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09/09/2011

Une lueur en Alaska de Cindy Lou Johnson

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Théâtre Le Funambule Montmartre

53, Rue des Saules

75018 PARIS

Loc. 01 42 23 88 83

www.funambule-montmartre.com

Pl. 20€ - T.R. 14€

jusqu'au : 29 OCTOBRE 2011

du mardi au samedi à 21h.30

avec Isabelle DUPERRAY et Norbert FERRER

 

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photos, François VILA 

 - Toc, toc, toc ! Quelqu'un réclame l'hospitalité en cette effroyable tempête de neige. 

Une femme surgit, s'engouffre dans le refuge vêtue d'une simple robe de mariée, escarpins tout de soie et dentelles.

La pièce commence à peine et le spectateur s'interroge : " mais que pouvait bien faire cette femme dans cet univers glacé avec une tenue pareille ? ... "

C'est alors que nous apprendrons que sa voiture est tombée en panne. N'importe, cela n'explique pas tout. Transie, la jeune femme s'est immédiatement précipitée sur la bouteille de whisky restée sur la table. Elle n'a visiblement aucune idée de l'endroit dans lequel elle se trouve mais elle est à l'abri et il y fait chaud. 

Eperdue, elle ne s'apercevra même pas de la présence de l'homme avant que ce dernier réveillé, vienne vers elle et qu'elle tombe d'épuisement. 

Il va précautionneusement la débarrasser de ses vêtements mouillés, lui passer un gant de toilette sur le corps comme il l'eut fait d'une enfant qu'on lave avant de la coucher. Sommeil de plomb qui durera deux jours, à l'issue desquels elle voudra immédiatement repartir ce qui est impossible vu son état de faiblesse et le grand désert blanc qui règne dehors. La contraignant à rester, l'affrontement était prévisible l'un et l'autre ayant d'évidence un tempérament diamétralement opposé. L'homme parle peu, cultive un côté un peu ours, tandis que l'on devine chez cette femme un caractère emporté qui l'amène à fonctionner " au coup de tête " alors que lui aurait tendance à s'engluer.

Rosanna a traversé la moitié des Etats-Unis sans savoir exactement où elle allait et avouera qu'en réalité elle cherchait à se perdre ... La tempête de neige l'a contrainte à s'arrêter pour se retrouver là en compagnie de Henry, ce désormais ermite vivant en Alaska. Un drame respectif et secret a favorisé leur rencontre et c'est ce que d'aucuns nomment le Destin. Le maître des lieux avouera,

- " J'essaie de vivre ce qui me demande un gros effort, cela prend toute mon énergie. "

Et voilà qu'une femme en robe de mariée arrive pour tout chambouler !

L'homme est à la fois désorienté et abasourdi. Les spectateurs vont se découvrir rapidement très proches de ces deux là. La comédienne (Isabelle Duperray) fait preuve d'une fantaisie et d'une énergie incroyables ce, en utilisant une indéniable justesse de ton. Face à elle, Norbert Ferrer incarne la force tranquille celle de l'homme qui n'est pas habitué à faire part de ses sentiments ce qui déclenchera parfois une certaine violence de sa part mais sans parvenir à nous convaincre qu'il n'est pas pétri de bonté. Ce sont deux êtres blessés que les hasards de la vie ont heureusement réunis et l'auteur étant américaine, une happy end était de mise.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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10:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/09/2011

LES CONJOINTS, comédie de Eric ASSOUS

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THEATRE TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS

(Métro Villiers ou St-Lazare)

Loc. 01 45 22 08 40

Pl. de 20 à 39 € 

réduct. le mercredi et - 26 ans : 10€ sauf le samedi soir.

du mardi au samedi à 21h. représent. supplt. le samedi à 18h.

Mise en scène : Jean-Luc MOREAU

avec Anne LOIRET, José PAUL, Anne-Sophie GERMANAZ et Jean-Luc MOREAU

 

Le décor est à la fois sobre et très beau, fonctionnel également puisque complètement au service de la mise en scène. Les personnages pourront ainsi aller et venir au gré des situations et jamais de façon gratuite comme c'est parfois le cas. Deux couples vont ici dialoguer pas toujours de façon très amène car les changements de partenaire ne dérangent pas seulement les habitudes des intéressés mais remettent aussi en question leur entourage. 

Nous allons faire connaissance d'un couple marié depuis longtemps, Delphine et Xavier lesquels s'apprêtent à en recevoir un autre ... de plus fraîche date et qui se chamaillent à ce sujet.

Delphine fait preuve très rapidement d'une certaine psychorigidité tandis que son époux a pris (on le comprendra très vite) l'habitude d'arrondir les angles ... Mais peut-être est-ce tout simplement dans son tempérament d'agir ainsi ? 

Quand un homme une fois la cinquantaine passée décide de repartir de zéro avec une  jeunesse, les critiques bien sûr, vont bon train ! En outre celui-ci vient de décrocher le gros lot, le vrai celui qui s'élève à 16 millions d'euros. 

En raison du célèbre proverbe :  " heureux au jeu, malheureux en amour " peut-être devrait-il s'inquiéter ? Or c'est absolument le contraire qui se passe. Plus rien n'arrête Bob à qui la chance vient de sourire et la jeune femme se nomme Garance. Qui pourrait résister ? 

Par le biais de quelques scènes qui se sont déroulées à quelques temps de là, nous allons constater que la réalité n'a strictement rien à voir avec les apparences.

Bref, les cartes auront tendance à se redistribuer et nous assisterons à tous ces revirements et autres changements de situation que la vie réserve à tous - un jour ou l'autre - ce, à de rares exceptions près. 

Une heure trente durant laquelle on s'amuse à voir vivre ces quatre là qui, d'évidence ressemblent à beaucoup d'entre nous.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

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 photo : Claire BESSE

09:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/08/2011

J'aimais tant ... J'aime les contradictions d'après la vie et l'oeuvre d'Egon Schiele

Théâtre des Deux Rêves

5, passage de Thionville

75019 PARIS

(M° Laumière ou Crimée)

Loc. 06 50 79 90 92

www.spectaclevivant.fr

Du 24 Août au 27 Août 2011 à 21h.30

 

Adaptation et mise en mouvements : Stéphanie Fumez

avec Eddy Wonka, Emmanuel Georges, Gladys Guilbaud.

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Spectacle pléthorique par excellence amenant le spectateur à crouler parfois sous le foisonnement d'idées. Stéphanie Fumex maîtrise parfaitement le sujet dont elle s'est emparée et nous le restitue en une sorte de feu d'artifice qui mériterait cependant d'être discipliné même si l'on a coutume d'affirmer qu'abondance de biens ne nuit pas. En fait la seule chose qui manque ici est un oeil extérieur, la direction d'acteurs m'ayant semblé quelque peu ...  Chacun semble faire ce qui lui plaît et nous assistons à un constant dérapage de voix, de gestes, l'ensemble étant surjoué en quasi permanence. En dépit de tout cela, il faut bien reconnaître que le résultat bénéficie de la qualité de ses défauts et qu'un énorme travail un peu foutraque certes mais réel, nous est ici présenté. Certains adoreront, d'autres friseront l'exaspération mais personne ne restera indifférent. Or n'est-ce pas le but de toute création ? A voir par conséquent, ne serait-ce que par curiosité.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

12:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent