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27/10/2010

Les Chiche Capon : Le Oliver Saint John Gogerty

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La Pépinière Théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

chaque lundi à 21h.

Pl. 25€ - 15€ pr - 26 ans

Spectacle écrit, mis en scène et interprété par Les Chiche Capon,

- Fred Blin, Matthieu Pillard

& Ricardo Lo Giudice

Avec les complicités de Patrick de Valette,

Grégory Lackovic, Doriane Moretus.

 

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On a coutume de dire que les techniques évoluent au fil des temps mais pas l'homme dont le comportement reste désespérément immuable. Ces trois là se sont ingéniés à nous le démontrer de façon clownesque, bien entendu. Spectacle pour enfants allez-vous dire ? Pas précisément, ce que dément l'heure à laquelle il est programmé mais force est de reconnaître que nos petites têtes blondes, rousses ou brunes, converties pour une fois en couche-tard étaient bien les premières à réagir.
Un dialogue s'est même engagé entre la scène et la salle de façon complètement inédite. Car c'est cela la grande question : quelle est la part d'improvisation dans ce spectacle qui sans doute change de visage d'un lundi à l'autre ?
Pourtant et pour reprendre l'expression populaire : " tout est réglé comme sur du papier à musique. " La moindre imprécision et ce serait le bide. Nous en sommes loin car les incidents ne sont en réalité que fictifs, tout a rigoureusement été mis au point, impossible d'en douter. De l'homme préhistorique à l'homme moderne qui organise ses loisirs chez Castorama, en passant par un dérisoire et tournoyant Roi-Soleil, à y regarder de près, il n'y a finalement qu'une subtile différence, de même entre l'homme et le chien. Ils rugissent l'un et l'autre quand ils sont en colère et il leur arrive d'aboyer. Nous dans la salle, on se marre ... ce qui finalement est le stade le plus abouti de la civilisation, vous ne croyez pas ? Par conséquent et afin de le prouver, vous savez ce qu'il vous reste à faire, ce dès lundi prochain. Juste un petit conseil : n'oubliez pas de réserver car " ça se bouscule au portillon. "

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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14:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/10/2010

Compartiment fumeuse de Joelle Fossier

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AIRE FALGUIERE

55, rue de la Procession

75015 PARIS

(M° Pasteur)

loc. 01 56 58 02 32

Pl. 20€ - T.R. 10 & 15€

vendredi, samedi à 20h.45

dimanche à 15h.30

dernière le : 31 octobre 2010

Mise en scène : Nicolas Malrone

avec Ivana Coppola, Géraldine Moreau-Geoffrey et Anne Kerylen.

 

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Deux femmes qui, logiquement n'auraient jamais dû se rencontrer, vont partager la même cellule, en prison. Blandine est une aristocrate qui a commis un meurtre et Suzette une sorte de petit gavroche breton qui s'est fait pincer pour avoir émis un chèque en bois des îles ... Multirécidiviste, elle croupit là depuis deux ans.
Entre elles, de façon sporadique au fil des contrôles, une surveillante arrive pour assurer l'éventuelle répression mais également pour améliorer partiellement le menu de la semaine sous forme de pain, beurre, ersatz de café et cigarettes.
Géraldine Moreau-Geoffrey est une Suzette tout à la fois mordante et pétillante. Complètement extravertie, elle déborde d'énergie et par constraste, met en valeur le jeu subtil et précis de sa partenaire, Ivana Coppola qui prête son envergure au personnage de Blandine, femme riche et distante que le sort n'a cependant pas épargnée. La cohésion aura lieu entre ces deux êtres si différents.
Plus scabreux est le rôle de la surveillante pas franchement sympathique mais que Anne Kerylen campe avec rigueur et une puissance indéniable.
Ces trois personnages illustrent un certain fonctionnement de la société actuelle, faite d'injustices, de scandales étouffés et de refoulements secrets mais pas seulement car un amour désintéressé permet de déboucher sur l'espérance que Joelle Fossier laisse entrevoir par le biais de son écriture belle et forte.
La direction d'acteurs (actrices en la circonstance ...) mise au point par Nicolas Malrone est tout à la fois sensible et intelligente, le seul petit point faible étant peut-être une scénographie un peu trop succincte mais qui a l'avantage d'axer notre attention sur le jeu des interprètes. Cette pièce est à voir absolument.

Simone Alexandre
www.theatrateurs.com

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16:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/10/2010

" sur la vie ... d'ma mère " de Daniel Saint-Hamont.

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THEATRE DU PETIT GYMNASE

38, boulevard Bonne Nouvelle

75010 PARIS

(M° Bonne Nouvelle)

Loc. 01 42 46 79 79

www.theatredugymnase.com

Pl. 22€ - étudiants : 15€

jeunes -26 ans : 10€

Matinées : samedi & dimanche à 16h,

Lundi à 21h.30

 

Disons le tout de go, si vous pensiez assister à un numéro de café-théâtre, vous avez tout faux. Le comédien n'est pas un comique mais c'est un bel acteur, à la présence indéniable qui maîtrise parfaitement l'art de la scène. Il est là,tout seul durant une heure vingt sans que l'intensité du texte ne baisse un seul instant. A ce niveau là, c'est du grand Art ! Confronté au titre, on redoutait un peu une larmoyante histoire juive et puis on découvre un homme debout même quand il s'installe sur le petit pliant car la rectitude mais non la rigidité, siège en permanence dans sa tête.
Sans doute que sa mère lui a inculqué de bons principes car il sait d'instinct démêler le vrai du faux. Né dans un pays qu'il a dû abandonner comme beaucoup parce que non seulement la politique mais l'Histoire en avait décidé ainsi, il reste à jamais tiraillé entre sa vie d'avant et l'actuelle. Parfois, les souvenirs surgissent comme une lame de fond et il raconte intensément, alliant humour et truculence.
Tajira, sa ville natale où les spectateurs n'ont jamais mis les pieds surgit alors devant nous. Nous la voyons comme si nous y étions et elle se peint de couleurs vives même s'il affirme que c'était la ville la plus triste de l'Algérie. Certains par pudeur, médisent parfois de ce qui leur manque le plus. Il ne s'y passait rien mais ce rien là avait une telle intensité ! On pouvait même faire le poirier en public sans déclencher l'étonnement des passants alors qu'ici ...
C'est un beau et sain témoignage que Jean-Claude de Goros nous offre généreusement, loin des idées reçues, une belle leçon de vie et d'enthousiasme.
Allez nombreux l'applaudir car il le mérite bien.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/10/2010

A voir absolument ! de Frédéric Tokarz.

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CINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS

(M° Lamarck-Caulaincourt)

loc. 01 42 54 15 12

Pl. 20€ - T.R. 15€

-26 ans : 12€

Collectivités : 10€

Du mercredi au samedi à 21h.30

le dimanche à 15h.30

jusqu'au : 8 JANVIER 2011

Mise en scène, Nicolas Lartigue

Scénographie : André Acquart

avec Emma Colberti, Julia Maraval, Philippe Hérisson, Frédéric Tokarz.

 

Le thème est terriblement d'actualité. Une petite annonce immobilière, un jeune couple qui cherche un logement et la grève qui là-dessus, vient tout perturber.
Alice et Charles vivent chez la mère de ce dernier (on va comprendre très vite qu'il n'a pas complètement coupé le cordon ombilical) mais un enfant va naître dans quelques mois et il convient que le couple ait à sa disposition plus de place et qu'il acquière enfin sa pleine autonomie.
Chouquette et Chaton sont donc sur place. Le rendez-vous était fixé à 9 heures et à part un grand canapé tellement omniprésent qu'il en deviendrait presque un personnage à lui tout seul, personne pour les accueillir.
Monsieur s'énerve et Madame essaie vainement de le calmer. Finalement elle va rester là tandis qu'il ira prendre l'air tout en se penchant sur les quelques autres annonces sélectionnées. A défaut de l'agence qui décidément brille par son absence, d'autres locataires en puissance vont arriver, un homme d'affaires très agité qui va tout d'abord se révéler absolument odieux (Mathieu) puis Fanny la jeune intérimaire à la trottinette, sympa au possible et avec qui Alice va tout de suite sympathiser.  Derrière tous ces gens là, se cache leur passé respectif, et aussi l'inattendu. Il ne se passera rien de prévu puisque le ou la responsable de l'agence ne viendra jamais mais en revanche, mille et une péripéties vont agiter le plateau. Nous allons peu à peu tout connaître de ces personnages et surtout apprendre à les aimer. Même l'affreux conquérant du début va révéler ses failles en une incroyable scène de saoulographie que Philippe Herisson va jouer avec maestria. Lui et ses partenaires sont tous plus vrais que nature et à les voir ainsi vivre sous nos yeux on en oublierait presque que l'on est au théâtre tant est grande notre envie de leur souhaiter que tout s'arrange pour eux. En tout cas, si les personnages ne trouvent pas de logement, les comédiens eux, trouveront des spectateurs, c'est certain car on passe une excellente soirée en leur compagnie.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs

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Photos : D.R.

10:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent