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28/08/2012

Le scoop de Marc FAYET

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THEATRE TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS


(M° Villiers, St-Lazare)


loc. 01 45 22 08 40


du mardi au samedi à 21h.

matinée samedi à 18h.

le mercredi, tarifs réduits.


Pièce écrite et mise en scène par Marc Fayet assisté de Lila Redouane


avec, Philippe Magnan, Frédérique Tirmont, Frédéric Van Den Driessche, Guillaume Durieux, Aurore Soudieux.


 

Parfois (souvent même) certaines carrières se réalisent par défaut. C'est ainsi qu'un mauvais comédien fera un metteur en scène sans imagination ou un auteur médiocre. Marc Fayet n'est rien de tout cela, bon comédien, bon metteur en scène et bon auteur. Un homme de théâtre complet. Ce dernier n'est pas pour autant tombé dans le travers qui consiste à cumuler ici la totalité des fonctions et nous récupérerons le comédien sur scène une autre fois. En revanche, sa mise en scène est tout à la fois efficace et rapide sans laisser place à un seul temps mort. Quant au texte, son amusante férocité constitue un pur régal. Il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour s'attaquer à cette catégorie de journalistes que l'on nomme " correspondants de guerre " lesquels bénéficient d'une estime quasi générale. Or les hommes ne sont que ce que la société a fait d'eux et inversement.

Une phrase résume parfaitement la situation " Mieux vaut être le premier à se tromper que le deuxième à dire la vérité." C'est cynique mais vrai puisque nous en constatons l'illustration au fil de l'actualité ce, en quasi permanence ...

Afin d'étayer son propos, Marc Fayet confrontera un journaliste débutant (Guillaume Durieux) qui ne tardera pas à faire équipe avec une jeune caméra ... woman, (Aurore Soudieux) un vieux briscard du journalisme de guerre (Philippe Magnan) dont l'épouse (Frédérique Tirmont) travaillait à ses côtés pour le compte de l'agence Gama et enfin, un patron de presse machiavélique au possible, (Frédéric Van den Driessche) lequel a visiblement un compte personnel à régler. Cette distribution rigoureusement choisie est parfaite. C'est donc un démarrage de saison sur les chapeaux de roues que nous applaudissons avec enthousiasme.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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08:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/08/2012

Callas de Jean-Yves Picq

Callas-h.jpgMANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron - 75018 PARIS


M° Abbesses ou Blanche


Réserv. 01 42 33 42 03


manufacturedesabbesses.com


Du 23 Août au : 7 Octobre 2012


Jeudi, Vendredi, Samedi à 21h

Dimanche à 17h.


Mise en scène : Jean-Marc AVOCAT


avec Noémie BIANCO


 

Placée au milieu d'une forêt de micros, Noémie Bianco jouant du contraste, minaude Callas ou la tonitrue. Dotée d'un physique exceptionnel (bien plus belle que l'original) moulée dans une élégante robe noire agrémentée de bijoux miroitants, tenue soulignée par d'impressionnants gants de même teinte que le fourreau dans lequel elle s'est drapée, la Diva se raconte, narre les difficultés rencontrées. 

C'est donc à une conférence de presse à laquelle nous sommes conviés mais sans intervenants. 

Pour composer son personnage, la comédienne s'exprime en utilisant une tessiture grave qui laisse parfois deviner comme par inadvertance, son timbre personnel. Les gestes sont savamment dosés et ce, d'autant plus que les déplacements lui sont comptés. Il lui arrive de se lever afin d'illustrer le propos mais elle reprendra très vite la place qui lui est impartie. 

C'est à une réelle performance à laquelle nous assistons et si certains pensent qu'il eût mieux valu émailler ce monologue de pauses sonores, nous récupérons la voix de Callas (la vraie) en toute fin de spectacle avec le plaisir que suscite immanquablement toute attente.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

 

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(Photos : Michel Cavalca)


22:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/07/2012

Les Bonnes de Jean Genet

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LE LUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° N.D.des Champs)


Réserv. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


du mardi au samedi à 18h.30


jusqu'au : 1er Septembre 2012



 

Pour être sans doute, la plus jouée de toute l'oeuvre de Jean Genet, cette pièce n'est pas la plus aisée tant les personnages sont complexes.

Serge Gaborieau et Armel Veilhan ont ici joint leurs efforts pour nous fournir leur vision de ces Bonnes nettement plus jeunes que celles qui inspirèrent l'auteur.

A peine sorties sinon de l'enfance, du moins de l'adolescence, Claire et Solange aiment se travestir et vouent à Madame l'admiration que seule peut engendrer l'inexpérience. Amour chargé de haine puisque leur condition sociale souligne la cruauté du sort. D'autant que si Madame est bonne pour elles, celle-ci ne se prive pas de les humilier en leur offrant des tenues somptueuses dont elle n'a plus rien à faire mais qu'elle leur reprendra ensuite ...

Les humiliations vont donc s'additionner, jusqu'à ce que la coupe peu à peu déborde. Viendra alors la machination. On peut à peine leur en vouloir ... elles sont si jeunes, témoignant de tant de vie confisquée ! 

Ici, le discours politique prend donc le pas sur la psychanalyse et c'est un choix délibéré. Le décor même est signifiant puisque se voulant zen, les deux lits pourront être assimilés à deux pierres tombales qui une fois rapprochées se couvriront de fleurs symboliques.

Les gants de caoutchouc ne seront pas nécessaires pour étrangler Claire, puisque la tisane empoisonnée négligée par Madame, remplira son office transformant le crime en suicide.

Les deux comédiennes, Marie Fortuit et Violaine Phavorin apportent leur fraîcheur et leur enthousiasme aux personnages des Bonnes tandis qu'Odile Mallet dans le rôle de Madame est sidérante de perfection.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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photo : Julien CAUVIN


10:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent