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04/10/2011

Chroniques d'une haine ordinaire

 

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La Pépinière-Opéra

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

www.theatrelapepinere.com

Du mardi au samedi à 21h

matinée, samedi à 16h.

 

Textes de Pierre Desproges

Mise en scène de Michel Didym

avec : Christine Murillo et Dominique Valadié.

 

Ressusciter Pierre Desproges sans son auteur, on eut pu croire à une gageure et pourtant ce duo féminin y parvient avec maestria.  Il faut préciser que pour ce faire, Michel Didym n'a pas choisi n'importe qui ! L'expérience scénique de Christine Murillo, son talent et son immense aptitude à manier le verbe font ici merveille. Pour lui donner la réplique Dominique Valadié intervient de façon contrastée et force est de reconnaître qu'elles se mettent l'une-l'autre parfaitement en valeur ...

" On peut rire de tout mais pas avec tout le monde "

affirmait cet expert du rebrousse-poil. Or précisément, Desproges et c'était là le miracle, pouvait tout dire, tout jeter à la figure de n'importe qui parce que lui et lui seul, pouvait se le permettre. Quelques rares individus ont ce droit de parole inconcevable pour la plupart d'entre nous. Utilisé à ce stade, c'était un véritable don. Dénoncer l'incroyable bêtise d'une situation était son combustible et il en faisait un feu de joie. Jouer avec les assonances relevait du numéro de jonglerie experte, l'homme était subversif et à la défaveur des événements actuels, son dynamitage verbal nous manque au plus haut point. Alors quel plaisir de retrouver ses mots dans la bouche de ces deux comédiennes qui nous en font cadeau de façon tout à la fois percutante et jubilatoire. Desproges disait,

" L'intelligence, c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase "

Par conséquent, rassurez-vous, tous ceux qui passeront par La Pépinière-Opéra seront sauvés ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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photo : Mirco Magliocca

11:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/09/2011

Pieds nus dans le parc de Neil Simon

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THEATRE ESSAION

6, rue Pierre-au-Lard

(angle, 24 rue du Renard)

75004 PARIS

M° Rambuteau 

Loc. 01 42 78 46 42

www.essaion.com

Pl. 20€ T.R. 15€

Jeudi, vendredi, samedi à 21h.30

jusqu'au : 22 Octobre 2011

 

Adaptation : Steve SUISSA et Julie SIBONY

Mise en scène : Yann COESLIER

avec, Carole NOURRY, Raphaël MONDON, Marie-Laure AUBRIL en alternance avec Florence CABES, Philippe PASQUINI et Gaspard LEGENDRE.

 

" Qui peut le plus peut le moins " a t-on coutume de dire car ici les interprètes ont quelque peu tendance (m'a t-il semblé) à se vautrer dans l'excès.  " Esprit pop et acidulé " est il indiqué dans le dossier de presse ... Je crains que l'on ait en ce cas, un peu forcé sur les substances chimiques et autres colorants !  

La pièce fut montée au théâtre Marigny, il y a quelques années et même si elle ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (...) la loi des comparaisons s'exerce malgré tout. Bref, une impression de déjà vu en mieux.

Pourtant les comédiens ne se ménagent pas et c'est précisément là où le bât blesse. Peut-être leur a t-il manqué un regard extérieur et critique susceptible de réfréner les exagérations et autres dérapages incontrôlés car, si la recherche de mise en scène est évidente, la direction d'acteurs en revanche m'a parue terriblement absente. 

Cela dit, (soyons magnanimes) je ne voudrais pas dissuader les spectateurs en puissance étant entendu que j'ai fort bien pu tomber sur un mauvais soir !  

Quelques mots du thème : nous sommes paraît-il (?) à New-York bien qu'ici rien ne l'indique en dehors du texte. Corie et Paul viennent de se marier et franchissent pour la première fois la porte de leur petit nid d'amour, pour le moins haut perché.

L'un et l'autre n'auront pas même vision de la situation. Paul est avocat et à ce titre a besoin d'un minimum d'autonomie afin de préparer tranquillement ses plaidoiries or il est évident que les lieux s'y prêtent peu.

En fait de Greenwich Village, on se croirait plutôt dans le Bronx ! Les locataires sont à l'avenant et nous ne tarderons pas à le constater en la personne d' un certain Victor Velasco dont la réputation s'avérera aussi redoutable que le look ! 

N'attendez surtout pas que je vous raconte la suite ... 

J'aimerais toutefois décerner une mention spéciale à Florence Cabes qui est une Marjory Banks (mère de Corie) plus qu'honorable et qui parvient intelligemment à tirer son épingle du jeu au milieu de cette joyeuse bande de Oufs ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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10:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/09/2011

Collaboration de Ronald Harwood

THEATRE des VARIETES

7, boulevard Montmartre

75002 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc : 01 42 33 09 92

www.theatredesvarietes.com

Places : 60/52/44/34 & 17€

Du mardi au vendredi à 20h.30

samedi à 21h. dimanche à 16h.30

 

Adaptation : Dominique HOLLIER,

Mise en scène : Georges WERLER

avec, Michel AUMONT, Didier SANDRE, Christiane COHENDY, Stéphanie PASQUET, Patrick PAYET, Sébastien ROGNONI, Eric VERDIN.

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Superbe décor que l'on doit à Agostino Pace, sa réalisation étant sobre, élégante tout à fait dans l'air du temps de ces années 30. Nous allons assister à la rencontre de deux titans apparemment non persuadés de l'être, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à leur grandeur. Zweig est un inquiet congénital quant à Strauss, ce dernier s'interroge sur ce qu'il est possible de faire après Wagner mais peut-être n'est-ce qu'une boutade car l'homme est complexe ...

Cet immense poète qu'était Hugo von Hofmannsthal venant de disparaître, Richard Strauss est à la recherche d'un librettiste et a pensé tout naturellement à Stefan Zweig. L'admiration entre les deux hommes est sincère et réciproque.

A leurs côtés, nous allons découvrir deux femmes, l'épouse du célèbre compositeur au caractère hardi, laquelle ne mâche pas ses mots et puis Lotte, la secrétaire qui deviendra l'épouse de l'écrivain et l'accompagnera dans l'exil puis dans la mort quand le moment sera venu. Mais nous n'en sommes pas là; pour l'heure un opéra-bouffe doit être l'oeuvre de ces deux génies or l'époque est pour le moins troublée ... Naïvement, notre compositeur est persuadé que sa renommée suffit à elle seule pour imposer un librettiste juif lequel est plus conscient des difficultés que lui. Rappelons que Monique Esther Rotenberg évoquait déjà cette rencontre, il y a quelques mois par le biais de sa pièce " La femme silencieuse " mais ici, nous entrons plus avant dans les détails bien sûr.

On ne fait plus depuis longtemps l'éloge des deux interprètes principaux, Michel Aumont et Didier Sandre qui ont la lourde tâche d'incarner ces deux grands hommes et tous les amoureux de littérature ou d'histoire de la musique y trouveront également leur compte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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 photos : Bernard Richebé

 

11:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent