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08/12/2011

Un banc à l'ombre de Sasha PAIRON

THEATRE DE LA HUCHETTE

23, rue de la Huchette

75OO5 PARIS

(M° St-Michel)

loc. 01 43 26 38 99

du lundi au vendredi à 21h

samedi à 16h.30

Mise en scène : Véronique BARRAULT

avec Sylviane GOUDAL (Myla) - Dominique SCHEER (Niobé)

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En ces temps où des révolutions inattendues tardent à trouver une solution, cette pièce tombe à point nommé. Le pays où se déroule l'action ne sera jamais dit, peut-être même n'existe t-il que dans l'imagination de son auteur ? Quoique ...

Or des troubles y ont eu lieu et les militaires tentent de maintenir l'ordre tout en jugeant les opposants.

Nous sommes à la porte de ce qui ressemble à un fort mais fut jadis un couvent et une femme en treillis, le menton volontaire, la kalachnikov prête à l'action, fait le guet. " Qui va là ? "  car le périmètre est interdit. 

C'est qu'il y a de l'autre côté des prisonniers qui attendent que l'on statue sur leur sort, qui peut-être (sûrement même) sont torturés afin d'obtenir des aveux.

Une femme enceinte a gravi le chemin escarpé qui mène à cette colline avec pour seul but (?) s'asseoir sur ce banc, à l'ombre. Le rejet est immédiat, sa tentative du moins car Niobé oppose la force d'inertie à cette gardienne qui se veut intraitable.

Rabrouée, elle finira par abandonner le terrain mais reviendra le lendemain et les jours suivants ... Tout d'abord agressive, Myla, la femme-soldat qui refuse tout dialogue, finira par communiquer et même sympathiser. L'échange verbal passera par intermittence du vouvoiement distancié au tutoiement amical car des bribes de conversation les révèlent l'une à l'autre. Elles apprennent ainsi peu à peu à se connaître. Et puis une nuit, alors que la gardienne dort, Niobé parviendra à s'introduire dans le lieu ... 

Les deux comédiennes sont dissemblables au possible tant physiquement que par leur mode d'expression ce qui est logique vu la personnalité de chacune et de ce fait se mettent parfaitement en valeur l'une-l'autre. 

Inspirée visiblement par l'actualité, Sasha Pairon - l'auteur(e) - flirte avec la tragédie antique et les crimes ont toujours demandé vengeance ! 

Magie du théâtre, l'espace scénique bien que tout petit a permis que le miracle s'accomplisse et que nous nous trouvions vraiment à cet endroit précis, au pied de cette place improvisée dont les dimensions sont à la hauteur de notre imagination.

La mise en scène de Véronique Barrault est efficace et l'attention du spectateur complètement monopolisée par ce qui se déroule sous ses yeux. Une indéniable réussite née d'un parcours sans faute. 

 Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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(Photos : LOT)

15:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/12/2011

Si par une nuit bleue et froide de ... Nicole Gros.


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THEATRE DU NORD-OUEST

13, rue du Fbg. Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc. 01 47 70 32 75

www.TheatreDuNordOuest.com

 

Pièce écrite et mise en scène par Nicole Gros

avec Jeanne Carré (Louise) et Jeff Esperansa (Alex)

 

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La pièce commencerait presque de façon ludique car les personnages semblent jouer à cache-cache et ce va-et-vient excite notre curiosité.

Une femme qui se révélera être une mère et un homme jeune à la fauve démarche  se croisent un temps sans se rencontrer. Est elle la proie ? Lui le tigre à l'arrêt ? 

En ce cas, dans quel but ? Nous ne tarderons pas à entendre l'expression d'une solitude. Sur la table, en permanence, une bouteille cadeau hospitalier toujours disponible ou planche de survie ? Louise (ainsi se nomme la femme) parle à un fantôme et le visiteur prendra peu à peu la place de ce dernier. Ce qui surprend alors le spectateur est l'absence d'étonnement de la mère qui d'emblée joue le jeu comme si c'était bien son fils qui se trouvait là. Nous apprendrons peu à peu ce qui s'est passé tout au long de cette identification provisoire ... 

L'homme à l'allure souple de samouraï se nomme Alex. Le fils quant à lui avait pour nom Alban. Obscure affinité de ces deux prénoms dont la première lettre est identique ... Un invisible aimant attire les deux personnages l'un vers l'autre comme si le Destin l'avait voulu afin d'offrir une compensation.

Louise ne supporte absolument pas la violence et finira par en fournir l'explication.

Le souvenir dévastateur d'une date : 4 octobre 1994, Nanterre, une tuerie qui a fait 4 victimes. A la similitude des lettres se juxtapose la répétition des chiffres ...

Jeanne Carré ne joue pas à ressembler à son personnage, elle l'incarne parfaitement, et bien que moins expérimenté, Jeff Esperansa lui fournit la réplique en donnant l'impression qu'il est en permanence en situation.

Par son écriture précise Nicole Gros nous tient en haleine jusqu'au bout de cette nuit bleue et froide. Le grand espace scénique inconfortable à certains, utilisé par l'auteur-metteur en scène nous amène à découvrir une foule de possibilités car ici rien n'est laissé au hasard, chaque recoin ayant son utilité.

Le Nord-Ouest n'est certes pas un lieu de velours et d'or comme nous en connaissons mais en revanche, il s'y passe discrètement de grandes choses que je ne saurais trop vous inciter à aller découvrir ...

 

Nuit-bleue.jpg

(photos : Claire Besse)

Prochaines représentations,

 jeudi 8 décembre, 19h - samedi 10 décembre, 19h - samedi 17 décembre, 19h - vendredi 23 décembre, 19h - vendredi 30 décembre, 19h - samedi 31 décembre : 22 heures.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

14:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/11/2011

essai consécutif au bug

en ligne ? ...

07:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent