Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/11/2010

L'illusion exquise de Luca Franceschi

Illusion-h.jpg

THEATRE 13

103A, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

loc. 01 45 88 62 22

Pl. 24€ - T.R. 16€

le 13 de chq mois tarif unique : 13€

11€ groupes scolaires

6€ : allocataires du Rsa

jusqu'au : 12 DECEMBRE 2010 -

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi & samedi à 19h.30 - dimanche à 15h.30

 

Farce philosophique de Luca Franceschi

Mise en scène de l'auteur.

avec : Serge Ayala (l'Elfe shakespearien) - Angelo Crotti (Le Buffon) - Fabio Ezechiele Sforzini (Giorgio, le comédien) - Luca Franceschi (le vieux Pantalone) - May Laporte (Chantal, l'auteur) - Nathalie Robert (Vanessa, la comédienne) - Laurence Vigné (Le Clown)

 

En attendant que le spectacle commence, les comédiens s'adonnent sur scène à des exercices d'assouplissement. Ensuite, nous serons invités à une vraie fausse répétition publique. L'auteur (e) - théâtre dans le théâtre - nous avoue ne pas avoir fini d'écrire sa pièce et aimerait faire le point avec nous avant de continuer. Démarche étrange mais pourquoi pas ? Au début, le public est bien un peu désorienté et se demande ce qui va advenir d'autant que cela donne l'impression de partir dans tous les sens et puis peu à peu, on se laisse piéger. Leur engagement, leur souplesse fait merveille. Tous les modes d'expression ou presque seront ici représentés, de la comedia dell' arte au clin d'oeil parandellien en passant par Shakespeare et pourquoi pas, Cervantés car il y a toujours un don Quichotte qui sommeille chez un interprète or précisément l'un d'eux s'exprime très vertement dans la langue de l'auteur espagnol.
C'est donc une farce (philosophique, nous dit-on) à laquelle nous allons assister et menée de main de maître en feignant les approches hésitantes voire scabreuses. Tout comédien en cours de répétition se cherche, c'est bien connu. Or si on écoute attentivement, on sait qu'ils ont trouvé, que l'improvisation n'en est pas une et que le tout est bien huilé.
Le Buffon espagnol est d'une truculence à faire rougir les duègnes et pâlir les pucelles, l'Elfe shakespearien tout de vert vêtu, aimante les regards dès qu'il est sur scène mais rassurez-vous, les autres ne sont pas de reste.
D'évidence, les interprètes s'amusent comme des fous, le public est hilare, par conséquent le bouche-à-oreille ne peut que s'exercer ce qui ne saurait être qu'une illusion fût-elle exquise !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Illusion-exq-1.jpg

photos - Alain Moïse Arbib & Vanina Sicurani.

21:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/11/2010

Une famille ordinaire de José Pliya

Théâtre de l'Est parisien

159 avenue Gambetta

75020 PARIS

(M° Gambetta, Pelleport, St-Fargeau)

loc. 01 43 64 80 80

Pl. 23, 16 & 11€

8€ - 15 ans & Rmistes

CREATION

du 4 au 27 novembre 2010

Mise en scène : Hans Peter Cloos

avec Roland Bertin (Oskar Abraham) - Christiane Cohendy (Elga, femme d'Oskar) - Bérangère Allaux (Véra, fille de Julius & Dörra) - Laure Wolf (Dörra, femme de Julius) - Matthias Bensa (Julius, fils d'Oskar & d'Elga)

Durée du spectacle : 1h.30

fam.ordi-3.jpg

La scénographie interpelle mais ne se justifiera pas complètement. En effet, une collection de vieux postes de radio (une demi-douzaine au moins) jonche l'espace scénique. L'écran omniprésent fait d'autant plus figure de rajout, facilité à laquelle succombent trop facilement les metteurs en scène y compris les plus grands.
Véra fut le témoin juvénile de ce qui s'est passé et va par conséquent de façon ponctuelle, remplir l'office de conteur. Retour dans le temps, nous sommes à Hambourg en septembre 1939 et l'action se situe dans une famille de patriotes allemands.
Le père que - de son propre aveu - l'âge a dépassé ... brûle de servir la patrie comme on disait à l'époque. En réalité, il ne s'agissait que d'obéir aveuglement au Führer.
C'est bien entendu le fils qui va être enrôlé ce, en dépit d'un handicap physique et le vieux père ne pourra que se contenter de vivre la triste épopée par le biais de récits qu'il sollicitera en une quête maladive lui qui ne peut personnellement agir.
Il a toujours méprisé son fils qui, chômeur vit avec sa femme et sa fille sous son toit.
Elga, son épouse est avant tout une bonne cuisinière, prérogative qu'elle ne saurait abandonner à personne. Elle adore son fils mais trouve normal qu'il parte à la guerre. De part et d'autre des frontières on raisonnait ainsi en ces temps là.
Les hommes rêvaient d'héroïsme et les femmes s'ingéniaient à bien tenir la maison. L'attitude provocante de Dörra dont le mari Julius est absent,semble assez surréaliste face au vieux maître des lieux. Plus d'un spectateur avouera avoir ressenti un certain malaise mais l'auteur ne l'a t-il pas voulu ainsi ? 
Hans Peter Cloos s'amuse ici à nous égarer. Car si nous ne pouvons douter de la destination prise par les voisins, en revanche leur fille Sarah (que l'on ne verra jamais) a t'elle partagé le même sort,livrée par Elga ou bien tuée plus tard par Oskar ? Un pistolet braqué sur ce dernier ajoutera à notre confusion. En ces périodes troublées le pire est toujours envisageable et seuls ceux qui auront la curiosité de se procurer le texte y verront sans doute un peu plus clair. La distribution est d'évidence dominée par Roland Bertin et Christiane Cohendy et ce, même si l'un et l'autre n'ont pas eu le loisir de donner ici le meilleur d'eux-mêmes. La pièce reste à voir bien qu'elle ne nous apprenne rien quant à la capacité de nuisance des êtres humains plongés dans l'enfer belliciste.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 fam.ordi-2.jpg

photos : Hervé Bellamy


 

13:48 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/11/2010

Something Wilde d'après Salomé de Oscar Wilde

something-h.jpg

Théâtre Artistic Athévains

45 bis RUE Richard Lenoir

75011 PARIS

(M° Voltaire : actuellement, Faidherbe-Chaligny)

loc. 01 43 56 38 32

Pl. 30€ - T.R. 20€

séniors, étudiants (mecredi & jeudi) jeunes - 26 ans : 10€

jusqu'au 14 novembre 2010,

mardi 20h. mercredi & jeudi 19h. vendredi 20h.30

samedi 16h & 20h.30 - dimanche 16h. relâche lundi.

 

mise en scène : Anne Bisang.

avec, Georges Bigot, Juan Bilbeny, Lolita Chammah, Vanessa Larré, Julien Mages.

 

Cette Salomé (Lolita Chammah) fort peu biblique, semble destinée à illustrer le rôle de la femme fatale au travers des siècles. Imaginée par Oscar Wilde, comment s'en étonner ? ... Jean le Baptiste, (Julien Mages) alias Iokanaan, ne succombera pas à ses charmes mais n'en perdra pas moins la tête.
Le décor est circulaire esquissant symboliquement avant l'heure, le moment où le trophée sanguinolant de cette Messaline en herbe échouera dans le plat.
Le spectacle flirte en permanence avec le 7ème Art, la fille d'Hérodias ressemblant tour à tour à Louise Brooks pour ensuite arborer la blondeur d'une interprète de Fassbinder à moins qu'il ne s'agisse tout simplement de Baby-Doll.
Un projecteur sur pied ne quittera du reste pas la scène, isolant cette Salomé de cabaret dans un halo de lumière, en réplique à l'immense lune, là-haut.
Tout aussi décalés sont les autres personnages ...
Hérodias (Vanessa Larré) juchée sur des jambes immensément belles, ressemble à un grand échassier, hurle et glapit comme une hyène tout en faisant les cent pas.
L'excellent Georges Bigot compose ici un Hérode Antipas complexe, tour à tour concupiscent, veule et d'une générosité incroyable quand il s'agit de sauver cet homme dont la personnalité l'impressionne.
Nous savons qu'en dépit de ses propositions les plus folles, il n'y parviendra pas mais la justice immanente aura le dernier mot illustrée en toute fin par un bruit d'arme à feu pour le moins anachronique (autant que l'était le costume du tétrarque en question). Quant à la célèbre danse des 7 voiles, il faudra nous contenter de ce qui nous est proposé. A force de sophistication la mise en scène d'Anne Bisang a pratiquement gommé la sensualité de l'histoire. Dommage ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

something.jpg

Photos : LOT

10:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent