre couplée d' Eros et Thanatos plane au dessus de ce trio improvisé.
La scénographie mise au point par Charlène Lyczba est impressionnante et s'exhaussera jusqu'au tragique en un esthétisme ravageur.
Il est dommage qu'elle n'ait pas utilisé la même implication dans la direction des acteurs dont le jeu reste les trois quart du temps, assez extérieur si l'on excepte la dernière partie de la pièce, laquelle en revanche, accède au sublime.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

15:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Virginie Hocq " C'est tout moi "

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THEATRE DE DIX HEURES : 36 boulevard de Clichy 75018 PARIS (Métro Pigalle)
Location : 01 46 06 10 17 - T.P. 22 euros - T.R. 18 euros -
Durée : 1h.15 -

Spectacle co-écrit par Virginie Hocq & Victor Scheffer.
du 6 février au 21 avril 2007 à 20h. du mardi au samedi.

Même si on ne la connaît pas personnellement, il est flagrant que ce spectacle, c'est tout elle : sincère, audacieuse jusqu'à l'incorrect, une sorte de volcan en permanente éruption. Seulement voilà, le hic avec Hocq (Virginie) c'est que lorsqu'elle a démarré, plus rien ne l'arrête ! Tour à tour, grimaçante, survoltée elle nous fait penser à la version féminine d'un Jerry Lewis réactualisé. On aime ou on n'aime pas car notre Gavroche belge en salopette noire ne s'embarrasse pas de demi-mesures : elle y va, et carrément !
Cette sale gosse a le regard scalpel, elle attrape au vol les tics de chacun pour mieux les épingler et nous les présenter comme une collection de papillons ...
Il en sera question du reste de papillon, avec cette répétition de spectacle qu'elle a sans doute vécue durant son enfance. Son oeil inquisiteur a également parcouru les méandres d'une maison de retraite où sa tendresse s'est posée sur Frankie,
" handicapé mais pas méchant, différent " comme il se définit lui-même.
Le souci du détail de cette interprète nous mettra presque mal à l'aise parfois car ces passages ultra-rapides d'un personnage à l'autre exigent une précision de trait jusqu'auboutiste pouvant aller jusqu'à la caricature.
Son fil conducteur ? ... un GPS : on ne fait pas plus actuel ! Quand elle aborde le problème de la sexualité de la ménagère de moins de ... le public s'étrangle de rire et puis comme elle a aussi travaillé le répertoire classique du temps (pas très lointain) où elle était au Conservatoire, elle nous parlera de Shakespeare " ce jeune auteur " et se choisira même un Roméo dans la salle afin d'interpréter la scène du balcon et nous prouver qu'elle peut aussi jouer avec nuance et sensibilité.
Vous l'aviez sans nul doute remarquée chez Ruquier où elle déboule ponctuellement afin de pimenter l'atmosphère par l'incongruité de ses interventions Maintenant, vous savez où la retrouver et un conseil, n'arrivez surtout pas en retard car vous pourriez le regretter.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/02/2007

Le Coeur et l' Esprit

Chaque année, le Théâtre du Nord-Ouest propose un cycle de spectacles : pièces de théâtre répondant à un thème de réflexion. Cette année, 39 pièces seront jouées en alternance * du 5 janvier au 10 juin 2007 - Celles-ci doivent aussi bien toucher le coeur que l'esprit puisque l'un et l'autre seront au rendez-vous.

THEATRE du NORD-OUEST - Direction : Jean Luc Jeener -
13, rue du faubourg Montmartre 75009 PARIS. (Métro : Grands Boulevard)

Tél. 01 47 70 32 75
www.TheatreDuNordOuest.com

Accès libre à tous les spectacles moyennant un passeport de 80 € valable pour toute la durée du cycle *

MONTAIGNE
ou DIEU QUE LA FEMME ME RESTE OBSCURE de Robert POUDEROU.

Scénographie minimale. Le lieu ne se prête pas aux fioritures ...
Le sieur de Montaigne soigne sa gravelle en écrivant.
Ce faisant, il l'alimente aussi ayant choisi l'agilité de l'esprit, la préférant à celle du corps. Son épouse peut s'en plaindre car il est aisé de comprendre qu'il caresse plus souvent les feuilles sur lesquelles il couche ses pensées que celle qui attend tout de lui. L' âme soeur fut un temps La Boétie et notre homme reste inconsolable. Certaines communions pour être valables, ne peuvent avoir lieu qu'une fois.
La femme restera donc obscure à Michel de Montaigne, du moins le prétend il car son ouverture d'esprit ne peut se contenter d'une vision unique en dépit de ces phrases écrites dans la sincérité du moment.
Ce sont autant de flèches du Parthe qui martyrisent Françoise, son épouse laquelle le lui fera savoir, au grand dam de celui qui les a écrites. L'écriture a des raisons que la raison des autres n'entend pas toujours de bon gré.
Or, si l'on ne loue plus l' écriture de Montaigne, il n'en est pas de même en ce qui concerne celle de Robert Poudérou dont l'élégance trouve ici matière à s'exercer.
Ce texte se savoure de bout en bout et la pièce à peine terminée, nombreux sont les spectateurs qui n'ont plus qu'une seule pensée : se procurer le texte afin de prolonger le plaisir ...
L'auteur a signé la mise en scène et plus particulièrement la direction d'acteurs qui frise l'irréprochable à peu de choses près ... A voir pour ces multiples raisons !


Simone Alexandre.
theatrauteurs.hautefort.com

20:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent