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15/02/2012

Zakouski ou la Vie joyeuse de Mikhail Zochtchenko

visuel-zakouski.jpgThéâtre de l'Opprimé

78, rue du Charolais

75012 PARIS


(M° Reuilly-Diderot, Gare de Lyon)

Loc. 01 43 40 44 44


Représentations les mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h.30

dimanche à 17 heures.


jusqu'au : 4 MARS 2012


UNE PRODUCTION DU THEATRE YUNQUE


Adaptation : Eric PRIGENT

Mise en scène : Serge PONCELET

avec Eric PRIGENT, Stéphane ALBERICI, Marie DUVERGER et Olga SOKOLOW.

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Si vous n'avez jamais goûté aux zakouskis je vous recommande ceux-là car ils sont fameux ! Spectacle burlesque, alliant le jeu direct à la gestuelle de la pantomime, destiné à tout public à partir de 10 ans. 

Quatre acteurs vont à un rythme effréné interpréter pour nous 18 personnages et les deux femmes de la distribution dont il faut saluer au passage la performance se chargeront (entre autres) des travestis. L'effet comique bien sûr est assuré mais la difficulté n'en est pas moindre !

Masques, faux nez, tous les accessoires de la commedia dell' arte, viennent renforcer la satire qui se cache derrière la farce.

Or l'action fut écrite dans une Russie où le maître absolu se nommait Iossif Vissarionovitch Djougatchvili, vous savez le monsieur qui vous expédiait en Sibérie pour un mot de travers ?

Il convient donc de décrypter l'exercice auquel (heureusement pour nous) le peuple français n'est pas (encore) habitué …

Donc, il existe plusieurs degrés de lecture du spectacle et par voie de conséquence, personne ne sera frustré. Surtout pas les enfants qui, parions le, s'en donneront à coeur joie car certains effets comiques se réfèrent à des codes que nous aurions eu bien tort d'oublier.

Alors aucune hésitation, allez-y en famille puisque comme on dit " plus on est de fous, plus on rit ! "

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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15:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/02/2012

MEDEA de Pascal Quignard

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Théâtre PARIS-VILLETTE

211, Av. Jean Jaurès

Parc de la Villette

75019 - PARIS


(M° Porte de Pantin)

loc. 01 40 03 72 23


Du 7 au 19 FEVRIER 2012


mardi, vendredi à 21h

mercredi, samedi, 19h.30

dimanche à 16h.



Interprétation et chorégraphie : Carlotta Ikeda

Texte et lecture : Pascal Quignard

Musique, composition et interprétation : Alain Mahé


(6 EUROS LA PLACE AVEC LE CARNET PARIS-VILLETTE)

 

Médée, (MEDEA) cette ombre errante, petite fille du Soleil, condamnée à hanter la mémoire du monde nous est ici restituée sous les traits de Carlotta Ikeda, silhouette tout à la fois fragile et puissante dont les lents déplacements créent l'intensité.

 

Ce personnage mythique maintes fois revisité ne se justifie que par la sourde passion, celle qui lia un jour cette femme à Jason dont la traitrise fut cause du drame.

" Les nourrissons tuent les vivants sur leur passage " et Médée est un être qui n'accepte pas, qui n'accepte rien, en dehors de ce sentiment qui la transcendait, était devenu son absolue raison de vivre. Elle détruira donc les preuves d'un amour qui n'existe plus.

 

Comme le Butô fait corps avec les éléments, les pierres entrechoquées martèleront le cours du Destin tandis que le bruit d'eau symbolisera le temps qui passe éternellement.

Cette lenteur des gestes, ce dos vouté sous le poids de la faute, ces bras élevés en direction du Ciel, implorant les dieux de comprendre, toute l'intensité de la tragédie est ici restituée sans le recours des mots. 

 

Certes, Pascal Quignard a résumé l'action et la signification qu'elle comporte en un prologue destiné a présenter et résumer ce long langage muet qui ensuite ne sera véhiculé que par les gestes à une psalmodie près.

 

La rencontre entre l'oeuvre, l'interprète et le public est intense et cette forme d'expression illustre parfaitement le caractère sacré d'un théâtre qui fait de ses personnages des demi-dieux.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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Photos : LOT

16:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/02/2012

Frédérique, hôtesse de caisse de Claude Theil

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GUICHET MONTPARNASSE

15, rue du Maine

75014 PARIS

(M° Montparnasse-Bienvenue)


loc. 01 43 27 88 61

pl. 18€ - T.R. 13€


Mercredi et Vendredi à 19h,


jusqu'au : 13 AVRIL 2012

 

Mise en scène : Karim Hammiche

avec Véronique Hulin


 

Même si nous allons plusieurs fois par semaine dans la supérette de notre quartier, prêtons nous suffisamment attention aux hôtesses de caisse ? 

La plupart d'entre nous ont leur vendeuse attitrée car ce sont des femmes les trois quarts du temps mais à part " bonjour, merci et au revoir " la conversation s'arrête là. Et pourtant ... il y a bien derrière ces visages et ces voix des êtres faits de chair et de sang, avec des sentiments comme tout un chacun. 

Si par hasard nous les croisons dans la rue, éprouverons nous le besoin de leur faire savoir que nous les avons reconnues en les gratifiant d'un petit sourire complice, voire de quelques mots ? Je ne le parierais pas. 

Frédérique est l'une d'elles; trentenaire enjouée en dépit de ses problèmes et de la place toute relative que la société a bien voulu lui accorder.

A la question que certains ont l'habitude de poser, " qu'est-ce que vous faites dans la vie ? " Répondre : " je suis caissière dans un super-marché " n'est certes pas très valorisant. Et pourtant comme disait ma grand-mère," il n'y a pas de sots métiers, seulement de sottes gens. "  

Or à force d'être en contact (même rapide) avec les autres, un sens de l'observation se forge peu à peu. Gageons que nos psychologues qui monnaient leurs services aussi chèrement n'ont pas cette expérience ! 

Pour évoquer l'existence de " ces petits, ces obscurs, ces sans-grades " Claude Theil n'a  pas le verbe subversif d'un Dario Fo et pourtant tout est dit en filigrane ... Frédérique n'est pas une révoltée, encore moins une syndicaliste, son moteur c'est l'espoir et elle entretient son optimisme par le biais de films qu'elle parvient à voir grâce ou à cause de ses horaires fractionnés.

La comédienne nous fait participer à cela simplement, sans esbroufe d'un ton tout naturel et gageons que ceux qui sont venus la voir et l'entendre ne regarderont plus celle qui les approvisionne discrètement de la même façon.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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15:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent