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26/09/2011

Collaboration de Ronald Harwood

THEATRE des VARIETES

7, boulevard Montmartre

75002 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc : 01 42 33 09 92

www.theatredesvarietes.com

Places : 60/52/44/34 & 17€

Du mardi au vendredi à 20h.30

samedi à 21h. dimanche à 16h.30

 

Adaptation : Dominique HOLLIER,

Mise en scène : Georges WERLER

avec, Michel AUMONT, Didier SANDRE, Christiane COHENDY, Stéphanie PASQUET, Patrick PAYET, Sébastien ROGNONI, Eric VERDIN.

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Superbe décor que l'on doit à Agostino Pace, sa réalisation étant sobre, élégante tout à fait dans l'air du temps de ces années 30. Nous allons assister à la rencontre de deux titans apparemment non persuadés de l'être, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à leur grandeur. Zweig est un inquiet congénital quant à Strauss, ce dernier s'interroge sur ce qu'il est possible de faire après Wagner mais peut-être n'est-ce qu'une boutade car l'homme est complexe ...

Cet immense poète qu'était Hugo von Hofmannsthal venant de disparaître, Richard Strauss est à la recherche d'un librettiste et a pensé tout naturellement à Stefan Zweig. L'admiration entre les deux hommes est sincère et réciproque.

A leurs côtés, nous allons découvrir deux femmes, l'épouse du célèbre compositeur au caractère hardi, laquelle ne mâche pas ses mots et puis Lotte, la secrétaire qui deviendra l'épouse de l'écrivain et l'accompagnera dans l'exil puis dans la mort quand le moment sera venu. Mais nous n'en sommes pas là; pour l'heure un opéra-bouffe doit être l'oeuvre de ces deux génies or l'époque est pour le moins troublée ... Naïvement, notre compositeur est persuadé que sa renommée suffit à elle seule pour imposer un librettiste juif lequel est plus conscient des difficultés que lui. Rappelons que Monique Esther Rotenberg évoquait déjà cette rencontre, il y a quelques mois par le biais de sa pièce " La femme silencieuse " mais ici, nous entrons plus avant dans les détails bien sûr.

On ne fait plus depuis longtemps l'éloge des deux interprètes principaux, Michel Aumont et Didier Sandre qui ont la lourde tâche d'incarner ces deux grands hommes et tous les amoureux de littérature ou d'histoire de la musique y trouveront également leur compte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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 photos : Bernard Richebé

 

11:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/09/2011

Ossyane, odyssée levantine d'après Amin Maalouf

 

vis.Ossyane.jpgTHEATRE 13-Jardin

103A, bd. Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Du 6 septembre au 13 octobre 2011

A 19h.30 : mardi, jeudi, samedi,

à 20h.30 : mercredi, vendredi,

à 15h.3O le dimanche.

D'après le roman : " Les Echelles du Levant "

Adaptation et mise en scène : Grégoire Cuvier.

 

avec : Christine Braconnier (Iffet, Danièle) - Jean-Marc Charrier (Le Père, Salem ...) - Christophe Chêne-Cailleteau (Noubar, Lobbo) - Olivier Cherki (Ossyane) - Audrey Louis (Clara, Nadia, Iffet mère) - Yvon Martin (Bertrand, le Prince ...) Stéphane Temkine (M.Frénant, Stefan, Docteur Dawwab ...)  

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On gravit très difficilement une échelle posée à l'horizontale ou alors c'est à quatre pattes et j'avoue que contrairement au roman " Le Périple de Baldassare " auquel j'étais venue en passant par " Le Premier Siècle après Béatrice " Les Echelles du Levant " m'étaient tombées des mains et non reprises ensuite. 

L'occasion m'en fut fournie par le biais de cette adaptation théâtrale rebaptisée " Ossyane " nom du personnage principal. Or si dans le roman tout ou presque est centré sur le narrateur, dans la pièce, l'action s'éparpille au fil de tous les lieux et personnages auxquels le metteur en scène a voulu donner vie. Nous passerons donc d'un pays à l'autre, d'une époque à l'autre et pour ces nombreux rôles, les interprètes devront en incarner plusieurs  ... 

Si la lecture du récit m'a parue (surtout la première fois) fastidieuse au point de l'abandonner, (récit intimiste d'un homme à un autre ...) elle regorge cependant de multiples péripéties. 

La pièce est construite comme un patchwork de scènes au cours desquelles les comédiens vont et viennent, entrent et ressortent alors que dans l'intervalle le texte est le plus souvent dit de façon statique et ce tout au long des deux heures que dure le spectacle. Alors quoi ? ... faut-il en incriminer une direction d'acteurs insuffisamment rigoureuse ou bien en tenir responsable le fait qu'un texte non écrit au départ pour la scène passe plus ou moins aisément au théâtre ?

Certes, la salle n'était pas comble mais les spectateurs ont applaudi à tout rompre, preuve qu'ils avaient pris plaisir à être là, aussi ne puis-je que vous conseiller d'aller forger votre propre opinion sur place. Peut-être même de prendre le temps de lire le livre avant, ce qui devrait permettre de mieux apprécier le travail effectué par Grégoire Cuvier, dont le projet fut ambitieux. 

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Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com  

 

10:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/09/2011

La femme qui frappe de Victor Haïm

 

la-femme.jpgCINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS

loc. 01 47 54 15 12

www.cine13-theatre.com

Pl. 20€ - T.R.15€ - 26ans, 12€

du 7 septembre au 15 octobre 2011

21h.30 du mercredi au samedi,

15h.30 le dimanche.

Mise en scène de l'auteur

(dont l'oeuvre fut saluée par le Grand Prix de l'Académie Française, le Molière du Meilleur Auteur, le Prix du Théâtre de la SACD et le Prix Plaisir du Théâtre) 

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avec Marianne SOUMOY 

Voilà un titre de pièce qui frappe à coup sûr, à la porte de notre imagination ! 

" Mais sur quoi ou sur qui peut-elle bien frapper ? " me demandais-je en prenant le chemin qui mène au théâtre … Pour obtenir la réponse, il faudra emprunter la machine à remonter le temps et placer le mode de commande sur le chiffre : 1969. Pas tout à fait hier, par conséquent. D'autant qu'il y a belle lurette que les auteurs tapent leurs textes eux-mêmes mais pas tous, il est vrai ! … 

Rendons par conséquent hommage à ces indispensables auxiliaires,  galériennes  (ici, le terme au féminin se justifie) d'une écriture d'emprunt avec laquelle elles font corps le temps d'un manuscrit. 

Celle-ci de prime abord, paraît un peu nunuche, béate d'admiration pour ce grand homme à l'incontinence littéraire lequel va envahir tous ses instants, la privant de sommeil, lui laissant à peine le temps d'effectuer une pose tant les textes tombent comme à Gravelotte. 7012 pages, pensez-donc ! D'autant que ce n'est pas fini …

A force de s'épuiser sur le clavier, la jeune femme en arrive à activer la barre d'espacement à coups de menton !  " Enfoirée mondaine que je suis ! " s'auto-flagellera t-elle, en constatant à quel point elle s'est entichée du " Patron."

Quelques velléités de révolte surgiront encore de façon sporadique, lui permettant de parodier (à l'envers) la tirade des nez en une avalanche de revendications toutes plus critiques les unes que les autres. C'est que l'on a du courage quand l'oppresseur n'est pas là. Seulement son oeuvre est bien présente elle et aurait même tendance à faire des petits … A croire que depuis La Bible personne " n'a fait aussi long " -

Un cadavre dont nous n'apercevrons que les pieds symbolisera la création celle qui se régénère sans cesse (en théorie) mais je ne réponds pas du bien fondé de la métaphore aussi vous laisserai-je par conséquent découvrir la suite en vous incitant à vous rendre sur place.

 C'est le conte drolatique d'un auteur pléthorique qui se prend sans nul doute pour Balzac, que l'on devinera au téléphone et dont on ne verra que les kilomètres d'écrits.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 (photos : LFQF)

10:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent