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09/02/2009

Baby Doll de Tennessee Williams

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Théâtre de l'Atelier

1, Place Charles Dullin

75018 PARIS

(M° Anvers)

Loc. 01 46 06 49 24

Places de 7 à 39€

Du mardi au samedi à 21h.

Matinées samedi à 17h.30

& dimanche à 16h.

 

Version scénique : Pierre Laville

Mise en scène : Benoît Lavigne.

avec Mélanie Thierry, Xavier Gallais, Chick Ortega, Monique Chaumette, Théo Légitimus.

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Baby Doll, c'est ce que l'on nomme un rôle en or pour peu que la comédienne pressentie ait le physique adéquat et donne l'impression d'avoir le tempérament du personnage lequel est peut-être plus complexe qu'il n'y paraît ... Femme-enfant, volontiers écervelée mais manipulatrice (comme presque toutes les femmes diront certains).
Mariée très jeune à un homme beaucoup plus âgé qu'elle, il avait été convenu que la concrétisation dudit mariage ne se ferait pas avant qu'elle ait atteint l'âge de 20 ans et la date approche ... L'époux n'en peut plus d'attendre et l'espiègle ne pense qu'à se dérober. Avoir un mari vieux et riche, elle admettrait peut-être mais Archie  a tout de la désastreuse perspective d'avenir ...
Dans le but de rétablir la situation, il va commettre un acte aussi désespéré que condamnable et sa victime va se présenter sous les traits d'un jeune et beau voisin qui ne tardera pas à troubler l'épouse encore vierge.
Le climat est âpre, violent, sensuel illustrant parfaitement le registre de cet auteur américain, l'un des plus grands que nous connaissions sur le plan mondial.
Xavier Gallais, (Silva Vaccaro) excellent comme d'habitude fait preuve d'un charme fou et on se demande comment Baby Doll (Mélanie Thierry) pourrait lui résister !
Chick Ortega est parfait de rusticité et l'on apprécie (une fois de plus) Monique Chaumette touchante dans le rôle de Tante Rosa sans oublier bien entendu Théo Légitimus dont l'indéniable présence conforte la théorie selon laquelle, il n'y a pas de petits rôles au théâtre.
Scénographie et mise en scène collent parfaitement à la pièce que l'on retrouve dans cette nouvelle version scénique avec un plaisir constant.


Simone Alexandre
www.theatrateurs.com

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17:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/02/2009

L'inspecteur Whaff de Tom Stoppard

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Théâtre TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher 75008 PARIS

(M° St-Lazare ou Villiers)

loc. 01 45 22 08 40

Pl. 20 à 34€

mercredi : 28/20/15€

du mardi au samedi à 21h.

matinée le samedi à 18h.

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Texte français et mise en scène : Jean-Luc REVOL

avec Anne BOUVIER, Pierre DELADONCHAMPS, Jacques FONTANEL, Viviane MARCENARO, Valérie MOUREAUX, Jean-Luc REVOL, Eric THEOBALD, Elrik THOMAS.

Un titre aboyeur pour une histoire qui ne manque pas de mordant ...
Avant que l'action commence, le spectateur ne peut qu'admirer ce décor fignolé à l'extrême, juste avant de constater une présence insolite dans la baignoire située à l'avant-scène, côté cour. Nous ne tarderons pas à comprendre qu'il s'agit de critiques venus assister à la représentation et qui parlent d'eux, de leur carrière sans oublier les allusions à la vie privée.
Pour un peu on leur dirait : " chut ! parlez moins fort " (décidément, cette profession n'a aucun respect ! )
Théâtre dans le théâtre, la formule a fait ses preuves depuis longtemps.
La perspective d'assister à des situations en décrochage va peu à peu nous mettre en joie. Ainsi cette femme de ménage qui dit " allo " avant de décrocher le téléphone. Le spectateur va ensuite faire la navette entre l'action qui se déroule sur scène dans le style Agatha Christie revue et corrigée par ... et cette baignoire dans laquelle pataugent allègrement les deux critiques en goguette. Un surtout qui le premier, ne tardera pas à quitter la réalité pour plonger dans la fiction corps et âme ! La mise en scène de Jean-Luc Revol est d'une précision quasi chorégraphique avec pour base l'indispensable humour " so british. "
Une telle histoire ne se raconte pas bien entendu, impossible de déflorer le suspens ! Sachez toutefois que les comédiens - tous parfaits - s'en donnent à coeur joie et par voie de conséquence, nous aussi, ravis de découvrir ces situations insolites, de nous laisser surprendre par elles alors que le thème promettait un classique du genre. Il est tellement rare à notre époque d'être surpris ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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07:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : suspens, pièce policière

01/02/2009

L'opération du Saint-Esprit de Michel Heim

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THEATRE CLAVEL

3, rue Clavel 75019 PARIS

Métro : Pyrénées

Loc. 01 43 45 55 38

resa.clavel@free.fr

Tarif unique : 20€

mardi et mercredi à 21h.30

vendredi et samedi à 20h.

jusqu'au : 28 mars 2009.

 

 

Comédie leste et céleste mise en scène par Jean-Pierre Rouvellat.

avec (par ordre d'entrée en scène) Laurent Plessi (St-Pierre) - Michel Heim (Dieu le père) - Vincent Baillet (la vierge Marie) - Laury André (l'Ange Gabriel) - Franck Isoart (Jésus) - Jean-François Dewulf (Lucifer)

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Savez-vous ce que font les anges au Paradis pour passer le temps quand ils ne jouent pas à saute-mouton avec les cumulonimbus ? ... (oui, c'est tout ce qu'ils ont le droit de sauter ...) et bien ils chantent dans la tessiture des castras bien entendu car même là-haut, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Le reste du temps, ils s'ennuient comme tout le monde ...
Dieu le père et son fils, se rasent tellement qu'un jour, par inadvertance, ils se la sont rasée (la barbe) Pas le reste car le père est trop vieux et Jésus privé de Marie-Madeleine qui est restée en bas parce que c'était plus joyeux a égaré le mode d'emploi. Par contre, il rêve de redescendre. Faut-il qu'il s'ennuie après ce qu'on lui a déjà fait subir  " une fois ". Mais il n'atterrira pas en Belgique, plutôt à Broadway où il rêve de jouer les Super-Star. Quant au St-Esprit, à force d'entendre dire " Allah est grand " il est allé vérifier sur place histoire d'être en mesure de faire des comparaisons et ... ça ne lui a pas réussi. Mais pas du tout ! Durant ce temps, St-Pierre se pique le nez.
Marie ne cesse de se plaindre de ces anges qui lui cassent les oreilles et Gabriel qui n'a plus rien à lui annoncer s'est recyclé en délégué syndical. Pour Lucifer, (qui de temps en temps vient voir s'il n'y aurait pas quelques sans papiers dont personne ne veut) c'est la récession et les flammes éternelles menacent de s'éteindre, faute de carburant !
Il va donc falloir mettre en application le plan B sinon tout est fichu.
Pour savoir la fin de cette histoire, une seule solution, prenez le chemin qui mène au théâtre Clavel, (je sais, ça monte un peu mais c'est normal) et là, vous apprendrez ce que vous avez toujours voulu savoir concernant l'opération du St-Esprit mais également pour quelle raison Yukio Mishima préférait les images représentant St-Sébastien à celles de Jésus ... Dérouillage des zigomatiques assuré.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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16:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : comédie

27/01/2009

BEAUTIFUL THING de Jonathan Harvey

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

Métro : Ménilmontant ou Gambetta.

loc. 01 43 66 01 13

Pl. 22/17/12€

du mercredi au samedi à 21h.30

Matinée le dimanche à 17h.30

Jusqu'au 1er Mars 2009

Traduction : Pascal Crantelle

Mise en scène : Kester Lovelace.

avec Aude-Laurence Clermont, Matila Malliarakis, Tadrina Hocking ou Delphine Lacouque (en alternance) Ivan Cori & Simon Hubert.

 

Une banlieue de Londres au début des années 90.
Et oui, il faut préciser car " l'air du temps " n'est plus exactement le même 19 ans après ... Ce n'est certes pas parce que le monde a évolué, bien au contraire mais un certain enthousiasme, une certaine fraîcheur un tantinet naïve ont eu le temps de disparaître ...  On réinventait la liberté dans ce temps là ! Du moins le croyait-on. Nos deux héros se nomment Jamie et Ste et ont respectivement 16 ans, l'âge de toutes les illusions pour cette époque du moins.
La pièce a un petit côté " Escalier C " faisant que nous allons obligatoirement nous intéresser à ceux qui vivent dans cet immeuble.
La mère de Jamie, Sandra travaille dur pour élever seule le fiston avec en plus son dernier amoureux à charge, vaguement peintre et très " repos de la guerrière. "
Les deux garçons eux, sont camarades de classe et voisins de palier. Forcément, cela crée des liens surtout quand l'un des deux pour fuir les coups du père doit aller se réfugier à côté et y passer la nuit. C'est ainsi que les athéniens s'atteignirent (si je puis dire) Premiers émois, première découverte de l' Autre celui qui, curieusement fait battre le coeur plus vite.
Qui n'a un jour, rencontré un jeune couple comme celui qui vient de se former ?
Ces êtres hyper-sensibles qu'une partie de la société continue à montrer du doigt car les églises sur ce point unanimes ont décrété que ce n'était pas " bien. "
Comme l'écrivait Aragon, " il n'y a pas d'amour heureux " mais ces deux là y croient encore puisqu'ils viennent de le découvrir.
Heureusement, Sandra est une femme et une mère formidable qui comprend tout, elle que le sort a condamnée a vivre libre.
Je ne citerai aucun comédien plus qu'un autre car chacun s'investit avec conviction dans le personnage qu'il incarne. On rit, on est émus et on arrive même à oublier la société extérieure que l'on va récupérer en sortant du théâtre et qui, le plus souvent ne comprend rien à rien et surtout pas La Différence !
Même si vous n'êtes pas " de la famille " mais avez un minimum de tolérance et quelque générosité, cette histoire ne pourra vous laisser de marbre, par conséquent, allez-y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent