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17/01/2011

Cérémonies de Dominique Paquet.

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La Manufacture des Abbesses

7, rue Véron

75018 Paris

loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€ - T.R. 13€

Du lundi 3 janvier au jeudi 10 mars 2011

puis les mardi, mercredi & jeudi à 21h.

(sauf le jeudi 10 février, remplacé par vendredi 11.2)

 

Mise en scène : Patrick Simon assisté de Benoît Seguin.

avec Julien Bouanich (Razou) - Sylvain Levitte (Radieux) - Ariane Simon (Zondée)

Lumières : Cyril Hames - Scénographie : Goury.

 

Un plateau circulaire à l'équilibre symboliquement instable tout comme ces deux jeunes qui, abandonnés s'inventent des histoires. Les mots que l'un ne peut pas dire, c'est à l'autre de les trouver en un rapport de dominant à dominé.
L'ombre de Jean Genet plane sur la pièce et nous pensons à cet équilibriste qu'il poussa dans ses derniers retranchements. Seulement ces deux là ont encore des excuses car ils ne sont pas tout à fait adultes et la jeunesse est cruelle par instinct dans la perspective des combats à venir ...
Le spectateur un peu gêné, car forcément voyeur, assiste à cette étrange cérémonie celle que se livrent deux jeunes loups dont l'un est attaché comme un chien.
La phrase de Galilée nous traverse l'esprit tandis que le disque bouge en une sorte de réminiscence des anciennes croyances, les pieds au bord du gouffre.
Quand quelque chose ne tourne pas rond, il y a forcément une troisième personne, victime interchangeable. Radieux et Razou sont indispensables l'un à l'autre et Zondée est aimée des deux, nous dit-on. Il fallait donc que l'un des trois disparaisse afin que le petit jeu puisse recommencer.
Certaines situations échappent à tous les jugements car elles se suffisent à elles-mêmes.

Les spectateurs ressortent de là avec l'esprit un peu flou mais en emportant la conviction que cette pièce restera longtemps gravée dans leur esprit à la façon d'une énigme non résolue. Ceux qui veulent simplifier pourront toujours faire référence à la chèvre de Mr Seguin .

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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photos : Palazon.

22:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Dom Juan de Molière.

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THEATRE de

L'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS

M° Abbesses ou Anvers

loc. 01 46 06 11 90

lundi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h.30

samedi à 19h. dimanche à 17h.

relâche le mardi.

jusqu'au : 13 février 2011

 

Mise en scène : René Loyon

avec, Claire Barrabes (Charlotte, Le Spectre) - Clément Bresson (Dom Juan) - Jacques Brücher (Gusman, La Ramée, Le Pauvre, Dom Alonse, Monsieur Dimanche, Dom Louis, Le Commandeur) - Yedwart Ingey (Sganarelle) - Adrien Popineau (Pierrot, Dom Carlos, La Violette) - Claire Puygrenier (Elvire, Mathurine) -

 

Depuis sa création, Dom Juan n'a cessé de nous interpeller. Cet " aristocrate arrogant et cynique " nous fascine autant qu'il nous dérange ...
Ce " grand seigneur mauvais garçon " n'a pas fini d'alimenter les commentaires car pour certains, c'est un impuissant qui s'ignore et entretient sa flamme en changeant constamment de partenaire, pour d'autres c'est un mystique malgré lui qui affiche un athéisme provocateur.
L'homme est tout cela à la fois et c'est même la raison pour laquelle cette pièce fut si souvent reprise avec plus ou moins de bonheur. Des Dom Juan, Molière a dû en rencontrer quelques uns à la cour et si Tirso de Molina n'avait inventé ce personnage bien avant lui, peut-être aurions nous été tentés de conclure que le roi lui-même et ses conquêtes faciles avait (en partie) inspiré notre auteur national ?
René Loyon a évidemment une conception personnelle de la pièce et du personnage aussi a t-il limité le lieu de l'action à une chambre dans laquelle notre débraillé justifiera ses fredaines. Le texte bien qu'écrit avec des talons rouges adoptera de ce fait un ton contemporain, les costumes suivront sans réelle recherche d'élégance. C'est un parti-pris que l'on appréciera ou pas.
Le rôle-titre est interprété par Clément Bresson dont le physique et le mode d'expression semblaient plus le destiner au théâtre de Jean-Louis Bourdon qu'à celui de Jean-Baptiste Poquelin mais puisque le metteur en scène l'a voulu ainsi, poursuivons,
- Claire Puygrenier est une Elvire tout à fait honorable et pourvue d'une belle présence scénique.
- Yedwart Ingey nous campe un Sganarelle aussi peu soigné que son maître mais à la réelle justesse d'expression.
La première scène de l'acte II entre Charlotte (Claire Barrabes) et Pierrot (Adrien Popineau) est menée rondement et avec brio.
A Jacques Brücher, incombe la lourde tâche d'incarner 7 personnages en conservant même apparence, le moins crédible étant celui du Commandeur, le metteur en scène ayant voulu dépouiller cette scène de son habituelle démesure. Las ! force est de constater qu'à trop vouloir dépoussiérer les classiques en leur imprimant sa griffe, on risque de les écorner.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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Photos : Laurencine Lot

09:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/01/2011

Au nom du fils d'Alain Cauchi.

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THEATRE DE POCHE

MONTPARNASSE

75, boulevard Montparnasse

75006 PARIS

(M° Montparnasse)

loc. 01 45 48 92 97

Pl. 36 & 28€


Réduc.jeunes, mar, mer, jeu. 10€

du mardi au samedi à 21h.

matinée, samedi à 17h.

(relâche : dimanche & lundi)

 

Mise en scène : Etienne Bierry

avec Alain Cauchi (Mario) - Fabienne Chaudat (Hortense) - Josette Stein (La Mère) - Hervé Falloux (Pierre) - Cécile Sanz de Alba (Carmela) -

 

La mort d'un parent est bien souvent le moment où dans une famille, chacun se révèle tel qu'il est et ce que l'on découvre est rarement édifiant. C'était sans compter  sur la bonne humeur de Alain Cauchi, cet enthousiaste impénitent qui ensoleillerait le ciel le plus sombre.
L'annonce a lieu par téléphone, c'est le matin et Hortense a visiblement sacrifié au coup de l'étrier ce qui rend l'atmosphère explosive. Petite algarade entre l'annonceur et celle qui a décroché (le téléphone seulement) car boire le matin, rétorque t-elle à son époux, c'est une " question de volonté." (première vague d'hilarité dans la salle.)
Celui qui annonce la triste nouvelle, c'est Mario lequel était resté au pays tandis que son frère parti depuis longtemps a " réussi " aux yeux de la mère dont il fut visiblement le préféré. Nous allons assister aux retrouvailles de toute la famille et cela ne se fera pas sans quelques difficultés en fonction de ce que chacun a voulu cacher à l'autre. Tout se dévoilera donc au fur et à mesure et par le biais de rebondissements, tous hilarants, bien sûr.
Ce qui caractérise le théâtre d'Alain Cauchi, c'est la bonne humeur, cela vous l'avez compris mais c'est également le don de brosser pour nous avec une joyeuse et terrible précision la personnalité de chacun. Il n'y a pas de parent pauvre parmi ses personnages. Jamais ! chacun à son mot à dire et si faire valoir il y a, c'est vis-à-vis de tous et réciproquement.
Plus fils de Rabelais que de Pagnol, notre auteur méridional a coutume de nommer un chat, un chat ce qui dérangera peut-être quelques coincés du bulbe ? En ce cas, tant pis pour eux. " Esbaudissez-vous mes amours "  en cette période où la langue de bois le dispute au politiquement correct et longue vie à cette pièce qui célèbre le goût de vivre quelqu'en soient les circonstances. Amen.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : LOT.

13:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent