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08/01/2011

2011

Bonne année à tous !


(le temps d'écrire mes chroniques et je reviens ...)

12:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/12/2010

Des souris et des hommes de John Steinbeck

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PETIT SAINT-MARTIN

17, rue René Boulanger

75010 PARIS

(M° Strasbourg-St-Denis)

loc. 01 42 02 32 82

Pl. 30€ - T.R. 17€

du mardi au samedi à 20h.

dimanche à 15h.

60 REPRESENTATIONS EXCEPTIONNELLES.

 

Adaptation de Marcel Duhamel

Mise en scène : Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic.

Direction d'acteurs : Anne Bourgeois

avec Jacques Herlin, Philippe Ivancic, Jean-Philippe Evariste, Gaëla Le Devehat, Jacques Bouanich, Emmanuel Dabbous, Philippe Sarrazin, Bruno Heny, Henri Déus, Hervé Jacobi.

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Plusieurs générations se sont nourries de la lecture de Steinbeck, Les raisins de la colère - Des souris et des hommes ... c'était l'époque où le rêve américain était encore d'actualité. Il suffisait alors d'un peu de courage, de beaucoup de détermination, de deux bras solides pour pouvoir s'en sortir. Les plus nécessiteux s'ils avaient la santé avaient également une chance de finir leur vie dans d'assez bonnes conditions. Une petite maison, un chien, quelques poules et lapins et on était sorti d'affaire. On ne s'endettait pas à l'époque, on économisait. Les temps ont bien changé. Cette pièce tombe à point nommé pour nous permettre de mesurer le chemin parcouru,  la folie de ces dernières décennies puisque le texte remet en mémoire les vraies valeurs humaines.
C'est un sentiment de profonde amitié qui lie George et Lennie.
Le premier est fort embarrassé du second mais cela ne l'empêche pas de faire ce qu'il considère être son devoir. L'époque était rude, les péripéties nombreuses mais la notion de respect de l'autre n'était pas encore morte.
Philippe Ivancic nous offre une efficace composition avec ce personnage de Lennie sorte de brute attardée qui tue tout ce qu'il caresse ... Une belle complicité le lie à Jean Philippe Evariste qui est George, cet homme libre égaré dans un monde de brutes mais celui qui nous bouleverse le plus est sans nul doute Jacques Herlin qui fait preuve ici d'une humanité incroyable quand on pense à tout ce que le vieux Candy a vécu. Le regard du comédien quand on lui enlève son chien tout simplement parce que ce dernier pue, résume à lui seul toute la résignation du vieil homme face au destin. Autre belle figure, celle de Crooks, le palefrenier noir, interprété magistralement par Bruno Henry pour ne citer que ceux là, mais rassurez-vous,  les autres ne sont pas de reste. C'est donc une belle distribution qui sert ici un texte percutant dans cette solide adaptation de Marcel Duhamel. A voir et revoir même, le cas échéant.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : LOT

10:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/12/2010

Refuge pour temps d'orage de Patrick de Carolis.

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PETIT HEBERTOT

78bis, bd. des Batignolles

75017 PARIS

(M° Rome et Villiers)

loc. 01 42 93 13 04

www.petithebertot.fr

Tarif unique : 25€

Adaptation et mise en scène : Bérangère DAUTUN

avec Jean-Pierre MICHAEL et Bérangère DAUTUN

tous les samedi à 16h.30

dimanche et lundi à 19h.30

 

" Qu'aviez vous donc, ô mon poète,

" Et quelle est la peine secrète,

" Qui de moi, vous a séparé ? "

 

Qui n'a connu les instants qui succèdent à une rupture ? ...
C'est le lot commun et nous vivons tous cela différemment, envahis que nous sommes par tout ce vécu désormais enfui. Certains s'éloignent tout simplement pour faire le point, d'autres tranchent net, préférant la chirurgie à la médecine.
A chacun selon son tempérament.
Jean-Pierre Michael est cet homme jeune et beau à l'évidente sensualité qui se trouve brusquement privé de celle qu'il aime. Tout son être se révolte face à l'absence. Sa première réaction est de partir vers d'autres cieux et nous le retrouvons à Budapest, dans un bar où il est allé noyer son chagrin puis il y aura ensuite la chambre d'hôtel et le lit désespérément vide ...
La convalescence de l'amour est un moment de crise obligatoire. Tout le passé défile alors revêtant une importance jusqu'alors insoupçonnée. On se surprend à convoquer des fantômes.
Précisément en voici un, tout de blanc vêtu, mais qui est-ce ? ... la projection diaphane de la mère ? ... une muse bienveillante ? ... Son commentaire teinté de douce ironie fait remarquer que le futur ne s'écrit pas couleur sépia.
Or est-il en état d'envisager le futur ? Pas encore, voyons ! Seul le temps a le pouvoir de cicatriser les blessures et pour cela il faut au préalable, plonger en soi afin d'y retrouver ses racines.
Dans ce but, cap sur Arles, la ville natale, sa revigorante lumière, le souvenir de ce gardian qui fut un maître à penser pour le jeune garçon qu'il était alors, afin d'y retrouver l'invisible présence ...
Ce texte est le récit d'un homme qui raconte son expérience en la poétisant, texte dans lequel Bérengère Dautun s'est glissée en un habile contrepoint lui conférant un relief tout à la fois teinté de subtilité, de rigueur - aussi, parfois - composant ce personnage témoin, hiératique aussi proche que lointain un peu à la façon de ces anges gardiens dont certains pensent être accompagnés.
Le comédien bouillant d'énergie semble corps et âme impliqué dans ce rôle qu'il investit de toutes les fibres de son être tandis que son illustre partenaire nous offre un savant dosage de technicité qui nous amène à évoquer les théories du sieur Diderot. Deux conceptions de jeu complètement différentes et qui en s'opposant, se mettent en valeur l'une l'autre. On oublierait presque alors que ce texte n'était pas initialement destiné au théâtre car force est de reconnaître que l'on s'est laissé séduire par lui, et par eux, tout simplement.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos LOT

22:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent