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14/08/2011

AU BONHEUR DES HOMMES

 

bonheur-h.jpgLUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D.des Champs)

Loc. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr

 

Plein tarif : 30 €, Sénior : 25€,

 

Etudiants ou chômeurs : 15€ 

 

du 3 août au 9 octobre 2011

du mardi au samedi à 21h.30

& les dimanche 11/18/25 sept. & 2/9 oct. à 15h.

 

Cabaret Satirique et Musical

de Jean-Marie Lecoq et Clarisse Catarino.

Durée : 1h.25

avec : Véronique Ataly - Christian Gaïtch - Jean-Marie Lecoq

et le groupe " Djazz'Elles " Clarisse Catarino (accordéon) Eva Slongo (violon) Anne Gouraud-Shrestha (contrebasse)

 

Mis en appétit culturel par le titre, certains pourraient croire qu'il s'agit d'une parodie ou relecture de Zola, en fait il n'en est rien mais ce genre de clin d'oeil a le mérite d'attirer l'attention. C'est même n'en doutons pas pour cette raison qu'il fut choisi.

Nous sommes donc conviés à ce Cabaret satirique et musical à tendance tzigane du moins au démarrage ... et force est de reconnaître que ce groupe " Djazz"Elles " est bien talentueux. Trois musiciennes amusantes au possible ont vite fait de conquérir le public. La partie plus jouée en direction du texte sera assurée par un autre trio composé de Véronique Ataly, Christian Gaïtch et Jean-Marie Lecoq.

Certes, ce mode d'expression ne date pas d'hier et les chansons non plus - du moins dans leur forme initiale - car elles seront habilement détournées, politisées parce qu'actualisées.

Scènes de racisme ordinaire, contrôles de police et exploitation de l'immigré tout y passe et le public ravi que l'on dénonce l'inacceptable adhérera avec un enthousiasme que je qualifierai de libératoire.

Le rythme du spectacle est enlevé, les comédiens vont, viennent dansent et s'activent passant à la moulinette tous les travers de notre époque.

Où le discours commence à déraper un peu, c'est à partir du moment où les jeux télévisuels sont abordés car en dénonçant, mieux vaut éviter de faire pire. Celui-ci s'intitule " Questions pour un cageot " Inutile d'en rajouter tout est déjà dans le titre !

Descendons nous du singe ou bien du porc ? ... Même Darwin n'a osé trancher la question. Et après quelques diableries tout à fois excessives et caricaturales, le milieu hospitalier sera illustré pets foireux à l'appui. Etait-ce bien nécessaire ? ... A ces quelques fautes de goût près, le spectacle se laisse agréablement voir et la presque totalité des spectateurs repartira avec le sentiment de s'être bien " éclatée. " 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/07/2011

Molière sur le Divan d'après Molière et Freud

visuel-Moliere.jpgLUCERNAIRE

53, rue N.Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D.des Champs)

Réserv.01 45 44 57 34

du mardi au samedi à 18h.30

jusqu'au : 27 AOUT 2011

 

Ecriture et mise en scène : Michelle Brûlé

avec Claire Chérel, Bruno La Brasca, Diana Laszlo, Edith Monteil, Paul Spera, Anaïs Tobelem.

 

Il fallait oser le faire ! soumettre Molière à la psychanalyse et commencer le spectacle en demandant au spectateur de s'endormir ... ces deux démarches là, sont pour le moins atypiques.

Masques blancs, incursions dans la salle, Alceste sur le divan (de vous à moi, il le méritait bien) certain personnage féminin fera même plus que friser la crise d'épilepsie ... bref, le spectacle se veut déjanté et cependant porte joyeusement à réfléchir. Car enfin, l'hystérie des vierges n'est elle pas tout simplement due à la perversion du père ? ... Je vous vois déjà vous insurger, aussi gardons nous de généraliser.

Dérapages verbaux, pour tout dire, propos assez verts, lapsus révélateurs (comme chacun sait) et tenez, tant qu'on y est, Gilles de la Tourette sera même mis à contribution. Pas lui, bien sûr mais ses symptômes. 

Dans la foulée, nous apprenons que " le mélancolique aime contre lui-même, ce qui le pousse à la passion " Fichtre ! Voilà qui explique tout (ou presque) surtout quand l'auteur affirme que pour le névrosé,  " la réalité psychique a plus d'importance que la réalité matérielle. " Vous m'en direz tant ! J'ai l'air de railler comme cela mais pour tout vous avouer, je me suis amusée comme une petite folle et tous les spectateurs présents ont fait de même. Les comédiens sont formidables faisant preuve d'une énergie et d'un rythme dynamisant. On prend un plaisir iconoclaste à les voir et entendre, bref - ne laissez surtout pas passer ce moment de pur bonheur en allant bien vite les applaudir. C'est simple, quand j'y repense,  j'en ris encore ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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17:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Par la fenêtre, ou pas de Pierre Notte

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Réserv. 01 42 33 42 03

les jeudi, vendredi, samedi à 21h.

dimanche à 17h

jusqu'au : 31 Juillet 2011

Mise en scène de Antoine HUMBERT

avec Hélène Bélivier, Virginie Hallot, Antoine Humbert, Jérome Laborde, Maud Martinez, Laurent Narjot, Raphaëlle Spagnoli.

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Là, il faut que je prenne garde car avec un titre pareil et un prénom comme le mien votre servante pourrait passer par la fenêtre et comme c'est celle d'un train, gare à l'atterrissage !  Or, on en rencontre du monde dans ce train là.   

L'une est voleuse professionnelle et l'autre s'est fait chaparder son mari de façon définitive ...  " 33 ans et un kilo par an " constate l'une d'elles à une époque où l'on vit de plus en plus vieux, il va d'évidence falloir élargir les portes et pas seulement celles des transports en commun  ... Ce qui explique peut-être que l'apôtre Jean ait écrit l'Apocalypse à 70 ans ? Au delà, il n'eut plus été capable d'écrire, tant ses bras eussent été lourds. Mais d'où vient cette Vénitienne ainsi vêtue ?  Pour ne pas quitter la Bible, de Sodome ou de Gomorrhe ? Heureusement que deux jeunes gens sont là pour nous rassurer par leur seule présence et l'avenir se trouve  du même coup assuré car le spectateur a déjà moult inquiétudes à cause des lapsus morbides qu'il enregistre. Ici, chacun raconte son histoire sans écouter l'autre, exactement comme dans la vie. Pas étonnant après cela que le contrôleur s'évanouisse à tout bout de champ. Et la veuve qui veut  " se foutre en l'air " maintenant ! 

Voyage très agité mais six dans un compartiment la nuit, comment pourrait-il en être autrement ? Horreur !  voilà qu'il neige au mois de mai ! ... 

Vous l'avez compris, cette pièce est complètement déjantée. Nous nageons en plein surréalisme, ça s'agite, ça fait du bruit en ce Landerneau roulant, bref le délire est au rendez-vous et face à ces situations "abracadabrantesques", le spectateur glousse allègrement. C'est joyeux, rapide d'un esthétisme ébouriffant, bref, allez-y, vous ne serez pas déçus puisque Simone et compagnie vous le garantissent ... Absolument. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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15:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent