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28/09/2010

Le roi se meurt d'Eugène Ionesco.

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COMEDIE DES CHAMPS ELYSEES

15 avenue Montaigne

75008 PARIS

(M° Alma-Marceau)

loc. 01 53 23 99 19

Pl. 53, 43, 33 & 18€

- de 26 ans : 10€ du mardi au jeudi.

Du mardi au samedi à 20h.45

Dimanche à 16h.30

Mise en scène : Georges WERLER

avec Michel BOUQUET, Juliette CARRE, Sophie ARTHUR, Christian BOUILLETTE, Vanessa FONTE, Pierre FOREST.

 

Chaque jour nous rapproche un peu plus de la mort mais nous ne voulons pas le savoir. L'attitude du roi Béranger n'est donc pas surprenante ...
Qu'importe son âge, n'est-il pas encore jeune puisque sa seconde épouse, la reine Marie est aux petits soins pour lui ? Et Marie est charmante ... l'absolu inverse de la vieille reine, Marguerite, première épouse visiblement pressée de voir son royal époux plier bagage. Tandis que le roi s'accroche désespérément à la vie, tout autour de lui s'écroule en un sinistre présage.
Michel Bouquet est Béranger 1er, et nous autres spectateurs ne le quittons pas des yeux, sommes suspendus à ses lèvres non à cause de sa célébrité mais tout simplement parce que nous savons que la perfection du jeu est au rendez-vous ce, à tel point que nous allons en permanence le confondre avec son personnage tout au long du spectacle. Ce n'est pas un comédien qui joue mais un être qui vit et s'exprime tout simplement. Et pourtant, nous sommes au théâtre tout est là pour nous le rappeler. Juliette Carré campe avec une emphase altière le rôle de la reine Marguerite, sorte d'Agrippine égarée dans cette farce burlesque. Elle lance le texte tel un javelot qui battrait les records de grande distance ... et ce couple mythique à l'expression très contrastée, oblige ses partenaires à placer la barre très haut.
C'est donc à un grand moment de théâtre auquel nous sommes conviés, lequel dépasse sans nul doute les dimensions prévues par l'auteur. Il y a par dessus tout cela, la mise en scène sobre, sans esbrouffe mais efficace de Georges Werler.
De même que les spectateurs ont coutume à grand renfort d'applaudissements de rappeler sur scène les interprètes exténués, nous ne pouvons que souhaiter une longue et multiple agonie à ce roi qui se meurt chaque soir pour notre plus grand plaisir.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : Bernard RICHEBE

08:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/09/2010

Les 39 marches de John Buchan et Alfred Hitchcock.

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THEATRE LA BRUYERE

5, rue La Bruyère

75009 PARIS

(M° St-Georges)

loc. 01 48 74 76 99

Pl. 37€ - 27€ - 21€

Du mardi au samedi à 21h.

Matinée le samedi à 15h.30

SUCCES - PROLONGATION

MOLIERE DE LA PIECE COMIQUE

MOLIERE DE L'ADAPTATEUR.

Adaptation française : Gérald SIBLEYRAS

Comédie mise en scène par Eric METAYER.

avec Jean-Philippe BECHE, Christophe LAUBION, Eric METAYER, Herrade VON MEIER.

 

Londres, 1935 et pour nous spectateurs, un démarrage avec le théâtre dans le théâtre où depuis les baignoires situées côté jardin et côté cour, un éphémère couple à venir regarde Mr Memory dans son numéro de haute voltige mémorielle.
 
Le spectateur, Richard Hannay (Christophe Laubion) aura à piene le temps de s'amouracher d'Annabella Schmidt (Herrade von Meier) la belle espionne, qu'il lui faudra quitter son Angleterre natale pour l'Ecosse avec tout Scotland Yard aux trousses alors qu'il est absolument le seul à pouvoir sauver le monde d'une catastrophe effroyable. La police le recherche tandis qu'il recherche lui-même le cerveau diabolique qui est à la base de ce qu'il vient d'apprendre ...

En tout et pour tout, ils sont quatre lesquels vont à un rythme démentiel faire vivre sous nos yeux 150 personnages et parfois la métamorphose ne tient qu'à un couvre-chef mais ... ça marche !

Eric Métayer est désormais notre nouveau Mr 100 000 volts ! Ce diable d'homme hilarant au possible, semble avoir une idée par seconde et si nous n'étions installés aussi confortablement nous peinerions à le suivre ...

C'est du délire à l'état pur ! Les personnages nous font penser à ceux d'une bande dessinée tant les images sont rapides, l'humour omniprésent, reléguant du même coup Sherlock Holmes et Tintin au magasin des accessoires. Tous sont vifs, drôles et hyper-actifs.

Si un spectacle n'a pas volé son Molière, c'est bien celui-là !

 
Par conséquent, courez y vite mais aiguisez vos neurones car ils ont 39 longueurs d'avance et à tout berzingue ...

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : LOT


16:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/09/2010

Nono de Sacha Guitry.

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THEATRE de la MADELEINE

19, rue de Surène

75008 PARIS

(M° Madeleine)

loc. 01 42 65 07 09

Pl. de 15 à 42€

10€  pour - de 26 ans du mardi au jeudi.

www.theatremadeleine.com

Du mardi au samedi à 21h.

matinée le dimanche à 15h

Comédie mise en scène par Michel Fau

avec Julie Depardieu (dans le rôle titre) - Michel Fau étant Robert, Xavier Gallais : Jacques - Brigitte Catillon, Madame Weiss - Sissi Duparc : Marie - Roland Menou & Davy Vetter, les majordomes.

 

Décor à l'ancienne, peint en trompe l'oeil. N'oublions pas qu'il s'agit ici de la première pièce en 3 actes que le jeune Guitry (il n'avait alors que 20 ans) a écrite en 1905. Nous sommes dans un luxueux salon particulier où deux personnages à l'extrême élégance se font une scène. Visiblement, l'homme a rendez-vous avec quelqu'un d'autre et la femme que Barbey d'Aurevilly aurait désignée comme " une vieille maîtresse " s'incruste.
Il s'ensuivra de savoureuses répliques teintées de cruauté, conséquence d'une liaison usée jusqu'à la trame. La dame à peine sortie, une autre plus jeune arrive drapée dans une robe aussi scintillante qu'une nuit de Noël.
Il s'agit d'Antoinette Berger, petite amie du meilleur ami de l'homme présent, dite Nono diminutif à valeur de surnom porté par une femme dont la principale activité est de dire oui. La jeune personne se déplace en sautillant telle une geisha mais à un rythme nettement plus occidental  ...
L'homme est un dandy décadent à la coiffure asymétrique ce qui l'oblige à repousser constamment une mèche d'un geste peu viril.
N'importe, Nono lui plaît laquelle habituée à ces sortes d'hommages s'en rendra compte tout de suite. Elle est venue en éclaireur - en quelque sorte - et Jacques son amant, ne tardera pas à rejoindre le couple en manifestant la passion dont il brûle sous l'oeil teinté de convoitise de la dernière victime en date.
Ce qui devait arriver arrivera mais ne comptez pas sur moi pour vous en narrer le détail puisque ce faisant, je vous priverais d'un bien grand plaisir.
Car le jeune Guitry était déjà en possession de tout son talent et les répliques font mouche à tout coup.
Les admirateurs de Julie Depardieu la retrouveront avec plaisir, mais une mention spéciale mérite selon moi d'être décernée à Brigitte Catillon qui est une Madame Weiss alliant élégance indéniable (nonobstant ses incroyables chapeaux) à une sobre et réelle autorité de comédienne au charme indiscutable.
D'évidence, Xavier Gallais s'amuse beaucoup en s'adonnant à des acrobaties physiques et vocales pour le moins étonnantes ...
Bref, une soirée agréable vous attend si vous décidez de prendre le chemin qui mène au Théâtre de la Madeleine, le grand Guitry nous rappelant que l'esprit français - hélas tombé en désuétude - eut grâce à lui, son heure de gloire.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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Photo Crédit/Hartmann.


 

12:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent