Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/03/2011

Frères du bled de Christophe Botti

aff.freres-bled.jpg

VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

loc. 01 43 66 01 13

Pl. 24€ - séniors : 19€
Etud. 12€

Du mercredi au samedi à 21h.30

Dimanche à 17h.30

jusqu'au : 24 avril 2011


Mise en scène : Thierry HARCOURT

avec : Gabrielle LAZURE, Manuel BLANC,

Robin CAUSSE, Déborah GRALL, Issame CHAYLE.

 

freresdubled.jpg

 

L' Algérie, cette plaie ouverte dans la mémoire des hommes ...
La métropole avait tellement bonne conscience qu'elle refusait de prononcer le mot : guerre, lui substituant celui d'événements. 
Les opinions furent à l'époque divisées que l'on ait ou non des liens là-bas.
Au sein d'une même famille certains se déclaraient en faveur de l'Algérie française tandis que d'autres dénonçaient (enfin) la colonisation.
De plus impliqués, constataient douloureusement la dualité de leurs attaches ... Thierry Harcourt qui signe tout à la fois la mise en scène et la scénographie a fait choix de sobriété. En place, quelques caisses comme si tous venaient récemment de s'installer ou bien se trouvaient en partance ... Nous ne tarderons pas à comprendre pourquoi en découvrant tout d'abord les jumeaux, Jasmine et François, choix hybride de prénoms, lourd de signification.
La jeune fille est nerveuse, combative et le jeune homme un tantinet amer.
Très rapidement nous comprendrons qu'il est jaloux de l'autre frère absent avec lequel sa jumelle partage des secrets auxquels il n'a pas accès.
C'est le jour des morts et un grand portrait du père disparu figure en bonne place, quasi omniprésent. La mère va les rejoindre, personnage raide et froid puis celui qui manquait à l'appel arrive enfin : Djalil qui pour la circonstance, a revêtu l'uniforme du défunt ... Il n'est pas arrivé les mains vides car il rapporte de l'autre côté de la Méditerranée, un document destiné à révéler tous les non-dits qui vont grâce à lui se libérer. En un cercle magique tracé sur le sol, le passé va resurgir, livrer ses secrets. Les comédiens interpréteront tour à tour et de façon plus ou moins évidente, tous ces absents afin de leur donner vie jusqu'à ce que la vérité soit faite. L'auteur nous gratifiera d'une petite facétie de dernière minute mais je vous laisse (entre autres) découvrir cette ironie du sort.
Quant au jeu, le trio de jeunes comédiens Robin Causse, Déborah Grall et Issame Chayle m'a semblé faire preuve d'une implication plus grande que leurs aînés. En effet, si Manuel Blanc est égal à lui-même, Gabrielle Lazure fait ici figure de silhouette statique et son personnage manque quelque peu de consistance.  D'évidence, ce rôle n'était pas fait pour elle ou peut-être est elle plus à l'aise face aux caméras que sur un plateau de théâtre ?
Le texte en revanche est à découvrir.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

freresdubled-2.jpg

(photos : Bruno Perroud)

19:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/03/2011

BRITA BAUMANN (Les Cadouin # 2)

visuel-brita.jpg

THEATRE 13

103A, bd. Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 24€ - T.R. 16€

le 13 de chq mois, tarif unique : 13€

Mardi, mercr.vendr. 20h.30

Jeudi : 19h.30

Dimanche à 15h.30 et à l'issue de la représentation (sauf le 20 mars)

Reprise de la première partie du Cycle Les Cadouin (tarif unique : 11€)
MONSIEUR MARTINEZ (Les Cadouin # 1) à 17h.15 -

CREATION : Documentaire théâtral et musical de Gaëtan Peau et Quentin Defalt.

Mise en scène : Quentin Defalt.

avec : Juliette Coulon (Laurence Cadouin) - Valentine Erlich (Brita Baumann) - Olivier Faliez (Jean-Jacques) - Charlotte Laemmel (Violaine) - Emmanuelle Marquis (Virginie Cadouin) - Gaëtan Peau (Roland Cadouin)

Durée du spectacle : 1h.20 sans entracte.

 

Brita-B1.jpg

 

D'emblée, situation outrancière mais justesse de ton, le public confronté à la première image hésite entre rires et compassion. Le moins que l'on puisse dire est que ça commence fort !  Nous sommes en Bretagne et le décor est aussi rustique que les gens, ce qui n"entrave nullement l'existence des problèmes qui se posent, bien au contraire. Le père, Roland caresse quelques rêves de gloire et tyrannise sa petite famille dans ce but. Concert. Je vous laisse découvrir les instruments dont la vue m'a arraché un éclat de rire. Le but est d'animer des bals populaires tout en ayant l'air dans le vent mais en utilisant des références d'un autre âge ... Durant ce temps, Bécaud juché sur un petit nuage compte les pois de sa cravate. C'était ça ou se pendre avec !  Les deux filles, Laurence et Virtginie sont en pleine crise d'adolescence. La nouvelle femme de Roland, Violaine joue par intermittence d'un instrument un peu particulier ... (force est de reconnaître que cet effet comique fait toujours recette à notre époque.) Jean-Jacques, ex beau frère de Roland est le pianiste du groupe, c'est aussi le moins braque. Et puis il y a Brita, la jeune correspondante allemande, muette comme une carpe mais qui déploie des torrents de romantisme en direction de son frère quand elle lui écrit.
Leur maquillage à tous est tout à la fois singulier et porteur de message. Les maladresses sont feintes car tout est merveilleusement réglé. Enfin du théâtre qui n'a pas honte d'être ce qu'il est, sans singer le cinéma. Du reste, là où ils sont, il n'y a pas même la télé, alors !
On dîne en famille, on se couche tôt et on repart le lendemain vers une autre série de concerts scabreux ou de répétitions houleuses. Ce genre de spectacle ne peut laisser indifférent, c'est l'un ou l'autre, on aime ou on déteste. Personnellement, j'ai adoré au point de regretter de ne pouvoir rester au delà de cette représentation puisque chaque dimanche la première partie du cycle est proposée dans la foulée à partir de 17h.15. Les histoires étant distinctes, cela permet de les jouer dans le désordre. Sachant que la perception humoristique est vraiment personnelle et varie d'un individu à l'autre, que ce qui a l'heur de plaire à Paul, déplaira à Pierre, je ne saurais trop cependant vous conseiller de tenter l'aventure qui pour moi fut belle. Allez y, et si l'humour décalé vous enchante, vous allez vous régaler !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com  

brita-seule.jpg

Photos : Quentin Defalt.

 

15:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/03/2011

Pluie d'enfer de Keith Huff

visuel-pluie.jpg

La Pépinière théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. 29 à 39€

- 26 ans : 11€

A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 16h.

Adaptation française : Alexia Périmony et Benoît Lavigne.

Mise en scène : Benoît Lavigne

avec Olivier Marchal et Bruno Wolkowitch.

 

Deux hommes, deux flics, deux copains, une amitié violente, une trahison presque obligatoire et tout cela tient dans une même pièce au style très américain (et pour cause.)  Les habitués des séries policières télévisuelles ne seront pas pris de court puisque comme on dit en certain milieu, ils sont au parfum. (les comédiens également, rompus depuis longtemps à ce genre d'exercice.)
Alors quoi, diront certains, on va désormais au théâtre pour retrouver des héros télévisuels ? ... La pièce est d'une construction bizarre, Denny (Olivier Marchal) et Joey (Bruno Wolkowitch) s'adressant tour à tour au public, pour ensuite s'opposer l'un à l'autre avec violence, sans oublier d'évoquer ce qui s'est passé par le biais de flash-back. " Un film d'action destiné à la scène " dit Keith Huff quand il veut définir ce qu'il a écrit. Les deux personnages ressemblent à deux silex qui font des étincelles en se heurtant. Certes, la mise en scène de Benoît Lavigne est quelque peu statique, l'action étant justifiée par le langage et la psychologie abrupte de ces deux hommes piégés par les événements. A trop fréquenter les voyous certains flics finissent par ne plus savoir qui ils sont. La pluie qui tombe ressemble à la neige envahissant le petit écran quand il y a problème ... musique et lumières feront le reste. Les spectateurs quant à eux se demandent vaguement angoissés comment tout cela va finir et c'est précisément ce qui fait le succès du spectacle.
A voir, plus pour les comédiens que pour le texte dont la construction déroute un peu notre conception habituelle du théâtre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

pluiedenfer.jpg

Photos : Mirco Magliocca

23:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent