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24/01/2011

Une banale histoire d'après Anton Tchekhov.

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THEATRE de L'ATELIER

1, Place Charles Dullin

75018 PARIS

M° Anvers ou Abbesses

loc. 01 46 06 49 24

www.theatre-atelier.com

Pl. de 8€ à 39€

du mardi au samedi à 21h

Matinées samedi & dimanche à 16h

d'après la nouvelle éponyme de Tchekhov,

Adaptation et mise en scène de Marc Dugain

avec Jean-Pierre Darroussin, Alice Carel, Gabrielle Forest, Michel Bompoil, Adrien Bretet.

 

Marc Dugain a très brillamment adapté cette nouvelle de Tchekhov créant l'impact du dialogue, même si ce dernier reste entrecoupé par les longues réflexions d'un vieil homme épuisé par la maladie, lesquelles ont servi de prétexte à ce texte.
Nous savons pourtant que notre auteur n'avait pas encore dit son dernier mot mais il était alors moralement dans ce que l'on a coutume de désigner comme " un creux de vague. " En revanche, son talent d'écrivain était bien présent. Ce sont donc ses états d'âme qui vont ici être décrits. L'aptitude aux insomnies est à l'origine de beaucoup de textes et celui-ci nous parle d'humeur morose tout en faisant preuve d'un savoureux esprit caustique. Auprès du personnage principal, deux femmes, son épouse et sa pupille, la première l'énerve un peu à cause de ses préoccupations pécuniaires tandis que la plus jeune vient en quelque sorte distraire le vieil homme avec lequel elle entretient une étrange relation.
En une louable initiative, Jean-Pierre Darroussin a voulu se rapprocher le plus possible de l'aspect physique de Tchekhov même si une certaine rondeur le porte plus à ressembler à Zola qu'à celui dont il est question. N'importe, les spectateurs savoureront la subtilité du texte, mis en valeur par l'expérience d'un comédien qui fait de cet instant de théâtre un moment privilégié.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : Julien de Rosa / Starface.

12:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/01/2011

Cérémonies de Dominique Paquet.

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La Manufacture des Abbesses

7, rue Véron

75018 Paris

loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€ - T.R. 13€

Du lundi 3 janvier au jeudi 10 mars 2011

puis les mardi, mercredi & jeudi à 21h.

(sauf le jeudi 10 février, remplacé par vendredi 11.2)

 

Mise en scène : Patrick Simon assisté de Benoît Seguin.

avec Julien Bouanich (Razou) - Sylvain Levitte (Radieux) - Ariane Simon (Zondée)

Lumières : Cyril Hames - Scénographie : Goury.

 

Un plateau circulaire à l'équilibre symboliquement instable tout comme ces deux jeunes qui, abandonnés s'inventent des histoires. Les mots que l'un ne peut pas dire, c'est à l'autre de les trouver en un rapport de dominant à dominé.
L'ombre de Jean Genet plane sur la pièce et nous pensons à cet équilibriste qu'il poussa dans ses derniers retranchements. Seulement ces deux là ont encore des excuses car ils ne sont pas tout à fait adultes et la jeunesse est cruelle par instinct dans la perspective des combats à venir ...
Le spectateur un peu gêné, car forcément voyeur, assiste à cette étrange cérémonie celle que se livrent deux jeunes loups dont l'un est attaché comme un chien.
La phrase de Galilée nous traverse l'esprit tandis que le disque bouge en une sorte de réminiscence des anciennes croyances, les pieds au bord du gouffre.
Quand quelque chose ne tourne pas rond, il y a forcément une troisième personne, victime interchangeable. Radieux et Razou sont indispensables l'un à l'autre et Zondée est aimée des deux, nous dit-on. Il fallait donc que l'un des trois disparaisse afin que le petit jeu puisse recommencer.
Certaines situations échappent à tous les jugements car elles se suffisent à elles-mêmes.

Les spectateurs ressortent de là avec l'esprit un peu flou mais en emportant la conviction que cette pièce restera longtemps gravée dans leur esprit à la façon d'une énigme non résolue. Ceux qui veulent simplifier pourront toujours faire référence à la chèvre de Mr Seguin .

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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photos : Palazon.

22:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Dom Juan de Molière.

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THEATRE de

L'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS

M° Abbesses ou Anvers

loc. 01 46 06 11 90

lundi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h.30

samedi à 19h. dimanche à 17h.

relâche le mardi.

jusqu'au : 13 février 2011

 

Mise en scène : René Loyon

avec, Claire Barrabes (Charlotte, Le Spectre) - Clément Bresson (Dom Juan) - Jacques Brücher (Gusman, La Ramée, Le Pauvre, Dom Alonse, Monsieur Dimanche, Dom Louis, Le Commandeur) - Yedwart Ingey (Sganarelle) - Adrien Popineau (Pierrot, Dom Carlos, La Violette) - Claire Puygrenier (Elvire, Mathurine) -

 

Depuis sa création, Dom Juan n'a cessé de nous interpeller. Cet " aristocrate arrogant et cynique " nous fascine autant qu'il nous dérange ...
Ce " grand seigneur mauvais garçon " n'a pas fini d'alimenter les commentaires car pour certains, c'est un impuissant qui s'ignore et entretient sa flamme en changeant constamment de partenaire, pour d'autres c'est un mystique malgré lui qui affiche un athéisme provocateur.
L'homme est tout cela à la fois et c'est même la raison pour laquelle cette pièce fut si souvent reprise avec plus ou moins de bonheur. Des Dom Juan, Molière a dû en rencontrer quelques uns à la cour et si Tirso de Molina n'avait inventé ce personnage bien avant lui, peut-être aurions nous été tentés de conclure que le roi lui-même et ses conquêtes faciles avait (en partie) inspiré notre auteur national ?
René Loyon a évidemment une conception personnelle de la pièce et du personnage aussi a t-il limité le lieu de l'action à une chambre dans laquelle notre débraillé justifiera ses fredaines. Le texte bien qu'écrit avec des talons rouges adoptera de ce fait un ton contemporain, les costumes suivront sans réelle recherche d'élégance. C'est un parti-pris que l'on appréciera ou pas.
Le rôle-titre est interprété par Clément Bresson dont le physique et le mode d'expression semblaient plus le destiner au théâtre de Jean-Louis Bourdon qu'à celui de Jean-Baptiste Poquelin mais puisque le metteur en scène l'a voulu ainsi, poursuivons,
- Claire Puygrenier est une Elvire tout à fait honorable et pourvue d'une belle présence scénique.
- Yedwart Ingey nous campe un Sganarelle aussi peu soigné que son maître mais à la réelle justesse d'expression.
La première scène de l'acte II entre Charlotte (Claire Barrabes) et Pierrot (Adrien Popineau) est menée rondement et avec brio.
A Jacques Brücher, incombe la lourde tâche d'incarner 7 personnages en conservant même apparence, le moins crédible étant celui du Commandeur, le metteur en scène ayant voulu dépouiller cette scène de son habituelle démesure. Las ! force est de constater qu'à trop vouloir dépoussiérer les classiques en leur imprimant sa griffe, on risque de les écorner.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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Photos : Laurencine Lot

09:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent