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08/03/2008

GUANTANAMOUR de Gérard Gelas

VINGTIEME THEATRE
7, rue des Platrières 75020 Paris
(M° Ménilmontant)
Tél. 01 43 66 01 13

Du mercredi au samedi à 21h.30
Dimanche à 17h.30
Jeudi 13,20,27 mars à 14h.30

Du 7 mars au 27 avril 2008

Texte et mise en scène : Gérard Gelas
avec Guillaume Lanson & Damien Rémy.

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Une cage contenant deux hommes, l'un tour-à-tour assis ou debout, en uniforme de G.I., l'autre couché le nez barré d'un pansement, bras et jambes chargés de chaînes porteur d'une tenue orange bien dissuasive en cas de projet d'évasion (à peine envisageable ! ) L' Amérique de Bush face aux combattants de Ben Laden se trouve résumée par ces deux hommes.
Inégalité flagrante de la situation. Rassoul, membre présumé d' Al Quaïda supporte la situation avec une dose d'humour surprenante. Son gardien, Billy Harst joue plus les lions en cage que lui. Ce dernier fut bien entendu conditionné à mort. Le bon droit est de son côté, l'axe du mal passe par ce chariot roulant sur lequel le prisonnier récupère entre chaque interrogatoire. En théorie, ils n'ont pas le droit de se parler mais peu à peu, l'un et l'autre vont enfreindre la règle pourtant draconienne et l'inimaginable va se produire ...
Tous deux traînent un lourd passé derrière eux. Les idéologies sont contraires pire antagonistes ! Ce climat de guerre à l'origine de leur rencontre a exacerbé les idées reçues, aiguisé la haine (surtout chez le gardien), le captif faisant rapidement preuve d'une culture supérieure au premier.
Je vous laisse découvrir la suite car cette rencontre ne se raconte pas, elle se vit tout simplement et les deux comédiens proposent un contraste de jeu très intéressant.

Simone Alexandre

Theatrauteurs.com

 

14:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht.

Théâtre Artistic Athévains
45 bis rue Richard Lenoir 75011 Paris
(M° Voltaire)
Tél. 01 43 56 38 32
Pl. 30€ - TR. 15 & 20€
-26 ans : 10€

Mardi à 20h. Mercredi & jeudi à 19h.
Vendredi & samedi à 20h.30
Dimanche à 16h.

Traduction : Benno Besson et Geneviève Serreau
Musique : Paul Dessau.
Mise en scène : Anne Marie Lazarini.

avec Sylvie Herbert, Judith d'Aleazzo, Bruno Andrieux,
Cédric Colas, David Fernandez, Hervé Fontaine, Claude Guedj, Frédérique Lazarini, Maximilien Neujahr, Michel Ouimet,
Marc Schapira, Tommaso Simioni.

création : Les Athévains

Difficile, il est vrai de succéder à Nada Strancar dans Mère Courage et ceux qui l'on vue (j'en suis) ne sont pas près de l'oublier. Il y a également les enregistrements de Germaine Montéro mais en ce cas, on ne jouerait plus rien allez vous dire ... Il convient donc de replacer la pièce dans le contexte qui nous est proposé. Anne Marie Lazarini a voulu pour le décor, une dominante de blanc afin d' évoquer cette Guerre de Trente Ans dont les mauvaises langues diront qu'elle l'a confondue avec la retraite de Russie laquelle a du paraître bien longue à ceux qui en sont revenus ...
Anne Fierling interprète son personnage en force, silhouette massive, visage nu mais à la guerre comme à la guerre, n'est-ce-pas et puis cette fameuse " distanciation brechtienne " n'a t'elle pas été remise en cause par l'auteur lui même à la fin de sa vie ? Certains l'ont affirmé.
Tout repose sur les épaules de cette femme d'exception qui mène sa carriole comme un chef d'entreprise, ne reculant devant rien pour poursuivre son activité.
Elle trouve cette guerre abominable certes, comme tout le monde mais redoute encore plus la paix et son cortège de misère.
La guerre va lui prendre ses deux garçons issus de pères différents (en voyant celui qu'elle surnomme Petit-Suisse, il est difficile d'en douter) et elle a auprès d'elle cette fille, muette qu'elle incite à s'enlaidir pour ne pas éveiller la convoitise des soldats. Il arrivera ... ce qui devait logiquement arriver et mère Courage restera seule avec sa carriole qu'elle devra tirer seule jusqu'au bout de la guerre.
L'engagement politique de Brecht est connu de tous et ce thème tombe à point nommé pour nous aider à réfléchir en fonction de tout ce qui se passe dans le monde actuel.

Simone Alexandre
Theatrauteurs.com

14:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

La Mouette de Anton Tchekhov

THEATRE de la TEMPETE
Cartoucherie de Vincennes
Route du Champ de Manoeuvre
75012 PARIS.
(M° Château de Vincennes + navette Cartoucherie)
Tél. 01 43 28 36 36
www.la-tempete.fr
Pl. 18€ TR.13/10€ mercredi : 10€

du mardi au samedi à 20h.
mat. le dimanche à 16h
vendredi 28 mars à 14h.
du 4 au 28 mars 2008

texte français : Philippe Adrien & Vladimir Ant (L'Arche éditeur)
mise en scène : Philippe Adrien.

avec Margarete Biereye (Arkadina) - Pascal Rénéric (Treplev) - David Johnston (Sorine) - Julie Biereye (Nina) -
Arno Chevrier (Chamraiev) - Anne de Broca (Paulina) -
Larissa Cholomova (Macha) - Georges Bigot (Trigorine) - Stéphane Dausse (Dorn) Christophe Kourotchkine (Medvedenko) Vladimir Ant (Iakov)

 

Encore une nouvelle traduction de Tchekhov diront certains. Or, si quelques unes n'étaient pas indispensables, celle ci n'est pas inutile, bien au contraire car nous n'avons jamais autant aimé ses personnages ...
L'univers de Tchekhov nous fut très souvent présenté comme un lieu un peu brumeux peuplé de caractères étranges glissant sur la vie sans vraiment y adhérer, comme si le sort de l'homme était de s'ennuyer beaucoup avant de disparaître ... La formule avait autant de charme que d'inconsistance. Un ton général englobe habituellement la pièce alors qu'ici chacun (comme dans la vie) possède son expression bien particulière. Il en résulte une impression de relief inusitée. Margarete Biereye et son subtil accent nous campe une Arkadina d'une indéniable élégance tandis que Treplev (Pascal Rénéric) nous émeut plus qu'aucun comédien interprétant ce rôle n' était parvenu à le faire avant lui. Son amour malheureux pour Nina est aggravé par celui qu'il a toujours voué à cette mère égoïste, trop imbue d'elle même et qui bien entendu ne peut qu'être attirée par l'indifférence d'un Trigorine.
Le dépouillement de la scénographie réalisée par Yves Collet déroute tout d'abord un peu mais la raison se justifie d'elle même lorsque nous découvrons la qualité de jeu des interprètes.
La drôlerie se révèle portée notamment par le jeu inventif de David Johnston (Sorine) à la savante fantaisie. Cet amour impossible car non réciproque que se vouent les personnages est à la fois sublime et dérisoire, la meilleure illustration étant cette scène de récupération active lorsque Arkadina repoussée par le volage Trigorine finit par triompher de ce dernier.
On sort de la salle avec l'impression d'avoir enfin vécu Tchekhov.

Simone Alexandre

theatrauteurs.com

14:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/03/2008

MESSAGE DESTINE AUX LECTEURS & ATTACHES DE PRESSE.

Désolée mais par suite de problèmes indépendants de ma volonté, j'ai durant une semaine été privée de l'accès à l'administration du blog Hautetfort relookant son support; j'ai donc pris quelque retard dans la parution de mes chroniques et suis encore actuellement dans l'impossibilité d'ajouter des photos. Veuillez m'en excuser.

09:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent