Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/01/2011

Au nom du fils d'Alain Cauchi.

mère-fille.jpg

 

THEATRE DE POCHE

MONTPARNASSE

75, boulevard Montparnasse

75006 PARIS

(M° Montparnasse)

loc. 01 45 48 92 97

Pl. 36 & 28€


Réduc.jeunes, mar, mer, jeu. 10€

du mardi au samedi à 21h.

matinée, samedi à 17h.

(relâche : dimanche & lundi)

 

Mise en scène : Etienne Bierry

avec Alain Cauchi (Mario) - Fabienne Chaudat (Hortense) - Josette Stein (La Mère) - Hervé Falloux (Pierre) - Cécile Sanz de Alba (Carmela) -

 

La mort d'un parent est bien souvent le moment où dans une famille, chacun se révèle tel qu'il est et ce que l'on découvre est rarement édifiant. C'était sans compter  sur la bonne humeur de Alain Cauchi, cet enthousiaste impénitent qui ensoleillerait le ciel le plus sombre.
L'annonce a lieu par téléphone, c'est le matin et Hortense a visiblement sacrifié au coup de l'étrier ce qui rend l'atmosphère explosive. Petite algarade entre l'annonceur et celle qui a décroché (le téléphone seulement) car boire le matin, rétorque t-elle à son époux, c'est une " question de volonté." (première vague d'hilarité dans la salle.)
Celui qui annonce la triste nouvelle, c'est Mario lequel était resté au pays tandis que son frère parti depuis longtemps a " réussi " aux yeux de la mère dont il fut visiblement le préféré. Nous allons assister aux retrouvailles de toute la famille et cela ne se fera pas sans quelques difficultés en fonction de ce que chacun a voulu cacher à l'autre. Tout se dévoilera donc au fur et à mesure et par le biais de rebondissements, tous hilarants, bien sûr.
Ce qui caractérise le théâtre d'Alain Cauchi, c'est la bonne humeur, cela vous l'avez compris mais c'est également le don de brosser pour nous avec une joyeuse et terrible précision la personnalité de chacun. Il n'y a pas de parent pauvre parmi ses personnages. Jamais ! chacun à son mot à dire et si faire valoir il y a, c'est vis-à-vis de tous et réciproquement.
Plus fils de Rabelais que de Pagnol, notre auteur méridional a coutume de nommer un chat, un chat ce qui dérangera peut-être quelques coincés du bulbe ? En ce cas, tant pis pour eux. " Esbaudissez-vous mes amours "  en cette période où la langue de bois le dispute au politiquement correct et longue vie à cette pièce qui célèbre le goût de vivre quelqu'en soient les circonstances. Amen.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

famille-complet.jpg

photos : LOT.

13:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/01/2011

MONTAIGNE ou Dieu que la femme me reste obscure de Robert Poudérou.

visuel-Montaigne.jpg

 

THEO-THEATRE

20, rue Théodore Deck

75015 PARIS

(M° Convention, Boucicaut ou Pte de Versailles)

Loc. 01 45 54 00 16

les jeudi et vendredi à 21h.15

 

Mise en scène de l'auteur

avec : Jean-Luc Teynier, Valérie Trémolière,

Jossia Bédu.

 

Ce qui distingue depuis toujours (et particulièrement) le théâtre de Robert Poudérou se résume par le caractère exceptionnel du style. Ici, ce dernier est flamboyant. Hommage rendu à Montaigne et bien malin celui ou celle qui pourrait déterminer parmi les mots mis dans la bouche du personnage-titre à quel auteur passé ou actuel, ils appartiennent. L'action se situe dans les dernières années de vie du grand humaniste, lequel nous est montré, entouré de sa femme Françoise et de sa fille de coeur, Marie de Gournay.
Nous sommes tous convaincus du fait que l'amitié occupa plus de place dans la vie de l'auteur que l'amour des femmes qu'il honora pourtant de l'intérêt que tout homme normalement constitué est censé devoir aux représentantes du camp d'en face. Le fantôme de La Boétie plane sur la pièce et occupe l'esprit des personnages, le célèbre " parce que c'était lui, parce que c'était moi " étant depuis et de façon indéniable, passé à la postérité.
Cet échange savoureux de répliques ne se raconte pas, il faut aller le découvrir afin de s'en imprégner.
Cerise sur le gâteau, si je puis ainsi m'exprimer eu égard au contexte classique, la prestation de Valérie Trémolière, démontre un esprit piquant mis en valeur par un  charmant minois et ce rôle sera sans nul doute déterminant pour elle.
Jossia Bédu nous gratifie d'un jeu intelligent dosant parfaitement ses rapports à autrui avec une grande lucidité. Quant à Jean-Luc Teynier qui correspond peu physiquement au personnage connu de tous, disons qu'il fait preuve d'une belle application pour nous permettre de ne rien perdre de la qualité du texte.
C'est donc une fois de plus à un moment privilégié auquel vous êtes tous et toutes conviés.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

17:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Palestine Check Point de Jacques Mondoloni.

visuel.P.C.P.jpg

Mise en scène, Robert VALBON

avec Laetitia RICHARD, Manuel MARTIN, Genséric MAINGREAUD.

Décor : Régis MUCHERON.

Texte publié à l'Harmattan, collection Théâtre des 5 continents.

 

Les amateurs de théâtre savent que le mois de janvier correspond à une seconde rentrée théâtrale. Un second souffle en quelque sorte, puisqu'en moyenne les pièces sont programmées pour deux mois ce qui équivaut bien souvent à leur durée de préparation alors qu'un tout petit nombre d'entre elles perdurera sur les plateaux parisiens où la pléthore de spectacles déclenche immanquablement un effet éliminatoire.

Palestine Check Point n'était à l'affiche du Vingtième Théâtre qu'un seul soir, c'est à dire le mardi 20 janvier 2011 à 20 heures ... 15 si mes souvenirs sont exacts car les pièces commencent presque toujours avec ce petit décalage sur l'horaire prévu. Public nombreux pour cet unique rendez-vous, d'autant que la salle est grande. Le thème il est vrai est d'actualité interpellant un grand nombre d'entre nous en dépit de l'indifférence supposée de ceux qui ne sont ni palestiniens ni sionistes.

Scénographie minimale mais précise, le metteur en scène, Robert Valbon se chargera du symbolisme significatif ce, jusqu'à la surcharge. Pourquoi cette conviction que les gestes accomplis par les interprètes leur avaient été indiqués ?
Apparemment, selon lui, tout doit faire sens. Trois personnages Florence, une française qui  approche nous dit-on, la quarantaine et Yacine, un jeune palestinien avec lequel elle a un temps eu des projets d'avenir ... Entre eux deux,  un soldat-sentinelle, omniprésent et muet.

Il n'est pas aisé d'intégrer un texte qui n'est joué que de loin en loin par le biais d'une représentation en un lieu ou un autre puisque c'est chaque fois un retour à la case départ, aussi me garderai-je de trop analyser le jeu des comédiens qui ne peuvent en pareilles conditions se trouver complètement à leur aise.

Souhaitons leur par conséquent de trouver un théâtre où il pourront se poser suffisamment longtemps pour peaufiner leur jeu d'un soir sur l'autre. A suivre, par conséquent, voir ou revoir, selon le cas.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

15:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent