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23/10/2012

La petite fille de Monsieur Linh, d'après Philippe Claudel

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A LA FOLIE THEATRE

6, Rue de la Folie Méricourt

75011 PARIS


(M° St-Ambroise)


Réserv. 01 43 55 14 80

www.folietheatre.com


Pl. 20€ - T.R. 15€


jusqu'au : 24 NOVEMBRE 2012


 

Adaptation et interprétation : Sylvie Dorliat


Mise en scène : Célia Nogues

 

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Qu'est-ce que le spectacle sinon un désir de partage ? 

A l'origine, un livre de Philippe Claudel  déclencha l'émotion de Sylvie Dorliat et lui donna envie de transmettre ce conte en l'adaptant pour la scène. Deux sensibilités féminines ont oeuvré de concert, Célia Noguès s'acquittant de la mise en scène avec une efficace subtilité.

C'est ainsi que naquit le spectacle nous racontant la rencontre improbable de deux hommes nés à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, d'âge différent mais que le hasard va réunir un temps, sur ce même banc de jardin public après qu'un sort cruel ait dévasté leur existence respective. Ils ne parlent pas la même langue sinon celle du coeur et cependant la rencontre aura bien lieu. 

La scénographie est sobre, un banc, trois panneaux d'étoffe dont l'une permettra cette entrée en scène par le biais d'une ombre chinoise et puis cette cage avec une bougie symbolique à l'intérieur. Rien de superflu. La beauté du texte, l'émotion qu'il véhicule et le feu sacré qui porte la comédienne, véhiculé par une voix prenante mais jamais excessive. J'allais oublier la valise de Monsieur Linh accessoire indispensable à tout migrant mais il est vrai que le plus important est ici ce que l'on ne voit pas mais que l'interprète nous donne à imaginer ...

Il est des rendez-vous que l'on ne saurait manquer aussi ne passez pas à côté de celui-ci, courez-y vite ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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12:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/10/2012

Voyage, Voyages ...

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MANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS


(M° Abbesses ou Blanche)


Loc. 01 42 33 42 03


manufacturedesabbesses.com


Pl. 24€ - T.R. 13€ -


- les jeudi, vendredi, samedi à 21h.

Matinée le dimanche à 17h.


 

d'après le roman de LAURENT GRAFF 

(Editions Le Dilettante)


Adaptation : Fred Bianconi


Mise en scène : PANCHIKA VELEZ


avec FRED BIANCONI

 

 

Un homme seul, forcément célibataire puisqu'il repasse. (Vous connaissez beaucoup d'hommes mariés qui repassent leurs vêtements, vous ?) 

Il dépose  soigneusement sa veste sur un valet de nuit et commence à nous faire part de ses projets de voyage. Du reste, il vient de faire acquisition d'une valise d'un rouge rutilant qui par voie de conséquence apporte une tache joyeuse en ce décor neutre au possible. Car cet homme curieusement ancré, vit un peu comme l'oiseau sur la branche, persuadé qu'il va prendre son envol. Il a un métier, certes - nous apprendrons un peu plus tard lequel - mais il vit surtout avec un seul dessein en tête, un seul rêve : partir !  ... n'importe où mais loin. En prévision il se fera même administrer tous les vaccins possibles et imaginables jusqu'à s'en rendre malade.

Il convient de préciser qu'il habite à Caen, ville qui est (selon lui) " la championne des villes tristes " Sans avoir mauvais esprit on se demande s'il ne penserait pas exactement la même chose où qu'il soit. En guise d'éclairage, il possède une immense mappemonde qu'il consulte régulièrement. Pour rompre sa solitude, son voisin, Pascal l'invite parfois à s'évader en sa compagnie au moyen d'une technique bien précise. C'est ce qu'il nomme : " vivre ! " Voilà pour l'amitié. 

Côté amour ou ce qui s'y apparente, cet homme entretient une liaison avec une asiatique mariée bien sûr, ce qui fait qu'il ne s'attarde pas trop sur les sentiments préférant évoquer des détails aussi intimes qu'érotiques. C'est la seule façon dont il pimente un peu sa vie mais tout a une fin et un jour la dame disparaîtra de sa vie. 

Parvenu à l'âge de 52 ans (n'ayant toujours pas bougé) il constatera avec satisfaction que le temps n'a pas de prise sur lui. En revanche, il enterre les autres très facilement surtout si ce sont des personnages en vue. C'est sans nul doute sa façon de se consoler du fait qu'il ne se passe jamais rien dans sa vie.

Je ne vais certes pas vous raconter la suite mais sachez que la fin constituera un moment privilégié qui nous consolera de la neutralité apparente du propos tant il est vrai que porter un roman à la scène, surtout par le biais d'un monologue reste une hasardeuse initiative. Le public paraissait cependant enthousiaste. Sans doute certains se reconnaissaient ils ? ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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(Photos : LOT)



13:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/10/2012

Le Tableau de Viktor Slavkine


L' Art Studio Théâtre

120bis, rue Haxo

75019 PARIS


(M° Télégraphe ou Porte des Lilas)


Réserv. 01 42 45 73 25


www.artstudiotheatre.org


( Pl. 12€, T.R, 9€ )


les vendredi & samedi à 20h.30


jusqu'au : 3 NOVEMBRE 2012


 

Traduction : Simone Sentz-Michel


Mise en scène : Kazem Shahryari


avec Benoît Lavoisier et Paul Soka


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Mettre toute son âme dans un tableau, ses espoirs et sa désespérance, c'est le lot de tout artiste. A la limite, cela ne peut être raconté et l'art abstrait fait cela très bien.

Ensuite, celui qui regarde aime on pas, s'y retrouve ou non.

Pour évoquer agréablement un tel sujet, le comique s'impose voire le clownesque l'un et l'autre constituant une sorte de pudeur puisqu'il est ainsi permis d'aborder ce qui dérange ... agréablement.

Ici, nous pénétrons dans la chambre 343. Fichtre ! à défaut d'être un grand hôtel, le bâtiment est vaste. Nous découvrons un homme qui visiblement s'habille, est encore en caleçon mais pressé de sortir sans doute (?) a déjà mis son chapeau.

De l'anachronisme naît le comique de situation. Quelqu'un va le déranger, porteur de chapeau lui aussi mais comme il vient de l'extérieur, c'est logique. Son comportement le sera moins. Que vient-il faire au juste ? Jouer aux devinettes au moyen du classique " chaud et froid " ? Car il s'agit de trouver un objet qui se trouve dans la pièce. Tous les enfants ont fait ça et derrière ce qu'il convient de découvrir, se trouve toute une histoire ... 

Viktor Slavkine a traversé l'ère soviétique, ses non-dits obligatoires, à fortiori ses dérisions. Le metteur en scène Kazem Shahryari qui comme chacun sait est un exilé était mieux placé que tout autre pour extraire la quintessence de cette pièce.

Il s'est acquitté de la démarche avec élégance, ses interprètes dansent parfois le texte ce qui donne un caractère aérien à un thème qui pourtant est lourd de signification tant il est évident que le seul remède au désespoir se nomme poésie. Et puis, les clowns ne sont ils pas à leur façon des métaphysiciens ? 

 

Simone Alexandre

www.théatrauteurs.com

 

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12:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent