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05/10/2009

Il est passé par ici ... de Marc Fayet

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PETIT THEATRE DE PARIS

15, Rue Blanche

75009 PARIS

(M° Trinité, Blanche, St-Lazare)

Loc. 01 42 80 01 81

Du mardi au samedi à 21h.

Matinée le samedi à 17h.

Mise en scène : José PAUL

avec Caroline MAILLARD, Lysiane MEIS, Marie PITON, Marc FAYET, Stéphane HILLEL, Gérard LOUSSINE.


Il n'est pas rare qu'un membre de la famille disparaisse brusquement pour refaire son apparition quelques années voire une ou deux décennies plus tard.
Cela arrive effectivement et parfois entre très proches alors quand notre " furet  " se pointera, tout ce petit monde frappé d'amnésie va se poser des questions mais ... après tout, pourquoi pas ?
D'autant que le " parent " en question est d'une redoutable habileté !
C'est l'été, les vacances ne font pas de vagues et tous les occupants de la maison pratiquent le farniente jusqu'à l'ennui. Certes, la situation n'exclut pas les devoirs de vacances ni les projets et la pièce commencera par un savoureux dialogue à tendance culinaire. Ensuite viendra la bombe glacée mais pour en déguster la saveur et en toute logique, il faudra attendre la fin et vivre dans l'intervalle quelques péripéties ...
Tous ces comédiens font partie eux aussi d'une même famille et sont rompus à l'habitude de jouer ensemble. On a même l'impression qu'ils se connaissent au point de prévoir la réaction de l'autre pratiquement à tout coup. C'est peut-être cela qui m'a un peu gênée car le spectateur aime l'inattendu et la perception du danger le stimule immanquablement. Il faut également reconnaître que s'installer dans la vision d'un jeu collectif aussi parfaitement huilé présente des avantages. On préfère généralement une mer d'huile aux cahots de la tempête et puis cette comédie a d'évidence acquis son rythme de croisière alors comment pourrait on se plaindre ? Je n'en nommerai aucun chacun étant parfaitement à sa place, dans son rôle. C'est clean, brillant, sans bavure, presque trop parfait or peut-on dire que la mariée est trop belle ?

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Simone Alexande
www.theatrauteurs.com

13:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/09/2009

L'oscine ou la passion d'une cantatrice.

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Atelier-Théâtre de Montmartre

7, rue Coustou

75018 PARIS

(M° Blanche)

T. 01 46 06 53 20

REPRISE POUR CAUSE DE SUCCES,

les VENDREDI & SAMEDI à 20h.30

Mise en scène, Lola SEMONIN

assistée de Syndie KOURTE.

avec Claire DESPIERRES (texte et interprétation)

http://blog.oscine.fr


De l'expérience, Claire Despierres en a, tant en qualité de comédienne que de chanteuse, le fait est indéniable. A en juger par le premier extrait sonore, on devine qu'elle a placé la barre très haut. Kahleen Ferrier ... pardonnez du peu !
Mais n'allez surtout pas vous faire des idées, de l'humilité elle et son personnage en ont et même peut-être un peu trop.
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage " semble être la devise de cette chanteuse en devenir dont le souvenir est évoqué.
Il faut connaître la discipline du chant pour savoir à quel point l'implication est grande. Ici, nulle tricherie n'est permise, le but étant de sans cesse se dépasser.
On entre dans le chant classique comme on entre en religion et seul le but à atteindre compte. C'est une implication absolue tant morale que physique.
Claire sait tout cela et nous le narre, nous le chante avec talent et même brio.
On peut  faire du théâtre en ayant appris " sur le tas " mais chanter le grand répertoire, jamais ! Il convient de s'adresser à des professeurs et c'est là que la caricature commence et même si la candidate s'est fait arracher les dents de sagesse afin que le son passe mieux, notre obstinée conserve la dent dure. Exagération ? Que nenni, cela peut aussi se passer comme cela et l'ont sait hélas que les bluffeurs-briseurs de voix sont légion.
C'est tellement vulnérable un artiste en demande ... et quand on vise la tessiture des coloratures, le chemin est long.
Grâce aux conseils éclairés de Lola Semonin, la comédienne mène son show molto vivace sous-tendu par un humour constant. On compatit à l'énoncé des vicissitudes que rencontre son personnage mais c'est tellement drôle qu'une mésaventure terminée, le public attend déjà la suivante avec impatience.
Un immense bravo à cette chanteuse-comédienne qui a elle même écrit le texte et que l'on se gardera bien d'interroger en lui demandant de nommer les professeurs qu'elle a fréquenté car tout est inventé, bien sûr ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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10:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Grasse matinée de René de Obaldia

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THEATRE des MATHURINS

36, rue des Mathurins

75008 PARIS

(M° Havre Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 00

(Pl. 32€, 16€ & 10€ - 26 ans)

du mardi au samedi à 20h.45

dimanche à 15h.

Mise en scène : Thomas Le Douarec

avec Cyrielle Clair et Marie Le Cam


Un immortel qui se pose la question : " y a t-il une vie après la mort ? " avouez que cela ne manque pas de piquant !

L'action se situe dans un cimetière situé en bordure d'une voie ferrée. Là, deux dames de caractère différent, de classe sociale aussi, vont sortir du sommeil éternel afin de s'animer sous nos yeux en une petite danse macabre à portée métaphysique ... Babeth renaît de ses ossements tout de rose vêtue tandis qu'Artémise la vaillante est carrément en rouge car on ne porte pas son propre deuil et puis le choix des teintes est censé donner un petit aperçu du caractère de chacune.

Babeth aimerait poursuivre sa grasse matinée alors que sa voisine l'entend d'une autre oreille, celle qui précisément guette le passage des trains ... Ce n'est tout de même pas exclusivement un privilège de bovidé ! Mais voilà qu'un importun tout emplumé de noir survole les lieux.
L'une s'inquiète de ce mauvais présage tandis que l'autre plus rationnelle remet les pendules à l'heure dans le style " que peut-il maintenant nous arriver ? "
Ce huis-clos en plein air ne serait il pas le Purgatoire après tout ? Une patiente attente de la Résurrection promise ? A moins que ce corbeau ne soit la preuve d'une éventuelle métempsycose et que ce drôle d'oiseau soit en réalité Fernand qu'un sort malin a transformé en bête à plumes ?

Arrivé à ce stade de l'existence, toutes les suppositions sont permises !
Un avion survolant les lieux va rappeler à Artémise son amant japonais et les confidences d'aller bon train entre nos deux défuntes.
Vous l'avez compris, l'auteur s'amuse sans vergogne, sinon comment notre Académicien aurait-il pu écrire " ces cloches me foutent le bourdon. "
Inspirée par la durée de la vie, la pièce est courte et à son écoute le public cache ses secrètes inquiétudes sous des cascades de rires. Bref, si ce n'est pas la meilleure que René de Obaldia ait écrite, en revanche la mise en scène réalisée par Thomas le Douarec est enlevée et les deux comédiennes sont à la fois superbes et drôles.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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09:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent