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06/01/2013

Un ouvrage de dames de Jean-Claude Danaud.

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ESSAION THEATRE

6, rue Pierre au Lard

75004 PARIS


(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)


Loc. 01 42 78 46 42


www.essaion.com


Pl. 20€ - T.R. 15€

 

A 21h.30 jeudi, vendredi, samedi


jusqu'au : 19 JANVIER 2013


 

Mise en scène : Caroline Riche


avec : Manon Barthélémy, Nicolas Rager, Caroline Riche


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Pour peu que " la crise " vous rende morose et que vous ne soyez pas allergiques aux poireaux, la recette vous attend à l'Essaïon où une grosse " marrade " figure au  menu. Rencontre provoquée sur un banc public où une veuve très particulière et très maquillée ( style Geneviève de Fontenay avec les lunettes de Garbo ) est rejointe par une ménagère à cabas, estampillée de première par son époux. J'entends d'ici gronder Les Chiennes de Garde ! 

La première porte son veuvage comme un drapeau, le revendique haut et fort et à ce titre est en mesure d'apporter la solution à tous les problèmes matrimoniaux.

Précisément, le problème en question est de taille et même assez encombrant ...

Arrivée d'une troisième commère, Mademoiselle Petitpas, jeune fille prolongée très, très Vamp dans le sens burlesque du terme, vraie obsédée sexuelle qui rêve intensément de ce qu'elle ne connaît pas.

Les hommes encore vivants joueront ici les Arlésiennes tout en étant omniprésents dans l'esprit de ces dames, qu'il s'agisse du mari, du vieil instituteur ou du curé, sans oublier le lieutenant-colonel Chapard décoré comme il se doit, de la légion d'honneur mais qui s'adonne à des collections pour le moins spéciales ...

En allant voir cette pièce vous ne risquerez certes pas une hernie au cerveau, en revanche je vous promets des courbatures au niveau des zygomatiques car cette farce est irrésistible de bout en bout. Les trois interprètes s'en donnent à coeur joie et conséquence logique, nous aussi, alors vous savez ce qui vous reste à faire ? ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Pierre-André Clergue)


14:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

31/12/2012

Poil de carotte de Jules Renard

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LUCERNAIRE

Centre National d'art et d'essai

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


M° Vavin ou N.D.des Champs


loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


A 18h.30 du mardi au samedi


jusqu'au : 2 février 2013

 

Mise en scène : Michel Pilorgé


avec Morgane Walther (Poil de Carotte) - Michel Pilorgé (Mr Lepic) - Annie Monange (Mme Lepic) Alexia Papineschi (Annette)


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Gardons nous de toute rigueur excessive car il n'est pas facile de jouer un travesti, (il est des comportements innés peu aisés à composer.) Or ici, par une fantaisie du metteur en scène, François dit Poil de Carotte appartient à l'autre sexe et se voit de surcroît infligé (e) d'une perruque dont la couleur se veut approximativement évocatrice. Plus d'adolescent hirsute mais un jeune ado qui s'ingénie à ne pas trop déplaire à sa génitrice. Très vipère onctueuse, cette Madame Lepic, laquelle ajoute du coruscant à son venin au fil des bénitiers !  ...

Monsieur Lepic est comme beaucoup d'hommes qui un jour se réveillent piégés et fuient leur marâtre conjugale en allant à la pêche ou à la chasse (parfois les deux) -

Dans la salle beaucoup de familles et de jeunes enfants attentifs à tout ce qui est dit tant il est évident que ça n'arrive qu'aux autres (du moins les parents veulent ils s'en persuader)

Que l'on soit fille ou garçon, nous avons tous été un peu " Poil de Carotte " dans notre enfance et la complaisance à se reconnaître dans le personnage nous a tous - un temps - marqués. Certes, à l'époque les adolescents incompris n'incendiaient pas les voitures mais le ressenti est identique au fil des siècles. De là où il est, Roger Hart a dû aimer le décor et se croire comme chez lui.

Dois-je ajouter que si j'ai eu parfois, tendance à trouver les personnages un tantinet décalés par rapport à la perception que j'avais d'eux, Alexia Papineschi dans le rôle d'Annette est absolument parfaite et en dépit de son rôle secondaire, vaudrait à elle seule le déplacement ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Alessandro Manna)


 

20:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/12/2012

BLACKBIRD de David Harrower

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Théâtre Le Lucernaire

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


(M° N.D.des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


Salle : Le Paradis


tous les jours à 21h - y compris le 31 décembre,

sauf dimanche et lundi,


jusqu'au : 19 JANVIER 2013


 

Traduction : Zabou Breitman & Léa Drucker © L'Arche Ed.

 

Mise en scène : Régine Achille-Fould

 

avec Yves Arnault, Charlotte Blanchard, Albertine Villain-Guimmara



 

18 ans d'absence et gageons le, 18 ans d'obsession car il ne suffit pas de vouloir oublier pour que la mémoire abdique. Ces deux là ont eu ce que l'on a coutume de nommer une histoire, terme aussi flou que réducteur pour désigner cette expérience qui les a marqués à jamais l'un et l'autre. 

C'était encore une petite fille et lui déjà un homme mûr. L'opinion ne peut que condamner et pourtant à les entendre révéler leur passé, par bribes, il est difficile de trancher la question car pour être séduit il faut être deux. La responsabilité ne saurait être unilatérale et bien malin qui pourrait dire lequel fut plus victime que l'autre ! 

Une photo parue dans un magazine a permis à Una de retrouver Ray et tout ce qu'elle avait cherché à enfouir va immédiatement refaire surface. Elle va donc le rechercher et le retrouver, bien sûr. Nouvelle catastrophe dans la vie de cet homme qui a changé de nom pour tenter de refaire sa vie après les années de prison et les séances de psychanalyse. Ils vont se dresser l'un contre l'autre, s'accuser mutuellement et découvrir du même coup la profondeur de leurs sentiments car ce n'était pas une simple attirance physique. Seulement voilà, le temps s'est écoulé et on ne réécrit pas le passé. La pièce est aussi déroutante que captivante, le jeu des comédiens interpelle, dérange parfois - surtout au début - quand on n'a pas encore déroulé l'écheveau de cette trame dramatique et en toute fin, convaincus par la double interprétation, on dit : chapeau ! 

Ce n'était pas facile d'être ainsi en décalage et de s'imposer malgré tout. Cette pièce devrait battre en brèche l'intolérance, l'analyse réductrice et ce n'est pas une justification généralisée de l'acte mais seulement l'incroyable possibilité de comprendre l'incompréhensible qui nous est offerte ici.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(Photo : Pierre François)


 

15:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent