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01/12/2009

LADIES NIGHT

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THEATRE ESSAION

6, rue Pierre-au-Lard

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

Loc. 01 42 78 46 42

www.essaion.com

Pl. 20€ T.r. 15€

Les vendredi et samedi à 21h.30


" La comédie qui dévoile tout "

Texte : Anthony Mc Carten, Stephen Sinclair et Jacques Collard

Mise en scène : Guylaine Laliberté.

avec Marielle Lieber-Claire, Michel Laliberté, Michel Voletti, Laurent Mentec, Pascal Aubert, Alain Azerot, ou Marc Diabira, Sacha Petronijevic, ou Pascal Guignard et Franck Partaud.

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Voilà un spectacle qui tombe à pic en ces temps de chômage et de précarité.
Que faire quand on a perdu son travail, la considération des siens et qu'aucune solution ne se profile à l'horizon ?

Que faut-il inventer pour survivre tout simplement ? L'action se situe dans une petite ville du Nord à l'époque où les mines fermaient une à une mais maintenant le phénomène désastreux s'accentue un peu partout et l'impact de la pièce est maximal.
Une poignée de copains a coutume de se retrouver dans le bar tenu par Bernie afin d'y boire quelques bières histoire de se réchauffer l'âme et le corps. On discute, on se querelle un peu, la vie quoi !
En parcourant le journal avec le vague espoir de trouver une offre d'emploi un article va attirer l'attention de l'un d'eux.

Les Chippendales font recette rien qu'en s'exhibant. Oh ! certes, contrairement à eux, aucun (ou presque) ne semble ici sorti d'un magazine de mode mais l'idée va faire son chemin. Pourquoi pas après tout puisqu'ils n'ont plus rien à perdre et peut-être, tout à gagner ? 
Six tocards car c'est ainsi qu'ils se perçoivent désormais ont décidé de rebondir.
A première vue, le projet paraît insensé mais grâce à Glenda, (une ex-danseuse) l'impossible deviendra peu à peu réalisable.
C'est Manu (Michel Laliberté) qui a eu l'idée en premier et il devra multiplier les efforts pour convaincre les autres aidé en cela par Bernie (Michel Voletti) qui bien que sceptique mettra généreusement son lieu à leur disposition.
Les hommes bien qu' hétéro-machos ne manquent pas de fantaisie et de courage. Plus précisément quand il s'agit de Gérard (Laurent Mentec) et ses kilos en trop que non seulement il ne peut cacher mais devra exhiber !
Jacky (Pascal Aubert) et ses rêves de rockeur va (bardé de cuir) se projeter tout entier dans sa guitare ... Pas facile d'abandonner ces accessoires véritables boucliers.
Wes (Alain Azerot) est de loin, le plus crédible : une plastique impeccable, un indéniable sens du rythme, la conversion sera d'emblée envisageable.
Steph' (Sacha Petronijevic)  va constituer la pierre dans l'engrenage, dénoncer la folie de l'entreprise et puis peu à peu (solidarité oblige) ira rejoindre les copains ...
Benoît (Franck Partaud) après juste un peu de réticence, s'engagera dans le projet avec la naïveté d'un footballeur. Le comédien et son côté Peter-Pan-rieur est craquant au possible.
Glenda (Marielle Lieber-Claire) gérera tout ce petit monde avec habileté et de façon très efficace sous la houlette invisible et présente de Guylaine Laliberté qui a signé la mise en scène.
La musique est disco et nous ramène à l'époque où en dépit des difficultés l'énergie était encore très vive et la puissance de réaction intense.
En plus du plaisir que l'on éprouve à passer un moment joyeux car truffé d'humour on ressort avec au coeur une bouffée d'espoir en regard de ce que certains vivent actuellement.

Mais c'est fait pour cela - aussi - le théâtre, non ?

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Mercredi 10 février 2010 à 21h.30 - SOIREE DE SOLIDARITE HAITI - représentation exceptionnelle avec S.O.S Villages d'Enfants en présence de Yves RENIER, tarif unique : 30 € - la recette sera intégralement reversée en faveur des victimes permettant ainsi d'apporter une aide de première nécessité (eau, nourriture, vêtements) avec prise en charge des enfants isolés.

11:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/10/2009

Pause.

 

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09:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/10/2009

Thérapie anti-douleur de Laura Forti

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, Rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€, TR : 13€

du dimanche au mercredi à 21h.

jusqu'au : 11 novembre 2009

Texte français : Carlotta CLERICI

Mise en scène : Yvan GAROUEL

avec Gil BOURASSEAU (Lele) - Anne COUTUREAU (Giulia) - Pierre DENY (Le Père) - Isabelle MONTOYA (Dragana) - Manga NDJOMO (Madame Nigeria) - Gaël REBEL (Gina)


Autopsie d'une famille ayant pour slogan : " la vie est une route qui monte. "

Apparemment, le père s'est essoufflé. Le vieux lion est couché et vit ses derniers instants à l'hôpital. L'homme avait divorcé après trente ans de mariage et semble ne pas comprendre que sa femme ne soit pas là pour l'assister.
Ses enfants se succèdent à son chevet et dire qu'ils ne sont pas très aimants serait un euphémisme ! En pareil cas, on rejette toujours la responsabilité sur l'autre bien entendu et les exemples pour illustrer la situation ne manqueront pas.
Le sujet est âpre et il fallait tout le talent de Laure Forti pour que le thème soit supportable et parfois amusant.
L'homme couché fait penser au duc de Guise et les enfants devenus adultes sont encombrés par sa dimension. Les griefs iront donc bon train et nous ne tarderons pas à comprendre que c'est leur méthode à eux pour se protéger du chagrin.
Gina est elle même médecin or la perspective de la proche disparition de son père atteint d'un cancer en phase finale vient d'avoir de terribles conséquences sur sa vie puisqu'elle s'apprêtait à partir en Afrique avec l'homme qu'elle aime.
Giulia revient tout exprès laissant de côté son feuilleton télévisuel en cours tandis que le frère Lele vient de se faire expulser par son épouse ce qui aggrave (si faire se peut) son évidente boulimie. Bref, le désordre familial règne autour du lit.
Deux personnages viendront apporter un semblant d'humanité au milieu de tout ce désordre affectif; une africaine dont le stoïcisme déclenche l'admiration et Dragana, la petite amie étrangère du mourant décilleront peut-être leurs regards à tous mais ce n'est pas certain. L'écriture est belle, les personnages bien brossés,  je laisserai toutefois aux spectateurs le soin d'apprécier et d'interpréter la dernière scène comme ils le jugeront utile en fonction de leur sensibilité ou vécu personnel. Seule et unique objection, a t-on coutume de crier de la sorte dans un hôpital ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

11:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent