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03/04/2009

La jeune fille à son MIROIR de Alan Rossett

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STUDIO 77

77, rue de Montreuil

75011 PARIS

(M° Nation)

Loc. 09 52 44 06 57

Pl. 15€ - TR : 8€

Jeudi et Vendredi à 20h.45

Dimanche à 15h.

Jusqu'au : 17 mai 2009.

Comédie écrite et réalisée par Alan Rossett

avec Bérangère DAUTUN et Amélie ABRIEU

 

Miroir, compagnon fidèle de toute femme, successivement flatteur, ironique ou cruel, témoin de tout une vie. Olivia se regarde à cinquante ans d'intervalle, dialogue avec elle-même, se souvient ... Quel chemin parcouru dont elle va offrir la narration à ces téléspectateurs attirés par ce que l'on nomme la réalité !
Plus raisonnable que Faust, Olivia se contente d'évoquer celle qu'elle fut jadis. Certains êtres s'abîment au fil des ans, d'autres se construisent. Son peintre d'époux avait fait d'elle un portrait dans lequel elle ne se reconnaissait pas. Pourtant n'avait-elle pas souhaité devenir le centre radieux de cette vie qu'elle partageait avec lui ?
Un artiste a besoin de liberté d'esprit pour créer, elle devint alors tout naturellement son agent, organisant les expositions, dialoguant avec les acheteurs ... Muse protectrice en quelque sorte, épouse compréhensive pour cet homme qui avait privilégié comme expression, le portrait de femme, toutes les femmes sans exception.
Pour cela, sans doute, l'homme décida un jour de partir, sans un mot d'explication et elle continua à espérer vaguement son retour tandis qu'une petite part d'elle même appréciait, forcément la liberté retrouvée. N'ayant pas de réels soucis matériels, la vie poursuivit son cours jusqu'à ce que le passé boucle sa trajectoire.
Avec cette présence scénique et cette diction parfaite qu'on lui connaît, Bérangère Dautun incarne ce personnage de femme paradoxalement solide et fragile.
Amélie Abrieu est son ébauche à quelques décennies d'intervalle. L'une et l'autre racontent, se croisent, se rencontrent.
Une scène très belle nous les présente face à face, yeux dans les yeux, sourire aux lèvres, paume ouverte en un geste pacifiquement significatif.
L'auteur a traité ce sujet avec une intuition et une sensibilité quasi féminines.
Peut-être pour nous aider à pardonner l'attitude du disparu ?
Un moment de théâtre très émouvant à découvrir toutes affaires cessantes.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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16:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/04/2009

Le vieux qui lisait des romans d'amour d'après le roman de Luis Sepulveda

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Théâtre LE LUCERNAIRE

53, rue N.Dame des Champs

75006 PARIS

(M° Vavin, N.Dame des Champs, St-Placide)

Réserv. 01 45 44 57 34

Pl. 30/20/15/10€

Samedi : TU : 30€

Du mardi au samedi à 20h.

(relâche : dimanche et lundi)

jusqu'au : 13 juin 2009.

Adaptation et mise en scène : Patrick Chevalier

avec Patrick Chevalier (le dentiste) Paco Portero (le vieux)

photos : Raoul Gilibert.

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Un vieil homme vit dans une cabane qu'il a sans doute construit lui-même de ses mains, située quelque part dans la forêt amazonienne, à proximité du fleuve duquel débarque ponctuellement son ami le chirurgien dentiste qui ne manque pas chaque fois de lui rendre visite. Une fois de plus, ce dernier arrive avec une provision de livres que notre presque Robinson dévorera avec un enthousiasme quasi enfantin.
Cette fois, un drame s'est déroulé puisqu'une pirogue a ramené le corps lacéré d'un homme blond. Le maire de ce petit village a aussitôt accusé les indiens Shuars alors que tout laisse supposer qu'il s'agit d'un fauve. En effet, une femelle jaguar a échappé de justesse au massacre de son mâle et de ses petits, ce qui indigne notre homme mais lui fait mesurer le risque encouru par les inévitables conséquences.
Comment concilier l'amour de la nature, le respect des animaux et l'imminence du danger ? Or, Antonio José est le seul qui puisse régler ce problème ...
Patrick Chevalier qui a signé l'adaptation de ce roman de Luis Sepulveda ainsi que la mise en scène a choisi de rester en retrait face à ce personnage de vieil ermite dont il est le confident discret. C'est en quelque sorte la force tranquille face à la fragilité chancelante du vieux. Pourtant, la décision appartient à ce dernier et à lui seul. La bande son a presque plus d'impact que le décor forcément minimaliste et ce texte tombe à point nommé pour nous rappeler que l'homme fait partie intégrante de cet équilibre écologique trop souvent oublié.
On sort de là avec une furieuse envie de lire le roman afin de prolonger cet instant ayant en mémoire les images fournies par les interprètes.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : amazonie, nature, ecologie

30/03/2009

La Rosa Blanca, tragédie mexicaine

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Théâtre ARTISTIC ATHEVAINS

45 bis, rue Richard Lenoir 75011 PARIS

M° Voltaire.

loc. 01 43 56 38 32

Pl. 30€, TR 20€ (CV, ET)

mercredi, jeudi TU : 20€

10€ -26 ans.

mardi à 20h.

mercredi, jeudi : 19h

vendredi, samedi : 20h.30

samedi, dimanche : 16h.

jusqu'au : 19 avril 2009

Mise en scène : Adel Hakim

avec Maryse Aubert.

monologue de Maryse Aubert

librement inspiré du roman de B. Traven.

 

Pour nous présenter ce texte qu'elle a elle-même adapté, la comédienne s'est composé un physique à la " Victor-Victoria." ce qui lui permettra de camper d'autant plus aisément les personnages masculins appartenant à cet épisode de l'histoire américano-mexicaine, qui va se dérouler sous nos yeux.
La scénographie est sobre, évoquant un camaïeu de bleu et de noir en une transmutation de lapis-lazuli brûlé avec pour parachever le décor, une touche blanche, pour rappeler le titre, bien sûr.
L'action se déroulera successivement à Vera Cruz puis à San Francisco durant les années 20 qui s'illustrèrent par la ruée vers l'or noir.
Une hacienda appartenant à un indien va devenir l'objet de convoitises des prédateurs pétroliers américains. Ils ne reculeront devant rien pour mettre leurs projets à exécution, meurtre inclus.
Maryse Aubert va donc se démultiplier sans relâche afin de nous faire voir (et entendre surtout) les protagonistes de ce drame. Peut-on en effet parler de tragédie puisque les dieux sont cruellement absents et que tous les malheurs des uns ne servent qu'à alimenter la convoitise des autres, ces monstrueux humains adorateurs du veau d'or ? ... Certes, la caricature n'est pas absente puisqu'il faut bien donner à voir ceux qui physiquement resteront invisibles. L'exercice est hautement funambulesque et la canne à pommeau servira de balancier.
Adel Hakim excelle à mettre en valeur acteur ou actrice, seul (e) en scène l'ayant prouvé à maintes reprises et la bande son enveloppe le tout de façon optimale.
Ceux qui, grâce à ce monologue ont découvert B. Traven n'auront de cesse avant d'avoir lu son oeuvre, les autres pourront se procurer le DVD du film de John Huston (1948) ayant pour titre " Le trésor de la Sierra Madre."
Par conséquent, merci à Maryse Aubert de nous avoir fait découvrir ce mystérieux B. Traven alias Ret Marut, alias Hal Croves parmi une dizaine d'identités ...
Le mystère n'est il pas la base originelle du théâtre ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent