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14/03/2012

Vol au dessus d'un nid de coucou

THEATRE 13 / Jardin

103A boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS


(M° Glacière)


Loc. 01 45 88 62 22


Pl. 24€ - T.R. 16€

le 13 de chaque mois, tarif unique : 13€


mardi, jeudi et samedi à 19h.30

mercredi, vendredi à 20h.30

dimanche à 15h.30


jusqu'au : 15 Avril 2012

 

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Electrochoc d'humanité de Dale Wasserman

d'après le roman de Ken Kesey




Mise en scène : Stéphane Daurat.



avec Patrick d'Assumçao, Olivier Baucheron, Stéphane Daurat, Olivier Deville, Pierre Giraud ou Hervé Jouval, Catherine Hauseux, Sandra Honoré ou Gwenaël Ravaux, Thierry Jahn ou Jérôme Ragon, Audrey Langle, Richard Leroussel et Arnaud Perrel.


 

Le projet était ambitieux car si la pièce est relativement peu connue, en revanche le film de Milos Forman (après le livre), a marqué les esprits et quatre décennies ou presque ne sont pas parvenues à effacer son impact.

En outre la distribution est nombreuse ce qui constituait une difficulté supplémentaire. Il fallait donc tout l'enthousiasme d'une jeune compagnie pour se lancer dans une telle aventure ! 

Bien sûr, le message se décrypte à plusieurs niveaux car rien ne ressemble plus à la société que ces lieux où l'on enferme les gens qu'il s'agisse de prison ou d'asile psychiatrique. Nous verrons comment un homme seul (Mc Murphy) peut alors déstabiliser l'administration.

C'est le chef indien qui ici joue le fil conducteur en de ponctuels monologues en s'adressant à son père tandis que tout le monde le croit sourd et muet. Nous découvrirons ainsi les moeurs de l'établissement qui loin de libérer ceux qui sont considérés comme des malades, les aliène un peu plus tout en permettant à ceux qui sont à l'extérieur d'être rassurés.

Comme le thème pourrait paraître à certains angoissant, le metteur en scène Stéphane Daurat a souligné certains aspects ludiques de la situation et c'est peut-être là que nous rechignons à le suivre, notamment quant aux conséquences de la distribution quotidienne de médicaments dont les effets semblent ici assez légers voire inexistants. Les conséquences de ces camisoles chimiques ne sont plus un secret pour personne et ont tendance à laisser des traces bien plus lourdes qu'ici.

Mais nous sommes au théâtre bien sûr et le message qui doit passer tout en dénonçant les excès du pouvoir reste malgré tout l'espérance.

N'importe, en sortant j'ai eu comme le regret de ne pas avoir été dérangée plus que cela. Que voulez-vous, les spectateurs sont masochistes parfois, ce qui me permet de rassurer ceux que le thème aurait peut-être tenus éloignés d'autant que le résultat général est plus qu'honorable ! 


Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : BM Palazon )

 

 

14:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/02/2012

L'Italienne d'Eric Assous

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Le Funambule

53, Rue des Saules

75018 PARIS

 

(M° Lamarck-Caulaincourt)

 

loc. 01 42 23 88 83

 

Du mercredi au dimanche à 20h.

 

Mise en scène : David Garcia

 

avec Astrid Pinker et Eric Rolland.

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A l'écoute de cette pièce le spectateur est rapidement convaincu du fait que l'auteur (Eric Assous) sait de quoi il parle tant sur le plan professionnel que sentimental car il est des accents qui ne trompent pas.

 

Le personnage masculin avouera du reste s'être livré à une sorte d'autothérapie en écrivant cette pièce - théâtre dans le théâtre - mais ce que ce même personnage n'avait pas prévu (entendez Franck et non Eric)  est ce qui va s'ensuivre ...

 

Démarrage sur les chapeaux de roues avec une scène de rupture ce qui amuse toujours quand on n'est pas directement concerné (et puis, au bout de 5 ans de vie commune cette perspective n'est jamais à exclure.) 

 

Franck est donc auteur, metteur en scène et interprète en application du fameux adage qui veut que l'on ne soit jamais mieux servi que par soi-même. Il vient juste de dénicher une jeune comédienne censée incarner la femme qui dans la vie vient de le laisser choir et histoire de pimenter l'action celle qui vient d'arriver a vingt ans de moins que lui. Naïve, pas très expérimentée mais prompte à la répartie et affectant de ne pas avoir froid aux yeux ! 

 

Que croyez vous qu'il puisse alors advenir ? ...

 

Le spectateur se perd un peu entre les échanges réels et ce qui est censé être une répétition de scène en préparation. Les ruptures vont donc se multiplier et le petit jeu " cours après moi que je t'attrape " se mettre en place. Plus du côté de la comédienne que de l'auteur-interprète, il faut bien le reconnaître. 

 

Je ne vous dirai pas comment tout cela va se terminer puisque la découverte vous appartient. Astrid Pinker est piquante à souhait quant à Eric Polland ce dernier joue subtilement des nuances, peut-être un peu trop car un auteur-metteur-en scène-interprète peut-il faire figure d'introverti ? ... Disons que c'est alors l'exception qui confirme la règle.

 

Cela dit, on passe un excellent moment avec ces deux là et je ne saurais trop vous conseiller d'aller les applaudir.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Christophe Chatton )

16:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/02/2012

7 jours 7 vies, écrit et interprété par Jacques Vergès

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THEATRE RIVE GAUCHE

6, rue de la Gaité

75014 PARIS


(M° Montparnasse, Edgar Quinet) 

Loc. 0 899 15 2000*

www.edgar.fr


Pl. 25€, Collect. 20€

Etudiants 12,50 - de 26 ans 10€ le lundi.

veilles & jours de fête : PLEIN TARIF


CREATION Jusqu'au 31 MARS 2012 -


chaque dimanche à 18h

et lundi à 20h.


"  Le coeur humain a aussi ses antipodes, il peut y faire jour et nuit en même temps "

 

Seul en scène, face à nous : assis (ce qui est une attitude paradoxale pour cet homme d'action) la volute d'un cigare s'élevant dans la lumière des projecteurs, Jacques Vergès est là. 

 

Cette légende vivante, cet avocat tant décrié, qui est et restera une énigme en dépit de toutes ses explications, établit un climat de confidences, nous raconte sa vie atypique par le biais de souvenirs ...

 

Passé un certain cap , nous voyons les êtres disparaître un à un mais lui n'a pas attendu cet âge là puisqu'engagé volontaire à 18 ans (à peine) son flirt avec la mort sera sinon permanent, du moins assez fréquent. 

 

Volontiers aventurier, (le terme n'a ici rien de péjoratif) son besoin de comprendre, de sonder l'âme humaine aurait pu faire de lui un psychanalyste mais la démarche n'eut alors comporté aucun risque et notre homme avait sans nul doute besoin de cette drogue qui se nomme adrénaline mais pas seulement.

 

Ce fils d'une vietnamienne et d'un réunionnais s'est juré de " ne courber la tête devant personne " tout en cultivant jalousement le mépris de l'argent en des temps où ce dernier fait et défait le monde.

 

La guerre il est vrai, révèle souvent les êtres à eux-mêmes car il n'y a alors pas d'autre alternative que celle qui consiste à agir ou bien faire le dos rond et attendre que cela passe ce qui n'était pas son style, bien au contraire ! 

 

Aucun conflit, surtout s'il est entaché de colonialisme, ne le laissera indifférent.

 

Cet homme engagé devra, on le comprend jouer au chat et à la souris avec ceux que sa quête dérange. C'est même ainsi que des années plus tard, il rencontrera celui qui aurait du être son tueur …

 

Ce destin hors normes (mais après tout, les hommes n'ont que ce qu'ils méritent) le fera rencontrer Mao, Che Guevara, Malcolm X, Mandela et bien d'autres … et si vous voulez en savoir plus, il ne suffit que de prendre le chemin qui mène au théâtre.


Or, même là, gageons que votre curiosité restera inassouvie car en dépit de tout ce que vous aurez entendu, l'homme conservera son mystère et la tête pleine d'images vous repartirez en vous posant un tas de questions ...


Que rêver de mieux, dites-moi ? ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

 

 

16:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent