Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/10/2011

Les Reines de Normand Chaurette

bobo-tetette.jpgTHEATRE DOUZE

6, avenue Maurice Ravel

75012 PARIS

(M° Porte de Vincennes)

Loc. 01 44 75 60 31

pl. 13 € T.R. 10€

jusqu'au 16 Octobre 2011

 

Mise en scène : Aude Ollier

avec : la même dans le rôle de : Anne Warwick - Eve Herszfeld (duchesse d' York) - Caroline Valentin (Anne Dexter) - Sophie Cartier Dodds (Elizabeth) - Franka Hoareau (La Reine Marguerite) - Solzic Fonjallaz (Isabelle Warwick) 

A4pattes.jpg

Aïe ! aïe ! aïe ! ... (logiquement, il ne devrait pas y en avoir trois mais six ... autant que de personnages.) Pourtant l'idée de départ était bonne, partir du célèbre Richard III de Shakespeare afin de donner la parole aux femmes, ces éternelles victimes .. Enfin, pas toujours car il en est d'ambitieuses que la proximité du Pouvoir  inspire. Nous avons certes oublié les fastes d'antan mais de là à attifer ces " Reines " de la sorte ... il y avait peut-être un moyen terme, plus esthétique que celui qui fut choisi ? Le lieu où l'action se déroule fait plus penser à un grenier qu'à un palais et la présence de valises nous conforte dans cette impression. Comme si les reines étaient censées porter elles-mêmes leurs bagages, pousser elles-mêmes un landeau. Pour un peu, j'ai envie de conclure que l'auteur a plus souvent lu Jean-Louis Bourdon que le grand Will mais il est vrai que la responsabilité en incombe à la pseudo mise-en-scène à laquelle nous assistons. Ces dames sont des harpies qui s'invectivent à qui mieux-mieux et dont le discours ne laisse rien présager de bon quant à la suite ... Ce sont les Atrides à la mode élisabéthaine, revues et corrigées par une époque en manque de repéres. Hélas, six fois hélas ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

reinesetlandeau.jpg


15:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/10/2011

Chroniques d'une haine ordinaire

 

visuel-Desproges.jpg

 

 

 

La Pépinière-Opéra

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

www.theatrelapepinere.com

Du mardi au samedi à 21h

matinée, samedi à 16h.

 

Textes de Pierre Desproges

Mise en scène de Michel Didym

avec : Christine Murillo et Dominique Valadié.

 

Ressusciter Pierre Desproges sans son auteur, on eut pu croire à une gageure et pourtant ce duo féminin y parvient avec maestria.  Il faut préciser que pour ce faire, Michel Didym n'a pas choisi n'importe qui ! L'expérience scénique de Christine Murillo, son talent et son immense aptitude à manier le verbe font ici merveille. Pour lui donner la réplique Dominique Valadié intervient de façon contrastée et force est de reconnaître qu'elles se mettent l'une-l'autre parfaitement en valeur ...

" On peut rire de tout mais pas avec tout le monde "

affirmait cet expert du rebrousse-poil. Or précisément, Desproges et c'était là le miracle, pouvait tout dire, tout jeter à la figure de n'importe qui parce que lui et lui seul, pouvait se le permettre. Quelques rares individus ont ce droit de parole inconcevable pour la plupart d'entre nous. Utilisé à ce stade, c'était un véritable don. Dénoncer l'incroyable bêtise d'une situation était son combustible et il en faisait un feu de joie. Jouer avec les assonances relevait du numéro de jonglerie experte, l'homme était subversif et à la défaveur des événements actuels, son dynamitage verbal nous manque au plus haut point. Alors quel plaisir de retrouver ses mots dans la bouche de ces deux comédiennes qui nous en font cadeau de façon tout à la fois percutante et jubilatoire. Desproges disait,

" L'intelligence, c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase "

Par conséquent, rassurez-vous, tous ceux qui passeront par La Pépinière-Opéra seront sauvés ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

chroniques-haine.jpg

photo : Mirco Magliocca

11:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/09/2011

Pieds nus dans le parc de Neil Simon

visuel-pieds-nus.jpg

 

THEATRE ESSAION

6, rue Pierre-au-Lard

(angle, 24 rue du Renard)

75004 PARIS

M° Rambuteau 

Loc. 01 42 78 46 42

www.essaion.com

Pl. 20€ T.R. 15€

Jeudi, vendredi, samedi à 21h.30

jusqu'au : 22 Octobre 2011

 

Adaptation : Steve SUISSA et Julie SIBONY

Mise en scène : Yann COESLIER

avec, Carole NOURRY, Raphaël MONDON, Marie-Laure AUBRIL en alternance avec Florence CABES, Philippe PASQUINI et Gaspard LEGENDRE.

 

" Qui peut le plus peut le moins " a t-on coutume de dire car ici les interprètes ont quelque peu tendance (m'a t-il semblé) à se vautrer dans l'excès.  " Esprit pop et acidulé " est il indiqué dans le dossier de presse ... Je crains que l'on ait en ce cas, un peu forcé sur les substances chimiques et autres colorants !  

La pièce fut montée au théâtre Marigny, il y a quelques années et même si elle ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (...) la loi des comparaisons s'exerce malgré tout. Bref, une impression de déjà vu en mieux.

Pourtant les comédiens ne se ménagent pas et c'est précisément là où le bât blesse. Peut-être leur a t-il manqué un regard extérieur et critique susceptible de réfréner les exagérations et autres dérapages incontrôlés car, si la recherche de mise en scène est évidente, la direction d'acteurs en revanche m'a parue terriblement absente. 

Cela dit, (soyons magnanimes) je ne voudrais pas dissuader les spectateurs en puissance étant entendu que j'ai fort bien pu tomber sur un mauvais soir !  

Quelques mots du thème : nous sommes paraît-il (?) à New-York bien qu'ici rien ne l'indique en dehors du texte. Corie et Paul viennent de se marier et franchissent pour la première fois la porte de leur petit nid d'amour, pour le moins haut perché.

L'un et l'autre n'auront pas même vision de la situation. Paul est avocat et à ce titre a besoin d'un minimum d'autonomie afin de préparer tranquillement ses plaidoiries or il est évident que les lieux s'y prêtent peu.

En fait de Greenwich Village, on se croirait plutôt dans le Bronx ! Les locataires sont à l'avenant et nous ne tarderons pas à le constater en la personne d' un certain Victor Velasco dont la réputation s'avérera aussi redoutable que le look ! 

N'attendez surtout pas que je vous raconte la suite ... 

J'aimerais toutefois décerner une mention spéciale à Florence Cabes qui est une Marjory Banks (mère de Corie) plus qu'honorable et qui parvient intelligemment à tirer son épingle du jeu au milieu de cette joyeuse bande de Oufs ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Pieds-nus-2.jpg


10:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent