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13/10/2013

La duchesse de Langeais de Michel Tremblay

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THEATRE LES DECHARGEURS

3, rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)


loc. 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


A 21h.30 les 25, 26, 29, 30 & 31 OCTOBRE


5, 6, 7, 12, 13, 14, 15, 16, 22 & 23 NOVEMBRE 2013


( photo : Jean-François Mariotti )


 

Adaptation et mise en scène : Christian Bordeleau


avec Laurent Spielvogel


 

 

Maquillée, chapeautée, drapée dans un chemisier chamarré, juchée sur des souliers aux semelles compensées, La Duchesse installée à la terrasse d'un lieu de vacances se cuite allègrement à l'heure où presque tout le monde fait la sieste.

Coup de blues ... ce sont des choses qui arrivent en fin de carrière ! 

Incroyable Laurent Spielvogel qui incarne avec gouaille ce personnage de transformiste patenté lequel, alcool aidant se raconte : 40 ans de métier et tout le monde interlope de Montréal (côté cabaret) à ses pieds.

Nous aurons droit à quelques petites imitations en direct dont la plus saisissante est peut-être celle d'Edwige Feuillère (pour ceux qui l'ont connue bien sûr) la classe, quoi ! Mais Régine et Fanny Ardant ne sont pas tristes non plus sans oublier Elisabeth Taylor dans Cléopâtre ... Le reste du temps, notre homme - bien qu'il parle de lui au féminin - va résumer pour nous ce que fut sa vie faite de hauts et de bas, au gré des bonnes ou mauvaises fortunes du moment. 

Jusqu'à l'arrivée de ce petit livreur de pizza qui a fait chavirer le coeur brusquement ramolli de cette pilleuse de braguettes. Le public surpris (mais très vite habitué) par la verdeur du langage s'esclaffe tout au long du monologue. 

Il faut dire que Michel Tremblay a le sens de la formule et que s'il ne cherche nullement à dissimuler les ridicules du personnage il le rend tout autant sympathique. 

Et puis, si peu à peu, les gays grossissent le troupeau des gens mariés sans doute perdront-ils en chemin cette fantaisie particulière qui ici nous est prodiguée largement. Alors, profitons-en ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

18:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/10/2013

Zelda et Scott, l'aventure des Fitzgerald de Renaud Meyer

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THEATRE LA BRUYERE

5, Rue La Bruyère

75009 PARIS


(M° St-Georges)


Loc. 01 48 74 76 99


www.theatrelabruyere.com


Pl. 22 à 38€


A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 15h.


Texte et mise en scène : Renaud Meyer


avec Sara Giraudeau, Julien Boisselier et Jean-Paul Bordes


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La perfection n'existe pas au théâtre pourtant ici, nous n'en sommes pas loin. 

Or s'attaquer à un thème comme celui-là n'était pas une mince affaire tant fut tumultueuse la vie de ce couple mythique. 

Exalté sans doute par l'ampleur de la tâche, Renaud Meyer n'a pas eu peur et tant sur le plan de l'écriture que sur celui de la mise-en-scène, le résultat est là : superbe ! 

Texte enlevé (ô combien !) scénographie tout à la fois sobre et impressionnante, costumes élégants mettant encore plus en valeur les interprètes sans oublier la musique bien sûr ...

Bref, tout est là. 

Nous sommes immédiatement confrontés au gigantisme américain avec ce lit immense sur fond de gratte-ciel.

Côté jardin, l'incontournable petite table avec la machine à écrire vers laquelle Scott reviendra sans cesse malgré les sollicitations de Zelda ...

Le couple est amoureux et complètement fou, elle surtout qui est l'extravagance même ! Ils s'adorent, se chamaillent et vivent leur existence à 100 à l'heure.

Nous sommes au coeur des années folles et pour ces privilégiés, la fête est permanente. Pourtant l'orage ne va pas tarder à s'annoncer car Scott boit trop tandis que celle qu'il aime ne semble pas être d'une fidélité à toute épreuve.

Même Hemingway, le grand ami de Scott a du mal à résister à la belle ... 

Le climat va s'assombrir quand le trio aura quitté les Etats-Unis pour la Côte d'Azur où cette " génération perdue " a trouvé refuge. Gatsby-Scott s'alcoolise de plus en plus et bien sûr, écrit de moins en moins. La confiance en lui-même a disparu tandis que Zelda devient de plus en plus folle et ce n'est pas seulement une façon de parler. La dernière scène résumera avec tact quelle fin tragique fut la sienne.

Or cette pièce n'est nullement un drame bien au contraire mais plutôt une comédie joyeuse, une sorte de feu d'artifice comme fut leur vie aux meilleurs instants.

Les trois comédiens excellent dans leur rôle respectif. C'est donc un moment exceptionnel de théâtre comme il en est peu. Courez y vite ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : LOT )


11:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/10/2013

Un concours de circonstances de Catherine Verlaguet

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Ciné XIII Théâtre

1, avenue Junot

75018 PARIS


(M° Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt)


Loc.  01 42 54 15 12


www.cine13-theatre.com


Pl. 26€ - T.R. 18€

- de 26 ans : 13€


du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 16h.


jusqu'au : 20 OCTOBRE 2013


 

Mise en scène : Anne Bouvier


avec Méliane Marcaggi et Alban Aumard



 

Elle est terrible, la sonnerie du téléphone quand on n'ose décrocher,

Elle est terrible, la mémoire de la femme quand elle sait qui nommer.


 

Ils sont là, plantés tous les deux face à ce téléphone mural qui n'en finit plus de retentir. A l'autre bout, on insiste et elle se résoudra finalement à décrocher. 

Durant ce temps, les spectateurs s'interrogent ...

Alors Salomon va nous expliquer ce qui se passe et surtout, surtout, ce qui s'est passé ! 

 

Lui vivait en couple et puis un jour a découvert qu'il était stérile. Sa première réaction fut de refuser d'y croire, bien sûr, mais quand sa compagne est partie, il a bien dû se rendre à l'évidence et accepter l'inacceptable.

 

Elle (Julie) déjà mère de deux enfants (des jumeaux) a un soir entendu son mari dire " je descends acheter des cigarettes " et comme elle n'a pas eu le réflexe de lui répondre : " non, tu restes là, moi, j'y vais ! " ... l'homme en question n'est jamais revenu. Le coup est classique pourtant. Mesdames, un petit conseil ayez toujours un stock de cigarettes à domicile. " Fumer tue " on sait, mais la solitude aussi peut tuer à la longue ...

 

Alors à quelque temps de là un soir, Julie a décidé de sortir, a rencontré un homme, l'a suivi, a voulu faire la fête et  s'est retrouvée enceinte, une fois de plus ! Elle reste incapable de le nommer.  

 

Cette fois, deux âmes en peine que le hasard (et surtout les petites annonces) va aider à se rencontrer. Un vrai moulin à paroles cette Julie et bien sûr, Salomon n'ose pas encore appliquer sa technique infaillible pour faire taire une femme bavarde. En outre, il n'a rien d'un play-boy. Gentil mais légèrement enveloppé (très même). N'importe, elle a l'air de bien aimer. Il l'a rassure et puis, il lui arrive aussi d'être amusant.

 

Nous allons donc assister aux péripéties de cette nouvelle histoire d'amour.

C'est charmant, drôle et si cela n'a rien de surprenant car ce genre de situation arrive dans la vraie vie, celle de tous les jours, ils sont néanmoins touchants.

 

On suit leur histoire avec un sourire attendri. Les mauvaises langues diront que le texte ne casse pas trois pattes à un canard et que la mise en scène est un peu infantile mais les deux comédiens sont charmants alors pourquoi pas ? Mieux : on a envie d'aimer ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


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( photos : William K )


12:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent