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22/05/2012

Rostam et Sohrâb (Création)

THEATRE 13 / SEINE

30, Rue du Chevaleret

75013 PARIS


(M° Bibliothèque F.Mitterrand)


Loc. 01 45 86 55 83


info@compagniedulierre.com

www.compagniedulierre.com


A 19h.30 : mardi, jeudi, samedi,

A 20h.30 : mercredi, vendredi,

A 15h.30 : dimanche.


Pl. 24€ - T.R. 16€


 

Mise en scène et écriture : Farid Paya


D'après l'épopée " Le Livre des Rois " de Ferdowsi

Texte paru aux Editions de L'Harmattan.


Musique Bill Mahder


jusqu'au 6 JUIN 2012



avec David Weiss (Rostam) - Vincent Bernard (Sohrâb) - Cédric Burgle (Houmân) - Marion Denys (Tahmineh, Gord Afarid) - Guillaume Caubel (Le narrateur, Jendeh-Razm, Kajdahom) - Xavier-Valéry Gauthier (Le Roi de Samangân, Kâvous) - Thibault Pinson (Le berger, Hadjir, Goudarz) - Jean Matthieu Hulin ( Afrâsiyâb, Guiv) -

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L'espace scénique est nu ou presque. Trois marches sur lesquelles un personnage est installé en position d'attente, c'est le narrateur. Il reviendra conclure à la fin quand le destin aura accompli son oeuvre. Derrière lui, accroché au mur une immense étoffe aux chaudes couleurs.

 

Grâce à Farid Paya, Le livre des Rois va s'ouvrir pour nous. 

Deux personnages mythiques vont s'affronter sans se reconnaître, le père Rostam et le fils Sohrâb. 

 

Le premier est un illustre guerrier à la force invincible. 

Sohrâb fut conçu par lui il n'y a de cela que cinq années mais ( c'est là que le merveilleux fait son apparition ) sa stature est déjà celle d'un jeune adulte ayant la vaillance d'un lion. 

Ce sont donc en référence à la tradition antique, des demi-dieux. Rien ne leur est impossible ! 

 

Tahmineh a désiré ce fils et en a elle même choisi le père auquel elle reste fidèle en dépit de l'éloignement car ces êtres souvent furieux ont l'esprit noble. Ils sont imprégnés de la valeur de leurs ancêtres et fiers de leur ressembler. 

 

Sohrâb partait en guerre avec l'intention d'offrir un empire à son père quand il l'aurait retrouvé mais c'est la mort qui sera au rendez-vous, donnée de la main même de celui qu'il voulait combler car les dieux en ont décidé ainsi. 

 

La Compagnie du Lierre encore nomade hélas, que nous retrouvons ici avec bonheur est constituée d'artistes complets maîtrisant en plus du jeu bien sûr, le chant scénique ainsi que les arts martiaux et pratiquent résolument l'incarnation des personnages.

 

Une fois de plus, ils nous conduisent en un autre univers par le biais d'un théâtre épique à l'indéniable efficacité qui nous transporte autant qu'elle les transcende.

 

Et puisque une nouvelle équipe vient d'être nommée au Ministère de la Culture, souhaitons qu'elle ne soit pas aussi sourde que la précédente et leur accorde un écrin digne d'eux. Tous nos voeux les accompagnent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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20:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/05/2012

Amphitryon 38 de Jean Giraudoux

Amphitryon-h.jpgTHEATRE du NORD-OUEST

13, rue du faubourg Montmartre

75009 PARIS


(M° Grands Boulervards)


Loc. 01 47 70 32 75


www.theatredunordouest.com

 

Mise en scène de Nathalie Hamel, assistée de Laurent Brusset.


Décor et costumes : Nathalie Hamel


avec : Laurent Brusset (Amphitryon/Jupiter) - Anne Brégégère (Alcmène) - Alexandre Varnière (Mercure/Sosie) - Esther Ségal (Léda) - Christelle Grzes (Eclissé) - Béatrice Mandelbrot (Le Trompette) - Eric Veiga (Le Guerrier)



 

Hommes ! ... grands tueurs de dieux que, finalement ils réduisirent à un seul - pour mieux l'épingler - mais c'est une autre histoire … Revenons à Jupiter qui, comme chacun sait, inventa l'ascenseur pour son usage personnel et qu'il utilisa fréquemment.

 

Alcmène est une bonne épouse, replète et sans grande imagination. 

Son Amphitryon lui suffit, ce qui bien entendu irrite fort le roi des dieux qui se prend pour Don Juan. 

 

Le rusé Mercure jouera avec son maître les transformistes afin qu'Hercule puisse avoir une chance de naître ... Cette histoire nous est narrée ici pour la 38ème fois et la liste n'est pas exhaustive. 

 

Gageons que le parisien de 1929 qui connaissait encore son Molière sur le bout des doigts dut s'écrier avec jubilation, le soir de la première,

 

-  " comme avec irrévérence parle des dieux ce maraud ! "

 

Et oui, la mythologie une fois de plus, renaissait de ses cendres …

 

Or, tout comme Zeus adorait descendre parmi nous, auteurs et interprètes aiment réduire les personnages à leurs propres dimensions. C'est ainsi que Jupiter-Amphitryon affiche ici la rusticité d'un membre de l' U.C.H.V. (côté camions) tandis que sa jeune épouse (charmante au demeurant) semble tout droit sortie de Desperate Housewives (culture télévisuelle, quand tu nous tiens !)

 

Ce Sosie-Mercure est moins facétieux que son ancêtre moliéresque et c'est peut-être dommage ? … Une mention spéciale pour la comédienne qui joue Léda, dont la beauté et l'élégance faisaient regretter que ce lourdaud de Jupiter ne lui prêtât pas plus d'attention. 

 

Cette pièce est jouée dans la salle Economidès (la bien nommée) dont l'austérité est ici compensée par un ajout de voiles ensoleillés qui tranchent agréablement sur la noirceur du lieu. Idée que l'on doit à Nathalie Hamel qu'il faut saluer au passage. 

 

Le texte est savoureux, répliques et réflexions portant sur le mariage font glousser d'aise plus d'un spectateur. Bref et en dépit d'une distribution parfois approximative, on passe là, un excellent moment en se disant que finalement, Giraudoux n'a pas vieilli autant que l'on pouvait le craindre.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/05/2012

Le péché et la grâce de Jean-Luc Jeener d'après un scénario de Jean Giraudoux.

THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du faubourg Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

Loc. 01 47 70 32 75

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pour les dates et horaires, consulter : www.theatredunordouest.com

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Une jeune fille assez exaltée, se présente à la soeur tourière d'un couvent.

On comprend très vite qu'elle appartient à ce que d'aucuns nomment " la haute bourgeoisie " qu'elle est en conflit avec sa mère et le comportement pseudo charitable de cette dernière. Il lui faut plus prouver ... Pour cela, elle a décidé de prendre le voile. Or l'établissement est spécialisé dans le recrutement d'anciennes délinquantes voire de criminelles ce qui n'est pas absolument le cas de la nouvelle arrivée ! Elle parviendra à convaincre celle dont la bonté porte à tout croire ...

Une fois dans la place d'autres soeurs se révéleront plus circonspectes, voire hostiles. Péché d'orgueil sera alors le maître mot.

Or Anne-Marie, tel est son nom qu'elle aurait bien voulu abandonner mais dont la pérennité lui sera imposée, a un jour qu'elle accompagnait sa mère dans ses " bonnes oeuvres " croisé un regard dont elle ne peut se défaire. Il s'agit d'une femme condamnée dont le caractère rebelle et l'agressivité posent problème à tous ceux qui l'approchent. La novice s'est trouvé une mission, ramener l'inculpée en ce lieu, la protéger tout en étant l'instrument de sa rédemption.

Une telle obstination rencontrera évidemment des obstacles tant de la part de l'intéressée que de celles de ses soeurs qui trouvent cette démarche suspecte. 

Je vous laisse découvrir la suite ... 

Si j'ai bien compté, les comédiennes sont au nombre de huit. Huit femmes dissemblables avec chez certaines un potentiel de violence mal contenu ce qui crée parfois des éclats de voix à la limite du supportable. Est-ce parce que la distribution est uniquement féminine mais il m'a semblé que Jean-Luc Jeener nous avait habitués à des directions d'acteurs plus rigoristes que celle-ci ? Les croyants certes, seront plus émus que les autres. N'importe, il s'agit d'une belle analyse sociologique et psychologique qui nous est présentée là et si je n'ai pas (et pour cause) reconnu le ton d'un Giraudoux, cette pièce s'inscrit dans l'actuelle intégrale puisque issue d'un scénario du même. A voir, résolument.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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14:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent