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01/03/2011

Parce que je la vole bien de Laurent Ruquier.

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THEATRE SAINT-GEORGES

51, rue St-Georges

75009 PARIS

(M° St-Georges)

loc. 01 48 78 63 47

Pl. de 19 à 54€

- 26 ans : 10€ les mar, mer, jeudi.

du mardi au samedi à 20h.45

Matinée le dimanche à 15h.

 

Mise en scène, Jean-Luc MOREAU

avec Catherine ARDITI, Ariel WIZMAN, ARMELLE, Rémy ROUBAKHA, Olivier PAJOT, Bertrand DEGREMONT.

Le sujet était en or, ce qui paraît logique en fonction des personnages et de la situation évoqués.
Décor de nouveau riche, tape à l'oeil au possible avec pour que l'on comprenne bien, une baignoire située en fond de scène, remplie de billets de banque, clin d'oeil à Oncle Picsou, preuve que l'auteur connaît ses classiques.

La pièce se veut une parodie appuyée de l'affaire Bettancourt mais nous n'apprendrons rien que nous ne sachions déjà.
Catherine Arditi est une cougar aussi prolongée que milliardaire, du moins l'était-elle avant de rencontrer ce gigolo auprès duquel son capital a perdu quelques zéros en route et la comédienne est parfaite, mais il lui faudra attendre encore un bon quart de siècle pour se rapprocher physiquement de l'original ...
Le théâtre de Ruquier est constitué de répliques qui se veulent drôles et y parviennent parfois, lesquelles fusent avec la rapidité d'une mitraillette. Conséquence, dans le nombre les moins bonnes sont oubliées au profit des suivantes. Après tout, c'est une technique comme une autre et qui, apparemment a fait ses preuves.
Ariel Wizman a tout du marlou désinvolte et cynique tandis qu'Armelle joue la fille par qui le scandale est arrivé grâce à la complicité de Georges le majordome interprété de façon remarquable par Rémy Roubakha. L'héritière légale qui se croit lésée caquettera comme une poule à qui on a volé tous ses oeufs.
La pièce n'est pas méchante et il semble que Laurent Ruquier ait voulu épargner la vieille dame car de même que les sourds entendent quand ils le veulent bien, celle ci jouera avec malice à avoir des pertes de mémoire au bon moment.
Beaucoup d'huile fut donc versée dans les rouages de cette comédie grinçante afin qu'elle tourne de façon optimale. Cela dit en tant qu'auteur dramatique, notre amuseur a autant de chance de passer à la postérité que moi d'être béatifiée ! Mais qu'importe, le public s'éclate comme on dit et puisqu'il est venu pour ça, que demander de plus ?

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : LOT.

 

15:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/02/2011

Au moment de la nuit d'après Crébillon fils et Jules Renard

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Studio des Champs Elysées

15, avenue Montaigne

75008 PARIS

(M° Alma-Marceau)

Loc. 01 53 23 99 19

www.comediedeschampselysees.com

Pl. 34€

- 26ans : 10€ mardi, mercredi, jeudi.

 

D'après " La nuit et le moment " de Crébillon fils

& " Le pain de Ménage " de Jules Renard.

Adaptation et mise en scène : Nicolas Briançon

avec Anne Charrier et Nicolas Briançon.

 

Crébillon fils ou le libertinage élégant, Jules Renard ou la lucidité des sentiments. Deux siècles les séparent mais hommes et femmes sont restés les mêmes, seul le mode d'expression a changé, quant à la forme, pas quant au fond.
Résumons les par Elle et Lui et ce, bien que présents et absents soient désignés par un chapelet de prénoms désormais incroyables : Célimène, Clitandre, Eraste, Araminte, Cidalise, autant de personnages emperruqués, au verbe aussi coloré que poudré, résolument d'une autre époque.
Ah ! l'acharnement de certains hommes quand ils cherchent à obtenir ce qu'ils veulent et leur muflerie dès qu'ils ont obtenu ce qu'ils désiraient.
Or Clitandre est un séducteur professionnel dont la technique de conquête est rodée depuis longtemps.
Elle se résume en un seul mot : insistance car il sait qu'à la longue il n'est de place forte qui se rende.
La dame aura bien du mal à lui échapper ...

Anne Charrier est fort belle et fort élégante mais je l'ai trouvée nettement plus à l'aise en compagnie de Jules Renard, (pardon,de Pierre,alias Nicolas Briançon) puisque l'un et l'autre incarnent les personnages des deux pièces.
Cette fois ce ne sont plus des célibataires actifs mais deux personnes mariées à deux absents dont il sera beaucoup question. La nuit est comme chacun sait propice aux confidences et pourquoi pas aux rapprochements que le jour favorise un peu moins.Quoique ...
Elle (qui en réalité se nomme Marthe) est mariée au même homme depuis 12 ans, s'ennuie sans toujours se l'avouer et recueille les hommages verbaux de cet ami de la famille, prêt à ouvrir une parenthèse extra-conjugale mais aussi (elle ne tardera pas à le découvrir) à la refermer avant que naissent les complications.
Dans l'un et l'autre cas, les manoeuvres de séduction ont plus d'importance que la conquête ou du moins sa réalisation. Pardon pour cette comparaison scabreuse mais la situation fait penser à ces gants en peausserie fine que l'on convoite longuement avant de les acquérir, pour ne plus leur prêter le moindre regard dès le lendemain.
D'évidence, les deux comédiens prennent le plus grand plaisir à dire ces textes et nous à les voir et entendre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : Lot

14:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/02/2011

Chute d'une nation de Yann Reuzeau

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€ - T.R. 13€

A 19h. le dimanche

à 21h. le lundi

jusqu'au : 16 mai 2011

Mise en scène de l'auteur

avec : Walter Hotton, Didier Mérigou, Sophie Vonlanthen, Leïla Moguez, François Hatt, Yvan Lambert, Emmanuel de Sablet, Manga Ndjomo, Raphael d'Olce.

 

Ecrire et monter une saga politique en quatre épisodes, le projet de Yann Reuzeau est plus qu'ambitieux, c'est une véritable épreuve de force. Ce feuilleton épique n'a de fiction que le nom ce que nous ne tarderons pas à constater même si l'auteur au fil des péripéties s'est ingénié à brouiller les cartes.
Ambitions, affrontements, compromissions, coups bas, rien ne nous sera épargné et tant pis pour ceux qui cultivaient jalousement leurs illusions en ce domaine.
La boîte de Pandore est ouverte et la pièce se déroule en une succession de tableaux rapides à l'écriture incisive illustrant des affrontements musclés.
Seul petit reproche, les comédiens ont trop souvent tendance à crier et si dans la réalité, nos hommes et femmes politiques étaient à ce point sous pression, le SAMU pourrait stationner en permanence dans la cour de l'Elysée.
Cela dit, qui peut le plus peut le moins et les comédiens finiront bien par canaliser d'eux mêmes leur énergie.
Une comédienne y parvient déjà parfaitement, je veux parler de Manga Ndjomo dont l'indéniable présence scénique alimente un personnage qui n'est pourtant pas particulièrement sympathique mais qui pourrait le rester en pareille circonstance ?
Observateur attentif, l'auteur n'a rien oublié, ni l'influence que la religion peut avoir sur une position prise par un membre du bureau politique, ni le rôle de bouc émissaire que l'on a immédiatement tendance à faire jouer à une frange de la société quand survient un attentat. Tout y passe ... et gageons que la suite vaudra ce qui précède. Passionnés de politique, vous savez ce qui vous reste à faire ? ... L'équipe théâtrale vous attend deux soirs par semaine au gré des épisodes et ce jusqu'en mai, où des intégrales seront alors proposées.
Le calendrier complet des représentations est consultable sur,

www.manufacturedesabbesses.com

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

22:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent