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11/10/2010

A voir absolument ! de Frédéric Tokarz.

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CINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS

(M° Lamarck-Caulaincourt)

loc. 01 42 54 15 12

Pl. 20€ - T.R. 15€

-26 ans : 12€

Collectivités : 10€

Du mercredi au samedi à 21h.30

le dimanche à 15h.30

jusqu'au : 8 JANVIER 2011

Mise en scène, Nicolas Lartigue

Scénographie : André Acquart

avec Emma Colberti, Julia Maraval, Philippe Hérisson, Frédéric Tokarz.

 

Le thème est terriblement d'actualité. Une petite annonce immobilière, un jeune couple qui cherche un logement et la grève qui là-dessus, vient tout perturber.
Alice et Charles vivent chez la mère de ce dernier (on va comprendre très vite qu'il n'a pas complètement coupé le cordon ombilical) mais un enfant va naître dans quelques mois et il convient que le couple ait à sa disposition plus de place et qu'il acquière enfin sa pleine autonomie.
Chouquette et Chaton sont donc sur place. Le rendez-vous était fixé à 9 heures et à part un grand canapé tellement omniprésent qu'il en deviendrait presque un personnage à lui tout seul, personne pour les accueillir.
Monsieur s'énerve et Madame essaie vainement de le calmer. Finalement elle va rester là tandis qu'il ira prendre l'air tout en se penchant sur les quelques autres annonces sélectionnées. A défaut de l'agence qui décidément brille par son absence, d'autres locataires en puissance vont arriver, un homme d'affaires très agité qui va tout d'abord se révéler absolument odieux (Mathieu) puis Fanny la jeune intérimaire à la trottinette, sympa au possible et avec qui Alice va tout de suite sympathiser.  Derrière tous ces gens là, se cache leur passé respectif, et aussi l'inattendu. Il ne se passera rien de prévu puisque le ou la responsable de l'agence ne viendra jamais mais en revanche, mille et une péripéties vont agiter le plateau. Nous allons peu à peu tout connaître de ces personnages et surtout apprendre à les aimer. Même l'affreux conquérant du début va révéler ses failles en une incroyable scène de saoulographie que Philippe Herisson va jouer avec maestria. Lui et ses partenaires sont tous plus vrais que nature et à les voir ainsi vivre sous nos yeux on en oublierait presque que l'on est au théâtre tant est grande notre envie de leur souhaiter que tout s'arrange pour eux. En tout cas, si les personnages ne trouvent pas de logement, les comédiens eux, trouveront des spectateurs, c'est certain car on passe une excellente soirée en leur compagnie.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs

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Photos : D.R.

10:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/10/2010

Chien-Chien de Fabrice Roger-Lacan.

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THEATRE de l'ATELIER

1, place Charles Dullin

75018 PARIS

(M° Anvers)

loc. 01 46 06 49 24

Pl. de 8 à 35€

du mardi au samedi à 21h.

matinée le dimanche à 16h.

 

Photo : Basile DELL

 

Mise en scène : Jérémie LIPPMANN

avec Elodie NAVARRE et Alice TAGLIONI.


Un titre à priori impossible qui risque d'en faire reculer certains et dont nous n'aurons l'explication qu'en cours de spectacle. Duel hargneux entre deux filles (l'expression n'est nullement péjorative) qui ne se font pas de cadeau.
L'auteur, (Fabrice-Roger Lacan) affectionne d'évidence ce genre d'affrontement, pire il se régale et le metteur en scène (Jérémie Lippmann) lui emboîte le pas.
Le décor est froid, couleur de pierre tombale, sorte de cathédrale pour célébrer les amours mortes, celles de deux gamines qu'un supposé hasard va réunir quelques années plus tard.
La situation est freudienne, les Jeux interdits car dangereux de l'enfance ont déposé leur marque et chacune traîne ce passé sans parvenir à oublier.
Le vilain petit canard (Adèle) est devenu un beau cygne blanc et se fait tout naturellement appeler Léda tandis que son époux invisible Zeus, capitaine d'industrie a pour nom Mao. (ô ironie ! ...)
La comédienne Alice Taglioni parle ici comme on mord. La rage habite son personnage depuis des années et sa thérapie passe par des retrouvailles ...
Tout d'abord victime, Linda (Elodie Navarre) ivre d'humiliation finira par jeter le masque et le grand déballage pourra alors commencer.
Durant ce temps, les époux arrivent en hélicoptère et finiront par survoler les lieux du duel qui se déroule à leur insu.
Les parents virtuels de cette pièce semblent être Pinter et Aldrich car on pense immanquablement à " The Servant " sans oublier " Qui a peur de Baby Jane ? " tant le climat de domination jouissive est évident. Certes, les deux comédiennes ne sauraient être comparées à Bette Davis et Joan Crawford et leurs grands éclats de voix manquent encore un peu d'intériorité vénéneuse. Elles sont en revanche jeunes et belles et la pièce ne fait que commencer; sans doute se prendront elles chaque soir un peu plus à ce petit jeu qui ne peut être réussi qu'avec une implication totale or rien ne permet de dire qu'elles ne sont pas sur la bonne voie.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.

16:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/10/2010

INTERVIEW d'après le film de THEO VAN GOGH et le scénario original de THEODOR HOLMAN.

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Studio des Champs Elysées

15, avenue Montaigne

75008 PARIS

(M° Alma-Marceau)

loc. 01 53 23 99 19

Pl. 34 & 29€

- de 26 ans : 10€ du mardi au jeudi.

www.comediedeschampselysees.com

Du mardi au samedi à 20h.45

Samedi & dimanche à 16h.30

Adaptation théâtrale française de PATRICK DEMERIN et HANS PETER CLOOS.

Mise en scène : HANS PETER CLOOS assisté de Clémence BENSA

avec SARA FORESTIER et PATRICK MILLE.

 

L'utilisation envahissante de la vidéo au théâtre consiste à donner à voir plutôt que donner à comprendre mais force est de reconnaître qu'ici, elle ne s'avérera pas superfétatoire. Nous découvrons un homme dehors, sous la pluie qui sonne vainement à la porte d'entrée, l'occupante des lieux n'étant pas là, en dépit du rendez-vous fixé. Tout ce qui suivra ne sera que la conséquence de cette longue attente ...
Pierre Peters est un journaliste politique jouant volontiers les correspondants de guerre et il a conscience ici, de se fourvoyer. La mission lui fut confiée en catastrophe alors qu'il se passe des choses graves en politique et le média pour lequel il travaille n'a rien trouvé de mieux que lui confier cette interview ridicule !
Katya est une incroyable vedette du petit écran, sorte de femme-objet ne pouvant qu'avoir un pois chiche en guise de cerveau. Pour cette raison, il n'a rien préparé. A quoi bon ? La rencontre va s'avérer immédiatement houleuse, friser le clash puis comme la créature usera de ses arguments habituels, l'homme aura beaucoup de peine à lui résister mais en vaillant baroudeur, il s'y emploiera de toutes ses forces.
Plus qu'une interview, un semblant de conversation va peu à peu se mettre en place, espacé par quelques appels téléphoniques recueillis sur un portable à la délirante sonnerie et alcool aidant, les langues vont de part et d'autre se délier.
Sara Forestier compose jusqu'à l'outrance son personnage de bimbo aussi stupide qu'aguicheuse.
De son côté, Patrick Mille ne peut que rouler des mécaniques en ce rôle de journaliste un peu largué mais pas seulement car il le fera avec suffisamment d'intelligence pour donner l'illusion qu'il maîtrise la situation. 
Il faut beaucoup de talent pour se caricaturer soi-même quand on sait pertinemment que le spectateur le moins naïf aura toujours tendance à confondre rôles et interprètes.
Il n'est pas habituel de tirer une pièce d'un film, c'est donc en quelque sorte une gageure que Hans Peter Cloos mène ici de main de maître. Par un habile crescendo, le spectateur se posera des questions jusqu'à la fin, laquelle nous prendra de court et que nous saluerons avec un unanime sentiment amusé.
Les comédiens quant à eux ont d'évidence, donné le meilleur d'eux-mêmes.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photo : Pascalit.

09:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent