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08/03/2011

BRITA BAUMANN (Les Cadouin # 2)

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THEATRE 13

103A, bd. Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 24€ - T.R. 16€

le 13 de chq mois, tarif unique : 13€

Mardi, mercr.vendr. 20h.30

Jeudi : 19h.30

Dimanche à 15h.30 et à l'issue de la représentation (sauf le 20 mars)

Reprise de la première partie du Cycle Les Cadouin (tarif unique : 11€)
MONSIEUR MARTINEZ (Les Cadouin # 1) à 17h.15 -

CREATION : Documentaire théâtral et musical de Gaëtan Peau et Quentin Defalt.

Mise en scène : Quentin Defalt.

avec : Juliette Coulon (Laurence Cadouin) - Valentine Erlich (Brita Baumann) - Olivier Faliez (Jean-Jacques) - Charlotte Laemmel (Violaine) - Emmanuelle Marquis (Virginie Cadouin) - Gaëtan Peau (Roland Cadouin)

Durée du spectacle : 1h.20 sans entracte.

 

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D'emblée, situation outrancière mais justesse de ton, le public confronté à la première image hésite entre rires et compassion. Le moins que l'on puisse dire est que ça commence fort !  Nous sommes en Bretagne et le décor est aussi rustique que les gens, ce qui n"entrave nullement l'existence des problèmes qui se posent, bien au contraire. Le père, Roland caresse quelques rêves de gloire et tyrannise sa petite famille dans ce but. Concert. Je vous laisse découvrir les instruments dont la vue m'a arraché un éclat de rire. Le but est d'animer des bals populaires tout en ayant l'air dans le vent mais en utilisant des références d'un autre âge ... Durant ce temps, Bécaud juché sur un petit nuage compte les pois de sa cravate. C'était ça ou se pendre avec !  Les deux filles, Laurence et Virtginie sont en pleine crise d'adolescence. La nouvelle femme de Roland, Violaine joue par intermittence d'un instrument un peu particulier ... (force est de reconnaître que cet effet comique fait toujours recette à notre époque.) Jean-Jacques, ex beau frère de Roland est le pianiste du groupe, c'est aussi le moins braque. Et puis il y a Brita, la jeune correspondante allemande, muette comme une carpe mais qui déploie des torrents de romantisme en direction de son frère quand elle lui écrit.
Leur maquillage à tous est tout à la fois singulier et porteur de message. Les maladresses sont feintes car tout est merveilleusement réglé. Enfin du théâtre qui n'a pas honte d'être ce qu'il est, sans singer le cinéma. Du reste, là où ils sont, il n'y a pas même la télé, alors !
On dîne en famille, on se couche tôt et on repart le lendemain vers une autre série de concerts scabreux ou de répétitions houleuses. Ce genre de spectacle ne peut laisser indifférent, c'est l'un ou l'autre, on aime ou on déteste. Personnellement, j'ai adoré au point de regretter de ne pouvoir rester au delà de cette représentation puisque chaque dimanche la première partie du cycle est proposée dans la foulée à partir de 17h.15. Les histoires étant distinctes, cela permet de les jouer dans le désordre. Sachant que la perception humoristique est vraiment personnelle et varie d'un individu à l'autre, que ce qui a l'heur de plaire à Paul, déplaira à Pierre, je ne saurais trop cependant vous conseiller de tenter l'aventure qui pour moi fut belle. Allez y, et si l'humour décalé vous enchante, vous allez vous régaler !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com  

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Photos : Quentin Defalt.

 

15:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/03/2011

Pluie d'enfer de Keith Huff

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La Pépinière théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. 29 à 39€

- 26 ans : 11€

A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 16h.

Adaptation française : Alexia Périmony et Benoît Lavigne.

Mise en scène : Benoît Lavigne

avec Olivier Marchal et Bruno Wolkowitch.

 

Deux hommes, deux flics, deux copains, une amitié violente, une trahison presque obligatoire et tout cela tient dans une même pièce au style très américain (et pour cause.)  Les habitués des séries policières télévisuelles ne seront pas pris de court puisque comme on dit en certain milieu, ils sont au parfum. (les comédiens également, rompus depuis longtemps à ce genre d'exercice.)
Alors quoi, diront certains, on va désormais au théâtre pour retrouver des héros télévisuels ? ... La pièce est d'une construction bizarre, Denny (Olivier Marchal) et Joey (Bruno Wolkowitch) s'adressant tour à tour au public, pour ensuite s'opposer l'un à l'autre avec violence, sans oublier d'évoquer ce qui s'est passé par le biais de flash-back. " Un film d'action destiné à la scène " dit Keith Huff quand il veut définir ce qu'il a écrit. Les deux personnages ressemblent à deux silex qui font des étincelles en se heurtant. Certes, la mise en scène de Benoît Lavigne est quelque peu statique, l'action étant justifiée par le langage et la psychologie abrupte de ces deux hommes piégés par les événements. A trop fréquenter les voyous certains flics finissent par ne plus savoir qui ils sont. La pluie qui tombe ressemble à la neige envahissant le petit écran quand il y a problème ... musique et lumières feront le reste. Les spectateurs quant à eux se demandent vaguement angoissés comment tout cela va finir et c'est précisément ce qui fait le succès du spectacle.
A voir, plus pour les comédiens que pour le texte dont la construction déroute un peu notre conception habituelle du théâtre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : Mirco Magliocca

23:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/03/2011

Audiard par Audiard

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LUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D. des Champs)

loc. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr

A 20h. du mardi au samedi

Dimanche à 15h.

jusqu'au 25 Mars 2011

Montage et lecture, Jean-Pierre KALFON

d'après le livre édité par René Chateau
dans sa collection " La mémoire du cinéma français "

 

On parlait jadis des titis parisiens, ces mômes plus ou moins prolongés qui cultivaient la gouaille comme une fleur rare et avaient toujours sous la casquette une réplique prête à fuser au moindre incident.  Michel Audiard était de ceux là.
A l'époque, vous ne risquiez pas le tribunal pour un mot de travers prononcé lors d'un brouillard éthylique. Les lobbies n'avaient pas encore eu le temps d'imposer leur loi. Audiard, c'était dans toute sa splendeur ce que l'on nommait l'esprit parigot. On s'épuiserait en vain à le dénicher maintenant, le politiquement correct ayant stérilisé le langage.
En s'inspirant du pavé édité par René Chateau, Jean-Pierre Kalfon nous gratifie de sa présence, seul en scène afin de mieux nous parler de celui qu'il a choisi d'évoquer.
C'était effectivement un hommage à rendre au dialoguiste sans lequel le cinéma français n'aurait pas été ce qu'il fut, n'en déplaise à La Nouvelle Vague et à l'indigence qui a suivi.
Combien de fois, le regret s'est imposé à nous au sortir d'un film insipide à l'issue duquel la phrase " hélas, Audiard est bien mort " nous venait à l'esprit.
Avec lui, le verbe était vivant, percutant, ironique tout ce qui nous fait défaut actuellement. Certes, l'homme n'eut pas que des amis mais il était impossible de rester indifférent. On l'adorait ou on le détestait, il n'y avait pas de moyen terme. C'est même ainsi que l'on reconnaît les personnalités réelles et non celles fabriquées par une notoriété issue de campagnes publicitaires qui rapportent. (comme les clébards, pour rester dans l'esprit du texte)
Et puisque Michel Audiard n'a pas eu le temps d'adapter " Voyage au bout de la nuit " de Louis-Ferdinand Céline, puis-je ici, exprimer un souhait ? Il m'a semblé que Jean-Pierre Kalfon serait l'interprète idéal pour évoquer celui dont la parole est actuellement confisquée par un confrère de talent certes mais dont la préciosité correspond peu à celui dont elle est issue.
Allons, bon, voilà que je m'égare ... la parole est à Audiard et rien qu'à lui, véhiculée  par un fervent admirateur qui en retour bénéficie de notre complète adhésion. Merci, à Jean-Pierre Kalfon de réveiller ainsi nos esprits endormis.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos LOT


10:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent