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20/10/2008

Un auteur, deux pièces : Gustave Akakpo

THEATRE - TOGO du 7 Octobre au 1er Novembre 2008

Du mardi au samedi, spectacles en alternance à 14h.30, 16h, 20h ou 22h.

(se reporter au calendrier sur www.letarmac.fr

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J'ai vu Habbat Alep avant A petites pierres aussi vais-je suivre cet ordre chronologique.

Pour le premier, il s'agit d'un road-movie, où les comédiens commenceront par nous présenter leurs personnages en une sorte de mise en lumière préalable des discalies.
Un jeune écrivain (métis nous dit-on) vient en ces lieux afin d'effectuer des recherches destinées à sauvegarder une langue déclarée morte.
Après les formalités d'usages et quelques péripéties, il retrouvera sa cousine secrètement enceinte, dont le père manigance l'union afin de préserver l'honneur de la famille. Pour cela, il convient de les laisser seuls, tant pis si celui qui se présente est " maigre et sans religion " ! Elle va donc l'accompagner dans ses recherches et lui, trouvera ce qu'il n'avait pas prévu ...
Gustave Akakpo nous narre cette histoire au moyen d'un langage imagé, et les interprètes s'activent à nous montrer l'invisible, le décor étant constitué de paravents noirs dont la mise en espace variera au gré des déplacements de tous ces personnages beaucoup plus nombreux qu'il n'y paraît.
C'est en quelque sorte un conte philosophique que Voltaire s'il avait vécu à notre époque, n'aurait sans doute pas renié.

Atmosphère tout autre pour A petites pierres ...
L'idée de départ ayant déclenché l'écriture de cette pièce fut cette lapidation prévue au Nigéria qui en avait bouleversé plus d'un, mobilisant les internautes en vue d'une pétition.
Afin de déterminer le lieu où l'action va se dérouler, un cercle sera symboliquement tracé autour de la jeune comédienne puis tous s'enduiront le visage de blanc afin de créer la distanciation voulue.
Un père s'apprête à destiner sa fille à un homme de son choix, tout est arrangé d'avance avec l'autre géniteur. Seulement, un galant va passer par là, auréolé du prestige d'avoir vécu en Occident et la demoiselle va succomber, ce qui en fonction des lois du pays, la condamne à être lapidée.
Ce drame sera évoqué par le biais d'une comédie moliéresque, l'insupportable ne l'étant plus, véhiculé par le biais d'une joyeuse farce où les quiproquos feront notre bonheur au gré d'un travestissement inattendu.
Les comédiens s'en donnent à coeur joie et par voie de conséquences, le public aussi. On ne mesure à quel point ces deux pièces sont complémentaires qu'après en avoir fait l'expérience, ce dont vous ne vous priverez pas, j'espère.
Cette double programmation perdure jusqu'au 1er novembre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

" A petites pierres " mise en scène : Thomas Matalou avec Christophe Garcia, Ludovic Lamaux, Mariana Lézin, Franck Micque, Caroline Stella, Paul Tilmont.

" Habbat Alep " mise en scène : Balazs Gera, avec François Clavier, Valérie de Dietrich, Guillaume Gilliet, Christophe Vandevelde

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16:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/10/2008

Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman

Théâtre MOUFFETARD

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73, rue Mouffetard 75005 PARIS

Réserv. 01 43 31 11 99

Pl. 22 & 15€

Du mercredi au vendredi à 20h.30

Samedi à 17 & 21h.

Dimanche à 15h.

Jusqu'au : 26 octobre 2008.

Traduction : Jacques FIESCHI

Mise en scène : Michel KACENELENBOGEN

 

avec : Muriel JACOBS et Alain LEEMPOEL.


Aïe ! ça commence avec des vidéos, quelle manie ils ont tous ... Il est vrai que les comédiens sont hyper-photogéniques et que nous nous prenons vite à leur jeu car quelque chose nous dit que bien entendu, ils mentent. Ce couple parfait qu'ils nous présentent n'existe pas surtout après 13 ans de mariage ... Malheur !
Nous allons les récupérer " en vrai " pénétrer dans leur home, sweet home et constater que peut-être, ils ne font que se jouer la comédie du grand amour ?
Ah ! la famille ... et les obligations de fin de semaine. Tout le monde connaît, a connu ou connaîtra. Ces deux là ont déjà deux filles et s'il arrivait un troisième enfant ? Madame interroge son époux trois mois plus tard. Bizarre qu'il n'ait rien remarqué ! C'est que peut-être, Monsieur a la tête ailleurs ? ... Nous n'allons pas tarder à le savoir.
Muriel Jacobs est Marianne et nous la suivrons tout au long de ses états d'âme (nombreux) C'est à la fois une femme accommodante (quand il convient) - rebelle (quand il le faut) et désespérément amoureuse ce qu'elle parvient parfois à surmonter.
Alain Leempoel (Johan) est le mari idéal. Beau, intelligent, subtil et volage comme tous les hommes. Que vont devenir ces deux là ?
Ingmar Bergman est comme chacun sait le maître à penser de tous les coupeurs de cheveux en quatre (voire plus, si affinités) pourtant, ce qu'il nous montre ici pourrait être d''une banalité consternante s'il n'abordait le sujet avec son talent habituel. Beaucoup de spectateurs dans la salle risquent de se reconnaître alors si vous voulez parfaire votre éducation ou tout simplement vous sentir moins seul, allez voir cette pièce, je vous promets que vous ne serez pas déçus.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

20:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Alouette de Dezsö Kosztolànyi

Théâtre Daniel-Sorano

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16, rue Charles Pathé à VINCENNES (94)

(M° Château de Vincennes)

01 43 74 73 74

www.espacesorano.com

jeudi, vendredi, samedi à 20h.45

jusqu'au : 25 octobre 2008.

Traduction : Maurice Regnaut & Péter Adam (Ed. Viviane Hamy)

Adaptation et interprétation : Danièle Douet

accompagnée de Alphonse Cemin au piano.

Mise en scène : Sylvia Folgoas.

 

Adapter un roman ou une nouvelle pour le théâtre n'est pas tâche aisée, surtout par le biais d'un monologue.

Pourtant c'est dans l'air du temps, comme on dit.
Afin d' évoquer cette histoire qui se déroula à une autre époque, la scénographie se veut sobre et classique. Un paravent, un fauteuil, une lampe posée sur un petit meuble et côté jardin, un immense piano à queue sur lequel un blond pianiste se chargera des intermèdes, avec beaucoup de talent. Il revient donc à la comédienne-adaptatrice de nous faire voir ce qu'elle évoque ...
Elégante silhouette, jeune femme brune qui nous conte l'histoire de son absolu contraire, celle d'un personnage féminin disgracieux qui de surcroit s'alourdira à l'issue d'un voyage. Cette Alouette (aussi peu tchekhovienne que possible), était ce que l'on nommait à l'époque une vieille fille, une laissée pour compte dont les parents désespèrent de la voir casée un jour.
Un voyage semble devoir un temps, bouleverser l'équilibre de cette famille.
Alouette part donc et son père, (lui, surtout !) va durant son absence mener une vie de patachon.  Et oui, il en est parfois ainsi lorsque quelqu'un de proche s'éloigne et que l'on veut se donner l'impression que l'on est complètement libre. Ce genre de réaction survient à tout âge. Comme ce n'était qu'une parenthèse, Alouette va revenir et la vie reprendra son cours. Afin d'amener le public à s'intéresser à cette histoire qui lui est complètement étrangère, la comédienne quittera parfois l'espace scénique viendra planter son regard dans les yeux de spectateurs du premier rang, la lumière inondera alors la salle, sa complice metteur en scène Sylvia Folgoas ayant tout prévu. Bien que ne la connaissant pas, il m'a semblé que la comédienne était sur scène exactement comme elle est dans la vie. Il y a comme chacun sait deux façons de procéder, la première consiste à s'immerger dans le texte et creuser profond ce dernier, ( ne l'avait-elle pas déjà fait par le biais de l'écriture ? ...) la seconde à ramener le texte à soi. Les deux méthodes ont leurs partisans, seul compte le résultat qui n'est finalement que la conséquence de la façon dont on perçoit les choses ...

Je me garderai donc de vous influencer en un sens ou un autre, vous laissant le soin de vous forger sur place votre propre opinion.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

17:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/10/2008

" SUZANNE TAKES YOU DOWN "

Flash-Back Poétique 39-45

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Du 14 au 18 octobre 2008

LAVOIR MODERNE PARISIEN
35, rue Léon 75018 Paris

Métro : Château rouge
Loc. 01 42 52 09 14
resa@rueleon.net

Tarif plein : 15€ - T.R. 10€ abonnés : 5€

Mardi et vendredi à 21h.
Jeudi et samedi à 19h.


en première partie de BIG SHOOT de Koffi Kwahulé avec Denis LAVANT

de et par : Nadège PRUGNARD

Accompagnement artistique : Bruno BOUSSAGOL.

" Suzanne, nom de code " Takes you down " Actrice fusillée sur scène le 16 novembre 1943 à Vichy, hante le théâtre pour dire son histoire, pour redire l'endroit de sa propre mort et à travers elle convoquer cette période noire qu'à été la guerre de 39-45."

20:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent