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03/11/2007

Ecoute, c'est la vie ! de Robert Poudérou.

TREMPLIN THEATRE
39, rue des Trois Frères
75018 PARIS
(M° Abbesses)
Tél. 01 42 54 91 00

Chaque mardi à 20h.30
Du : 16 octobre au 18 décembre 2007 -

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Texte et mise en scène de l'auteur.

Par le choix du titre, l'auteur semble vouloir nous dire,
- " c'est ainsi, on ne peut pas juger. "
Qui est donc cette Marie, bonne mère, épouse aimante, trop aimante presque, puisque à force de s'occuper des autres, son
" homme " n'est jamais là ...
Plus camériste que boniche, elle s'occupe d'une ancienne gloire de la chanson dont elle promène aussi le chien. Ce qui lui permet de faire des rencontres ...
Elle appartient à cette catégorie d'êtres que rien ne salit, où qu'ils aillent, quoiqu'ils fassent. Peut-être est-ce l'apanage de l'amoralité ?
Son coeur appartient à Joseph mais elle prête son corps moyennant quelques billets qu'elle enfouira prestement dans son décolleté sans que son esprit se pose de questions ... Le terme de tromperie semble lui être étranger.
En un subtil phénomène de compensation, elle abandonnera un temps, Joseph à Madame dont l'époque des conquêtes est révolue pour s'apercevoir ensuite que la jalousie n'est pas seulement faite pour les autres. N'est pas Merteuil qui veut !
Etrange personnage à la complexité réputée féminine, qui se laisse porter par la vague. On pourrait expliquer semblable comportement par un trop plein d'énergie, une insatiabilité physique or quand son corps en tutoie provisoirement un autre, parier qu'elle ne compte pas les motifs de la tapisserie serait risqué. En dehors de Joseph, ce n'est visiblement pas pour le plaisir. Alors quoi ?
- " Dieu, que la femme me reste obscure ! " comme dirait ...

Martine Coste qui travaille sous les directives de son auteur-metteur en scène joue ici non pas les ingénues libertines mais les énigmes agréables à regarder. L'éternelle Sphinge ne cesse de faire école.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/11/2007

THEATRE MARIGNY, Salle Popesco.

Pour un mot - un seul - que je me garderai bien de reprendre ... ma chronique fut victime d'une censure robotique. Je ne jette pas la pierre, il convient d'encadrer certains abus mais ce n'était ici nullement le cas; or peut-on demander à un robot de percevoir certaines nuances ?
Comme je désire que ce spectacle ne tombe pas dans l'oubli, force est de recommencer une fois de plus et en croisant les doigts. Que de temps perdu !
L'auteur a - de toute évidence - misé sur l'impact dérangeant du titre et le voilà pris à son propre piège. " Celui qui utilisera le glaive, périra par le glaive " ah ! ah !
Jadis Félix Faure amusait la France entière, hier Bill Clinton indignait l' Amérique et comme nous sommes devenus des singes ... c.q.f.d.
"Radada" n'est plus une plaisanterie mais une expression en passe de devenir une monstruosité face à laquelle les âmes bien pensantes devront se signer. Sciemment, je n'utilise plus le terme que des robots détecteurs de stupre ne tarderont pas à éternuer. L'angoisse au ventre, je vais donc effectuer cet X ième copier-coller. Puisse Dieu ou le Diable sauvegarder cet écrit !
L'auteur de la pièce est Philippe Blasband et la mise en scène est signée : Steve Suissa.
Espérons cette fois que la colonne " Notes récentes " ne m'offrira pas une feuille blanche face à cette pièce sans titre (du moins, ici) -

Judith Magre et Jean-Claude Jay nous invitent à assister à une pornographie très pudique car nous ne saurons jamais à quelle particularité sexuelle, leurs rendez-vous hebdomadaires correspondaient. L' intérêt du spectateur est donc stimulé par la suggestion et sa conséquence logique, à savoir ... l' imagination!
L'espace scénique est volontairement dépouillé - un peu froid - pour souligner sans doute l'ambiguïté de la situation qui se voudrait torride alors qu'elle est - au départ du moins - froidement déterminée.
Il ne faut pas mourir idiote semble s'être dit un jour le personnage féminin qui dans la foulée a décidé d'assouvir un fantasme bien à elle et que nous nous épuiserons à imaginer jusqu'à la fin. Secret bien tenu mais visiblement assouvi. Pour cela, il ne suffisait que d'une petite annonce et le partenaire consentant s'est présenté. Mieux, a fait l'affaire au point de revenir chaque semaine durant 6 mois.
Dans l' esprit, le contexte était clair : du sexe et rien d'autre, le seul problème étant de savoir si cela allait se faire avec ou sans commentaires à l'appui ?
Peut-on rester éternellement lucide et l'amour sans l'amour est il un pari que l'on puisse tenir sans risquer - un jour - de s'y brûler les ailes ? Mais nous sommes entre adultes et à ce titre savons en la circonstance ce qu'il convient de faire ...
La mise en scène se résume à la présence scénique des interprètes dont l'aisance naturelle et l'expérience sauvent du statique.
Judith Magre dose à merveille un érotisme félin et le jeu mesuré de Jean-Claude Jay convient tout à fait à son personnage complice et discret.

Cela se passe au Théâtre MARIGNY - Carré Marigny dans le 8ème arrondissement (M° Champs Elysées) du mardi au samedi à 19h. Prix des places : 37/27/20 € - Loc. 01 53 96 71 20 - quant au titre, force est de vous laisser le dénicher. A l'envers, ça fait ça : euqihpargonrop nosiail enu. Non, mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire !!! ...

Simone Alexandre

10:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent

31/10/2007

Une liaison ... de Philippe Blasband.

THEATRE MARIGNY
Robert Hossein
Salle Popesco
Carré Marigny
75008 PARIS
(M° Champs Elysées)
Loc. 01 53 96 70 20

Du mardi au samedi à 19h.
Pl. 37/27/20€

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Judith Magre et Jean-Claude Jay nous invitent à assister à une pornographie très pudique car nous ne saurons jamais à quelle particularité sexuelle, leurs rendez-vous hebdomadaires correspondaient. L' intérêt du spectateur est donc stimulé par la suggestion et sa conséquence logique, à savoir ... l' imagination!
L'espace scénique est volontairement dépouillé - un peu froid - pour souligner sans doute l'ambiguïté de la situation qui se voudrait torride alors qu'elle est - au départ du moins - froidement déterminée.
Il ne faut pas mourir idiote semble s'être dit un jour le personnage féminin qui dans la foulée a décidé d'assouvir un fantasme bien à elle et que nous nous épuiserons à imaginer jusqu'à la fin. Secret bien tenu mais visiblement assouvi. Pour cela, il ne suffisait que d'une petite annonce et le partenaire consentant s'est présenté. Mieux, a fait l'affaire au point de revenir chaque semaine durant 6 mois.
Dans l' esprit, le contexte était clair : du sexe et rien d'autre, le seul problème étant de savoir si cela allait se faire avec ou sans commentaires à l'appui ?
Peut-on rester éternellement lucide et l'amour sans l'amour est il un pari que l'on puisse tenir sans risquer - un jour - de s'y brûler les ailes ? Mais nous sommes entre adultes et à ce titre savons en la circonstance ce qu'il convient de faire ...
La mise en scène se résume à la présence scénique des interprètes dont l'aisance naturelle et l'expérience sauvent du statique.
Judith Magre dose à merveille un érotisme félin et le jeu mesuré de Jean-Claude Jay convient tout à fait à son personnage complice et discret.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

14:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/10/2007

Le médecin de son honneur de Calderon de la Barca

THEATRE de l' OPPRIME
78, rue du Charolais
75012 PARIS
(M° Dugommier, Reuilly-Diderot ou Gare de Lyon)
Loc. 01 43 40 44 44
Tarifs : 15 & 10 €

Du 17 octobre au 17 novembre 2007
du mercredi au samedi à 20h.30
dimanche à 17h.

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Mise en scène et traduction : Hervé Petit
avec : Karim Abdelaziz, Geneviève Esménard, Karine Fellous, Jean-Claude Fernandez, Sylvie Florio, Hervé Petit, René Hernandez, Luc Reboullet, Yasmahane Yaqini.

Texte publié aux Editions de l' Amandier

Désireux d'échapper à la trop fréquente sentence : " traduttore, traditore " Hervé Petit s'est d' évidence conformé étroitement au texte initial de Pedro Calderon de la Barca. Grâce lui en soit rendue ! Mais si les passions sont omniprésentes à toutes les époques, leur mode d'expression varie quelque peu au fil du temps ...
Les crimes de sang ou d'honneur perdurent certes, en certaines sociétés mais sont moins compréhensibles à notre époque. Aussi vous avouerai-je que (ceci n'engage que moi) entendre ce texte remarquablement écrit, souvent poétique mais également outrancier dit par des personnages habillés de façon actuelle m'a quelque peu dérangée. Nos actuelles démocraties si contestables soient elles ne conçoivent plus cette adoration du Pouvoir et même le plus délirant de nos politiques ne pourrait imaginer - face au miroir dans lequel il contrôle son rasage - que quelqu'un puisse un jour lui dire,
" le sol que vos pieds ont foulé est un dais souverain qui illumine tous les points cardinaux de l'univers " !
Si le spectateur n'écoute pas sans entendre, il lui est difficile de ne pas esquisser un sourire ...
Faire passer ce texte demande donc une longue accoutumance à cette sorte de répertoire ce que d'évidence, tous n'ont pas.
J'excepterai de cette remarque Geneviève Esménard absolument parfaite dans le rôle de Jacinta. (sa trajectoire ayant emprunté celle du TNS, faut-il s'en étonner ?) et pour d'autres raisons non moins valables, la facétieuse Ysmahane Yaquini qui apporte une note joyeuse à cette sombre histoire.
Cela dit, les spectateurs semblent passer sur place un bon moment. N'est-ce pas l'essentiel ?

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent