Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/08/2017

LIBERTE ! (Avec un point d'exclamation) de Gauthier FOURCADE

aff.Liberté.jpg

 

 

LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, rue Véron - 75018 PARIS -

 

(M° Abbesses)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

Du 25 AOUT au 5 NOVEMBRE 2017

 

 

Du jeudi au samedi à 21h

 

Dimanche à 17h

 

De et par : Gauthier FOURCADE

 

Mise en scène : William MESGUICH

 

Programme.jpg

 

 

LIBERTE !

ce, vers quoi nous courrons tous - sans trop y croire - éternelle utopie !

" Ma Liberté ! " … chantait Moustaki - Sarah dormait dans un cercueil, Gauthier surgit de son coffre. " le matin, je me lève en chantant " disait Guy Béart …

Choisir : éternel dilemme : rouge ou bleu ?

 

Si l'on se réfère à l'Histoire ( avec un grand H ) les rouges étaient révolutionnaires et les bleus républicains or n'oublions pas que tous les chemins mènent à Rome " l'unique objet de mon ressentiment " dirait Camille.

Car " choisir, c'est s'amputer d'une partie des possibles " alibi pratique à ceux qui refusent de s'engager en une voie plutôt qu'une autre, l'idéal étant le train à cause des rails. Vous me suivez ? … ça vaudrait mieux parce que doubler dans ces conditions risque de s'avérer difficile au risque d'un déraillement or ce spectacle est une démonstration qui se veut logique bien qu'un peu folle-dingue ...

 

Fourcade-allo.jpg



Ah ! les mots … oui, parce qu'il n'y a pas que l'algèbre dans la vie même si les graphiques triangulaires aident à expliquer une relation à trois. A, B, C … n'oublions pas qu'il existe d'autres lettres dans l'alphabet et qu'une extension est toujours possible. Or notre comédien-auteur est un grand " détourneur " de mots auxquels il donne une direction inattendue mais toujours humoristique.

Si vous ne connaissez pas le moyen d'aller tout droit en tournant constamment à droite, demandez le lui, il vous expliquera.

Autre exemple : le peuple veut du pain ? Il faut donc le mener à la baguette ! C'est du reste ce qui lui arrive le plus souvent mais n'oublions pas que c'est lui qui a choisi le menu même si ce dernier se transforme chaque fois en soupe à la grimace.

 

marionnettes.jpg

 

( photos : Pierre François )



Le pompeux Hugo qui ne négligeait pas toujours les acrobaties verbales quand elles pouvaient suppléer une rime qui s'obstinait à lui échapper ( souvenez vous de son célèbre : " Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth " ) n'hésita donc pas à inventer une cité pour clore la question, ce en dépit de la sentence " le calembour est la fiente de l'esprit qui vole " - car il faut effectivement avoir beaucoup d'esprit pour que l'envol puisse avoir lieu.

De l'esprit, Gauthier Fourcade n'en manque pas. Ce pierrot aussi lunaire qu'échevelé est tout à la fois, poète, philosophe et bien sûr, humoriste et nous découvrons tout cela, grâce à la complicité de William Mesguich qui a réalisé la mise en scène, la prestation se déroulant à cent à l'heure.

Allez-y en toute confiance, vous constaterez vite que vous venez de dénicher la meilleure façon d'aborder votre programmation théâtrale de rentrée.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/06/2017

CLAIR DE FEMME d'après Romain Gary

aff.clair-femme.png

 

 

 

GUICHET-MONTPARNASSE

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 43 27 88 61

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

les vendredi & samedi à 19h

 

dimanche à 15h

 

jusqu'au : 2 JUILLET 2017

 

 

Adaptation : Alexandra Dadier et Laurent Schteiner

 

Mise en scène : Alexandra Dadier

 

avec : Isabelle Mérie, Alessandra Puliafico, Laurent Schteiner, Diana Sakalauskaité et Guy Hassid

 

 

rencontre.jpg


" Il ne suffit pas d'adorer pour aimer " ...



Par ce texte, Romain Gary pose une question essentielle : les êtres aimés sont ils ou non irremplaçables ? Certains, peu nombreux en restent convaincus tandis que la plupart de nos contemporains semblent par leur comportement prouver le contraire mais peut-être veulent ils tout simplement s'auto-persuader afin de pouvoir continuer à vivre ?

Car le fait de croire au caractère exceptionnel de celui ou celle qui vient de disparaître empêcherait irrémédiablement toute velléité de remplacement.

Un homme seul résolu à fuir son passé, s'apprête à partir pour Caracas. Il est tellement plongé dans ses pensées qu'il va par mégarde bousculer une femme dont le contenu du sac se répandra sur le sol mouillé. L'aidant à ramasser les conséquences de sa maladresse tout en prononçant confusément des excuses, Michel en profitera pour lui remettre sa carte qu'elle acceptera ainsi que la perspective de faire plus ample connaissance une autre fois.

Ce simple incident a suffi à dissuader notre homme de partir …

Une autre rencontre a eu lieu presque dans le même temps avec un dresseur d'animaux répondant au nom de Senor Galba qui lui aussi donnera sa carte à cet homme et même trois fois de suite, ce qui semble prouver que décidément la confusion règne parfois étrangement en ce bas monde.

 

Galba-Michel.jpg



Michel et Lydia se reverront comme prévu, échangeront le récit de leur histoire respective et constatant la rigueur du destin tenteront de se convaincre qu'ils ne se sont peut-être pas rencontrés par hasard ?

L'épouse de Michel vient de mourir en lui recommandant de la faire revivre sous les traits d'une autre femme …

De son côté, Lydia a lors d'un accident de la circulation perdu sa petite fille et tient rigueur à son mari d'avoir survécu ; elle s'est alors détournée de lui, l'abandonnant aux soins de ce personnage incroyable qu'est Sonia, sa belle-mère.

Très curieusement, Lydia va emmener Michel chez eux, le présentant comme un ami.

Alors que Michel se définit comme un faible, à savoir un être sensible et forcément hésitant, Lydia quant à elle, semble s'être verrouillée mentalement et raisonne farouchement quand il l'incite à s'abandonner à la perspective d'un futur possible.

Laurent Schteiner ( Michel ) campe ici ce personnage attachant d'homme blessé mais encore débordant d'énergie en dépit des questions qu'il se pose.

Isabelle Mérie ( Lydia ) fait certes, preuve de compassion mais on comprend très vite qu'elle balise et se protège au maximum en cherchant à se persuader qu'un nouveau départ est impossible.

Alessandra Puliafico est le fantôme de Laura qui continue à hanter l'esprit de Michel, l'accompagnant de façon constante.

 

Michel-Laura.jpg



Diana Sakalauskaité ( magnifique Sonia ! ) personnifie avec élégance l'indéniable charme slave de cette belle-mère accueillante au possible qui ne fait aucune objection à l'arrivée de cet intrus qu'elle adopte immédiatement ce, en dépit de la mise à l'écart du fils par son épouse.

 

Sonia-Lydia.jpg



Guy Hassid  est le Sénor Galba, vieil artiste original qui sait que sa carrière touche à sa fin mais n'est préoccupé que de son chien que Michel propose un peu lourdement d'adopter plus tard alors que les événements n'arrivent pas toujours dans l'ordre prévu ...

Il n'est jamais aisé d'adapter un roman à la scène surtout quand l'espace mis à disposition est aussi restreint mais Alexandra Dadier a contré aisément toutes ces difficultés.

Il ne suffira que de vous rendre au Guichet-Montparnasse pour en être persuadés.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/06/2017

LE DINDON d'après Georges Feydeau

Dindon-h.jpg

 

 

 

LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.Dame des Champs)

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. de 11 à 26€

 

Du mardi au samedi à 19h

 

Le dimanche à 15h

 

jusqu'au : 20 AOUT 2017

 

CREATION LUCERNAIRE : Collectif Silencio Please

(première promotion de l'Ecole d'Art Dramatique du Lucernaire)

 

 

Adaptation : PHILIPPE PERSON

 

Mise en scène : FLORENCE LE CORRE & PHILIPPE PERSON

 

Avec en alternance,

 

ZOE BENSIMON - MATHIEU BONNEFONT 

LUCAS BOTTINI - NICOLAS BOUILLIS - CLEMENCE BRIEND

EMMANUELLE CABIN SAINT MARCEL - CECILE CAUBET 

NANS GOURGOUSSE - GLORIA HERAULT 

RICHARD JONES-DAVIS - ERIC JULLIARD 

AURELIE MAILLOT - MANON MENIN - JULIE PACHECO 

PIERRE-LOUIS PAILLUSSEAU - ALICE PERSAIN 

CHLOE PHILIPPE - VALENTIN RAPILLY 

ONDINE SAVIGNAC - AURELIE TREILHOU 

ALEXANDRE ZELENKIN

 

THEATRE NOIR / Durée : 1h20

 

Le-dindon.jpg

( photos : DORIANE CHAPELIER )

 

 

Adapter Feydeau en situant les personnages du DINDON à l'époque actuelle relevait à priori de la gageure - voire du pari impossible - notre mode de vie actuelle n'ayant plus rien à voir avec les moeurs en cours à la fin du XIXème siècle.

Et pourtant …

Au diable les redingotes et les cols cassés, c'est désormais en tenue de jogging que l'on aborde les femmes et que l'on peut tenter de s'imposer en faisant la course avec elles.

Pontagnac suit donc Lucienne de façon haletante et la suivra même jusqu'à son domicile. Surprise ! il se trouve que le mari de la dame est un vieux copain. Effusions non prévisibles entre les deux hommes, sous l'oeil étonné de l'épouse en question.

Chez Feydeau tout va extraordinairement vite et les situations s'entrecroisent, les amours aussi. Cela tombe bien puisque notre époque se caractérise par la rapidité et ici il y a de quoi faire !

Pontagnac faux célibataire est un dragueur impénitent doublé d'un mari menteur. ( espèce qui n'est nullement en voie de disparition )


Vatelin ( époux de Lucienne ) semble être un homme sans histoire quand son métier ne lui fournit pas l'occasion de s'encanailler en Angleterre ...


Sinon sa naïveté est telle qu'il est capable d' acheter un tableau signé Poitevin quand on lui assure en catimini qu'il s'agit d'un Corot. Le fait n'est certes pas banal.


Lucienne est habituellement courtisée par Rédillon ( cet original éperdu qui conjugue short et noeud pap' ) laquelle confrontée à ses assiduités, a - de guerre lasse - juré de ne lui accorder ses faveurs que si elle avait la preuve formelle d'être trompée. Sachant cela, Rédillon le bien nommé, observe et espère, bien que perturbé par l'arrivée de ce Pontagnac là !

Patatras, voici l'épouse de ce dernier, très amazone et visiblement dominatrice alors que ce pauvre Pontagnac l'avait dépeinte rhumatisante et calée dans une petite voiture à Pau. La situation est pour le moins scabreuse -


Durant tout ce temps, Rédillon qui ne donnerait pas sa place pour un empire, goguenard, assiste aux péripéties ...

Mais STOP ! car je ne vais certes pas tout vous raconter. Sachez toutefois que la suite vaut le début et que les rebondissements se dérouleront à un train d'enfer.


Aussi vous laisserai-je découvrir les autres personnages tous plus savoureux les uns que les autres. Le résultat est enlevé, car les comédiens de l'école d'art dramatique du Lucernaire qui se produisent ici font preuve d'un bel enthousiasme.

Philippe Person pour l'adaptation, assisté de Florence Le Corre pour la mise en scène ont rajeuni la pièce en la dépoussiérant de tout ce côté petit bourgeois dans lequel les conventions théâtrales l'emprisonnaient jusqu'à maintenant.

C'est ironiquement gai et on passe en leur compagnie à tous un agréable moment. Les comédiens étant au nombre de douze, vous comprendrez que je ne puisse détailler chaque intervention ce qui du reste, est une façon comme une autre de rendre hommage à l'homogénéité du résultat.

Donc, allez-y car il faudrait que vous eussiez l'esprit bien chagrin pour ne pas apprécier !




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

 

 

 

16:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent