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18/09/2012

Rostam et Sohrâb (reprise)

Théâtre de l'Epée de Bois


Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre PARIS XII°


M° Château de Vincennes puis bus 112, arrêt : Cartoucherie.


 

par la Cie du Lierre,

 


du : 26 SEPTEMBRE au 28 OCTOBRE 2012


du mercredi au samedi à 21h


le dimanche à 18h.


Durée du spectacle : 2h.


Information, Réservation, Location : 01 48 08 39 74


(du mardi au samedi de 10h à 19h)


www.epeedebois.com


www.compagniedulierre.com



D'après le Livre des Rois de Ferdowsi


Mise en scène et écriture : Farid Paya.


" Depuis fort longtemps, les royaumes d'Irân et de Tourân sont en rivalité. Rostam, défenseur d'Irân, n'a nul égal au combat. De sa liaison d'une nuit avec une femme de Tourân vient au monde Sohrâb, qu'il ne peut voir grandir. Or à l'âge de cinq ans, celui-ci est déjà fort comme un guerrier adulte. Apprenant le secret de ses origines, Sohrâb entreprend de faire la guerre à l'Irân, rêvant de retrouver son père et le faire roi. Mais le fils et le père ne se reconnaîtront que trop tard, opposés sur le champ de bataille. "


dans ARCHIVES, voir chronique du 22 mai 2012 -


11:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

MACBETH de William Shakespeare.

les-2-h.jpgTHEATRE LE RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS


(M° La Muette ou Passy)


Loc. 01 42 88 64 44


www.theatre-ranelagh.com


A 21h. du mardi au samedi,

à 17h. le dimanche.


Pl. 32 & 35€ - 26 ans : 10€

 

Traduction: Jean-Michel DEPRATS


Mise en scène et direction artistique : Philippe PENGUY


Avec Laurent LE DOYEN (Macbeth) - Agnès VALENTIN (Lady Macbeth) - Emmanuel OGER (Banquo et Macduff) - Anne BEAUMONT (une sorcière et Lady Macduff) - Teddy MELIS (Malcolm et un meurtrier) - Géraldine MOREAU-GEOFFREY (une sorcière, Fléance et le fils Macduff) - Lionel ROBERT (le roi Duncan et Seyton) - Emilie JOURDAN (une sorcière, la dame de compagnie et le jeune Siward) - Jean-Michel DELIERS (Ross) - Denis ZAIDMAN (le capitaine, un meurtrier et le médecin) -


 

Combien de Macbeth les admirateurs de Shakespeare verront-ils en une vie ? 

Un nombre considérable de niveau différent car il est difficile de se confronter au génie. On sait à peu près tout et depuis longtemps du caractère de chacun de ce couple maudit; Macbeth ce grand guerrier a l'âme tourmentée, possédant la fragilité que l'on prête généralement aux femmes tandis que son épouse bénéficie d'une âme trempée à l'ambition dévorante. Toute l'action de la pièce gravite autour de ces deux là. 

De cette tragédie du Pouvoir, les soins conjugués de Jean-Michel Déprats (traducteur) et de Philippe Penguy (metteur-en-scène) feront un drame épique où bien sûr, la folie aura le dernier mot. 

On parle souvent de " dépoussiérer un texte " qui oserait utiliser cette expression concernant le grand Will ? Ici, ce sont les sorcières qui vont subir une cure de jouvence et les septuagénaires se métamorphoser en d'infernales gamines.

N'importe, leurs prédictions n'en déclencheront pas moins les catastrophes. 

Dans les tragédies antiques les dieux étaient responsables de tout, cette fois, trois diablesses vont guider le Destin.

Le rythme de la pièce se veut rapide et inclura 2 musiciens qui interviendront de façon ponctuelle constituant ainsi les charnières musicales de l'action.

Laurent Le Doyen est un Macbeth à la belle prestance et pour lui donner la réplique Agnès Valentin est une Lady Macbeth disons ... inhabituelle. Mince comme un roseau, la voix haut perchée,  il faudra au spectateur faire preuve d'imagination pour mesurer l'emprise qu'elle est censée avoir sur son époux.

Plus équilibré est le couple Macduff et la double et indéniable expérience des deux comédiens fait ici merveille. Emmanuel OGER joue successivement Banquo et Macduff tandis que Anne Beaumont interprète avec un égal bonheur les personnages de Lady Macduff plus une sorcière. L'un et l'autre sont tellement excellents que l'on se prendrait presque à imaginer la pièce avec les mêmes distribués autrement. Au total ils sont dix pour nous rappeler que " La vie n'est qu'une ombre en marche "  et dans cette perspective, les duels sont bien réglés. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

Macbeth-4.jpg


08:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/09/2012

Pourquoi l'amour ne marche pas, de et par ... Norbert Saffar.

Norbert.jpgLE FUNAMBULE MONTMARTRE

53, rue des Saules

75018 PARIS


(M° Lamarck Caulaincourt)


Loc. 01 42 23 88 83


www.funambule-montmartre.com


Pl. 20€, T.R. 14€


Du mardi au samedi à 21h.


(faites vite, car ...)


jusqu'au : 29 SEPTEMBRE 2012

 

Monologue écrit et interprété par Norbert SAFFAR.

 

Ce spectacle est un amusant bilan à valeur d'avertissement.

Afin d'être en mesure de l'écrire, notre auteur-interprète a plongé dans la lecture de philosophes tels que Barthes, Schopenhauer, Freud (qui apparemment et contrairement aux chaussettes ne s'use pas à force d'être utilisé) Lacan, sans oublier l'ancêtre de tous : Aristote.  Du reste pour nous prouver qu'il ne fait pas semblant, une table en fond de scène croule littéralement sous les volumes consultés.

En lisant cela, n'allez pas prendre vos jambes à votre cou car le résultat est hilarant au possible. Qui l'eût cru ?

Debout mais surtout pas immobile, seul en scène, Norbert Saffar plonge son regard noir dans les yeux des spectateurs des premiers rangs, afin de mieux s'adresser à eux.

En clair, il les prend à témoin car le sujet nous concerne tous bien évidemment, que nous ayons George Clooney comme fantasme ou comme sujet d'agacement (mais ça, c'était dans un autre spectacle.)

Son " héros "  (nous ne saurions supposer que l'oeuvre est autobiographique et puis il faut bien que les amis servent à quelque chose ...) a connu bibliquement trois femmes et trois échecs. De quoi se poser quelques questions - même si pour se consoler - on a parfois recours à Lacan qui disait qu' " aimer c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas." Or les dames en question en ont voulu puisqu'elles se sont mariées avec lui ! L'histoire ne dit pas s'ils sont passés devant le rabbin ou le maire mais ils ont vécu ensemble ce qui est le plus important sur le plan de l'expérience. Or un échec, ça va, deux ... ça commence à devenir épineux et trois, bonjour les dégâts ! " Allo, maman, bobo " mais ce ne sont pas les brioches au Nutella qui changeront quoique ce soit, sinon à exploser les boutons de la chemise et comme il n'y a plus personne pour les recoudre ... 

Je vais vous laisser découvrir la suite qui croyez moi, n'est pas triste. 

L'éventuelle introspection (?) est alerte, féroce même, une certaine truculence est au rendez-vous, le comédien a une présence scénique indéniable et son rythme ne faiblit jamais. Allez-y, je vous promets de passer en sa compagnie un agréable moment car pour une fois qu'un monologue n'est ni barbant ni vulgaire, vous auriez tort de le laisser passer. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

15:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent