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02/11/2010

Something Wilde d'après Salomé de Oscar Wilde

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Théâtre Artistic Athévains

45 bis RUE Richard Lenoir

75011 PARIS

(M° Voltaire : actuellement, Faidherbe-Chaligny)

loc. 01 43 56 38 32

Pl. 30€ - T.R. 20€

séniors, étudiants (mecredi & jeudi) jeunes - 26 ans : 10€

jusqu'au 14 novembre 2010,

mardi 20h. mercredi & jeudi 19h. vendredi 20h.30

samedi 16h & 20h.30 - dimanche 16h. relâche lundi.

 

mise en scène : Anne Bisang.

avec, Georges Bigot, Juan Bilbeny, Lolita Chammah, Vanessa Larré, Julien Mages.

 

Cette Salomé (Lolita Chammah) fort peu biblique, semble destinée à illustrer le rôle de la femme fatale au travers des siècles. Imaginée par Oscar Wilde, comment s'en étonner ? ... Jean le Baptiste, (Julien Mages) alias Iokanaan, ne succombera pas à ses charmes mais n'en perdra pas moins la tête.
Le décor est circulaire esquissant symboliquement avant l'heure, le moment où le trophée sanguinolant de cette Messaline en herbe échouera dans le plat.
Le spectacle flirte en permanence avec le 7ème Art, la fille d'Hérodias ressemblant tour à tour à Louise Brooks pour ensuite arborer la blondeur d'une interprète de Fassbinder à moins qu'il ne s'agisse tout simplement de Baby-Doll.
Un projecteur sur pied ne quittera du reste pas la scène, isolant cette Salomé de cabaret dans un halo de lumière, en réplique à l'immense lune, là-haut.
Tout aussi décalés sont les autres personnages ...
Hérodias (Vanessa Larré) juchée sur des jambes immensément belles, ressemble à un grand échassier, hurle et glapit comme une hyène tout en faisant les cent pas.
L'excellent Georges Bigot compose ici un Hérode Antipas complexe, tour à tour concupiscent, veule et d'une générosité incroyable quand il s'agit de sauver cet homme dont la personnalité l'impressionne.
Nous savons qu'en dépit de ses propositions les plus folles, il n'y parviendra pas mais la justice immanente aura le dernier mot illustrée en toute fin par un bruit d'arme à feu pour le moins anachronique (autant que l'était le costume du tétrarque en question). Quant à la célèbre danse des 7 voiles, il faudra nous contenter de ce qui nous est proposé. A force de sophistication la mise en scène d'Anne Bisang a pratiquement gommé la sensualité de l'histoire. Dommage ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : LOT

10:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/11/2010

Le dernier venu de Roger Défossez

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Théâtre de l'Essaïon

6, rue Pierre au lard

(angle 24 rue du Renard)

75004 PARIS

(M° Rambuteau)

loc. 01 42 78 46 42

Pl. 20 & 15€

les jeudi, vendredi et samedi à 20h.

jusqu'au : 15 janvier 2011

Relâches les 23, 24 & 25 décembre.

 

Mise en scène : Xavier Lemaire

avec Guylaine Laliberté et Bernard Carpentier.

 

C'est l'histoire d'une rencontre, celle d'un SDF et d'une petite fille.
Or comme chacun sait, les enfants n'ont pas de préjugés, c'est ce qui fait leur vulnérabilité mais également ce qui rend positivement tout possible. L'homme vient d'installer son barda au pied de l'immeuble où elle vit et se met à repriser une mitaine en sifflant " la Java bleue. " La fillette arrive en sautant à la corde et chante " Pirouette, cacahuète " entamant avec l'homme une belle cacophonie. Patricia et Ponpon viennent de se rencontrer et vont se raconter, forcément mais ce ne sera pas immédiat, disons plutôt par bribes. Peu à peu, au fil des jours, ils vont apprendre à se connaître à s'aimer aussi jusqu'à recomposer une famille quand le père de la presque adolescente sera parti. La mère ? ... C'est l'Arlésienne, on en parle presque tout le temps mais on ne la verra jamais.
Thème on ne peut plus d'actualité mis à part le fait que peu d'adultes s'arrêtent quand ils croisent la misère beaucoup préfèrent alors détourner les yeux. On se sent vite coupables quand on ne peut rien faire ou que du moins on en est persuadé.
Cette histoire racontée par Roger Défossez, mise en scène efficacement par Xavier Lemaire nous touche au plus haut point. D'autant que les deux interprètes sont parfaits dans leur rôle respectif. Bernard Carpentier campe ce personnage d'homme meurtri mais digne en dépit des circonstances, quant à Guylaine Laliberté avec ses couettes à la Sheila et sa fraîcheur bondissante, elle justifie toutes les situations y compris au moment du délirant mariage pour rire.
Allez les voir, vous passerez un très bon moment.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : LOT.

16:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/10/2010

Les Chiche Capon : Le Oliver Saint John Gogerty

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La Pépinière Théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

chaque lundi à 21h.

Pl. 25€ - 15€ pr - 26 ans

Spectacle écrit, mis en scène et interprété par Les Chiche Capon,

- Fred Blin, Matthieu Pillard

& Ricardo Lo Giudice

Avec les complicités de Patrick de Valette,

Grégory Lackovic, Doriane Moretus.

 

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On a coutume de dire que les techniques évoluent au fil des temps mais pas l'homme dont le comportement reste désespérément immuable. Ces trois là se sont ingéniés à nous le démontrer de façon clownesque, bien entendu. Spectacle pour enfants allez-vous dire ? Pas précisément, ce que dément l'heure à laquelle il est programmé mais force est de reconnaître que nos petites têtes blondes, rousses ou brunes, converties pour une fois en couche-tard étaient bien les premières à réagir.
Un dialogue s'est même engagé entre la scène et la salle de façon complètement inédite. Car c'est cela la grande question : quelle est la part d'improvisation dans ce spectacle qui sans doute change de visage d'un lundi à l'autre ?
Pourtant et pour reprendre l'expression populaire : " tout est réglé comme sur du papier à musique. " La moindre imprécision et ce serait le bide. Nous en sommes loin car les incidents ne sont en réalité que fictifs, tout a rigoureusement été mis au point, impossible d'en douter. De l'homme préhistorique à l'homme moderne qui organise ses loisirs chez Castorama, en passant par un dérisoire et tournoyant Roi-Soleil, à y regarder de près, il n'y a finalement qu'une subtile différence, de même entre l'homme et le chien. Ils rugissent l'un et l'autre quand ils sont en colère et il leur arrive d'aboyer. Nous dans la salle, on se marre ... ce qui finalement est le stade le plus abouti de la civilisation, vous ne croyez pas ? Par conséquent et afin de le prouver, vous savez ce qu'il vous reste à faire, ce dès lundi prochain. Juste un petit conseil : n'oubliez pas de réserver car " ça se bouscule au portillon. "

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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14:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent