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21/03/2011

Le temps qui passe de Karine SILLA-PEREZ

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THEATRE des MATHURINS

36, rue des Mathurins

75008 PARIS

(M° Havre-Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 01

Pl. 18 à 38€

A 21h. du mardi au samedi,
matinée le samedi à 16h.30

Relâche le 30 Mars 2011

Mise en scène : Vincent PEREZ

avec Elsa ZYLBERSTEIN et Vincent PEREZ.

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Plateau nu, coulisses comprises. Pour le décor, on repassera .
Vincent Perez danse pas tout à fait comme un dieu mais presque.
Une femme entre sans qu'il s'en aperçoive et le regarde faire  ...
Surprise quand il découvre sa présence.
Qui sont ils ? Elle est venue lui demander de l'aider à retrouver son père qu'elle cherche depuis toujours, ou presque. Or comment se trouver soi-même si on est en perte de racines ? Et lui, qui est il au juste ? Un détective, un psy ? Apparemment, il cumule les fonctions. Questions - réponses. Il en sera ainsi durant tout le spectacle et tout au long des différents tableaux qui chacun correspond à une journée. Plus exactement à une visite par jour. Nous, spectateurs, apprendrons que le 26 Mai est un jour fatal. Ce spécialiste de l'abandon demandera,
- vous aimez paraître ? ...
- non, plutôt disparaître (répondra t-elle.)
Seulement elle est là, chaque jour et revient, tout de rouge vêtue.
Parfois, elle halète comme un petit chien.
- Je ne sais faire qu'une chose à la fois (dira t-il)
- C'est vrai, vous êtes un homme (soulignera t-elle)
Le père sera retrouvé à St-Malo et peut-être pour remercier inconsciemment l'enquêteur, elle trouvera en lui l'homme qui lui faisait défaut.
Ce texte s'apparente plus à celui d'une nouvelle qu'à un exercice théâtral proprement dit mais il nous permet de retrouver Vincent Perez toujours aussi beau, incroyablement jeune. Tout comme Dorian Gray, les années n'ont aucune prise sur lui. Ses gestes sont d'une élégance extrême, sans l'ombre d'une préciosité, de façon liée comme ceux d'un danseur mais avec un parfait naturel.
Elsa Zylberstein est sculpturale et son jeu précis. Impossible toutefois d'ajouter que c'est un grand moment de théâtre car l'action démarre vraiment en dernière partie or si vous avez eu la patience d'attendre ce dénouement, cela valait la peine, plus du fait des deux comédiens que de celui du texte.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : Charles Cannet

22:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/03/2011

Le coeur des enfants léopards - Création 2011. Congo (Brazzaville) -

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LE TARMAC de la Villette

Parc de La Villette
211 av. Jean Jaurès

75019 PARIS

(M° Pte de Pantin)

loc. 01 40 03 93 95

Pl. 16€ - T.R. 12€

A 20h du mardi au vendredi,

à 16h. le samedi -

jusqu'au : 19 MARS 2011

d'après le roman de Wilfried N'SONDE (Actes-Sud, Collection Afriques, 2007)

adaptation Dieudonné NIANGOUNA et Criss NIANGOUNA

mise en scène : Dieudonné NIANGOUNA

interprétation : Criss NIANGOUNA.

 

Le spectacle commence de façon atypique (à découvrir) - puis le comédien arrive, sa cage miniature sous le bras comme pour nous signifier que tout être différent porte en permanence sa prison avec lui.
La meilleure défense étant l'attaque, il va interpeller quelques spectateurs,
- " T'es français ? ... de quelle France ? " ... la salle rit alors d'un petit rire tout à la fois gêné et libérateur car nous ne sommes pas à un paradoxe près.
Enfant, ce français d'origine africaine amusait la boulangère qui trouvait ce petit, mignon avec ses cheveux tout frisés. Elle ne l'a identifié dans le rejet qu'un peu plus tard. Brusquement, ce grand homme à la peau sombre a représenté pour elle le danger. Elle ne le reconnaissait plus. Lui se sentait noir dehors mais blanc dedans, en complet décrochage et pour tout dire, incompris !
Un soir d'ivresse parce que celle qu'il aimait l'a quitté, il se retrouvera en garde à vue, harcelé de questions, rudoyé par ces porteurs d'uniforme à l'esprit formaté.
Alors les images vont surgir, il va nous raconter en la revivant sa vie actuelle depuis qu'il n'entend plus l'invisible comme ses ancêtres au coeur léopard ...
Le jeu du comédien est très physique. Pour parler vulgairement, il mouille la chemise au physique comme au figuré. Cette histoire individuelle est - nous ne le savons que trop - celle de nombreux déracinés. Ajoutez à cela une rupture amoureuse, la perte d'un ami, toutes les conditions sont alors requises pour que l'explosion ait lieu. (dans sa tête, dans sa vie qui n'abrite plus que frustration et rage.) Ce monologue tiré du roman de Wilfried N'Sondé devrait en amener plus d'un à réfléchir sur le sort de ceux que nous croisons chaque jour sans chercher à les connaître, nos frères en humanité que le sort a jeté en un monde déshumanisé.

La pièce se joue au Tarmac jusqu'au 19 mars 2011 puis les 31 mars, 1er et 2 avril 2011 à l'Espace 1789 (Saint-Ouen).

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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Photo : Eric Legrand

11:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/03/2011

Le truc de Vanessa Mikowski et Natacha Achor

THEATRE du MARAIS

37, rue Volta

75003 PARIS

(M° Arts et Métiers)

loc. 01 45 44 88 42

Pl. 18€ - T.R. 12€

Jeudi, vendredi, samedi à 21h.15

jusqu'au : 22 avril 2011

Mise en scène : Vanessa Mikowski
assistée de Joanna Espinosa

avec Aurélia Crebessegues (Amanda)

et Emilie Glémet (Victoire)

 

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Rythme de boîte à musique. Une fille est assise par terre, bras enserrant ses genoux, un réveil posé devant elle, à ses pieds. Tricherie avec l'heure ...
Arrivée intempestive d'une voisine (du moins se présente t-elle ainsi) venue emprunter un tire-bouchon.
Victoire -  c'est le nom de l'occupante des lieux - n'a pas envie de répondre et " la fourmi n'est pas prêteuse " mais finalement, cédera à la sollicitation.
Deux ans qu'elle se terre là, deux ans qu'elle imagine ce qu'elle pourrait faire de ses soirées et ... ne sort pas. Alors quelqu'un qui s'incruste et vient mettre la pagaille, c'est toujours bon à prendre !  Ces deux là se ressemblent comme le jour et la nuit. La nouvelle arrivée raconte une histoire à dormir debout avec de toute évidence, la ferme intention de faire sa pelote ici : un peu à la façon d'un chat qui se faufile dans une maison qui n'est pas la sienne mais va le devenir.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Mystère. Elle prétendra habiter l'immeuble et fuir un dénommé Francky mais c'est visiblement faux. Juste un prétexte destiné à se procurer un endroit pour la nuit, un lit où dormir et pourquoi pas, quelques billets à dénicher au fond de l'une de ces multiples boîtes qui se trouvent sur l'étagère ... Ange ou démon ? Va savoir ! Cette pièce écrite par deux filles, jouée par deux filles contient on le devine, une part autobiographique mais également aussi un tas de non-dits. Bref, le résultat est un peu brouillon. Moins sulfureuse que Les Bonnes de Jean Genet, la filiation en est cependant revendiquée.
Le caractère de Victoire est brossé avec soin mais celui de la pseudo Amanda, reste flou en dépit d'une extraversion affichée. Quand la pièce se termine, la spectatrice que je suis cherche toujours " le truc. " ... Il faut juste espérer que certains plus finauds que moi l'auront trouvé.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

 

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22:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent