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05/12/2010

ATTITUDES de Benoît Marbot

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Théâtre de l'Ile Saint Louis - Paul Rey

39 Quai d'Anjou 75004 PARIS

Métro : Pont-Marie

Loc. 01 46 33 48 65

du mardi au samedi à 21h.

dimanche & jours fériés à 17h.30

www.theatre-ilesaintlouis.com

 

Mise en scène de l'auteur.

avec Jean TOM et Sabrina BUS

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Un barbecue, deux chaises de jardin, le décor est planté sans oublier tout en haut de l'avant-scène, un panneau publicitaire qui deviendra par intermittence l'écran sur lequel évolueront les apprenties danseuses ...
Une musique se fait entendre provenant de la maison voisine et à son écoute, Laurence esquissera automatiquement quelques figures chorégraphiques. Persiflage de Damien qui sans qu'on le voit lui lance,

" quand tu auras fini ta gymnastique ? ... "

et il ne tardera pas à la rejoindre. Ils regarderont ensemble le panneau en question pour convenir d'un commun accord que ce n'est pas très esthétique mais utile aux finances !
Visiblement, ils attendent quelqu'un et devisent histoire de patienter. Ils essaieront bien d'allumer le barbecue mais en vain. Très rapidement on comprend que Damien est écrivain ce qui ne nourrit pas son homme bien que son aspect physique ait tendance à prouver le contraire quant à Laurence, elle enseigne la danse. C'est fou, tout ce que l'on peut se dire quand on attend quelqu'un qui ne vient pas ! Le spectateur au fil des dialogues va peu à peu découvrir tous les membres de la famille, tenter d'analyser le pourquoi du comment. Que s'est-il donc passé d'irréversible l'année précédente ? ... Chaque famille véhicule son lot de rêves  déraisonnables, de frustrations inavouées lesquelles peuvent aller jusqu'à la cruauté inconsciente mais également une heureuse propension à l'humour et à la dérision. Ils sont là tous deux, fragiles en dépit de leurs efforts destinés à prouver le contraire et de ce fait attachants au possible.
Jean TOM va révéler tout au long de la pièce des possibilités que nous ne soupçonnions pas au départ. Certains souhaiteraient peut-être entre sa partenaire et lui des formes d'expression plus contrastées, un ton en décrochage,un rythme différent mais le duo formé avec Sabrina BUS reste parfaitement crédible d'autant que (ne l'oublions pas) ils sont ici frère et soeur ... 

Une pièce à découvrir (faites vite car elle ne se joue que jusqu'au 19 décembre) -

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/11/2010

Les liaisons dangereuses d'après Choderlos de Laclos

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THEATRE ESSAION

6, rue Pierre-au-Lard

75004 PARIS

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

loc. 01 42 78 46 42

Pl. 20€ - T.R. 15€

du jeudi au samedi à 21h.30

dimanche à 16h.30

Les liaisons dangereuses ou la fin d'un monde ...

Adaptation de Régis MARDON et Pascal-Emmanuel LUNEAU

Mise en scène : Régis Mardon assisté de Laurence Porteil

Costumes : Camille LAMY et Marlène ROCHER

Décors : Catherine PARMENTIER.

Avec : Marie DELAROCHE (Madame de Merteuil) - Guylaine LALIBERTE (Madame de Tourvelle) - Michel LALIBERTE (Viconte de Valmont) Eloïse AURIA ou Coralie COSCAS en alternance (Cécile de Volanges) - Maria LABORIT ou Christine MELCER (Madame de Rosemonde)

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Pour avoir été portées plusieurs fois à l'écran, Les liaisons dangereuses font figure de classique même aux yeux de ceux qui n'ont jamais lu Choderlos de Laclos, ce en quoi ils ont eu bien tort.
Ce manuel de moeurs amoureuses en a depuis inspiré plus d'un et plus d'une, alors qu'il faut être au moins trois pour s'y adonner (la liste n'est pas exhaustive) la caractéristique d'une perversion étant que l'on sait quand elle commence mais jamais quand et comment elle finira.
Don Juan était un solitaire qui agissait pour sa propre satisfaction tandis que le vicomte de Valmont a besoin d'un public et d'une complice, ces deux fonctions étant assurées par la marquise de Merteuil, petit jeu scabreux qui ne pouvait déclencher que des drames.
Autre temps, autre moeurs ? Certes non. Nos mails actuels ont remplacé ce que l'on nommait jadis des poulets et les plus ou moins brefs échanges épistolaires tout comme les confidences sur l'oreiller ne sont pas près de se démoder puisque certains aiment ne rien ignorer de ce que l'on a dispensé généreusement à d'autres ...
La mise en scène de Régis Mardon a fait la part belle à la rédaction des lettres mais le lieu favorise peu - il est vrai - les déplacements scéniques.
Marie Delaroche alliant la beauté à l'élégance s'avère tout-à-fait crédible dans le rôle de la terrible marquise.
Une mention spéciale pour Maria Laborit dont l'expérience et le talent font ici merveille !
Michel Laliberté est un Valmont dont l'intention de virilité appuyée a pour conséquence de le rendre un peu rustique quant à Guylaine Laliberté après l'avoir vue ici on l'imagine aisément jouant Madame Bovary.
La notion d'emploi pour si contraignante qu'elle fut n'était pas stupide, évitant parfois quelques erreurs de distribution. Cela dit, que certains interprètes soient fait pour un rôle ou non, il est évident que chacun donne ici le meilleur de lui-même, que les costumes sont beaux, raffinement qui n'est jamais superflu. La pièce reste donc à voir.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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20:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/11/2010

Tout doit disparaître de Laurent Leclerc

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LES DECHARGEURS

3, rue des Déchargeurs

75001 PARIS

(M° Châtelet)

loc. 08 92 70 12 28

Pl. 22€ - T.R. 10 à 18€

du mardi au samedi à 20h.

 

Mise en scène,

Margaux Delafaon & Laurent Leclerc

avec Margaux Delafon.

 

Un étrange personnage fait son apparition : masqué, ganté, chapeauté et basketisé. La dame - car c'est une ancêtre - trottine allègrement, s'exprime d'une voix cassée tout en faisant preuve d'une énergie surprenante pour ses 93 ans.
Margaux Delafon est seule en scène mais nous fera voir tous les personnages exprimés. Elle saute de l'un à l'autre et pour ce faire, en l'espace d'une seconde change de maintien et de voix.
Mais voici les héritiers qui arrivent voulant absolument que leur mère quitte les lieux où vraiment, elle ne peut plus rester ! La dame s'insurge, elle est très bien ici et compte y demeurer jusqu'à l'échéance suprême. Seulement voilà, nos sociétés actuelles s'organisent autrement. On a construit pour les vieux, d'immenses poubelles aseptisées et Daphné si l'envie d'écrire devient sienne risque bien de signer ... du Mouroir. Après l'avoir piégée, la descendance retourne sans remords à la vraie vie.

Notre nonagénaire n'a plus qu'à composer avec ses compagnons d'infortune qui sans doute vont avoir quelques surprises ...
On rit beaucoup mais jaune évidemment car c'est un miroir que ce spectacle nous tend. Oh certes ! nous avons des excuses ... appartements de plus en plus exigus, vie trépidante qui ne nous laisse plus le temps nécessaire pour nous occuper de quelqu'un d'autre que nous. Il fallait utiliser le ton de la farce pour véhiculer le message. L'auteur, Laurent Leclerc maîtrise l'art de parler des choses graves non pas légèrement mais avec cet humour qui fait tout passer.
La comédienne s'implique corps et âme dans cette composition qu'elle mène de bout en bout avec un soin du détail et le public ne décroche pas une seconde. C'était une gageure mais le pari est réussi, ô combien !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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10:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent