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23/11/2008

GIACOMO sur les planches de et par Gilbert Ponté

LA COMEDIA

6 Impasse Lamier 75011 PARIS

M° Philippe Auguste. (ligne 2)

Loc. 01 43 67 20 47

resa@la-comedia.com

www.lacomedia.com

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Chaque mercredi à 19 heures.

Mise en scène : Stéphane AUCANTE.

Une génération entière fut marquée par les images télévisuelles du premier alunissage ... Dans les années qui ont suivi - invariablement - à l'éternelle question : " qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? " les enfants répondaient : " je serai cosmonaute " Eh oui ! le légendaire Pierrot rêveur ne serait désormais plus seul sur la Lune. Giacomo fut de ceux-là !
Avant le catalogue des 3 Suisses, il y eut Manufrance et on y trouvait tout, combien de rêves inassouvis sont venus s'abîmer entre ses pages ... Ici, (avec le premier cité) les garçons reluquent les sous-vêtements féminins ou fantasment sur les filles chics, celles qu'ils ne fréquenteront sans doute jamais.
Certes, il y a bien Cendrine qui se risque à porter mini-jupes et rouge à lèvres mais les parents veillent car une fille qui tourne mal, ça suffit !  Chat échaudé ...
Difficile à un italien d'échapper au catholicisme et à Monsieur le Curé, à la messe, à ses rites préparés longuement d'avance, ce qui a donné à plus d'un des idées de théâtre. Eh ! le fonctionnement est le même ...
Giacomo répète Scapin dans le seul endroit où il est tranquille ... ce qui fait qu'il y reste assez longtemps.  Quand ils découvriront la vérité, les parents vont manifester leur désaccord bien sûr, mais avec l'oncle, c'est différent.
D'ailleurs chez ce dernier, il y a tellement de livres ! ...
Le rêve de tout travailleur (émigré ou non) est d'avoir une maison, quelque chose qui puisse témoigner de l'effort accompli tout en améliorant le sort de la génération suivante ...
Gilbert Ponté nous raconte tout cela, passant constamment d'un personnage à un autre, caracolant de la cour au jardin et pour nous, il est évident que tout ce qu'il évoque est la stricte vérité. Tous ces gens qu'il nous fait voir ont bel et bien existé. Sans doute a t-il voulu leur rendre hommage par le biais de ce spectacle tout en jetant un regard derrière lui ?


Cet épisode fait suite à " GIACOMO L'enfant de la cité " (*) qui se joue dans le même lieu à la même heure, chaque mardi.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(*) voir chronique du 4 octobre 2007 (archives)

16:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/11/2008

Bastringue de : Alexis Ragougneau

Théâtre de l'Etoile du Nord

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16, rue Georgette Agutte 75018 PARIS

Métro : Guy Moquet

Loc. 01 42 26 47 47

contact@etoiledunord-theatre.com

Pl. : 19, 14, 10 & 8€

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi à 19h.30

samedi à 16h & 19h.30

jusqu'au 6 décembre 2008.

Mise en scène : Frédéric Ozier.

avec : Emilie Patry, Antoine Cholet, Benoît Costa, Frédéric Jessua, Aurélien Osinski, Alexis Ragougneau, Sébastien Rajon, Grégory Veux.

 

Le premier que l'on découvre est le pianiste mais la pièce, elle, commencera dans le noir. Mise en condition irritante car un peu trop longue, penseront certains, avant de découvrir la tranchée dans laquelle se trouvent trois soldats affamés, la peur au ventre.
Nous sommes en 1917, l'année des mutineries, celle où nos poilus commençaient à se poser de bien dangereuses questions ...
Un colonel aussi ridicule que tyrannique ne tardera pas à apparaître, à la recherche de sa mascotte et trouvant que ces trois là ne sentent vraiment pas bon, va cruellement précipiter les événements.
Scènes burlesques or que peut-on opposer à la guerre sinon un humour meurtrier ? ...
Un seul des trois restera en vie, un beau blond que l'on avait surnommé " Gueule d'Amour " et que l'on peut nommer désormais : Gueule d' Horreur.
Un chirurgien aussi immodeste que criminel va parachever l'oeuvre du Destin.
Une fraulein-infirmière chante une berceuse à la victime ...
Deux autres cobayes sont là pour témoigner de l'acharnement du sort. 
Le climat est toujours à l'horreur et à la dérision.
Menée tambour battant, la pièce commence avec un maximum d'efficacité puis peu à peu, les situations s'ajoutant les unes aux autres, le spectateur finit par avoir le tournis. C'est un effréné zapping ! De même que les comédiens changent constamment de peau, (sauf la malheureuse victime), les spectateurs sont ballottés de situation en situation toutes plus excessives les unes que les autres.
A trop vouloir prouver, auteur et metteur en scène jouent les scorpions, Il eut suffi d'un peu plus de sobriété et de rigueur pour que cela soit très bien. On a beau se répéter que " qui peut le plus, peut le moins " le spectacle se révèle assez foutraque. Pourtant, les idées foisonnent et la pièce est une mine d'or pour les comédiens, seulement, voilà ! ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

La Cagnotte d'Eugène Labiche

THEATRE DES QUARTIERS D'IVRY-ANTOINE VITEZ

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1, rue Simon Dereure (94) IVRY

M° Mairie d'Ivry ou

RER C, station : Ivry-sur-Seine

Loc. 01 43 90 11 11

www.theatre-quartiers-ivry.com

Pl. 19, 12 & 9€

Mardi, mercredi, vendredi & samedi à 20h.

Jeudi à 19h. & dimanche à 16h.

Jusqu'au : 3 décembre 2008.

Mise en scène : Adel Hakim

avec : Maryse Aubert, Thierry Barèges, Isabelle Cagnat, Etienne Coquereau, Jean-Charles Delaume, Malik Faraoun, Serge Gaborieau, Nigel Hollidge, François Raffenaud et Prunella Rivière.

Durée du spectacle : 2h.10 sans entracte.


Labiche qui bien que né et mort à Paris, nous décrit mieux que quiconque, les moeurs des provinciaux qui ont longtemps économisé dans le but d'aller dépenser leur argent, d'un coup, d'un seul dans la capitale, imitant en cela la démarche des papillons qui viennent se brûler les ailes sur la flamme qui les hypnotise.
Ne venez pas dire que cela ne se fait plus car il en existe encore. J'en connais. Certes, celui que l'on surnomma " l'auteur le plus gai du XIXème siècle " ne brille pas par la finesse psychologique de ses personnages mais par contre, son sens de l'observation compense largement ce léger défaut; ajoutez à cela le rythme enlevé de l'écriture et le caractère inventif des situations. (s'il n'est pas psychanalyste du moins est-il peintre de talent !)
Avant que la petite boite à écran soit inventée, les soirées se passaient souvent à jouer aux cartes. Les hommes se réunissaient alors autour d'une table tandis que les femmes brodaient. Ici, fantaisie d'auteur, l'une d'elles invente d'agréables figures chorégraphiques créant ainsi un spectacle à domicile. Et puis, c'est moins banal qu'un massacre au piano agrémenté d'une voix de crécelle comme cela arrivait parfois. Pas ici car ils chantent tous bien et parfois même à ravir.
Or cette assemblée de petits bourgeois ne mise pas seulement en utilisant des boutons de culottes et peu à peu un petit pécule s'est constitué. Ajoutez à cela une rage de dents que seul le maréchal-ferrant soigne sur place (l'action se déroulant à la Ferté-sous-Jouarre) et vous comprendrez que l'attrait de la capitale soit si grand.
Ils vont donc tous s'embarquer en une folle équipée qui leur vaudra quelques déboires et leur coûtera beaucoup plus qu'il n'était prévu. Nous allons assister à leur apprentissage collectif de la vie.
Le décor est ingénieusement mouvant, costumes et coiffures d'une drôlerie à toute épreuve et les comédiens incarnent avec brio tous ces personnages à un rythme trépidant. (Là où Adel Hakim passe ... ennui et lenteur trépassent)
Le public est ravi de constater que ce répertoire bien traité n'est pas passé de mode. Par conséquent, vous savez ce qu'il vous reste à faire ... Inutile de vous souhaiter une bonne soirée car c'est gagné d'avance !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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11:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent